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    Hier j'ai été au bout du boulevard, faire quelques courses de bouche, la ville est calme et sur l'asphalte du boulevard désert, mes pas claquaient et rebondissaient contre les murs des immeubles qui le bordent...

     

    Comme dans le poème de Verlaine, « Le ciel est, par-dessus le toit, Si bleu, si calme ! » les avions restés au sol ne le balafrent plus de traînés blanches, il était d'un bleu pur et sans tâches, il n'y avait même pas un petit nuage qui s'y était attardé, dans les arbres tout feuillus qui bordent ce boulevard, les oiseaux s'affairaient autour des nids dans lesquels, on entendait piailler les oisillons qui réclamaient leur pitance... en temps normal avec le bruit des voitures et des humains et des lycéens qui hurlent on n'entend pas les oiseaux.

     

    Tout cela, c'est l'œuvre du printemps, il est arrivé à l'heure et est tout étonné de ne rencontrer âme qui vive, car ces âmes sont confinées dans leurs maisons par ce virus qui sème la mort et la désolation.

     

    Et les cloches tintent doucement là-bas aux clochers des églises pour demander à Marie son aide en ces tristes jours.

     

    C'est le moment pour l'homme de retrouver peu à peu son humilité et aussi de prendre conscience de sa petitesse et de ses limites !

     

    Livia

     

     

    Le temps arrêté...

    Le ciel bleu au-dessus de la ville, et les arbres balancent leurs palmes...

     

    A droite la silhouette massive de la Tour Bretagne, elle surplombe la ville, haute de 144m, elle abrite 29 étages où siège surtout des bureaux.

     

     

    Le temps arrêté...

    Au loin les tours dentelées de la cathédrale...

     

    Photo prise de ma fenêtre.

     

     

     

    Le ciel est par-dessus…

     

    Le ciel est, par-dessus le toit,
    Si bleu, si calme !

     

    Un arbre, par-dessus le toit,
    Berce sa palme.

     



     

    La cloche, dans le ciel qu’on voit,
    Doucement tinte.

     

    Un oiseau sur l’arbre qu’on voit
    Chante sa plainte.

     



     

    Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là,

     

    Simple et tranquille.
    Cette paisible rumeur-là
    Vient de la ville.

     



     

    Qu’as-tu fait, ô toi que voilà
    Pleurant sans cesse,
    Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà,
    De ta jeunesse ?

     

    Paul Verlaine

     

     

     


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    L'heure du crime...

     

    La victime du carnage

     

    (image internet)

     

     

     

    L'heure du crime

     

    Minuit ! Voici l'heure du crime.

     

    Sortant d'une chambre voisine,

     

    Un homme surgit dans le noir.

     

    Il ôte ses souliers,

     

    S'approche de l'armoire

     

    Sur la pointe des pieds

     

    Et saisit un couteau

     

    Dont l'acier luit, bien aiguisé.
    Puis masquant ses yeux de fouine

     

    Avec un pan de son manteau

     

    Il pénètre dans la cuisine

     

    Et d'un seul coup, comme un bourreau

     

    Avant que ne crie la victime,

     

    Ouvre le cœur d'un artichaut.

     

    Maurice Carême

     

     

     

     

     

    C'est une poésie de Maurice Carême que j'ai fait réciter à mon petit-fils, l'assassinat de cet artichaut m'a beaucoup amusée...

     

    Livia

     

     

     


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    Trois crabes...

     

     Trois crabes  sur un rocher... 
    (image internet)
    



    Les Crabes.
    Avec leurs pinces en avant,
    Trois crabes sortent d'une flaque.
    La vase luit comme une laque
    Dans l'éclat rose du Levant.
    
    Un gros galet fit paravent
    Sous le goémon qui le plaque;
    Avec leurs pinces en avant,
    Trois crabes sortent d'une flaque.
    
    Et, tachant de sable mouvant
    Leur carapace âpre qui claque,
    Ils vont vers un autre cloaque,
    Humides, boueux et rêvant
    Lucie Delarue-Mardrus

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    J'ai découvert que José Maria de Heredia, avait séjourné en Bretagne et avait écrit de charmants poèmes sur ce beau pays de landes et de Korrigans.

     

    Livia

     

     

    Bretagne...

    Il faisait bleu ce jour-là et la bruyère rose s'étendait à perte de vue sur la lande jusqu'à la mer...

     

     

    Bretagne...

    Dans l'après midi, nous avons rencontré aussi des ajoncs d'or !

     

    (mes photos de vacances en Bretagne)

     



     

    Bretagne

     

    Pour que le sang joyeux dompte l'esprit morose,
    Il faut, tout parfumé du sel des goëmons,
    Que le souffle atlantique emplisse tes poumons ;
    Arvor t'offre ses caps que la mer blanche arrose.

    L'ajonc fleurit et la bruyère est déjà rose.
    La terre des vieux clans, des nains et des démons,
    Ami, te garde encor, sur le granit des monts,
    L'homme immobile auprès de l'immuable chose.

    Viens. Partout tu verras, par les landes d'Arèz,
    Monter vers le ciel morne, infrangible cyprès,
    Le menhir sous lequel gît la cendre du Brave ;

    Et l'Océan, qui roule en un lit d'algues d'or
    Is la voluptueuse et la grande Occismor,
    Bercera ton cour triste à son murmure grave.

     

    José Maria de Hérédia

     

     

     



     


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    Avec ce poème mi-chanté, mi-parlé, que j'aime beaucoup, Jean Gabin nous explique la vie.

     

    Lui il Sait, qu'on ne Sait jamais !

     

    Livia

     

     

    On ne sais jamais...

    Jean Gabin en 1955

     

    Maintenant Je Sais !

     

    Quand j'étais gosse, haut comme trois pommes,
    J'parlais bien fort pour être un homme
    J'disais, Je Sais, Je Sais, Je Sais, Je Sais

    C'était l'début, c'était l'printemps
    Mais quand j'ai eu mes 18 ans
    J'ai dit, Je Sais, ça y est, cette fois Je Sais

    Et aujourd'hui, les jours où je m'retourne
    J'regarde la terre où j'ai quand même fait les 100 pas
    Et je n'sais toujours pas comment elle tourne !

    Vers 25 ans, j'savais tout : l'amour, les roses, la vie, les sous
    Tiens oui l'amour ! J'en avais fait tout le tour !

    Et heureusement, comme les copains, j'avais pas mangé tout mon pain :
    Au milieu de ma vie, j'ai encore appris.
    C'que j'ai appris, ça tient en trois, quatre mots :

    "Le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau,
    j'peux pas mieux dire, il fait très beau !

    C'est encore ce qui m'étonne dans la vie,
    Moi qui suis à l'automne de ma vie
    On oublie tant de soirs de tristesse
    Mais jamais un matin de tendresse !

    Toute ma jeunesse, j'ai voulu dire Je Sais
    Seulement, plus je cherchais, et puis moins j' savais

     



     

    Il y a 60 coups qui ont sonné à l'horloge
    Je suis encore à ma fenêtre, je regarde, et j'm'interroge ?

    Maintenant Je Sais, Je Sais QU'ON NE SAIT JAMAIS !

     

    La vie, l'amour, l'argent, les amis et les roses
    On ne sait jamais le bruit ni la couleur des choses
    C'est tout c'que j'sais ! Mais ça, j'le Sais... !

     



     

    Pour écouter Monsieur Gabin, clic sur le lient ci-dessous :

     

    https://www.youtube.com/watch?v=OEkJ45ZXK-o

     

     


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