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    L'année dernière, pour le jeu Café/thé N° 80, d'écureuil bleu, j'ai écrit ce petit poème, m'inspirant de films et de photos de mes frères, ces derniers allaient presque tous les ans au Canada, chez des cousins qui possèdent une maison sise dans une forêt : ils ont vu des biches boire dans le ruisseau, et des aubes glacées se lever, tandis qu'autour la forêt rutilait d'or et de rubis emmêlés...

     

    Liviaaugustae

     

     

     

    Ma cabane au Canada...

    L'automne tout en rubis...

     

    (Image internet)

     

     

     

     

     

    Là-bas, l'automne...

     

     

     

    Prends ma main, viens, suis-moi.

     

    Je t'emmène par delà les mers

     

    Dans ma cabane au Canada,

     

    Nichée sous les grands arbres.

     

    L'automne y est déjà,

     

    En habits d'or et de rubis emmêlés,

     

    La forêt embrasée, rutile à l'infini.

     

     

     

    Un ruisseau chante tout près de là,

     

    Et les biches, le matin, viennent s'y désaltérer.

     

    Tu verras se lever les aurores glacés,

     

    Le soleil filtrer entre les feuilles dorées, 

     

    Et le temps bon enfant, s'arrêtera.

     

    Devant l'âtre chaud, lovés l'un contre l'autre,

     

    Nous regarderons les flammes danser.

     

    Liviaaugustae

     

     


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    Ode à novembre...

     

    Rouge gorge en hiver...

     

    (Image internet)

     

     

     

    Rondel d'automne

     

     

     

    Les oiseaux sont comme des fruits

     

    Sur les arbres morts de Novembre.

     

    Leur petite pose s'y cambre

     

    Dans la brume où meurent les bruits.

     

     

     

    Autour d'eux, les rameaux détruits

     

    Bercent trois feuilles couleur d'ambre ;

     

    Les oiseaux sont comme des fruits

     

    Sur les arbres morts de Novembre.

     

     

     

    Et nous, ayant bien clos nos huis,

     

    Voyons, aux vitres de la chambre,

     

    L'automne roux qui se démembre,

     

    Où, perchés, faute de réduits,

     

    Les oiseaux sont comme des fruits...

     

    Lucie Delarue Mardrus

     



     

    L'automne est là depuis septembre déjà, mais aujourd'hui il n'est plus question d'été indien, il fait froid et le ciel uniformément gris, pleure le long des vitres et... le printemps est si loin !

     

    Liviaaugustae

     


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    Automne en couleur...

     

    Automne en couleur

     

    (image internet)

     

     

     

    L'automne

     

    On voit tout le temps, en automne

     

    Quelque chose qui vous étonne,

     

    C'est une branche tout à coup,

     

    Qui s'effeuille dans votre cou.

     

     

     

    C'est un petit arbre rouge,

     

    Un, d'une autre couleur encor,

     

    Et puis partout, ces feuilles d'or

     

    Qui tombent sans que rien ne bouge.

     

    Lucie Delarue-Mardrus

     


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    Ils se sont mis à deux pour araser la Guadeloupe et ses îles... Deux cyclones énormes avec des vents non moins énormes.

     

    Faisant appel à mes souvenirs passés, car j'ai vécu 3 cyclones, dont celui de 1966 qui fut très violent, mais heureusement pas trop long, (les vents ont commencé à souffler vers 11 heures du matin et ont continué jusqu'à 19h), j'ai essayer d'en reconstituer la violence ainsi que la peur qu'ils suscitent chez les hommes qui se trouvent pris dans leurs tourbillons, que je vous offre ici, avec quelques images envoyées par mon ami le Scrutateur.

     

     

    Cyclones...

    Cyclone Maria

     

     

    Cyclones...

    La maison a eut beaucoup de chance que ce poteau électrique ne soit pas tombé sur son toit, mais ils n'ont sûrement pas d'électricité !

     

     

    Cyclones...

    Cet arbre arraché par le vent est tombé sur le toit des maisons...

     

     

     

     

    La nature est fâchée !

     

    Et les vents déchaînés, poussent et bousculent dans le ciel.

     

    De lourds et charbonneux nuages,

     

    Qui déversent des trombes d'eau.

     

    Des rafales de vents tout droit sorties de l'enfer

     

    Se ruent à l'assaut des maisons 

     

    Qu'elles empoignent, les secouent, les ébranlent

     

    Et emportent les toitures.

     

    Ils déciment les grands arbres

     

    Et font danser de diaboliques farandoles

     

    Aux lourdes palmes des cocotiers.

     

    Les filaos, ploient et ondoient

     

    S'affolent et gémissent sous les doigts du vent.

     

    Les fragiles et gracieux bananiers épuisés,

     

    Se sont tous couchés.

     

    Et le vent furieux n'a plus de prise sur eux.

     

    La rivière grossie,

     

    Roulent des eaux jaunâtres

     

    Comme un abcès crevé.

     

    Elle traîne des détritus arraché çà et là,

     

    Elle enjambe le pont et fait trembler ses arches

     

    Sous ses coups sans cesse répétés.

     

    L'Océan en fureur déferle sur les côtes en vagues écumantes.

     

    Brise les bateaux contre les appontements.

     

    Emporte pêle-mêle les arbres et les cases

     

    Qui se balancent un instant sur les crêtes des vagues

     

    Pour finalement disparaître dans d'insondables abîmes

     

    La montagne est blessée sous le choc des vents,

     

    Et de ses flancs meurtris

     

    Descend une lente procession d'arbres arrachés.

     

    En ricanant, le vent et la pluie, étroitement mêlés.

     

    Ivres de folie et de destructions,

     

    Poussent jusqu'à l'effondrement

     

    Tous ces géants morts les racines en l'air.

     

    Et les hommes dans ce grand déferlement se sentent tout petits.

     

    Et tous, retrouvant un lambeaux de prière au fond de leur mémoire,

     

    Prie Dieu à genoux

     

    Pour que cesse le carnage !

     

    Liviaaugustae

     

     

     

     

     


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    « Même pour le simple envol d'un papillon, tout le ciel est nécessaire »

     

    Paul Claudel

     

     

    Confidances de papillon...

    Gran Canaria d'Espagne

     

    (photo internet)

     

     

     

     

     

    Confidences de papillon

     

     

     

    Je fais de beaux voyages au printemps.

     

    Dans la nature,

     

    J'aime à me poser sur les feuilles des arbres

     

    Et sur les brins d'herbe.

     

    Mais je préfère les jardins,

     

    Pour batifoler et boire

     

    Le nectar aux calices des fleurs,

     

    Ces coupes veloutées de toutes les couleurs.

     

    J'y rencontre toujours les abeilles, butineuses

     

    Elles travaillent pour la ruche

     

    Et n'aiment pas la fantaisie .

     

    Il y a aussi les gros bourdons balourds.

     

    Les mouches vrombissantes, et malodorantes,

     

    Hélas y viennent aussi,

     

    Mais j'y rencontre aussi des amis

     

    Aux ailes orangées ou écarlates toutes poudrées d'or.

     

     

    Confidances de papillon...

    Papillon sur une grenouille...

     

    (image internet)

     

     

     

    Je me pose parfois sur la tête de la grenouille

     

    Pour un bavardage rafraîchissant.

     

    Le soir venu je replie mes ailes jusqu'au matin

     

    Et ouvre les yeux avec le soleil

     

    Pour boire la rosée .

     

    Livia

     

     

     

     

     

    J'ai eu l'idée d'écrire cette petite fantaisie d'été, en découvrant par hasard cette amusante photo du papillon posé sur la tête d'une grenouille...

     

    Liviaaugustae

     

     

     


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