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    Comme les Grecs, les Latins plaçaient les Enfers au centre de la terre. On y accédait par diverses ouvertures, cavernes, lacs, marécages. Une des plus célèbres entrées était le lac Averne, situé en Campanie, aux environs de Pouzzoles, dans un site désertique et sévère.

     

     

     

    Le lac Averne...

    Lac d'Averne

     

    William Turner

     



     

    Les collines qui l'entourent étaient jadis couvertes de bois consacrés à Hécate (luci averni) et creusées de cavités par lesquelles, selon Cicéron, on évoquait les âmes des morts.

     

    Au voisinage de l'Averne, on voit encore la grotte dite de la Sibylle.

     

     

     

    Le lac Averne...

    La Sibylle de Cumes 

    Andrea del Castagno

     

     

    Le lac Averne...

     

    La caverne dite : de la Sibylle de Cumes, aujourd'hui

     

     

     

     

     

     


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    Puisque nous sommes au mois de novembre, mois durant lequel nous honorons nos morts, je vous présente les dieux des Enfers romain.

     

    Et si vous voulez bien nous allons nous y promener...

     

    Les Enfers ne représentaient pas pour les romains la même chose que pour nous, c'était tout simplement le Royaume des morts, là où les âmes allaient après.

     

    Liviaaugustae

     

     

     

    Chez les grécos-romains, il y de nombreux dieux et déesses qui sont en relation avec le monde des morts.

     

     

     

    Les dieux des Enfers romains...

    Pluton

     

    Agostino Carracci

     

     

     

    •  Pluton, était le principal dieu des Enfers, il en était le roi. Ce dieu était généralement peu aimé, comme tous les dieux infernaux, parce qu'on le croyait inflexible, et qu'il ne se laissait jamais apitoyer par les prières des hommes. C'est pour cela qu'on ne lui érigeait ni temple, ni autel, et qu'on ne composait pas d'hymne en son honneur.

     

     

    Les dieux des Enfers romains...

    Proserpine

     

    Ann Yvonne Gilbert

     

    (Au fond, on peut voir Pluton)

     

     

     

    • Il enleva Proserpine qui devint sa femme et de ce fait devint la reine des Enfers

     

    Voici ce qu'Ovide dit d'elle dans ses Métamorphoses : « Tandis que, dans ce bois joue Proserpine, qu'elle y cueille des violettes ou des lis blancs, tandis que, avec tout le zèle d'une jeune fille, elle en emplit des corbeilles et les plis de sa robe, qu'elle s'efforce de l'emporter sur ses compagnes dans sa cueillette, presque en un même elle fut aperçue, aimée et enlevée par Pluton; telle est la promptitude de l'amour. La déesse, effrayée, appelle avec des cris désespérés sa mère et ses compagnes, mais plus souvent sa mère, et comme elle avait déchiré sa robe depuis le col, les fleurs cueillies tombèrent de sa tunique dénouée. Et, si grande était l'ingénuité de ses années enfantines, que cette perte aussi chagrina son âme virginale. Le ravisseur pousse son char, excite ses chevaux qu'il interpelle chacun par son nom; sur leurs cous et leurs crinières, il secoue les rênes teintent de rouille sombre ».
    (Métamorphoses V, 393 sqq)

     

     

     

    Les dieux des Enfers romains...

    L'enlèvement de Proserpine

    Jan Van Huysum

     

     

     

    Les dieux des Enfers romains...

    Rapt de Proserpine

    Le Bernin en a fait une splendide sculpture

     

     

    • Viduus quand à lui séparait l'âme du corps du défunt

    • Februs est le dieu de la purification. Il semble que le mois de février lui ait été consacré : car chez les Antique, ce mois était celui des morts, le mois où l'on procédait à des purifications.

     

    • Les Lemures sont les âmes des défunts qui avaient connu une mort violente et qui revenaient hanter les maisons...BRRR !

    • Libitina est la déesse des funérailles, elle veillait à leur bon déroulement. A chaque décès, il fallait lui apporter une pièce de monnaie dans son temple.

    • Et les gens préposés à l'enlèvement des cadavres étaient appelés : Libitinarii

     

     

    Les dieux des Enfers romains...

    Les dieux Lare

    - Mais heureusement, il y avait aussi des dieux protecteurs : Les Lares

    • On représentait les Lares sous la forme d'adolescents, tenant dans leur main une corne d'abondance et tournoyant légèrement sur la pointe du pied. Leurs vêtements sont courts, comme il convient à des dieux agiles.

    • En général, tous les dieux qui étaient choisis pour patrons et protecteurs d'un lieu public ou particulier, tous les dieux dont les Etats, les cités, les maisons demandaient la protection, étaient appelés Lares.

     

    Quittons les Enfers et admirons Sol le dieu du soleil !

     

     

     

    Les dieux des Enfers romains...

    Le dieu Sol

    Sol, lui au contraire, personnifiait la lumière du jour et la chaleur du soleil sans lesquelles la vie ne pouvait se maintenir. Il était associé à la déesse Luna qui symbolisait le cycle des saisons. Le frère et la sœur étaient représentés sur le temple Capitolin et Sol était célébré le 9 août.

    Sol fut tardivement assimilé à Hélios de la mythologie grecque et son culte pris une grande importance sous l'empire romain

     

     


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    C'est le tableau ci-dessous que la conservatrice féministe du musée de Manchester fit enlevé du musée, sous prétexte que l'homme est habillé et les femmes nues... Elle ne connaissait pas la légende d'Hylas. Car ce pauvre d'Hylas, fut entraîné sous l'eau par les Nymphes on ne le revit jamais... 

     

     

     

    Liviaaugustae

     

     

     

    La lége,de d'Hylas...

    Hylas et les Nymphes

     

    John William Waterhouse

     



     



     



     

    Hylas était le fils de Théodamas, roi des Dryopes et de la nymphe Ménodice.

     

    Héraclès , l'emmena avec lui sur le vaisseau des Argonautes.

     

     

     

    Sur l'initiative d'Héraclès, les Argonautes avaient décidé de faire un concours à qui ramerait le plus longtemps. Après de longues heures d'efforts, que la lyre d'Orphée adoucissait un peu, seuls Jason, les Dioscures et Héraclès tenaient encore; leurs compagnons s'étant, à tour de rôle, avoués vaincus.

     



     

    Pendant qu'ils préparaient le repas du soir, Héraclès partit à la recherche d'un arbre dont il pourrait faire une rame neuve. Il déracina un énorme sapin, mais quand il arriva, le traînant derrière lui pour le déposer devant le feu de camp, il s'aperçut que son écuyer Hylas, parti depuis une ou deux heures pour aller chercher de l'eau à la mare des Pèges qui se trouvait à proximité, n'était pas encore revenu. Polyphème était parti à sa recherche.

     

     

     

    Enlèvement d'Hylas

     

    Comme un fou, Héraclès s'enfonça dans les bois en criant son nom. Bientôt il rencontra Polyphème qui lui dit: "j'ai entendu Hylas crier au secours; je me suis alors précipité dans la direction d'où venait sa voix; mais, lorsque j'arrivai aux Pèges je ne vis aucune trace de lutte ni avec des bêtes sauvages ni avec des ennemis d'aucune espèce. Il n'y avait que sa jarre à eau abandonnée sur le bord de la mare. " Héraclès et Polyphème continuèrent leurs recherches toute la nuit et obligèrent tous les Mysiens qu'ils rencontraient à se joindre à eux, mais ce fut en vain, en fait, Dryope et ses sœurs (nymphes de Pégae) s'étaient éprises d'Hylas et l'avaient convaincu de venir vivre avec elles dans une grotte sous-marine. On ajoute que les nymphes craignant la colère d'Héraclès avaient changé Hylas en écho. Ainsi quand on criait son nom seul l'écho répondait.

     

    A l'aube, une brise favorable se leva et, comme ni Héraclès ni Polyphème n'étaient revenus, bien que tout le monde eût crié leur nom, que résonnant dans les montagnes l'écho seul eût répondu aux appels, Jason donna l'ordre de poursuivre le voyage. Cette décision souleva de vives protestations, et, au moment où l'Argo s'éloignait du rivage, certains Argonautes accusèrent Jason d'avoir abandonné Héraclès dans cette île déserte pour se venger de sa défaite au concours de rame.

     

    Ils essayèrent même de forcer Tiphys à faire faire demi-tour au bateau mais Calaïs et Zétès s'y opposèrent, voilà pourquoi Héraclès les tua, par la suite, dans l'île de Ténos.

     

     

     

    La lége,de d'Hylas...

    Enlèvement d'Hylas

     

     

     


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    Le choix d'Hercule

     

    Pompeo Batoni

     

     

     

    Hercule est le plus célèbre héros grec, personnification de la force, ce n'est que bien plus tard qu'Apollon ou bien la Pythie de Delphes, Xénoclée, lui donna le nom d'Héraclès.

     

    Il descend de Persée dont le fils Alcée donna naissance à Amphitryon, père nourricier d'Héraclès. Il va naître sous le double signe de la lumière et de la force, c'est aussi un être divin puisque Zeus est son père biologique.

     

    Héra jalouse envoya à sa naissance deux serpents pour le dévorer dans son berceau, mais il les étouffa à mains nues.

     

    Il reçut une solide éducation , militaire, sportive et artistique, élève difficile, il tua son professeur de musique.

     

    Lorsqu'il eut atteint sa dix-huitième année il fut envoyé à la campagne où il tua le lion de Cithérion qui décimait les troupeaux d'Amphitryon et de son voisin Thepsios.

     

    Il reçut en cadeau de la part :

     

    • d'Hermès une épée

    • d'Apollon un arc et des flèches

    • d'Héphaïstos un plastron doré

    • d'Athéna une tunique

     

     

    Cependant Hercule est facilement reconnaissable par sa massue et par la peau de lion qui le recouvre.

     

    Avec cette massue il extermine à travers le monde, brigands et monstres de toutes sortes, ainsi que des tyrans et certains dieux même.

     

     

     

    Hercule et les douze travaux

     

    Gustave Moreau

     

     

     

    Ses travaux restés célèbres et sont au nombre de douze :

     

    • Il tua le lion de Némée

    • L'hydre de Lerne

    • La biche de Cérynite

    • Le sanglier d'Erhymante

    • Les écuries dAugias

    • Les oiseaux de Symphale

    • Le taureau crétois

    • L'enlèvement des cavales de Diomède

    • La ceinture de l'Amazone Hippolytè

    • Le combat contre Géryon

    • Combat contre Atlas dans le jardin des Espérides

    • Enchaîna Cerbère

     

    Ses nombreux exploits et sa notoriété rendirent Héra furieuse, et pour se venger elle le rendit fou, au point de tuer sa femme Mégara et ses enfants.

     

     

     

    Héraclès et Dejanire

     

    Boris Vallejo

     

     

     

    Il eut beaucoup d'aventures amoureuses, et sa dernière femme Déjanire, abandonnée, pour se venger lui envoya une tunique qu'elle avait trempée dans le sang empoisonné de Nessos, à peine leut-il enfilé que sa peau le brûla horriblement, il alluma un bûcher sur le mont Oéta et se jeta dans les flammes.

     

    Il fut admis dans l'Olympe et reçu l'immortalité.

     

    Avec toutes ses femmes et concubines il eut une très importante descendance de près de quatre vingt enfants.

     

     

     

     


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    L'homme qui voulut caresser le soleil...

     

    Dédale et Icare

     

    Leighton (1868)

     

     

     

    Dédale se réfugie dans une ville Attique, dont les habitants furent appelés Dédalis, d'après son nom puis à Cnosos, en Crète, où Le roi Minos fut heureux d'accueillir un artiste aussi habile.

     

    Il vécut là paisiblement un certain temps, entouré et considéré, jusqu'au jour où Minos apprit que Dédale avait aidé sa fille Pasiphaé à s'unir au taureau blanc de Poséidon quelle désirait.

     

    Il enferma donc Dédale et son fils Icare dans le labyrinthe mais Pasiphaé les libéra tous les deux.

     

    Il n'était pas facile de s'échapper de Crète, car Minos faisait garder tous ses navires par des soldats et avait offert une récompense à celui qui capturerait Dédale, la fuite par la mer était donc impossible. Il ne restait à Dédale qu'à inventer un moyen pour s'évader de l'île par les airs.

     

    Ce dernier fabriqua une paire d'ailes pour lui et une pour son fils Icare : les grandes plumes étaient cousues mais les petites tenaient avec de la cire. Pendant qu'il fixait les ailes d'Icare, il lui dit très ému : « Mon fils, prends garde, ne vole pas trop haut car le soleil ferait fondre la cire, ni trop bas, car les plumes seraient mouillées par les embruns de la mer .»

     

    Ils s'envolèrent et avaient laissé derrière eux Naxos, Délos et Paros et dépassaient Lébinthos et Calymnos, lorsque Icare, enfreignant les ordres de son père, s'éleva et monta vers le soleil, tout heureux de se sentir porté par ses grandes ailes..

     

     

     

    L'homme qui voulut caresser le soleil...

    La chute

     

    Carlos Saraceni

     

     

     

     

     

    Lorsque Dédale se retourna, il ne vit plus Icare, mais dans la mer au-dessous de lui, des plumes flottaient sur les vagues. La chaleur du soleil avait fait fondre la cire Icare était tombé dans la mer et s'était noyé ? Dédale tournoya dans les airs autour de l'endroit jusqu'à ce que le corps d'Icare fut remonté à la surface et le porta dans l'île voisine - appelée aujourd'hui « Icaria » - où il l'enterra.

     

     

     

    L'homme qui voulut caresser le soleil...

    L'enterrement

     

    Carlos Saraceni

     

     

     

    Dédale continuant de voler vers l'Ouest, s'arrêta à Cumes, près de Naples. Là, il dédia ses ailes à Apollon et lui construisit un toit d'or ? Enuiste il se rendit à Camicos en Sicile, et fut très bien reçu par le roi Cocalos. Il vécut là parmi les siciliens où il construisit beaucoup de beaux édifices.

     

    Mais Minos n'avait pas renoncé à retrouver Dédale, arriva à Camicos, il avait emporté une coquille d'escargot, et promettait une grosse récompense à celui qui saurait faire passer un fil dans les spirales , sachant fort bien que seul Dédale y arriverait. Il proposa au roi Cocalos, la coquille, celui-ci était fort intéressé par la conséquente récompense promise et demanda à Dédale de l'aider ?

     

    Bien entendu ce dernier trouva comment passer le fil dans les spirales de la coquille, il fit un trou au sommet de celle-ci, attacha un fil très léger à une grosse fourmi, qu'il attira dans les spirales en enduisant les bords de miel, et tira le fil de l'autre côté.
    Cocalos rapporta à Minos la coquille enfilée et réclama sa récompense. Minos étant certain qu'il avait retrouve Dédale, exigea qu'on le lui livra. Mais Cocalos ne voulait pas enfreindre les lois de l'hospitalité et trahir Dédale, d'autant que ses filles ne voulaient pas non plus perdre Dédale qui leur avait confectionné de si beaux jouets, et avec son aide tramèrent un complot contre Minos.

     

    Dédale fit passer u tuyau dans dans le plafond de la salle de bain dans laquelle Minos se prélassait dans sa baignoire et ébouillanta ce dernier. Cocalos qui ne voulait pas être impliqué dans ce meurtre, renvoya le corps aux crétois en racontant que Minos s'était pris les pieds dans un tapis et qu'il était tombé dans une cuve d'eau Bouillante. Les gens de Minos l'enterrèrent en grande pompe.

     

    Quand à Dédale, il quitta la Sicile, pour retrouver Ioalos, neveu et conducteur du char d'Héraclès de Tirynthe.

     

    Beaucoup de ses édifices ont parai-il subsisté jusqu'à nos jours en Sardaigne, ils sont appelés : Les Dédalis.

     

     

     

    Beaucoup de peintres se sont penchés sur l'exploit de Dédale et de son fils Icare, Philippe Desportes poète baroque s'y est lui aussi intéressé, et nous offre un poème admiratif sur l'exploit d'Icare.

     

     

     

    L'homme qui voulut caresser le soleil...

    La chute d'Icare

     

    Herbert Jammes Drapper

     



     



     

    Icare est chu ici

     

    Icare est chu ici, le jeune audacieux,
    Qui pour voler au Ciel eut assez de courage :
    Ici tomba son corps dégarni de plumage,
    Laissant tous braves cœurs de sa chute envieux.

    Ô bienheureux travail d'un esprit glorieux,
    Qui tire un si grand gain d'un si petit dommage !
    Ô bienheureux malheur, plein de tant d'avantage
    Qu'il rende le vaincu des ans victorieux !

    Un chemin si nouveau n'étonna sa jeunesse,
    Le pouvoir lui faillit, mais non la hardiesse ;
    Il eut, pour le brûler, des astres le plus beau.

    Il mourut poursuivant une haute aventure,
    Le ciel fut son désir, la mer sa sépulture :
    Est-il plus beau dessein, ou plus riche tombeau ?

     

    Philippe Desportes

     



     

    Et les hommes finirent par voler sans plume et...beaucoup plus haut que Dédale ne pouvait l'espéré !

     

    Liviaaugustae

     

     

     

     


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