Par Liviaaugustae
Le triomphe de Vénus
Sebastiano Ricci
Les vagues
Vous êtes la beauté. Vers, la pure Ionie
C'est de vous que naquit Vénus au temps des dieux,
Et vous avez formé son corps victorieux
De votre onde mobile à la lumière unie.
C'est vous, près des vaisseaux, qui faisiez l'harmonie
Des sirènes charmant les Grecs mélodieux,
Et reflétiez l'effroi des grands temples pieux
De Sunium aux bois sacrés de l'Ausonie.
Bien que l'âge ait passé des vieux mythes charmants
Et qu'au sein de vos flots soulevés ou dormants
La raison ait tué la chimère sacrée,
Au fond de votre abîme impénétrable et bleu,
L'âme malgré soi cherche et regarde attirée
Si dans cet autre ciel on ne verrait pas Dieu.
Albert Mérat
Un mot sur le poète
Albert Mérat
Albert Mérat, né le 23 mars 1840 à Toyes et mort le 16 janvier 1909 en son domicile dans le 14e arrondissement de Paris, est un poète français.
Albert Mérat est né dans une famille d'avocats. Il fait d'abord des études de droit, puis entre dans l'administration comme employé dans les bureaux de la préfecture de la Seine. C'est là qu'il rencontre Paul Verlaine et Léon Valade. Il écrit en 1863 avec Valade son premier recueil Avril, mai, juin, sonnets
Il fait partie des poètes Parnassiens, tout comme Théophile Gautier, José-Maria de Heredia et Théodore de Banville.
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