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    Ce poème est ma participation au Jeu Café/Thé N° 116 de Brigitte alias écureuilbleu.

     

    L'envolée !

     

    C'était son thème.

     

     

    L'envolée...

    La photo de Brigitte l'inspiratrice de mes mots...

     

     

     

     

     

    L'envolée

     

    J'ai souvent rêvé d'être un de ces grands oiseaux blancs

     

    Qui planent tout là-haut dans le firmament,

     

    J'aimerai rejoindre, aigrettes, canards et oies sauvages.

     

    Me perdre dans l'azur,

     

    Me laisser porter sur les ailes du vent

     

    Au-delà des mers, vers des contrées lointaines,

     

    Là, où des villes blanches,

     

    Perchées sur de grands rochers rouges,

     

    Descendent vers la mer pour se mirer dans l'eau.

     

    Las ! L'homme ne peux s'enlever de la glèbe terrestre.

     

    Icare a essayé ! Il mourut en plein vol !

     

    Livia

     


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    Epiphanie Bis

     

     

     

    On n'en fini plus de « tirer les rois » : toutes les boulangeries et toutes les pâtisseries offriront « la galette des rois » durant tout le mois de janvier... pour accompagner ces galettes de janvier, je vous offre une magnifique Epiphanie, datant du siècle d'or de la peinture hollandaise.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Adoration des Mages

     

    Matthias Stom

     

     

     

    Matthias Stom (né vers 1580-1590 à Amersfoort et mort après 1650) est un peintre du siècle d'or hollandais, considéré comme l'un des meilleurs représentants de l'Ecole caravagesque d'Ultrecht. Il est aussi connu sous le nom de Matthias Stomer. Ce peintre a passé la plus grande partie de sa carrière artistique en Italie et environ 200 de ses œuvres ont été préservées à ce jour.

     

     


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    La légende d'Adonis

     

     

     

    J'ai retrouvé dans un de mes albums, une photo de la mort d'Adonis prise lors d'un voyage en Italie au Musée du Bargello à Florence, je suis retombée amoureuse de cette belle sculpture d' Adonis.

     

    C'est l'histoire du plus beau des mortels qui fut aimé d'une déesse, cette belle histoire nous est conté par le poète Ovide dans ses Métamorphoses.

     

    Je suis en admiration devant la splendide statue de ce beau jeune homme, dont la triste histoire est arrivée jusqu'à nous, de cette légende, en souvenir de lui, nous disons encore aujourd'hui : « Beau comme un Adonis ».

     

    Livia

     

     

    […] La déesse (Aphrodite) séduite par la beauté du jeune homme, elle oublie les rivages de Cythère... elle ne se montre même plus dans le ciel : au ciel, elle préfère Adonis. Elle s'attache à ses pas ; elle l'accompagne partout... elle erre çà et là à travers les montagnes, les forêts et les roches buissoneuses, sa robe retroussée jusqu'au genoux à la façon de Diane. Elle excite les chiens et poursuit les animaux que l'on peut capturer sans danger, les lièvres prompte à fuir, les cerfs à la haute ramure ou bien les daims. Elle se tient à distance des sangliers redoutables par leur force et elle évite les loups ravisseurs, les ours armés de griffes et les lions qui se gorgent du sang des bœufs. Toi aussi Adonis, elle t'engage à les craindre ; elle voudrait que tu profite de ses conseils... Mais le courage résiste à tous les avis. Il arriva que les chiens ayant suivi exactement la trace d'un sanglier, le firent lever de sa bauge et il allait sortir de la forêt, lorsque le jeune héros, fils de Cinyras, le perça d'un coup oblique. Aussitôt l'animal, avec son boutoir recourbé, fait tomber l'épieu teint de son sang ; Adonis tremble et cherche un abri ; mais le sanglier farouche le poursuit, lui plonge dans l'aine ses défenses tout entières et l'étend moribond sur le sable fauve... Du haut des aires Aphrodite aperçoit Adonis privé de connaissance, se roulant dans son propre sang. Aussitôt elle saute à terre, elle arrache les voiles de son sein, elle arrache ses cheveux et se meurtrit la poitrine de ses mains si peu faites pour ce rôle. Accusant les destins : « Non dit-elle, tout ne sera pourtant pas soumis à votre loi, il subsistera à jamais un souvenir de ma douleur, au mon Adonis ; la scène de ta mort, périodiquement représentée rappellera chaque année mes lamentations ; et puis ton sang sera changé en une fleur... à ces mots elle répand sur le sang du jeune homme un nectar embaumée... Il ne s'est pas écoulé plus d'une heure que de ce sang naît une fleur de même couleur, semblable à celle du grenadier, qui cache ses graines sous une souple écorce ; mais on ne peut en jouir longtemps ; car, mal fixée et trop légère, elle tombe, par celui qui lui donne son nom, le vent. (Le nom de l'anémone était rattaché à celui du vent Anémos) [...]

     

    Ovide

     

     

    Regard sur l'art...

    La mort d'Adonis

     

    Vincenzo de Rossi

     

     

    Regard sur l'art...

    Adonis, une main soutenant sa tête, semble davantage dormir que mourir des blessures bien évidentes infligées par le sanglier sur son torse et à sa cuisse.

     

     

     

    Regard sur l'art...

     

    Le sanglier, installé sous ses jambes entrecroisées, bien campé sur ses pattes, est tout près de vouloir encore lui donner des coups avec ses impressionnantes défenses. Le groin hirsute du sanglier sauvage offre un contraste saisissant avec la pose alanguie d’Adonis.

     

     

     

     

     


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    Les civilisations sont mortelles, mais si en plus, lesdites civilisations, bradent : leur patrimoine, leurs coutumes, leur histoire... la chute est presque certaine !

     

    «Ces murs, dont le destin fut autrefois si beau

     

    N’en sont que la prison, ou plutôt le tombeau

     

    Mais revivre ailleurs dans sa première force

     

    Avec de faux romains elle a fait plein divorce

     

    Et comme autour de moi j’ai tous ses vrais appuis

     

     

    Rome n’est plus dans Rome, elle est où je suis. »

     

    Pierre Corneille

     

     

    Plus dure sera la chute !...

    Démolition de l'église Saint-Jean-en-Grève

    Hubert Robert

     

     

    Tandis que Jean D'Ormesson rappelait que le passé est important, aujourd'hui on brade allègrement au nom de la mondialisation, tout ce que nos pères ont élaborés :

    «Le passé est ce qui empêche l’avenir d’être n’importe quoi…»

     

    Anatole France l'avait déjà conseillé avant lui :

    « Ne perdons rien du passé. Ce n’est qu’avec le passé qu’on fait l’avenir. »

     

     

    Et si Montesquieu revenait aujourd'hui, que dirait-il en découvrant la gabegie et

     

    l'incompétence qui sévissent à la tête de l'Etat ?

    « La dette publique ôte les revenus véritables de l’Etat à ceux qui ont de l’activité et de l’industrie, pour les transporter aux gens oisifs, c’est-à-dire qu’on donne des commodités pour travailler à ceux qui ne travaillent point et des difficultés pour travailler à ceux qui travaillent ».

     

    Il constaterait encore que les dirigeants d'aujourd'hui, n'ont aucune vertu et voilà pourquoi, tout va de mal en pis !

    « Rien ne fonctionne sans la vertu des dirigeants. »

     

    Quand à Napoléon, il aurait une attaque et mourrait une seconde fois !

    « Le sot à un grand avantage sur l’homme d’esprit, il est toujours content de lui ! »

     

    Les dirigeants d'aujourd'hui devrait aussi méditer la constatation du même Napoléon, qui était pourtant loin d'être un dévot : mais quoiqu'on en pense la religion que l'on veut absolument effacer aujourd'hui, aide à vivre !

    «Sans la religion, la société est comme un vaisseau sans boussole»

     

    Et comme Napoléon, nous constatons tous les jours le dénie d'humanité au peuple français, livré aux barbares :

    « Le nom d'humanité ne convient pas à cette molle indulgence qui, en sauvant les coupables, expose les hommes à leurs attentats ».

     

    Nietzsche avait déjà vu le danger de la barbarie à laquelle nous assistons :

    « On n'a plus ni le temps, ni la force pour les cérémonies, pour la courtoisie avec des détours, pour tout esprit de conversation, en général, pour tout otium...* »

    *L'otium est un terme latin qui recouvre une variété de formes et de significations dans le champ du temps libre. C'est le temps durant lequel une personne profite du repos pour s'adonner à la méditation, au loisir studieux.

    Définition du dictionnaire Larousse

     

     

    Sainte Thérèse de Lisieux, nous rappelle que la vie est brève :

     

    « Ma vie n'est qu'un instant, une heure passagère.

     

    Ma vie n'est qu'un seul jour, qui m'échappe et qui fuit. »



    Comme nous le conseille Sénèque :

    « Tirons notre courage de notre désespoir même. »

     

    Terminons sur une note d'espoir avec Marie Noël :

    « Gardez la malicieuse jeunesse qui court les yeux émerveillés au-devant du monde et qui de tout, de la fleur comme du jardin, d’une miette comme de tout le festin, de peu, de rien, comme de beaucoup tire la même joie. »

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    C'était Rome...

     

    La statue

     

    Hubert Robert

     



     

    « La ville, déchirée, ne forma plus un tout ensemble, et, comme on n’en était citoyen

     

    que par une espèce de fiction, qu’on n’avait plus les mêmes magistrats, les mêmes

     

    murailles, les mêmes dieux, les mêmes temples, les mêmes sépultures, on ne vit

     

     

    plus Rome des mêmes yeux, on n’eut plus le même amour pour la patrie, et les

     

    sentiments romains ne furent plus. Les ambitieux firent venir à Rome des villes et

     

     

    des nations entières pour troubler les suffrages ou se les faire donner ;  les

     

    assemblées furent de véritables conjurations ; on appela comices une troupe de

     

    quelques séditieux ; l’autorité du peuple, ses lois, lui-même, devinrent des choses

     

    chimériques, et l’anarchie fut telle qu’on ne put plus savoir si le peuple avait fait

     

    une ordonnance, ou s’il ne l’avait point faite. »

     

     

    Montesqieu

     

     

     

    Et c'est ainsi que la grande Rome Antique s'acheva !

     

     

    Est-ce le même sort qui attend la France et tout l'Occident aujourd'hui, sous les

     

    coups des barbares ?

     

     

    Livia

     



     

     

     

     


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