Eklablog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Littérature.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

numérisation0004

 

 

 

C’était mieux avant. Les enfants étaient bien élevés, cultivés, grands lecteurs. Tout le monde était plus beau.

Aujourd’hui, tout va mal.

Hier déjà et avant-hier aussi.

Demain, n’en parlons pas…

En relisant trente siècles de ronchonnements, de regrets lancinants, d’appréhensions, Lucien Jerphagnon a choisi, traduit, commenté les plus belles perles du pessimisme générationnel.

Des grecs, des latins, des gens du Moyen Âge, de la Renaissance, etc., et même de quelques contemporains. C’est l’empire du pire.

Un petit livre noir qui redonne des couleurs à notre époque. Homère d’alors, résume Jerphagnon.

 

 

Et puisque la politique occupe tout l’espace médiatique en vue des prochaines présidentielles… Parlons de :

 

DE LA POLITIQUE ET DES POLITICIENS…

 

J’aurai rendu un grand service à mes concitoyens, dans cette petite ville que nous habitions ces années-là. Des gens bien intentionnés tenaient à ce que je me présente aux élections municipales : j’ai refusé. Au fait, j’y pense : c’est tout juste ce qu’aurait fait Epicure. Une fois dans ma vie, j’aurai été épicurien.

 

 

« On ne peut connaître l’âme, les sentiments, les intentions d’un homme avant qu’on l’ai vu exercer le pouvoir, et donner des lois. Pour moi, celui qui dirige l’Etat et ne s’attache pas aux résolutions les meilleures, mais retient, par crainte, sa langue entravée, est le pire des hommes, je le pense depuis toujours. »

Sophocle, Antigone, V. 275-281.

 

« Pour la conduite du peuple, tu as de surcroît toutes les autres qualités adéquates : une voix vulgaire, une basse extraction… et tu es un voyou. Tu as tout ce qu’il faut pour faire de la politique ! »

Aristophane, Les Cavaliers, V. 216-219. »

 

« Ceux qui s’occupent d’une partie des citoyens en négligeant les autres introduisent dans la cité un mal qui doit la perdre, la sédition et la discorde ; il arrive que les uns se dévouent pour le peuple ; d’autres n’ont de zèle que pour les grands ; bien peu songent à tous. »

Cicéron, Traité des Devoirs, I, 25.

 

« Que les peuples acclament non point les défenseurs de leurs intérêts, mais les intendants de leurs plaisirs. Qu’on ne commande rien de pénible ; qu’on n’interdise rien de louche. Que les rois se soucient moins de régner sur d’honnêtes citoyens que sur des gens à leur dévotion…

Qu’il soit tenu pour ennemi public, celui à qui déplairait une telle félicité !

Saint Augustin, La Cité de Dieu, II. 20.

 

« Mirabeau a fait école. En s’affranchissant des liens moraux, on a rêvé qu’on se transformait en homme d’Etat. Ces imitations n’ont produit que des petits pervers. »

François-René de Chateaubriand, Mémoire d’outre-tombe.

 

« En France, on ne sait pas attendre ; on a horreur de tout ce qui a l’apparence du pouvoir, jusqu’à ce qu’on le possède. »

François-René de Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe.

 

« Pour eux (les partis), la République devait être leur propriété et le peuple n’existait, en tant que souverain, que pour déléguer ses droits et jusqu’à son libre arbitre aux hommes qu’ils désigneraient…

Que l’Etat fût faible, c’est à quoi, d’instinct, ils tendaient, afin de mieux le manier et d’y conquérir plus aisément, non point tant les moyens d’agir, que les fonctions et les influences. »

Charles de Gaulle, Mémoires de guerre, Le Salut.

 

 

 

 

 

 

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article