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    « C'est à cette déesse que l'on doit tous les maux que les humains traînent sur la terre...

     

    On se demande bien pourquoi Jupiter, le dieu tout puissant de l'Olympe ne l'a pas anéantie afin de l'empêcher de nuire ?

     

    Liviaaugustae

     

     

    Une déesse peu amène...

    Le Jugement de Pâris

     

    Raphaël Mengs

     

    (image internet)

     

     

     

     

     

    Eris était la déesse de la Discorde mais aussi de l'Emulation.

     

    Elle était la fille de Nyx (la nuit), mère d'un certain nombre d'allégories comme la Douleur, la Famine et bien d'autres fléaux.

     

    L'odieuse Eris fit naître à son tour : le Travail importun, l'Oublie, la Faim, les Douleurs, les Disputes, les Meurtres, les Guerres, le Carnage, les Querelles, les Discours mensongers, les contestations, la Dysnomie (Mépris des lois), et Até (Illusion), un couple inséparable, et enfin Horcos (Serments), si fatal aux habitants de la terre quand l'un d'eux se parjure volontairement.

     

    Elle se mêlait aux combats avec Arès et Enyo car les gémissements des blessés la ravissaient.

     

    Zeus excédé, l'avait banni de l'Olympe car elle y maintenait une ambiance détestable en dressant les divinités les unes contre les autres.

     

    Virgile la décrit avec une chevelure hérissée de serpents et entourée de bandelettes sanglantes.

     

    On oublia (sans doute exprès) de l'inviter aux noces de Thétis et Pélée. Elle se vengea et vint jeter au milieu des convives une pomme d'or avec ces mots gravés : « A la plus belle ».

     

    Cette « pomme de discorde » engendra une multitude de catastrophes :

     

    • la dispute entre Héra, Aphrodite et Athéna, qui pensaient chacune être la plus belle.

    • Le jugement de Pâris pour définir laquelle des trois étaient la plus belle

    • L'enlèvement d'Hélène et la guerre de Troie.

     

     


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    Les Heures

     

     

     

     

     

    Les heures accompagnaient les divinités ou certains héros.

     

    Elles étaient filles de Zeus et de Thémis. On en comptait trois à l'origine :

     

    Eunomia (Législation)

     

    Dicé (Justice)

     

    Eiréné (Paix)

     

    Noms qui indique leur rôle morale.

     

    Elles avaient élevé Héra, Dionysos, Aphrodite, Hermès et Aristé. Elles présidaient à la toilette d'Aphrodite. Elles étaient souvent associées aux Charités et aux Nymphes.

     

    Elles gardaient aussi les portes de l'Olympe ; elles étaient les régulatrices de la vie humaine.

     

    Dans la mythologie alexandrine et romaine, les Heures deviennent les allégories qui personnifient les saisons, désormais au nombre de quatre. On les considère comme filles du Soleil et de la Lune. Puis on en compta douze, personnifications des douze heures du jour et de la nuit, qui sont les filles de Chronos (le Temps).

     

     

    Eiréné

     

    Ludwig Knaus

     

     

     

     

     

    Les artistes ont donné aux Heures la physionomie de gracieuses jeunes filles, souvent de danseuses vêtues d'habits fluides, tenant des raisins, des épis, des rameaux fleuris à la main comme ci-dessus.

     

     


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    La nymphe...

     

    Syrinx

     

    Arthur Hacker

     



     



     

    Syrinx, une hamadryade d'Arcadie, avait voué sa virginité à Artémis. Elle fut poursuivie plusieurs fois par des satyres dans les bois.

     

    Un jour ce fut le dieu Pan qui se lança à sa poursuite, elle arriva sur les bords de Ladon qu'elle ne pouvait pas franchir.

     

    Elle implora les nymphes du fleuve de la secourir, et au moment où Pan crut qu'il allai la capturer, à la place du corps de Syrinx, il saisit une brassée de roseaux.

     

    Il soupira tant et plus, il crut alors entendre les roseaux émettre un léger son, pareil à une plainte.

     

    Les nymphes du fleuve avaient changé Syrinx en roseaux pour réaliser son vœu et la sauver de Pan.

     

    Pour se consoler, ce dernier prit des roseaux qu'il colla ensemble avec de la cire d'abeille et fabriqua une flûte champêtre appelée syrinx.

     

    (Future flûte de Pan)

     


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    La prêtresse Io...

     

    Jupiter et Io

     

    Lambert Sustri

     

     

     

     

     

     

     

    Io était une jeune prêtresse de Junon, fille du dieu-fleuve et roi d'Argos Inachos.

     

    Une nuit elle rêva qu'elle devait se rendre au bord du lac Lerne pour y rencontrer Jupiter . Un oracle d'Apollon prédit qu'elle devait réaliser ce rêve. Elle se rendit donc au bord du lac et y rencontra Jupiter qui tomba amoureux d'elle, et s'unit à elle.

     

    Mais pour que le couple échappe à sa femme Junon il transforma Io en une jolie génisse blanche et pour continuer à l'aimer il se transformait en taureau.

     

     

     

    La prêtresse Io...

     

    Jupiter offre Io à Junon

     

    David Tenier

     

     

     

     

     

    Mais Junon pas dupe de ce subterfuge, demanda à Jupiter de lui offrir la génisse, elle le confia à la garde d'Argus qui voyait tout car il possédait cent yeux.

     

     

     

    La prêtresse Io...

    Io prisonnière d'Argus

     

    Corregio

     

     

     

     

     

    Jupiter demanda à Mercure d'aller délivrer Io, ce dernier tua Argus, et Junon mit les yeux d'Argus sur la queue des paons...

     

    Délivrée de son gardien, Io ne jouit pas longtemps de sa liberté, car Junon lui envoya un énorme taon, l'insecte s'attacha à ses flancs et la rendit si furieuse qu'elle erra pendant des mois dans toute la Grèce.

     

    Io gagna finalement l'Egypte où elle repris sa forme humaine de belle jeune femme, et enfanta Epaphos fils de Jupiter.

     

    Elle s'installa définitivement en Egypte où on l'identifia à Isis, après sa mort elle fut transformée en constellation. Son fils Epaphos régna sur l'Egypte et à sa mort fut vénéré comme l'incarnation du dieu Apis

     

     

     

     

     

     

     


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    Un brûlant amour...

    Jupiter et Sémélé

    Pietro Muttoni

     

     

    Fille de Cadmos et d'Harmonie, Sémélé  fut l'une des nombreuses amantes de Jupiter (Zeus). A Rome, elle fut assimilée à la déesse Stimula et un bosquet sacré lui était consacré près d'Ostie.

    Sémélé était une prêtresse de  (Zeus) et un jour qu'elle venait de sacrifier un taureau sur l'autel du dieu, Zeus sous la forme d'un aigle, l'aperçut en train de se laver du sang du sacrifice dans la rivière Asopos. Il en tomba immédiatement amoureux et secrètement il revint la voir plusieurs fois sans jamais apparaitre sous sa forme habituelle.

    Junon (Héra)  femme de Zeus,  utilisa la ruse pour  détruire sa rivale : elle prit l'apparence de sa vieille nourrice Béroé, elle lui dit de demander à Zeus de se montrer dans toute sa splendeur et toute sa gloire afin de prouver qu'il était bien le maitre de l'Olympe elle savait très bien qu'aucun mortel ne pouvait supporter une telle vision.

    "L'innocente fille de Cadmos s'abandonne aux perfides conseils de la déesse. Elle demande à Jupiter  une grâce : "Choisis, dit le dieu, rien ne te sera refusé; et afin que tu ne puisses en douter, je le jure par le Styx, le Styx divinité elle-même et la terreur de tous les dieux".

    Sémélé lui dit qu'elle désirait le voir tel qu'il était.  Zeus qui avait promit fut obligé de réaliser le souhait de Sémélé. Il tenta de la faire changer d'avis et n'y parvenant pas il essaya de réduire au minimum son redoutable pouvoir mais elle fut consumée par la foudre qui émanait du dieu.

     

     

     

    Un brûlant amour...

    Sémélé

    John Duncan

     

    On raconte que bien après sa mort, sa tombe fumait encore.

     


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