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    J'ai trouvé ces deux photos amusantes dans mes déambulations sur internet : «une voiture jardinière, et un arbre à l'air étonné», ces photos m'ont inspirées le petit poème ci-dessous...

     

     

     

    Retraite dans un jardin...

    En ce qui me concerne, je n'aimerai pas avoir cette vieille voiture comme jardinière dans mon jardin, c'est insolite mais... pas très esthétique.

     

    (image internet)

     

     

     

    Retraite dans un jardin

     

    Sur toutes les routes j'ai cheminé,

     

    J'ai rendu bien des services.

     

    Je n'étais jamais fatiguée,

     

    Par tous les temps j'ai roulé,

     

    J'ai sillonné beaucoup de routes.

     

    J'ai souffert sous le soleil tropical,

     

    Essuyé aussi des pluies diluviennes.

     

    J'aimais sentir le vent de la course me caresser le capot.

     

    Mon moteur alors, ronronnait avec allégresse,

     

    Comme un gros chat obéissant

     

    Mais un jour ; il hoqueta, tressauta et puis... s'arrêta !

     

    J'étouffais alors, et mourus doucement.

     

    Depuis ce jour, privé de mon moteur et privé de mes roues,

     

    Je sers de jardinière en quelques sorte.

     

    Et gis dans ce jardin, au pied d'un arbre étrange.

     

    Qui semble fixer un point là-haut,

     

    Et pourtant, rien en vue !

     

    Retraite dans un jardin...

     

    C'est une retraite humiliante pour une auto...mobile !

     

    Alors le soir sous la lune, je rêve !

     

    Je rêve que je roule,

     

    Je rêve que la route défile sous mes roues,

     

    Et m'emporte loin, très loin de ce jardin immobile.

     

    Livia

     

     

     

     

     


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    Aujourd'hui lundi 11 novembre,

     

    C'est aussi la fête de saint Martin de Tours, le soldat romain qui partagea son manteau avec un pauvre.

     

     

     

    Fête de Saint Martin...

    Saint Martin partageant son manteau

     

    Anthony Van Dyck

     

     

     

    Obligé de s’enrôler dans l’armée romaine à l’âge de 15 ans, il offre la moitié de son vêtement à un pauvre au cours d’une patrouille. Il se convertit par la suite, et devient évêque de Tours.

     

    Au IVe siècle, la loi romaine obligeait les fils de soldats à s’enrôler dans l’armée. C’est ainsi que le jeune Martin, né en Pannonie, à cheval entre les actuelles Autriche, Hongrie et Slovaquie, est envoyé en Gaule. De culture païenne, il hésitait à se convertir au christianisme. Lors d’une patrouille de nuit, il fait la rencontre d’un pauvre grelottant à Amiens. Il lui offre la moitié de son manteau. La nuit suivante, ce pauvre lui apparaît en songe, sous les traits du Christ.

     

    Martin se converti et part fonder le premier monastère des Gaules, à Ligugé, en Poitou.

     

    Il devient ensuite évêque de Tours mais continue à parcourir la France jusqu’à sa mort, en 397, pour évangéliser.

     


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    Lundi 11 Novembre 2019

     



     

    Ce poème est d'Albert Pestour, poète complètement oublié aujourd’hui.

     

    Il écrivait en langue limousine et en français.

     

    Très pieux, il rédigeait beaucoup de prières. En voici une consacrée aux morts de 14-18.

     

    Une prière tout à fait appropriée pour les commémorations de ce jour.

     

    Livia

     

     

     

    La fête du souvenir...

    Un cimetière américain fleuri de roses rouges en souvenir...

     

    (image internet)

     



     

    Ayez Pitié

     

    Ayez pitié de ceux qui sont morts à la guerre

     

    Seigneur, s’ils ont pêché, cela ne compte guère !

     

    Ils ont assez souffert de la faim et du froid,

     

    De la boue et des poux, dans le sépulcre étroit

    Que, vivants déjà morts, ils se creusaient sous terre !

     

    Ayez pitié de ceux qui sont morts dans les airs

     

    Fracassés, comme l’aigle au milieu des éclairs,

     

    De ceux qui sont tombés, mélangés à la foule,

     

    Engloutis par la charge et roulés dans sa houle

     

    Ou, seuls guetteurs perdus, au bord des cieux déserts.

    Ayez pitié de ceux qui sont morts en silence

     

    Et de ceux qui hurlaient sur le lit d’ambulance,

     

    Seigneur, ayez pitié de tous ces pauvres morts

     

    Dont l’âme, par vingt trous, s’échappa de leurs corps

    Ô vous dont le côté fut percé par la lance.

     

    Ayez pitié de ceux qui sont morts dans les eaux,

     

    De ceux que les Shrapnells ont taillés en morceaux

    Que vos anges auront bien du mal à recoudre,

     

    De ceux que les obus réduisirent en poudre

     

    Et de ceux que les gaz ont pris dans leurs réseaux !

     

    Ayez pitié des morts bienheureux dont la cendre

     

    Engraissera ce sol qu’ils ont voulu défendre

     

    De leurs corps étendus et de leurs bras en croix,

     

    Et dont les yeux, ouverts pour la dernière fois,

     

    Ont reflété l’azur français sublime et tendre !

     

    Ayez pitié des morts qui dorment tristement

    Sur un roc étranger, sous un ciel inclément,

     

    Et de ceux-là surtout qui, les plus misérables,

     

    Auront laissé leurs os captifs dans les sables

     

    De la Poméranie au Vautour allemand.

     

    Ayez pitié de ceux qui, dans leurs agonies,

     

    Se rafraîchissent l’âme au vent des litanies,

     

    De ceux qui blasphémaient au lieu de vous prier,

     

    Hélas ! depuis longtemps le blasphème est guerrier,

     

    Mais vos compassions, Seigneur, sont infinies !

     

    Tous ces morts de Vingt ans fauchés en plein avril,

     

    Seigneur, prévenez-les de votre amour subtil,

     

    Et les autres, les vieux, ceux dont l’âme est moins belle,

     

    Par la chair obscurcie, hésite et se rebelle,

    Que le sang soit un baptême

     

    Ainsi soit-il...

     

    Albert Pestour 

     



     



     

    Un mot sur le poète.

     

     

     

    La fête du souvenir...

    Albert Pestour

     



     

    Léon Albert Pestour Né le 8 avril 1886 à Magnac-Bourg, Haute-Vienne et mort le 28 décembre 1965 à (Coulounieix-Chamiers, Dordogne) est un journaliste, écrivain et militant royaliste français. Membre du félibrige, il est l'un des fondateurs de "l'Eicola dau Barbichet" en 1923. Il fut l'un des collaborateurs de l'Action française de Charles Maurras. (On comprend très bien pourquoi il a été mis de côté : trop catho et trop à droite! Livia)

     

     



     

     


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    Le dimanche 20 octobre 2019, Mgr Michel Aupetit a célébré la messe d’ouverture du jubilé du centenaire de la dédicace de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.

     

    À cette occasion, il a procédé à la consécration de l’autel de cette église, particulièrement importante dans le monde et dans Paris.

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    L'abside de la basilique du Sacré Cœur Dimanche dernier

     

     

     

    En pénétrant dans la basilique de Montmartre, l'attention est happée par la très impressionnante mosaïque de Luc Oliver Merson. Avec ses 475 m2 c'est l'une des plus grandes au monde.

     

    Elle figure le Christ ressuscité, vêtu de blanc comme à la Transfiguration. Non plus montrant son cœur comme à Paray le Monial, mais les bras grands ouverts et largement étendus pour embrasser tous les hommes, selon les visions qu'en à eues Madame Royer. Son cœur d'or est couronné d'épines en or également. Il est vêtu d'une toge à la façon romaine. Au-dessus on voit la Colombe du Saint Esprit.

     

    L'artiste lui a donné un aspect viril et puissant assez rare dans l'art chrétien. Il a choisi d'utiliser la taille héroïque connue depuis l'Antiquité Egyptienne : les personnages ont une taille proportionnelle à leur importance.

     

    A droite pour le spectateur, l'archange Michel présente au Christ la France agenouillée à côté de lui, vêtue de voiles blancs et figurée comme sainte Geneviève, qui lui offre sa couronne. Juste en dessous, Jeanne D'Arc, en armure, ouvre les bras en contemplant le Christ. A gauche, la Vierge intercède pour l'humanité. En plus petit, le pape Léon XIII offre le monde au Christ et lui consacre le genre humain. Tout à gauche, c'est l'hommage de l'église catholique : Clément XIII institue la fête du Sacré Cœur, Pie IX l'étend à l'Eglise Universelle. Des personnages symbolisent les cinq continents, dont une japonaise au costume très exacte, ce qui touche les touristes japonais qui ont une grande admiration pour cette basilique.

     

    Tout à droite, c'est l'hommage de la France et les origines du vœu national. Le vœu de Marseille lors de la peste de 1720 ; le vœu du Temple prononcé en 1792 par Louis XVI et sa famille, prisonnier bientôt guillotiné ; les généraux de Sonis et de Charette portant la bannière du Sacré Cœur à la bataille de Loigny en 1870 ; puis les initiateurs du vœu national.

     

    Au registre supérieur, se voit à gauche l'Eglise du Ciel, les saints qui ont chanté l'amour du Christ. Et à droite la France du Ciel.

     

    A la base de la mosaïque court l'inscription latine en grandes lettres majuscules, lisibles depuis la nef : « SACRATISSIMO CORDI JESUS GALLIA POENTENS ET DEVOTA ET GRATA » (Au très Saint Cœur de Jésus, la France pénitente, fervente et reconnaissante.

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

     

     


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    Qui a dit que les curés n'avaient pas d'humour ?

     

     

    Singin'in the rain...

     

    Quand il pleut à la messe...

     

     

     

     

     

    On dirait bien que l’église Saint-Pierre de Barcelonnette (Alpes-de-Haute-Povence) prend l’eau. À tel point que dimanche 3 novembre 2019, le père François Marot, curé de Barcelonnette et la vallée de l’Ubaye, a invité l’assemblée à ouvrir grand ses parapluies après la bénédiction finale. Du blanc, du vert, du noir, du bleu…

     

    Pour un peu, on se serait cru au côté de Gene Kelly et Debbie Reynolds dans Singin’in the Rain.

     

    L’église a en effet besoin d’être restaurée en raison de plusieurs fuites d’eau au niveau du toit. Ce geste était donc une façon à la fois amusante et bienveillante d’inviter les autorités locales à passer à l’action, comme l’explique à Aleteia Michael Loison, un paroissien.

     

    Et depuis que la photo a été partagée sur les réseaux sociaux, des travaux sont en cours.

     

    Nul doute que des pluies de grâces vont tomber sur les autorités !

     


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