Par Liviaaugustae
Vient de paraître.
Inspiré par son Dictionnaire amoureux du catholicisme, Denis Tillinac s’est livré au questionnaire de Proust pour la revue « Famille Chrétienne ».
En voici quelques extraits :
Où aimez-vous prier ?
Dans toutes les églises, pourvu qu’une lampe rouge y soit allumée. C’est mon phare, ma vigie, mon refuge. Le fanal de la présence réelle. Si le Saint sacrement m’a posé un lapin, je suis désemparé ; l’église où je me trouve n’est plus qu’un musée de la foi et, du coup, le bonheur de hanter une maison de Dieu se dégrade en plaisir esthétique, autant dire touristique.
Votre hymne cher ?
Le Veni Creator. Hymne de Pentecôte que l’on chante à Vêpres et dont l’auteur des paroles, un certain Raban Maur, vivait approximativement sous le règne de Charlemagne. J’ignore s’il a écrit aussi la musique. Elle a enrichi ma religiosité d’une qualité d’émotion qui ne doit rien à l’imagination – de l’émotion à l’état de quintessence comme si l’âme évadée du corps, du cœur et de l’esprit, se laissait happer vers un ciel familier. En l’entendant, le Paradis semble se dévoiler.
Le plus grand mal de notre époque ?
La télévision.
L’âme française a plus souffert de la télé que de Hitler : elle rend vulgaire, lave le cerveau, amollit l’esprit, abaisse l’âme, racle les égouts et vous les administre en perfusion quotidienne…
« Il faut entrer sans appréhension dans ce Dictionnaire qui se lit comme l’on fait l’école buissonnière : avec un plaisir qui est tout sauf scolaire (…) »
« Avec un humour touchant, il avoue même cultiver l’amitié des prêtres quadragénaires, pour être sûr, en cas de « disette clérical », d’être enterré « dans les règles ».
J.M BASTIERE
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog