• v

    Lundi 10 décembre 2018

     

     

     

    Je te salue Marie...

    Hier nous avons allumé la deuxième bougie de l'Avent !

    (image internet)

     

     

     

    Et comme les temps sont très durs aujourd'hui, prions la Vierge d'éloigner les dangers qui menacent notre pays !

     

     

    Je te salue Marie...

    (image internet)

     



     

     Avec Toi, la terre des vivants devient le berceau de Dieu

     

    Je te salue, Marie de chez nous,
    femme, ma sœur humaine,
    par toi Dieu vient s'établir
    dans la demeure terrestre.
    Avec toi, la terre des vivants
    devient le berceau de Dieu.

    Je te salue, Marie de chez nous,
    femme humble, ma sœur humaine,
    par toi Dieu s'éloigne
    du ciel de sa grande puissance.
    Avec toi, la terre des vivants
    devient le trône de Dieu.

    Je te salue, Marie de chez nous,
    femme de chaque jour, ma sœur humaine,
    par toi Dieu vient chercher
    les oubliés de tous les jours
    pour les asseoir à ses côtés
    tout contre sa joue.

    Avec toi la terre quotidienne
    devient l'espace et le temps
    de Dieu Serviteur des vivants.

    Je te salue, Marie de chez nous !

    Charles Singer

     

     

     

     

     

     

     


    16 commentaires
  •  

     

     

     

     

    (image internet)

    Pour écouter le Cantique de Jean Racine, clic sur le lien ci-dessous :

    https://www.youtube.com/watch?v=77Z-WdfC6KM



    Le mardi à laudes

    L’oiseau vigilant nous réveille ;
    Et ses chants redoublés semblent chasser la nuit :
    Jésus se fait entendre à l’âme qui sommeille,
    Et l’appelle à la vie, où son jour nous conduit.

    « Quittez, dit-il, la couche oisive
    Où vous ensevelit une molle langueur :
    Sobres, chastes et purs, l’œil et l’âme attentive,
    Veillez : je suis tout proche, et frappe à votre cœur. »

    Ouvrons donc l’œil à sa lumière,
    Levons vers ce Sauveur et nos mains et nos yeux,
    Pleurons et gémissons : une ardente prière
    Écarte le sommeil, et pénètre les cieux.

    Ô Christ, ô soleil de justice !
    De nos cœurs endurcis romps l’assoupissement ;
    Dissipe l’ombre épaisse où les plonge le vice,
    Et que ton divin jour y brille à tout moment !

    Gloire à toi, Trinité profonde,
    Père, Fils, Esprit-Saint : qu’on t’adore toujours,
    Tant que l’astre des temps éclairera le monde,
    Et quand les siècles même auront fini leur cours !

    Jean Racine, 

    (Lettre à Mademoiselle Vitart)


    10 commentaires
  •  

     

     

     

    Je vous offre aujourd'hui un poète oublié lui aussi, cependant sa poésie est magnifique et mérite d'être connue.

     

    Livia

     

     

     

    La table pour le pauvre...

    C'est pour ce pauvre-là que la table est mise...

     

    (image internet)

     



     

    Un pauvre est à ta porte

     

     

     

    Mets ta nappe de lin sur la table agrandie,
    Verse dans les cristaux
    Des vins fumants faits de raisins orientaux,
    Orne de citrons verts, de pommes, de gâteaux
    Les vaisselles polies.

     



     

    Répands les fruits du parc et les fleurs de la plaine
    En couronne d’azur.
    Tords le feuillage d’or le long du calme mur,
    Inonde l’air d’odeurs, et que d’un parfum pur
    L’atmosphère soit pleine !

     



     

    Commande aux serviteurs afin qu’ils te rapportent
    Tous les vins du cellier
    Sors les sacs de la grange et détruis le hallier,
    Dénude-toi, soustrais la grappe à l’espalier ! Un pauvre est à la porte !

     



     

    Or tout vrai pauvre a droit à la plus belle place,
    Il est l’hôte divin,
    Il est l’expiateur qui va par le chemin
    Lourd de tes maux dont il rend le fardeau vain
    Et qu’il porte à ta place.

     

     

     

     

    Saint Georges de Bouhélier

     

    (La romance de l’Homme);

     



     

     

     

    Un mot sur le poète :

     

    La table pour le pauvre...

    Saint Georges de Bouhélier

     

     

     

    Stéphane-Georges Lepelletier de Bouhélier, dit Saint-Georges de Bouhélier, né à Rueil le 19 mai 1876 et mort à Montreux le 20 décembre 1947 est un poète, romancier et auteur dramatique français.

     

    En novembre 1896, il eut son premier entretien avec Emile Zola, à qui il avait dédié son livre L'Hiver en méditation. Zola lui conseilla d'écrire un article sur le naturisme et promit de le recommander aux directeurs du Figaro. Les deux hommes se virent souvent par la suite, et Bouhélier soutint la campagne du romancier pour la révision du procès Dreyfus. Après avoir publié des récits lyriques — La Route noire (1900), Julia ou les Relations amoureuses (1903) — et des vers philosophiques, Les Chants de la vie ardente (1902), il fit paraître La Romance de l'homme (1912), apologie de la cause ouvrière.

     

    Bouhélier écrivit surtout pour le théâtre, en se donnant pour but de faire renaître la tragédie. Il choisit des sujets religieux (Le Roi sans couronne, 1906), politiques (La Tragédie royale, 1909), légendaires (La Tragédie de Tristan et Iseult, 1923), et, surtout, des sujets historiques (Le Sang de Danton, 1931 ; Napoléon, 1933 ; Jeanne d'Arc, la Pucelle de France, 1934 ; Le Roi-Soleil, 1938). Il obtint son plus grand succès avec Le Carnaval des enfants, pièce créée au Théâtre des Arts en 1910, et jouée par la suite à l'Odéon et à la Comédie Française...

     

    (Texte et image wikipédia)

     

     

     

     


    24 commentaires
  •  

     

     

     

    J'ai découvert au cours d'une lecture, ce poète qui est malheureusement, complètement oublié .

     

    Je trouve pourtant ses poèmes, consacrés à l'amour magnifiques.

     

    Je vous en offre un petit que je trouve tout à fait ravissant.

     

    Liviaaugustae

     

     

     

    Le terrestre amour...

     

    (image internet)

     

     

     

    Et le terrestre amour, nous fait voir l'Eternel.

     

    "Souvent je me demande et je cherche en tout lieu
    Ce qu’est Dieu sans l’amour, ou bien l’amour sans Dieu.
    Aimer Dieu, n’est-ce pas trouver la pure flamme
    Qu’on crut voir dans les yeux de quelque jeune femme ?
    Dans cette femme aussi n’est-ce point ici-bas

     



     

    Chercher comme un rayon du dieu qu’on ne voit pas ?
    Ainsi, ces deux amours, le céleste et le nôtre,
    Pareils à deux flambeaux, s’allument l’un par l’autre :
    L’idéal purifie en nous l’amour charnel,
    Et le terrestre amour nous fait voir l’éternel."

     

    Auguste Brizeux

     

     

     

    Un mot sur le poète

     

     

     

    Le terrestre amour...

    Auguste Brizeux

     



     

    Julien Pélage Auguste Brizeux, né le 12 septembre 1803 à Lorient et mort le 3 mai 1858 à Montpellier, est un poète romantique breton.

     

    Auguste est très tôt orphelin. Sa mère, épouse en seconde noces Jacques Boyer, dont elle aura trois fils. Il est donc confié dès la mort de son père à des oncles prêtres.

     

    En1831, son premier recueil Marie, d'abord publié sans nom d'auteur, rencontre un vif succès. Alfred de Vigny et Sainte-Beuve en vantent les mérites. Poème narratif inspiré par ses souvenirs d'enfance et ses premières amours dans la campagne bretonne...

     

    Cependant, Marie est aussi une allégorie de la Bretagne natale à laquelle le poète restera toujours attaché malgré l'éloignement... Quelques semaines après la parution de son recueil, Auguste Brizeux part pour l'Italie en compagnie d'Auguste Barbier, qui lui aussi vient de rencontrer un certain succès...

     

    En 1834, Brizeux est nommé à l'Athénée de Marseille, en remplacement de Jean-Jacques Ampère, qui n'est autre que le fils du célèbre physicien André-Marie Ampère...

     

    En 1841, il publie : Les Terraines, un recueil inspiré par l'Italie dont il fait la « seconde patrie de son âme », il publie aussi une traduction de la Divine Comédie.

     

    Grâce à l'appuie de Vigny et Hugo, il publie le poème Les bretons, qui voit la consécration de son talent, il est couronné l'année suivante par l'Accadémie française....

     

    Quelques jours après sa mort, Brizeux fut inhumé dans le cimetière de Carne à Lorient, il avait désiré que sa tombe fut couverte du feuillage d'un chêne :

     

    « Vous mettrez sur ma tombe un chêne, un chêne sombre,

     

    Et le rossignol noir soupirera dans l'ombre :

     

    C'est un barde qu'ici la mort vient d'enfermer ;

     

    Il aimait son pays et le faisait aimer. »

     

     

     

    Aujourd'hui, Brizeux ne soulève plus guère l'enthousiasme d'admirateurs inconditionnels. Pourtant, dans les milieux bretons catholiques, jusqu'au début du XXe siècle, il resta longtemps le premier chantre du romantisme spirituel breton :

     

    « Brizeux occupera parmi les poètes du XIXe siècle une place plus haute que celle qu'il a tenue pendant sa vie. Il en est de plus grands sans doute, mais il n'est le disciple d'aucun d'eux, il ne doit rien, ni à Lamartine, ni à Hugo, ni à Musset ; il a su garder intacte son originalité. Parce que la Bretagne est immortelle, Brizeux restera son grand poète national. Mais ce n'est pas assez dire. Il a enrichi la littérature française d'une branche nouvelle : la poésie intime, familière, basée sur l'amour du sol natal, du foyer domestique, et dans ce genre qu'il a créé, où la foule des rimeurs le suit aujourd'hui, il est demeuré le maître. Il appartient à la France entière, à tous les cœurs épris du bien et du beau, à tous ceux qui savent goûter la délicatesse des sentiments, l'élévation de la pensée, le charme et la mélodie du langage »

     

    (Texte et image wikipédia)

     

     

     

     

     

     

     


    16 commentaires
  •  

     

    J'ai été ravie de découvrir aux détours des pages d'une de mes revues, ce poète délicat, je trouve à ses poésies un petit air suranné qui me plaît beaucoup !

     

    Liviaaugustae

     

     

     

    Actions de grâces...

    (image internet)

     

     

     

     

     

    Action de Grâces
    Seigneur, merci des royaux attraits
    Que ce matin vous offrez au monde :
    Baisers du vent, caresses de l'onde,
    Chaleur du ciel, fraîcheur des forêts,
    Presqu'île bleue et montagne blonde.

    Merci d'avoir lâché des oiseaux
    Qui chanteront jusqu'aux crépuscules,
    D'avoir fleuri tant de campanules,
    D'avoir semé parmi les roseaux
    De la rosée et des libellules.

    Merci d'avoir gardé ma raison
    Contre l'assaut des troubles armures,
    Les baladins, les mauvais augures.
    Merci d'avoir mis dans ma maison
    Le fruit suave et les boissons pures.

    Et cet amour (je suis étonné
    De cette flamme auprès de la mienne),
    Ce jeune amour d'une enfant chrétienne,
    Merci, Seigneur, de l'avoir donné
    Aux vœux d'une âme à demi païenne

     

    Fernand Mazade

     



     



     



     

    Un mot sur le poète

     

     

     

    Actions de grâces...

    Fernand Mazate

     



     

    Fernand Mazade, né au château de Monac à Alès le 8 novembre 1861 et mort à Saint-Georges -de-Didonne le 30 novembre 1939, est un poète français.

     

    Certains de ses poèmes furent mis en musique par Henriette Bosmans.

     

    Il traduisit également des poèmes de Taras Tchevtchenko.

     

    Il nous laisse aussi une Anthologies de poètes français très complète.

     

    (image et texte wikipédia)

     

     

     

     

     

     

     


    18 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique