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    A l'époque gallo-romaine, le fromage pouvait constituer à lui seul un repas complet avec du pain. IL était sucré avec du miel ou aromatisé avec des herbes condimentaires. Le fromage proposé fait parti du répertoire de la cuisine romaine antique et était connu sous le nom de « moretum « , terme dérivé de mortier. La recette peut être modifiée en fonction des ingrédients dont vous disposez : feuille de laitue, noix, noisettes, amandes.

     

    Les fouilles des fosses à détritus, retrouvées sur différents sites, à l'instar de celles de Bibracte, ont permis de mettre à jour des sédiments et des restes de nourriture. A partir de ces données ont a pu imaginer ce que mangeaient les populations locales.

     

     

     

    Cuisine en Gaulle romaine...

    Fouilles de Bibracte, photo prise s en 2014 lors de vacances en Bourgogne.

     

    Si le ciel est rose, rassurez-vous, il n'est pas du au réchauffement de la planète, c'était l'appareil qui cafouillait et qui a finit par rendre l'âme !

     

     

     

     

     

    J'ai réalisé ce « moretum », qui s'est révélé délicieux.

     

    Si le cœur vous en dit, je vous donne la recette ci-dessous :

     

     

     

    Cuisine en Gaulle romaine...

    Moretum (fromage gallo- romain aux herbes)

     

    Ingrédients pour 4 à 6 personnes.

     

    1 fromage frais de chèvre ou brebis 300grs

     

    1 poignée de pignons de pin

     

    10 feuilles de menthe (j'ai mis à la place de la ciboulette)

     

    1 cuillerée à soupe d'huile d'olive

     

    1 cuillerée à café de vinaigre (balsamique pour moi)

     

    1 bonne pincée de poivre

     

    1 cuillerée à café de miel

     

     

     

    Faites griller les pignons au four chauffé à 160° afin de les dorer. Mettez le fromage dans un saladier (autrefois un mortier) et écrasez-le avec une fourchette jusqu'à obtention d'une pâte lisse. Ajoutez les pignons dorés, l'huile d'olive, le vinaigre, le poivre. Mélangez bien le tout ensemble.

     

    Hachez finement les feuilles de menthe. Ajoutez-les au fromage.

     

    Ajoutez enfin le miel en mélangeant toujours.

     

    Mettez le « moretum » dans un petit moule. Lissez le dessus. Placez au réfrigérateur pendant au moins 2 heures.

     

    Au moment de servir, démoulez le fromage et arrosez-le d'un filet d'huile d'olive et parsemez de pignons dorés.

     

    Accompagnez ce « moretum » tartiné sur une baguette fraîche et d'un petit cabernet rosé (pour nous)

     

    Bon appétit.

     

     

     


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    Le banquet de Cléopâtre

     

    Jacob Jordaens (1653)

     

     

     

    Pline l'Ancien narre un épisode qui s'est déroulé lors des nombreux banquets organisés par Cléopâtre, qui est devenu une véritable légende.

     

    Un jour, pour mater l'orgueil de son amant, la reine lui déclare qu'elle est capable de dépenser dix millions de sesterces pour un seul dîner. La nuit suivante elle organise un banquet splendide, mais pas plus qu'à l'accoutumée. Viens le moment du dessert, Cléopâtre demande alors qu'on lui serve une coupe de vinaigre. Elle prend une perle de grande valeur qu'elle porte comme boucle d'oreilles et la jette dans la coupe. Elle attend qu'elle se dissolve et boit, avalant ainsi les richesses promises.

     

    Cette histoire est-elle vraie ? Il pourrait s'agir d'une invention de Pline pour discréditer Cléopâtre.

     

    IL existe toutefois des arguments de la véracité de ce passage chez Pline.

     

    Traditionnellement, les perles n'étaient pas utilisées dans la joaillerie égyptienne. En revanche le goût pour les perles étaient très diffusé à Rome au 1er siècle avant J.C.

     

    Des expériences ont été menées pour savoir si le vinaigre pouvait dissoudre des perles : cela est possible mais pas instantanément.

     

    Certains ont suggéré que le breuvage ingéré par Cléopâtre était un digestif ou un anti acide prit à la fin du banquet. Il est probable que cette pratique est été adoptée à Rome en provenance de l'Inde où les perles broyées étaient utilisées dans ce but.

     


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    Les premiers pas de la médecine...

     

    Galien (à gauche)  et Hypocrate, sur une fresque du Moyen-Âge

     

    (Image wikipédia)

     

     

     

    Galien est l'auteur d'une somme de connaissances sur la médecine et les sciences de son temps : il laisse 500 ouvrages bien ordonnés formant une véritable encyclopédie. Beaucoup de ses travaux ont été préservés par des intellectuels juifs.

     

    Galien a beaucoup puisé chez Hippocrate et Aristote : il étudie l'anatomie, la physiologie, l'hygiène, la pharmacologie, mais traite aussi de philosophie et de philologie : on lui doit un traité de dialectique sur Platon.

     

     

    Les premiers pas de la médecine...

    La statue de Galien, Faculté de médecine de Bologne

     

    (Image wikipédia)

     

     

     

    Concernant la médecine, il est l'auteur de travaux sur le système nerveux, la myologie (muscles), l'hygiène, la diététique.

     

    Pour lui (comme pour Aristote, Hippocrate mais aussi pour la médecine chinoise, la physiologie humaine repose sur les quatre éléments (air, terre, eau, feu), qui influent sur les quatre humeurs (sang, bile, pituite et atrabile).

     

    L'être humain est classé aussi selon quatre tempéraments : les colériques, les sanguins, les lymphatiques et les atrabilaires. La maladie, selon lui, résulte du déséquilibre de ces éléments...

     

    Un de ses ouvrages sur les vertus des aliments est un traité technique de la diète, il s'intéressa donc aussi à la cuisine car Galien a le goût des bonnes choses comme en témoignent la plupart de ses recettes. IL recherchait l'authenticité, arpentant les campagnes afin de découvrir les goûts de ses compatriotes....

     

     


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    « Un ami est un autre soi-même »

     

    Aristote

     

     

     

    L'histoire d'une amitié...

    Statue de Pline Le Jeune

     

    (Façade de la cathédrale Santa Maria Maggiore à Côme)

     

     

     

    Pline le Jeune, nous a laissé de nombreuses lettres, dont celles célèbres qu’il écrivit à son ami l’empereur Trajan.

     

    Lettre de Pline à Trajan, (lettre XIII livre X)

     

     

    L'histoire d'une amitié...

    L’empereur Trajan.

     

    • « Sachant, Maître, que les distinctions accordées par un si bon prince sont le meilleur témoignage et le meilleure éloge que je puisse recevoir de ma conduite, je te demande de bien vouloir rajouter au rang que je dois à ta bonté l’augura ou le septemvirat puisqu’il y a des places vacantes, afin que je puisse adresser officiellement aux dieux comme prêtre les prières que je leur adresse aujourd’hui par piété personnelle. »

    • « Excellent prince, je te félicite pour ta victoire si importante, si belle et si lourde de conséquences qui vous honorent l’Etat et toi ; je prie les dieux immortels d’accorder semblable succès à toutes tes entreprises puisque tu parviens, par de si grands mérites, à ressusciter la gloire de l’empire et à en étendre la portée. »

     

    (Trajan a célébré son triomphe sur les Daces le 26 décembre 102 après J.C. cette victoire est illustrée sur la colonne Trajane).

     

     

    L'histoire d'une amitié...

    Détails du bas-relief de la colonne Trajane.

     

     

     

    Qui aurait l’idée aujourd’hui d’adresser une missive aussi amicale et élogieuse à l’un de nos « empereurs »  de la laïcité ?

     

    Pas moi en tout cas !

     

    Liviaiaugustae

     

     

     

     


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    « J'aurais aimé à me promener seule au milieu des ruines, à rêver sur la fragilité des choses humaines, mais le nombre des voyageurs enlevait une grande partie du charme mélancolique de la cité détruite... »

     

    Sainte Thérèse

     

     

    Pompéi...

    Ruines de Pompéi au pied du Vésuve.

     

    La terre étant très fertile au pied du volcan tout a reverdit...

     

     

    Pompéi...

    Temple d'Apollon, statue d'Apollon archer

     

    (images wikipédia)

     

    Comme Sainte Thérèse, j'aurai aimé aller dans sur les ruines de Pompéi, sans touristes, et mettre mes pas dans ceux de Pline... c'est le rêve de tous les historiens (même les amateurs comme moi) passionnés par l'Antiquité romaine !

    Liviaaugustae

     

     


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