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    La semaine dernière je vous ai présenté Carl Holsoe, et l'on nous disait que ses toiles étaient comparées à celles de Wilhem Hammershoi son contemporain. J'ai donc recherché ce peintre pour comparer leurs toiles...à vous de juger !

     

     

    Regard sur l'art...

    Wilhem Hammershoi (1895)

     

    Autoportrait

     

     

     

    Wilhem Hammershoi, né à Copenhague le 15 mai 1864 et mort dans la même ville le 13 février 1916 est un peintre danois.

     

    Il était considéré comme un phénomène à part dans l'art danois et même ueropéen, parce que au beau milieu de la modernité, il s'en tenait à un conservatisme apparent qui faisait de son art une sorte de mutation, difficile à contourner.

     

    Selon Poul Vadnote : « Admiré et célébré de son vivant, on se mit très vite à lui dénier toute importance réelle, ne lui attribuant tout au plus que quelques lignes dans les ouvrages de l'histoire de l'art et ne le nommant qu'avec une sorte de respect détaché. »

     

    Jusque vers 1920, le peintre était encore nommé avec déférence, la presse allemande, française et danoise lui avait accordé d'importants articles. Mais en 1916, c'est la naissance du mouvement dada et de la révolte contre l'académisme !

     

    En 1990, on a redécouvert ses tableaux d'intérieur énigmatiques représentant des pièces souvent vides, parfois habitées par des personnages féminins perdus dans une profonde réflexion, souvent vus de dos, tournés vers des murs clairs et nus, réalisés dans une gamme de tons gris, de brun ou de blanc, ses paysages, ses portraits, baignent das une atmosphère étrange, irréelle, dénuée de toute action...

     

    Personnalité effacée, Hammershoi a été très jeune une figure connue et controversée de l'art danois à une époque où l'on privilégiait les reproductions fidèles de la nature.

     

    Son style original, qu'aucune influence extérieure n'avait marqué, malgré un séjour à Paris, puis en Italie, a été remarqué par Théodore Duret critique d'art français. Au Danemark, il a été surtout apprécié par les jeunes symbolistes.

     

    Il fut remarqué par Rainer et en 1904 ce dernier vint le rencontrer à Copenhague, et a écrit un essai sur cet artiste qu'il considérait comme un maître.

     

    Il mourut à 52 ans d'un cancer de la gorge.

     

     

    Regard sur l'art...

    Femme lisant à l'intérieur

     

     

    Regard sur l'art...

    La très haute fenêtre

     

     

    Regard sur l'art...

    Intérieur avec jeune femme vue de dos

     

     

    Regard sur l'art...

    Ida lisant une lettre

     

     

    Regard sur l'art...

    Intérieur avec chevalet

     

     

     

     

     

    (Texte et images wikipédia)

     

     

     

     

     

    Les tableaux de Carl Holsoe furent comparés à ceux de Wilhem Hammershoi, bien que les peintres aient traité à peu près les mêmes sujets, je trouve plus de douceur et de poésie dans les tableaux de Holsoe, ses intérieurs sont moins sévères, il y a de jolis meubles sur lesquels sont posés des bouquets et des bibelots, la table avec le couvert mis chez Holsoe est très belle, une bougie ainsi qu'un bouquet de fleurs l'éclairent, elle donne envie de s'y asseoir pour dîner, tandis que chez Hammershoi, on craint de mourir de faim quand on voit la table : nappe blanche sur laquelle sont posées une assiette, une cafetière et une tasse, on ne peut espérer avaler qu'un café !

     

    Vous l'aurez deviné, j'ai un gros faible pour Carl Holsoe !

     

    Liviaaugustae

     

     

     

     

     

     

     


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    J'ai eu un coup de foudre  pour ce peintre, découvert sur le blog de Quichottine une aminaute.

     

    J'ai trouvé merveilleux le tableau qu'elle présentait et j'ai cherché des renseignements sur cet artiste dont les toiles brossent la vie tranquille d'autrefois, des femmes belles et douces, juste esquissées, s'occupant à la musique, à la broderie ou simplement rêvant devant les fenêtres, le tout baigné de soleil, et de grâce surannée...

     

    Liviaaugustae

     

     

    Regard sur l'art...

    Autoportrait (1920)

     

     

     

    Carl Vilhem Holsoe, né le 12 mars 1863 à Aarhus et mort à Asserbo le 7 novembre 1935, est un peintre danois, principalement connu pour ses intérieurs.

     

    Les scènes peintes par lui, souvent rapprochées de celles de Hammershoi, baignent dans une douce lumière reflétée dans les vernis, l'argent ou le verre. Vêtue d'une robe sombre ou pâle, une femme au visage indistinct coud ou lit le dos légèrement voûté, ce réalisme est rendu émouvant par une touche rapide parfois plus épaisse ou plus imprécise, qui produit une certaine distance avec les choses, une sorte de solitude silencieuse, mais une mélancolie plus incertaine ou plus délicate, les objets, et jusqu'aux contours des visages, sont pris çà et là d'un léger estompement, qui créent de l'émotion...

     

     

    Regard sur l'art...

    Waiting by the window

     

    (Attente devant la fenêtre)

     

     

    Regard sur l'art...

    A lady playing the spinet

     

    (Une femme jouant au piano)

     

     

    Regard sur l'art...

    Interior with a woman

     

    (Intérieur avec une femme)

     

     

    Regard sur l'art...

    Interior

     

    (Intérieur)

     

     

    Regard sur l'art...

    Woman and child

     

    (Femme et enfant)

     

     

    Regard sur l'art...

    At the window

     

    (Devant la fenêtre)

     

     

    Regard sur l'art...

    Interior

     

    (Intérieur)

     

     

    Regard sur l'art...

    Sunlit Interior

     

    (Intérieur ensoleillé)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Regard sur l'art...

     

     

    Autoportrait à la mort violoniste

     

     

     

    Arnold Böcklin, né le 16 octobre 1827 à Bâle et mort le 16 janvier à San Domenico di Fiesole, en Italie, est un peintre, dessinateur, graphiste et sculpteur suisse.

     

    Avec Hodler, Klinger, c'est l'un des principaux représentants du Naturalisme allemand, courant artistique rompant avec la peinture académique de la deuxième moitié du XIXe siècle.

     

    Des surréalistes comme Dali, Ernst et De Chirico ont vu en lui un précurseur et l'ont salué comme un « artiste génial et ironique ».

     

    Fils du marchand Friedrich Böcklin, il part s'installer en Allemagne pour étudier à l'Académie des Beaux-Arts de Düsseldorf...

     

     

    Regard sur l'art...

    Vénus Anadyomène (1872)

     

     

    Regard sur l'art...

    L'île des morts (version 1886)

     

     

    Regard sur l'art...

    Nymphe et Satyre (1871)

     

     

    Regard sur l'art...

    Portrait du jeune Salm Reifferscheidt

     

     

     

    (texte et images wikipédia)

     

     

     

     

     

     

     

    Précurseur des démolisseurs de l'art, (c'est dommage, il avait beaucoup de talent), Böcklin, voulut avec les autres cités au début, sous prétexte que la peinture était trop « académique », (alors qu'ils ont tous été étudier l'art à l'Académie) faire autrement, faire « original » ils ont pour ce faire, massacré l'art !

     

    Les successeurs n'ont eu qu'à suivre et ont été crescendo, aujourd'hui, on se demande si on peut encore considérer les « trucs » qui encombrent les salles de nos Musées, comme de l'art !

     

    Ce sont bien sûr les deux derniers tableaux « académiques » qui me plaisent le plus !

     

    Liviaaugustae

     

     

     

     

     


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    Regard sur l'art...

     

     

    Louis Henry Mignot (1860)

     

     

    Louis Rémy Mignot, né le 3 février 1831 à Charleston en Caroline du Sud et mort le 22 septembre à Brigton, est un peintre américain d'origine française.

     

    La guerre de Sécession met un terme à ses projets artistiques en Amérique. Le 26 juillet 1862, il s'embarque pour l'Europe. A Londres, il expose à la Royal Academy. Attiré par Paris, il finit par s'y installer. Il peint alors des vues d'ensembles de la capitale et expose au Salon de Paris. Mais la guerre de 1870 entre la Prusse et la France mettra un terme à cette période heureuse de sa vie […]

     

     

    Regard sur l'art...

    Coucher de soleil en hiver (1862)

     

     

    Regard sur l'art...

    Marais en Equateur

     

     

    Regard sur l'art...

    Paysage hivernal aux deux chasseurs (1856)

     

     

    Regard sur l'art...

    Lafayette et Washington au mont Vermont (1859)

     

     

    Regard sur l'art...

    Solitude

     

     

    Regard sur l'art...

    The Old bog hole (1856)

     

    (Texte et images wikipédia)

     



     

    Je n'apprécie pas particulièrement ce genre de tableaux, mais je suis les conseils judicieux que l'on m'a souvent donnés, «un large éventail de peintre, ne pas rester dans le même genre »... les deux couchers de soleil sont assez plaisants !

     

    Je n'ai malheureusement pas trouvé les tableaux qu'il a peint de Paris lors de son séjour en France...

     

    Liviaaugustae

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Regard sur l'Art...

     

    Jean-Baptiste Pater, autoportrait

     

     

     

    Jean-Baptiste François Joseph Pater, né le 29 décembre 1695 à Valenciennes et mort le 25 juillet à Paris, est un peintre rococo français. Son père le confia à Watteau qui lui donna les premiers rudiments de son art, de 1709 à 1713, mais ne supportant plus le caractère très difficile de son maître, il monte à Paris.

     

    En 1720, à la toute extrémité de sa vie, Watteau le réclame auprès de lui, et durant le dernier mois qui lui reste à vivre, il lui prodigue ses derniers conseils.

     

    Pater dira  plus tard, avoir plus appris au cours de ces trois semaines que pendant ses années d'apprentissage.

     

    Pater fonde sa carrière sur l'imitation des fêtes champêtres du maître et termina même certaines commandes .

     

     

    Regard sur l'Art...

    Repos à la campagne

     

     

    Regard sur l'Art...

    Conversation

     

     

    Regard sur l'Art...

    Réunion familiale

     

     

    Regard sur l'Art...

    Les baigneuses

     

     

    (Texte et images wikipédia)

     

     

     

     

     

    Les tableaux de Jean-Baptiste Pater, ressemblent à s'y méprendre à ceux de son maître Watteau, ils ont aussi deux plans :

     

    Au premier plan : ce sont les mêmes bergères ou amoureux transis en des jardins merveilleux, meublés de tables, de statues, de piliers en marbre... tels qu'on les aimaient à l'époque !

     

    Deuxième plan : tout au fond, dans les trouées de ciel bleu où galopent de petits nuages blancs, on peut admirer des paysages estompés par des brumes...

     

    Liviaaugustae

     

     

     

     

     

     


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