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    « Même pour le simple envol d'un papillon, tout le ciel est nécessaire »

     

    Paul Claudel

     

     

    Confidances de papillon...

    Gran Canaria d'Espagne

     

    (photo internet)

     

     

     

     

     

    Confidences de papillon

     

     

     

    Je fais de beaux voyages au printemps.

     

    Dans la nature,

     

    J'aime à me poser sur les feuilles des arbres

     

    Et sur les brins d'herbe.

     

    Mais je préfère les jardins,

     

    Pour batifoler et boire

     

    Le nectar aux calices des fleurs,

     

    Ces coupes veloutées de toutes les couleurs.

     

    J'y rencontre toujours les abeilles, butineuses

     

    Elles travaillent pour la ruche

     

    Et n'aiment pas la fantaisie .

     

    Il y a aussi les gros bourdons balourds.

     

    Les mouches vrombissantes, et malodorantes,

     

    Hélas y viennent aussi,

     

    Mais j'y rencontre aussi des amis

     

    Aux ailes orangées ou écarlates toutes poudrées d'or.

     

     

    Confidances de papillon...

    Papillon sur une grenouille...

     

    (image internet)

     

     

     

    Je me pose parfois sur la tête de la grenouille

     

    Pour un bavardage rafraîchissant.

     

    Le soir venu je replie mes ailes jusqu'au matin

     

    Et ouvre les yeux avec le soleil

     

    Pour boire la rosée .

     

    Livia

     

     

     

     

     

    J'ai eu l'idée d'écrire cette petite fantaisie d'été, en découvrant par hasard cette amusante photo du papillon posé sur la tête d'une grenouille...

     

    Liviaaugustae

     

     

     


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    « Le poème est une grappe d'images »

     

    Gaston Bachelard

     

     

     

    Les Cariatides...

     

    Les Cariatides - Athènes – Acropole

     

    (Image wikipédia)

     

     

     

     

     

    Les Cariatides

     

    C'est un palais du dieu, tout rempli de sa gloire.

     

     

     

    Cariatides sœurs des figures d'ivoire

     

    Portent le monument qui monte à l(éther bleu,

     

    Fier comme le témoin d'une immortelle histoire.

     

     

     

    Quoique l'archer Soleil avec ses traits de feu

     

    Morde leurs seins polis et vise à leurs prunelles,

     

    Elles ne baissent pas les regards pour si peu.

     

     

     

    Même le lourd amas des pierres solennelles

     

    Sous lesquelles Atlas plierait comme un roseau,

     

    Ne courbera jamais leurs têtes fraternelles.

     

     

     

    Car elles savent bien que le mâle ciseau

     

    Qui fouilla sur leurs fronts l'architrave et les frises

     

    N'en chassera jamais le Zéphyr et l'oiseau.

     

     

     

    Hirondelles du ciel, sans peur d'être surprises

     

    Vous pouvez faire un nid dans notre acanthe en fleur ;

     

    Vous n'y casserez pas votre aile, tièdes brises.

     

     

     

    O filles de Paros, le sage ciseleur

     

    Qui sur ces médaillons a mis les traits d'Hélène

     

    Fuit le guerrier sanglant et le lâche oiseleur.

     

     

     

    Bravez même l'orage avec son âpre haleine

     

    Sans craindre le fardeau qui pèse à votre front,

     

    Car vous ne porterez pas l'injustice et la haine.

     

     

     

    Sous vos portiques fiers, dont jamais nul affront

     

    Ne fera tressaillir les radieuses lignes,

     

    Les héros et les Dieux de l'amour passeront.

     

     

     

    Les voyez-vous, les uns avec les folles vignes

     

    Dans les cheveux, ceux-là tenant contre leur sein

     

    La lyre qui s'accorde au chant des hommes-cygnes ? […]

     

    Théodore de Banville

     


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    Plaisirs d'été...

     

    Les plaisirs de l'été à la plage...

     

    Le sable est rare mais les estivants aussi nombreux que les grains de sable !

     

    (image internet)

     

     

     

     

     

    Après-midi à la plage…

     

     

     

    Assise face à la mer,

     

    Sur un tout petit bout de sable,

     

    Je me gare à droite

     

    Je me gare à gauche !

     

    Un nuage de sable…

     

    Ciel ! le Sirocco !

     

    Mais non, seulement une femme qui

     

    Secoue sa serviette avec énergie.

     

    J’en ais entre les dents

     

    Cela craque, cela grince, cela crisse,

     

    Un ballon couleur de ciel, arrive comme un boulet

     

    Je me baisse instinctivement, heureusement !

     

    La dame d’à côté l’a pris en pleine poire, et râle…

     

    Un mec très bronzé, vient le récupérer

     

    Beaucoup de sourires, et beaucoup de bla-bla.

     

    Enfin le ballon a repris son envol

     

    Je le surveille du coin de l’œil !

     

    Mais pourquoi, suis-je assise là ?

     

    Sur ce tout petit bout de sable ?

     

    Soupirs !

     

     

     

     

     

    J'ai retrouvé au fond d'un tiroir (vidé lors de mes travaux de peinture), un classeur qui contenait des poèmes écrits depuis quelques années, je vous offre celui-ci, écrit en novembre 2011, pour le jeu café-thé n° 23 d'écureuilbleu.

     

    Cette histoire n'a pas été inventée elle fut malheureusement vécue par moi il y quelques années... et tout le monde je pense, à connu ou connaîtra une pareille mésaventure sur une plage surpeuplée...

     

    J'ai trouvé cette image sur internet qui illustre très bien mon propos et ce que j'ai ressentie sur cette plage encombrée !

     

    Liviaaugustae

     


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    Le poète du roi...

     

    Fontaine au creux de la verdure...

     

    (image internet)

     

     

     

     

     

     

     

    D'une fontaine

     

    Cette fontaine est froide, et son eau doux-coulante,

     

    A la couleur d'argent, semble parler d'Amour ;

     

    Un herbage mollet reverdit tout autour,

     

    Et les aunes font ombre à la chaleur brûlante.

     

     

     

    Le feuillage obéit à Zéphyr qui l'évente,

     

    Soupirant, amoureux, en ce plaisant séjour ;

     

    Le soleil clair de flamme est au milieu du jour,

     

    Et la terre se fend de l'ardeur violente.

     

     

     

    Passant, par le travaille du long chemin lassé,

     

    Brûlé de la chaleur et de la soif pressé,

     

    Arrête en cette place où ton bonheur te mène ;

     

     

     

    L'agréable repos ton corps délassera

     

    L'ombrage et le vent frais ton ardeur chassera,

     

    Et ta soif se perdra dans l'eau de la fontaine.

     

    Philippe Desportes

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Un mot sur le poète :

     

     

    Le poète du roi...

    Philippe Desportes

     

    (Médaillon provenant de son tombeau à Notre-Dame de Bonport en Normandie)

     

     

     

     

     

    Philippe Desportes né à Chartres en 1546 et mort à l'abbaye Notre-Dame de Bonport le 5 octobre 1606, est un poète baroque français. Surnommé le « Tibulle  français » pour la douceur et la facilité de ses vers, il fut abbé de Tiron, lecteur de la chambre du Roi et conseiller d'Etat.

     

    D'une riche famille de négociants de Chartres, Philippe Desportes, entre dans les ordres après de solides études classiques. Il suit à Rome l'évêque du Puy, dont il est devenu le secrétaire : il y découvre la poésie de Pétrarque, qui influença profondément son œuvre.

     

    A son retour en France en 1567, il gagne les bonnes grâce du duc d'Anjou, le futur Henri III, qu'il suit en Pologne. Lorsque celui-ci occupe le trône de France, il en reçoit plusieurs abbayes qui lui rapportent un confortable revenu. Le roi, préférant sa poésie à celle de Ronsard et de Du Bellay en fait son poète officiel.

     

    Ses poèmes sont lus à la Cour et transmit en manuscrits, (c'est peut-être pour cela qu'ils sont arrivés jusqu'à nous) quelques -uns de ses poèmes paraissent en 1572, parmi les « Imitations de quelques chants » avec ceux de Ronsard, Jean Dorat et d'Etienne Pasquier.

     

    Ses poésies, en partie galantes, en partie dévotes, eurent un grand succès : il y imite avec bonheur Clément Marot et les poètes italiens.

     

    Nourri d'Homère et de Virgile, Desportes poussa cependant moins loin que Ronsard l'imitation de l'Antiquité. Il polit la langue, donna plus de soins à la régularité des rimes, à l'harmonie de la phrase […]

     

     

     

    (image et texte wikipédia)

     

     


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    « Dansez et couronnez de fleurs vos fronts d'albâtre ;

     

    Liez au blanc muguet l'hyacinthe bleuâtre,

     

    Et que vos pas moelleux, délices d'un amant,

     

    Sur le chêne glissent légèrement ; »

     

    Alfred de Vigny

     

     

    La danse...

    La valse

     

    (Image internet)

     

     

     

    La danse...

     

     

     

    Tant que régna chez nous le menuet gothique,

     

    D'observer la mesure on se souvint encor.

     

    Nos pères la gardaient aux jours de thermidor,

     

    Lorsqu'au bruit des canons dansait la République,

     

    Lorsque la Tallien*, soulevant sa tunique

     

    Faisait de ses pieds nus claquer les anneaux d'or.

     

     

     

    Autres temps, autres mœurs ; le rythme et la cadence

     

    Ont suivi les hasards et la commune loi.

     

    Pendant que l'univers, ligué contre la France,

     

    S'épuisait de fatigue à lui donner un roi,

     

    La valse d'un coup d'aile a détrôné la danse

     

    Si quelqu'un s'en plaint, ce n'est pas moi.

     

     

     

    Je voudrais seulement, puisqu'elle est notre hôtesse,

     

    Qu'on sût mieux honorer cette jeune déesse.

     

    Je voudrais qu'à sa voix on put régler nos pas,

     

    Ne pas voir profaner une si douce ivresse,

     

    Froisser d'un si beau sein les contours délicats,

     

    Et le premier venu l'emporter dans ses bras.

     

     

     

    C'est notre barbarie et notre indifférence

     

    Qu'il nous faut accuser ; notre esprit inconstant

     

    Se prend de fantaisie et vit de changement ;

     

    Mais le désordre même a besoin d'élégance ;

     

    Et je voudrais du moins qu'une duchesse, en France,

     

    Sût valser aussi bien qu'un bouvier allemand.

     

    Alfred de Musset

     

     

     

    *Tallien : Thérésa Cabarrus ou Mme Tallien, (nom de son deuxième mari) est née le 31 juillet au palais de San Pedro à Carabandel Alto, près de Madrid,.

     

    Brillante, très belle et sensuelles, est une salonnière et une femme d'influence sous la Révolution française.

     

    (Wikipédia)

     

     

     


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