Par Liviaaugustae
A Chypre, un jeune sculpteur de talent Pygmalion, est misogyne. Il a décidé de ne jamais se marier. Pourtant il consacre toute son énergie à réaliser une statue parfaite de femme. Mais il n’est jamais satisfait, malgré le temps considérable qu’il y consacre chaque jour.
La fin de séance (1886) de Gérôme (ce peintre se représente de manière obsessionnelle dans le rôle de Pygmalion, ici dans son atelier avec le modèle et la statue.
(Musée d’Orsay)
Quand la statue est enfin parfaite et qu’il ne peut rien y ajouter, il en tombe éperdument amoureux, et regrette qu’elle ne soit pas faite de chair.
Il veut la prendre dans ses bras, mais ce n’est que du marbre ! Il l’habille de vêtements somptueux et la comble de cadeaux.
Cette passion si singulière, attire l’attention de Vénus, qui décide d’aider cet amoureux si singulier. A l’occasion de la fête de Vénus, Pygmalion lui demande de rencontrer une jeune femme semblable à sa statue.
La statue de Galatée : en arrière-plan Vénus et Cupidon.
De retour chez lui, une belle surprise l’attend : elle est là sur son socle, plus belle que jamais, en chair et en os. N’en croyant pas ses yeux, il lui prend le pouls, elle est bel et bien vivante ! Fou de joie, il l’enlace et la couvre de baisers enflammés.
Galatée : la statue devenue femme.
Très vite, la nouvelle de ce prodige se répand dans toute l’île de Chypre. L’hymen ne tarde pas, et c’est Vénus en personne qui vient en consacré les liens. Cupidon, présent à la grande fête donnée à l’occasion des épousailles, prend Pygmalion à part et lui dit : « Du pouvoir de l’amour ce prodige est l’effet. L’amour dés longtemps aspirait à former par ses dons l’être le plus aimable ; mais pour les unir tous il fallait un objet dont ton art seul était capable. Il vit et c’est pour toi ; pour toi ses tendres feux étaient de tes talents la juste récompense. Tu servis trop bien ma puissance pour ne pas mériter d’être à jamais heureux. »
Les bijoux de Galatée
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