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    C'est pour le jeu café/thé N°94 de Brigitte alias « écureuilbleu », il y a maintenant quelques années, que j'ai écrit ce petit poème inspirée par une promenade en barque avec des amis en Guadeloupe il y a très, très longtemps.

    Comme il fait chaud et beau, je vous invite dans ma barque pour une balade en mer...

    Livia

     

     

     

    Balade en barque...

    Les diamants sur la mer …

    (image internet)

     

    Balade en barque...

     

    Sur les flots harmonieux

    Sous le chaud soleil

    Dans la barque légère

    Nous sommes parti rêver.

     

    La brise marine

    Et la vague écumeuse

    Vers l'horizon lointain

    Nous ont menés rêver.

     

    Nous avons admiré dans l'eau claire

    Des châteaux de coraux

    Hantés par des poissons

    Aux écailles de lumière.

     

    Et avons vu aussi, dessiné dans le ciel

    Par le soleil couchant

    Des pays fabuleux

    Faits de lumière et d'or

     

    Et tout le jour, toux les deux,

    Sous le soleil doré

    Sur les flots harmonieux,

    Nous avons longtemps rêvé !

    Livia

     


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    Pour commencer la semaine je vous offre un poème d'Armand Sylvestre, c'est un poète oublié aujourd'hui et découvert par hasard au cours d'une lecture.

     

    Mais Dieu que ses aurores brodées d'or, d'argent et de carmin, sont belles !

     

    Livia

     

     

    Les aurores d'Armand Sylvestre...

     

    Lever de soleil...

     

    (image internet)

     

     

     

     

     

    Matutina

     

     

     

    IV

     

    Des jardins de la nuit, s’envolent les étoiles.
    Abeilles d’or qu’attire un invisible miel,
    Et l’aube, au loin tendant la candeur de ses toiles,
    Trame de fils d’argent le manteau bleu du ciel.

     

    Du jardin de mon cœur qu’un rêve lent enivre
    S’envolent mes désirs sur les pas du matin,
    Comme un essaim troublé qu’à l’horizon de cuivre
    Appelle un chant plaintif éternel et lointain.

     

    Ils volent à tes pieds, astres chassés des nues,
    Exilés du ciel d’or où fleurit la beauté
    Et, cherchant jusqu’à toi des routes inconnues,
    Mêlent au jour naissant leur mourante clarté.

     



     



     

    V

     

    L’aurore frange de carmin
    La robe grise de la nue
    Et brode, en passant, l’avenue
    D’un double feston de jasmin

     

    Une aiguille d’or à la main,
    Comme une fée elle est venue
    Mettre leur parure connue
    Au ciel d’azur au vert chemin.

     

    Comme Pénélope, sans trêve,
    Elle recommence le rêve
    Qu’emportera la fin du jour.

     

    Renaissante et mourante flamme,
    Ainsi recommence dans l’âme
    L'œuvre éternelle de l’amour.

     

    Armand Sylvestre

     



     



     

    Un mot sur le poète

     

     

     

    Les aurores d'Armand Sylvestre...

    Armand Sylvestre

     

     

     

    Armand Silvestre, ou Paul-Armand Silvestre, est un écrivain, romancier poète, conteur librettiste et critique d'art français, né le 18 avril 1837 à Paris et mort le 19 février 1901 à Toulouse.

     

    Fils d'un magistrat parisien, il est d'abord destiné à la magistrature. Mais l'étude des mathématiques le conduit à l'Ecole polytechnique dont il sort, en 1859, officier du génie, après avoir publié quelques mémoires scientifiques. Il quitte rapidement la carrière militaire et se consacre à la littérature.

     

    Certains poèmes d'Armand Sylvestre ont été mis en musique par Gabriel Fauré, sous forme de mélodies pour une voix et piano (Le Secret, L'Automne, ...).

     

    Pour l'écouter, clic sur le lien ci-dessous :

     

    https://www.youtube.com/watch?v=DAEnKy1yee4

     

    Son poème Jours Passés a été mis en musique par Léo Delibes sous le titre Regrets.

     

    Pour L'écouter, clic sur le lien ci-dessous :

     

    https://www.youtube.com/watch?v=cVy_i1g_NCU

     

     


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    Je vous invite en ce début d'été, au vallon bleu d'Henri Jammes.

    Livia

     

     

     

    Le vallon bleu...

     

    Le vallon bleu...

     

    (image internet)

     

     

     

    Qu’est-ce que le bonheur ?...

     

    Qu’est-ce que le bonheur ? Peut-être un vallon bleu

     

    Dans lequel j’ai chassé, voici trente ans, le lièvre.

     

    Que m’importent l’échelle d’or, les rouges lèvres ?

     

    Tout est vain qui n’a pas le grand calme de Dieu.

     

     

     

    Dites, parlant de moi, que Jammes devient vieux,

     

    Sans que vous soupçonniez combien jeune est sa fièvre ;

     

    Mais il vous tend le sel, ô chevreaux que l’on sèvre,

     

    Le sel de la sagesse où se mirent les Cieux.

     

     

     

    La coupe la plus douce apporte l’amertume,

     

    Sauf la coupe du vallon bleu qu’emplit la brume

     

    Comme d’un lait que boit l’Aurore à son réveil.

     

     

     

    J’ai su vous oublier, amours adolescentes,

     

    Mais encore je vois un chien qui par la sente

     

    À travers la rosée allait vers le soleil.

     

    Francis Jammes

     


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    Après ces jours de pluie et de vent, le soleil est revenu enfin, pas pour

     

     

    longtemps nous avertit Météo France.

     

     

    Profitons donc de ces quelques jours pour fêter le soleil en compagnie de Francis

    Jammes.

     

     

    Livia

     

     

    Hymne au soleil...

     

    (Image internet)

     

     

     

    La maison serait pleine de roses

     

     

     

    La maison serait pleine de roses et de guêpes.

     

     

    On y entendrait, l’après-midi, sonner les vêpres ;

     

     

    Et les raisins couleurs de pierre transparente

     

     

    Sembleraient dormir au soleil sous l’ombre lente.

     

     

    Comme je t’y aimerais ! Je te donne tout mon cœur

     

     

    Qui a vingt-quatre ans, et mon esprit moqueur,

     

     

    Mon orgueil et ma poésie de roses blanches ;

     

     

    Et pourtant je ne te connais pas, tu n’existes pas.

     

     

    Je sais seulement que, si tu étais vivante,

     

     

    Et si tu étais comme moi au fond de la prairie,

     

     

    Nous nous baiserions en riant sous les abeilles blondes, près du ruisseau frais, sous

     

    les feuilles profondes.

     

     

    On n’entendrait que la chaleur du soleil.

     

     

    Tu aurais l’ombre des noisetiers sur ton oreille,

     

     

    Puis nous mêlerions nos bouches, cessant de rire,

     

     

    Pour dire notre amour que l’on ne peut pas dire ;

     

     

    Et je trouverais, sur le rouge de tes lèvres,

     

     

    Le goût des raisins blonds, des roses rouges et des guêpes.

     

     

    Francis Jammes

     

     


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    Aujourd’hui, commençons la semaine avec un poème d'Eugène Hollande.

     

    Ce poème est inspiré par le tableau ci-dessous :

     

    (Ce tableau a déclenché une polémique ces temps-ci, car certains experts pensent qu'il n'aurait pas été peint par Léonard de Vinci)

     

     

     

    Le Christ de Léonard de Vinci...

     

    Le Christ de Léonard de Vinci ?

     



     



     

    Sur le Christ de Léonard de Vinci

     


    Ses cheveux d'or léger, pathétiques, déroulent
    Leurs volutes, des deux côtés du front si beau,
    Et l'on dirait des pleurs de lumière qui coulent,
    Effusion pieuse et tendre du pinceau.

    Sa tête est comme un lys qu'un vent du soir incline,
    Car il entend déjà le sarcasme et les cris ;
    Il sait les stations de l'infâme colline,
    La couronne, et la croix, et ses genoux meurtris.

    Il sait qu'il va bientôt mourir, Roi dérisoire.
    Il se sent, sous les clous invisibles, sanglant ;
    A sa soif insultée on tend du fiel à boire ;
    Et le trou de la lance est déjà dans son flanc.

    Et pourtant Il est là ! Pourtant là sont les Douze !
    Ils le regardent tous avec des yeux d'amour,
    Sauf un. Ne se peut-il que la honte la couse,
    La bouche qui va feindre en parlant à son tour !

    Jésus tient sur ses yeux ses paupières baissées,
    Et seul ainsi, dans son amère humanité,
    il ne regarde plus qu'en ses tristes pensées,
    Pesant le sacrifice et sa nécessité.

    Mais en vain dans son cœur sa peine est infinie,
    La douleur n'a point fait que l'humaine laideur
    Offense en l'Homme-Dieu l'ineffable harmonie
    De ses traits revêtus d'une auguste pudeur.

    Eugène Hollande (1866-1931)

     



     



     

    Je n'ai trouvé que peu de renseignements sur ce poète, je sais qu'il est français, né en 1866 et mort en 1931.

     

    Mais je ne sais pas s'il est apparenté au triste sire qui occupa l'Elysée durant cinq longues années !

     

    Livia

     

     


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