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    Ce poème est ma participation au Jeu Café/Thé N° 116 de Brigitte alias écureuilbleu.

     

    L'envolée !

     

    C'était son thème.

     

     

    L'envolée...

    La photo de Brigitte l'inspiratrice de mes mots...

     

     

     

     

     

    L'envolée

     

    J'ai souvent rêvé d'être un de ces grands oiseaux blancs

     

    Qui planent tout là-haut dans le firmament,

     

    J'aimerai rejoindre, aigrettes, canards et oies sauvages.

     

    Me perdre dans l'azur,

     

    Me laisser porter sur les ailes du vent

     

    Au-delà des mers, vers des contrées lointaines,

     

    Là, où des villes blanches,

     

    Perchées sur de grands rochers rouges,

     

    Descendent vers la mer pour se mirer dans l'eau.

     

    Las ! L'homme ne peux s'enlever de la glèbe terrestre.

     

    Icare a essayé ! Il mourut en plein vol !

     

    Livia

     


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    L'épanouissement...

     

    Quelque part en Bretagne lors de vacances estivales

     



     

     

     

     

     

    L'épanouissement

     

     

     

    L'épanouissement, c'est la loi du Seigneur.
    Il a fait la beauté, l'amour et le bonheur,
    Il veut la fleur dans la broussaille.
    Son âme immense, à qui l'aube sert de clairon,
    Vibre à l'anxiété du moindre moucheron.
    Toute douleur en Dieu tressaille.

    Quand on lie un oiseau, Dieu souffre dans le nœud.
    Dieu, tout objet froissé vous touche et vous émeut
    Dans l'ombre où votre esprit repose ;
    Couché sur l'univers qu'emplit votre rayon,
    Vous sentez, vous aussi, dans la création,
    Le pli d'une feuille de rose.

     

    Victor Hugo

     



     



     

    Aujourd'hui, Dieu tressaille en permanence, devant cette agitation pleine de fureur et de violence, devant les roses pliées et abîmées, les oiseaux chassés et les hommes pourchassés...

     

    Livia

     



     


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    Les trois Parques

     

    Elihu Vedder

     

    Les destinées

     

    Depuis le premier jour de la création,


    Les pieds lourds et puissants de chaque Destinée


    Pesaient sur chaque tête et sur toute action.

     



    Chaque front se courbait et traçait sa journée,


    Comme le front d'un bœuf creuse un sillon profond


    Sans dépasser la pierre où sa ligne est bornée.

     



    Ces froides déités liaient le joug de plomb


    Sur le crâne et les yeux des Hommes leurs esclaves,


    Tous errant, sans étoile, en un désert sans fond ;

     



    Levant avec effort leurs pieds chargés d'entraves ;


    Suivant le doigt d'airain dans le cercle fatal

    ,
    Le doigt des Volontés inflexibles et graves.

     



    Tristes divinités du monde oriental,


    Femmes au voile blanc, immuables statues,


    Elles nous écrasaient de leur poids colossal.

     



    Comme un vol de vautours sur le sol abattues,


    Dans un ordre éternel, toujours en nombre égal


    Aux têtes des mortels sur la terre épandues,

     

     

    Elles avaient posé leur ongle sans pitié


    Sur les cheveux dressés des races éperdues,


    Traînant la femme en pleurs et l'homme humilié.

     



    Un soir il arriva que l'antique planète


    Secoua sa poussière. - Il se fit un grand cri :


    " Le Sauveur est venu, voici le jeune athlète,



    " Il a le front sanglant et le côté meurtri,


    " Mais la Fatalité meurt au pied du Prophète,


    " La Croix monte et s'étend sur nous comme un abri ! "

     



    Avant l'heure où, jadis, ces choses arrivèrent,


    Tout Homme allait courbé, le front pâle et flétri.


    Quand ce cri fut jeté, tous ils se relevèrent.

     



    Détachant les nœuds lourds du joug de plomb du Sort,


    Toutes les Nations à la fois s'écrièrent :


    " O Seigneur ! est-il vrai ? le Destin est-il mort ? "

     



    Et l'on vit remonter vers le ciel, par volées,


    Les filles du Destin, ouvrant avec effort


    Leurs ongles qui pressaient nos races désolées ;

     



    Sous leur robe aux longs plis voilant leurs pieds d'airain,


    Leur main inexorable et leur face inflexible ;


    Montant avec lenteur en innombrable essaim,

     



    D'un vol inaperçu, sans ailes, insensible,


    Comme apparaît au soir, vers l'horizon lointain,


    D'un nuage orageux l'ascension paisible. […]

     

     

    Alfred de Vigny

     



     



     

    Las Alfred ! Si tu revenais, tu verrai aussitôt

     

    Que rien n'a changé sous le ciel pâle et froid!

     

    L'homme a tué Dieu !

     

    Le veau d'or est debout.

     

    Mais en tuant Dieu,

     

    L'homme s'est tué lui-même !

     

    Livia

     


    18 commentaires
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    L'Avent est une préparation à Noël, pas à la confiserie, bières, parfums, etc...

     

    Avec Corneille essayons de vivre cet Avent dans les pas du Christ.

     

    Livia

     

    La vraie liberté...

    La liberté au bout des ailes...

     

    (image internet)

     

     

     

     

     

     

     

    « De la vraie liberté »

     

     

     

    Ceux qui pensent ici posséder quelque chose
    Le possèdent bien moins qu'ils n'en sont possédés ;
    Et ceux dont l'amour-propre en leur faveur dispose
    Sont autant de captifs par eux-mêmes gardés.

     



     

    Les appétits des sens ne font que des esclaves ;
    La curiosité comme eux a ses liens :
    Et les plus grands coureurs ne courent qu'aux entraves
    Qui jettent sous leurs pas les charmes des faux biens.

     



     

    Ils cherchent partout les douceurs passagères,
    Plus que ce qui conduit à l'éternité ;
    Et souvent pour tout but ils se font des chimères
    Qui n'ont pour fondement que l'instabilité.

     



     

    Hors ce qui vient de Dieu, tout passe, tout s'envole,
    Tout en son vrai néant aussitôt se résout ;
    Et, pour te dire tout d'une seule parole,
    Quitte tout, mon enfant, et tu trouveras tout.

     

    Corneille

     

     


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    Phénix, cet oiseau fabuleux, qui renaît indéfiniment de ses cendres fit beaucoup rêver autrefois, Jean-Pierre Claris de Florian, poète du XIIIe siècle, en a fait un joli poème.

     

    Ce XIIIe siècle naquit sous les lumières et finit à l'ombre de la guillotine, notre poète qui était noble, fut jeté en prison sur ordre de Robespierre et n'en sortit qu'à la mort de ce dernier.

     

    Livia

     

     

     

    Le phénix...

    Le phénix en feu

     

    (image internet)

     

     

     

    Le phénix

     

    Le phénix, venant d'Arabie,
    Dans nos bois parut un beau jour :
    Grand bruit chez les oiseaux ; leur troupe réunie
    Vole pour lui faire sa cour.
    Chacun l'observe, l'examine ;
    Son plumage, sa voix, son chant mélodieux,
    Tout est beauté, grâce divine,
    Tout charme l'oreille et les yeux.
    Pour la première fois on vit céder l'envie
    Au besoin de louer et d'aimer son vainqueur.
    Le rossignol disait : jamais tant de douceur
    N'enchanta mon âme ravie.
    Jamais, disait le paon, de plus belles couleurs
    N'ont eu cet éclat que j'admire ;
    Il éblouit mes yeux et toujours les attire.
    Les autres répétaient ces éloges flatteurs,
    Vantaient le privilège unique
    De ce roi des oiseaux, de cet enfant du ciel,
    Qui, vieux, sur un bûcher de cèdre aromatique,
    Se consume lui-même, et renaît immortel.
    Pendant tous ces discours la seule tourterelle
    Sans rien dire fit un soupir.
    Son époux, la poussant de l'aile,
    Lui demande d'où peut venir
    Sa rêverie et sa tristesse :
    De cet heureux oiseau désires-tu le sort ?
    - Moi ! Mon ami, je le plains fort ;
    Il est le seul de son espèce.

     

    Jean-Pierre Claris de Florian

     



     



     

    Un mot sur le poète

     

     

     

    Le phénix...

    Jean-Pierre Claris de Florian

     

    Jean-Pierre Claris de Florian, né à Sauve le 6 mars 1755 et mort à Sceaux le 13 septembre 1794, est u auteur dramatique, romancier, poète et fabuliste français. [...]

     

    En 1792, Florian publie un recueil de cent fables réparties en cinq livres, auxquelles s’ajouteront 12 fables publiées à titre posthume. Ce sera son principal titre de gloire et la raison de sa survie littéraire. Ses fables sont unanimement considérées comme les meilleures après celles de Jean de La Fontaine, mais Florian était conscient de ne pas pouvoir rivaliser avec le « divin » La Fontaine et, dans son avant-propos, il se justifie de s'être malgré tout essayé au genre des fables, car « beaucoup de places infiniment au-dessous de la sienne [La Fontaine] sont encore très belles. » Il s'intéresse surtout au jeu de l'allégorie, comme le montre la fable qu'il place en tête de son recueil (voir illustration ci-jointe). Au lieu d'oppositions tranchées et irréconciliables entre les personnages, il recherche les dénouements heureux et les compromis.

     

     

     


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