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    Le fleurs du printemps...

     

    (Image internet)

     

     

     

     

     

    Au printemps.

     

    Il faut nous apprêter à de très grandes joies

     

    Parce que le Printemps avec toutes les soies

     

    De ses fleurs, sa tiédeur, son odeur, son piment,

     

    Hors les bourgeons vernis qui claquent follement

     

    Va sortir, encombrant les jardins et les voies.

     

     

     

    Déjà le bavardage et la fraîcheur des eaux

     

    Regonflent les gosiers innocents des oiseaux.

     

    Et, comme au bruit lointain d'une flûte champêtre,

     

    Tout l'instinct se réveille et chante dans nos os.

     

     

     

    C'est alors que, le long des heures bucoliques,

     

    Moissonnant au soleil les grands angéliques

     

    Pesantes de bourdons au bout des prés en fleur,

     

    Des paisibles matins aux soirs mélancoliques

     

    Nous voudrions griser nos regards de fraîcheur,

     

     

     

    Jusqu'à ce que, parmi la verdure où l'eau brille,

     

    Notre âme figurât le petite chenille

     

    Verte, enroulée au cœur d'une feuille de mai,

     

    Qui s'endort, confiée à l'abri qui l'habille,

     

    Et se balance au gré du printemps parfumé.

     

    Lucie Delarue Mardrus

     

     

     

     

     

     

     

    Un mot sur le poète

     

     

    Madame Lucie Delarue Mardrus

     

    (1934)

     

     

     

     

     

    Lucie Delarue-Mardrus, née à Honfleur le 3 novembre 1874 et morte à Château-Gontier le 26 avril 1945 est une poétesse, romancière, journaliste, historienne, sculpteur et dessinatrice française.

     

    Ses parents ayant refusé la main de celle qu’on surnomme « Princesse Amande » au capitaine Philippe Pétain, elle épouse en 1900 l'orientaliste Joseph-Charles Mardrus. Elle effectue avec lui de nombreux voyages en Afrique du Nord, en Égypte, en Syrie, en Turquie, en Italie, et en tire des reportages photographiques et des récits.

     

    Pendant la Première Guerre mondiale, elle est infirmière à l'hôpital de Honfleur. Elle divorce en 1915 et emménage au 17 bis du Quai Voltaire, elle écrit de nombreux ouvrages et prononce de nombreuses des conférences.

     

    (Texte et image wikipédia)

     



     

    C'est une poétesse, que j'ai découvert en faisant réciter à mon petit fils une de ses poésie.

     

    Je l'ai trouvée charmante, j'ai donc été rechercher des renseignements sur cette Dame que je ne connaissais pas.

     

    J'ai découvert une femme au caractère bien trempé, cependant qu'elle écrit de tendres poèmes, une grande voyageuse doublée d'une photographe.

     

    Liviaaugustae

     

     


    29 commentaires
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    « Temps difficiles,

     

    Temps affreux, disent les hommes,

     

    Mais le temps c’est nous !

     

    Tels nous sommes, tels sont nos temps ! »

     

    Saint Augustin

     

     

    Après le déluge...

    La retraite de Russie

     

    Bernard-Edouard Swebach

     



     

    Expiation
    Il neigeait. On était vaincu par sa conquête.
    Pour la première fois l’aigle baissait la tête.
    Sombres jours ! l’empereur revenait lentement,
    Laissant derrière lui brûler Moscou fumant.
    Il neigeait. L’âpre hiver fondait en avalanche.
    Après la plaine blanche une autre plaine blanche.
    On ne connaissait plus les chefs ni le drapeau.
    Hier la grande armée, et maintenant troupeau.
    On ne distinguait plus les ailes ni le centre.
    Il neigeait. Les blessés s’abritaient dans le ventre
    Des chevaux morts ; au seuil des bivouacs désolés
    On voyait des clairons à leur poste gelés,

     

    Restés debout, en selle et muets, blancs de givre,
    Collant leur bouche en pierre aux trompettes de cuivre.
    Boulets, mitraille, obus, mêlés aux flocons blancs,
    Pleuvaient ; les grenadiers, surpris d’être tremblants,
    Marchaient pensifs, la glace à leur moustache grise.
    Il neigeait, il neigeait toujours ! La froide bise
    Sifflait ; sur le verglas, dans des lieux inconnus,
    On n’avait pas de pain et l’on allait pieds nus.
    Ce n’étaient plus des cœurs vivants, des gens de guerre
    C’était un rêve errant dans la brume, un mystère,
    Une procession d’ombres sous le ciel noir.
    La solitude vaste, épouvantable à voir,
    Partout apparaissait, muette vengeresse.
    Le ciel faisait sans bruit avec la neige épaisse
    Pour cette immense armée un immense linceul ;
    Et chacun se sentant mourir, on était seul.
    — Sortira-t-on jamais de ce funeste empire ?
    Deux ennemis ! le czar, le nord. Le nord est pire.
    On jetait les canons pour brûler les affûts.
    Qui se couchait, mourait. Groupe morne et confus,
    Ils fuyaient ; le désert dévorait le cortège.
    On pouvait, à des plis qui soulevaient la neige,
    Voir que des régiments s’étaient endormis là.
    Ô chutes d’Hannibal ! lendemains d’Attila !
    Fuyards, blessés, mourants, caissons, brancards, civières,
    On s’écrasait aux ponts pour passer les rivières,
    On s’endormait dix mille, on se réveillait cent.
    Ney, que suivait naguère une armée, à présent
    S’évadait, disputant sa montre à trois cosaques.
    Toutes les nuits, qui vive ! alerte ! assauts ! attaques !

     

    Ces fantômes prenaient leur fusil, et sur eux
    Ils voyaient se ruer, effrayants, ténébreux,
    Avec des cris pareils aux voix des vautours chauves,
    D’horribles escadrons, tourbillons d’hommes fauves.
    Toute une armée ainsi dans la nuit se perdait.
    L’empereur était là, debout, qui regardait.
    Il était comme un arbre en proie à la cognée.
    Sur ce géant, grandeur jusqu’alors épargnée,
    Le malheur, bûcheron sinistre, était monté ;
    Et lui, chêne vivant, par la hache insulté,
    Tressaillant sous le spectre aux lugubres revanches,
    Il regardait tomber autour de lui ses branches.
    Chefs, soldats, tous mouraient. Chacun avait son tour.
    Tandis qu’environnant sa tente avec amour,
    Voyant son ombre aller et venir sur la toile,
    Ceux qui restaient, croyant toujours à son étoile,
    Accusaient le destin de lèse-majesté,
    Lui se sentit soudain dans l’âme épouvanté.
    Stupéfait du désastre et ne sachant que croire […]

     

    Victor Hugo

     



     

    Ce poème de Victor Hugo, montre combien la France était en déshérence après la retraite de Russie, dans quel état se retrouvera-t-elle après cette élection ?

     

    Et que nous réserve l'avenir ? C'est le grand suspens !

     

    Liviaaugustae

     



     

     


    16 commentaires
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    La pleine lune agissant sur les marées, on peut supposer qu'elle agit sur les êtres humains et aussi sur les animaux. Toujours est-il que la nuit dernière, nuit de pleine lune, (vérifié sur le calendrier), - et c'est vrai qu'elle était belle la lune, j'ai pu l'admirer tout à loisir, plus que je ne le voulais - 5 ou 6 chats du voisinage, se sont donné rendez-vous dans les jardins derrière l'immeuble, et fait une bacchanale jusque tard dans la nuit.

     

    Malgré mes vitupérations depuis ma fenêtre, je n'ai pu stopper leur fiesta. Très occupés, ils n'ont même pas levé la tête !

     

    J'ai passé une demie-nuit fort désagréable !

     

    Cette aventure m'a inspiré le petit poème ci-dessous :

     

    Liviaaugustae

     

     

    Une nuit de pleine lune...

    (image internet)

     

     

     

    Sur un toit perché

     

     

     

    La nuit est encore jeune.

     

    Minet sur un toit perché,

     

    Après moult miaulements et moult galipettes,

     

    Veille avec les amis.

     

    Et quand la lune s'est levée,

     

    Ronde, belle et dorée à souhait,

     

    Ils ont miaulé ensemble, une sérénade pour saluer son ascension.

     

    Après la nuit, les fêtards fatigués,

     

    Sur leurs pattes de velours, griffes rentrées,

     

    Ont regagner leurs pénates,

     

    Sans plus de façons,

     

    Pour un somme bien mérité !

     

    Liviaaugustae

     

     

     

     


    22 commentaires
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    J'ai retrouvé au fond d'un tiroir, vidé lors de mes travaux de peinture, un cahier où j'avais copié les poèmes de mes jeunes années.

     

    Je pense que j'ai écrit celui-ci, au temps où, avec une de mes cousines et deux amies, nous avions formé un « club de poésie », tous les jeudis nous nous réunissions et nous lisions les poèmes que nous avions écrits, je peux vous assurer que la censure était très sévère, nous ne nous pardonnions rien.

     

    Ce poème est une « œuvre » de pure imagination, car j'habitais alors en Guadeloupe, où il n'y avait pas hiver, et donc pas de parc glacé. Je me suis sûrement inspiré de lectures et de films !

     

    D'après la date inscrite dans le cahier, je n'avais que 15 ans à l'écriture de ce poème, je trouve ce dernier tristounet pour une gamine de 15 ans. Avais-je du chagrin lorsque je l'ai écrit ? Si oui, je n'en ai aucun souvenir !

     

    Ou avais-je comme Musset, réalisé que : « les chants les plus désespérés, sont les chants les plus beaux. - Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots. » ?

     

    Aujourd'hui que je connais l'hiver, qu'il est cette année assez rude, je refuserai tout net d'errer dans des parcs glacés, pour guetter des fantômes, sous des ormes !

     

    BRRR! Rien que d'y penser, j'en ai la chair de poule !

     

    Liviaaugustae

     

     

    Souvenirs d'antan...

    Arbre gelé

     

    (image internet)

     

     

     

     

     

    Souvenirs

     

     

     

    Dans le grand parc désert et glacé

     

    Un fantôme mystérieux est passé

     

    Il éveille tous les songes endormis

     

    Ils sont tous là, par le temps pâlis.

     

     

     

    Ici c'est un souvenir d'été

     

    Qui me sourit comme au temps passé.

     

    Plus loin, un que j'avais oublié

     

    Me rappelle que je l'avais aimé.

     

     

     

    Une douce musique chargée de tristesse

     

    Réveille dans mon cœur une morne ivresse

     

    Alors je pleure les défuntes années

     

    Qui se meuvent en robes surannées

     

     

     

    Dans le grand parc désert et glacé

     

    Le fantôme mystérieux est repassé

     

    Un à un, tous les songes se rendorment

     

    Et le fantôme s'évanouit sous le gros orme.

     

    Liviaaugustae

     

     


    17 commentaires
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    L'hiver sévit en ce moment, froid, givre et neige...

     

    Ici, pas de neige, mais une pluie glacée ce qui n'est guère mieux !

     

    Alors je rêve de soleil, de ciel bleu... et mes rêves à tire-d'aile, m'emportent vers mon île natale.

     

     

     

    Rêveries...

    Ma photo de la plage de l'Anse La Gourde (2008).

     

    On peut voir des « Raisiniers bord de mer » au premier plan à gauche et tout au fond, l'île de la Désirade qui se profile...

     

    (Grande Terre Guadeloupe)

     

     

     

     

     

    Rêveries

     

     

     

    Lorsque je m'éveille,

     

    Sous un ciel trop gris,

     

    D'un hiver froid, triste et morne.

     

    Bien vite je referme les yeux.

     

    Mes pensées vagabondent vers mon île natale.

     

    Alors je rêve un instant,

     

    Que pieds nus dans l'eau claire d'une petite crique,

     

    Je retrouve mon ciel plein d'azur profond

     

    Où du matin au soir,

     

    Se promène un soleil, gros comme un ostensoir,

     

    Dont les rayons m'incendient la peau.

     

     

     

    Parfois, je délaisse les rivages et ses embrasements,

     

    Pour goûter la fraîcheur des sentiers de forêts,

     

    Où poussent l'orchidée sauvage.

     

    Sous l'ombrage des fougères géantes, bercées par l'alizé,

     

    Règne un silence plein de bruit d'ailes,

     

    Et du murmure soyeux d'une ravine* coulant en contrebas.

     

    Un gros manguier, au bord de la sente,

     

    M'offre ses fruits d'or, dans lesquels

     

    Altérée je mords à belles dents.

     

    Les fruits tombés, exhalent un parfum lourd et sucré

     

    Qui attirent les insectes en vols bourdonnants...

     

     

     

    Mais le rêve se défait,

     

    Et les bruits quotidiens de la vie qui bourdonne

     

    Me ramène brutalement sous ce grand ciel trop gris.

     

     

     

    Liviaaugustae

     

     

     

    • Ravine : une ravine est une incision linéaire. Cette forme d'érosion est créée par le ruissellement des eaux sur un versant. (Dictionnaire Robert)

     

     


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