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    « Tolérance et apathie sont les dernières vertus d'une société mourante »

     

    Aristote

     

     

     

    « L'espérance a deux filles superbes : la colère, pour que ce qui ne doit pas être ne soit pas, et le courage, pour que ce qui doit être, soit. »

     

    Saint Augustin

     

     

     

     

     

    Notre « moi identitaire» s'est-il perdu dans le village planétaire que l'on nous somme d'accepter, non de gré mais de force ?

     

    Nous remarquons tous plus ou moins, les tensions qui naissent çà et là aujourd'hui chez nous avec les arrivants, nous remarquons aussi : que d'une part ces derniers veulent garder leur « identité » et même nous l'imposer, souvent par la force, tandis que d'autre part on efface doucement mais sûrement « notre identité » !

     

    Je vous offre ci-dessous le très beau texte de Monsieur Tillinac .

     

    Liviaaugustae

     

     

     

    Village dans le Lot

     

    (image internet)

     

     

     

     

     

    Le mot « identité » a mauvaise presse. Pour les intellos, les médias et l'ensemble de la classe politique, la moindre évocation d'un souci identitaire trahit au mieux une crispation nationaliste malsaine, au pire une pulsion xénophobe, voire raciste. Ne soyons pas dupes. Cette tricherie sémantique obéit à des considérations tactiques.

     

    Oublions ces politicailleries de piètre acabit et tâchons de restituer au mot « identité »... son identité. Il désigne en premier lieu la conscience de soi. Chacun taille sa route avec son « moi », à nul autre pareil mais à la confluence de déterminations : le capital génétique, le genre, le milieu familial, social, historique, culturel, et pour certains confessionnel. L'identité, c'est l'enchâssement de l'acquis dans l'inné, de l'individuel dans le collectif, du circonstanciel sur un socle qui tant bien que mal assure l'équilibre de l'échafaudage psychologique (…)

     

    Un  moi  sans enracinement, un moi vide de tout sentiment d'appartenance est un orphelin jeté dans le désert sans oasis. Le besoin identitaire participe de la quête de l'épanouissement de soi, au même titre que le besoin de communiquer avec autrui. Ce besoin est devenu lancinant, parce que l'homme « moderne », sous toutes les latitudes, redoute la dilution de ses repères affectifs dans un maelström qui efface les frontières du moi et de l'autre. Son moi titube en funambule aveugle sur le fil tremblotant du présent de l'indicatif. Qui suis-je , se demande-t-il avec angoisse ? (...)

     

    Qui suis-je ? La réponse aujourd'hui ne va pas de soi, tant les hommes ont le sentiment - douloureux - d'être charriés comme des branches mortes sur un fleuve déchaîné vers un devenir aux contours indiscernables. Reclus dans leur solitude, ils éprouvent le besoin de retrouver des ancrages. D'habiter un espace enrichi de mémoire. D'y situer leurs joies et leurs peines, leurs goûts et leurs couleurs, leur sociabilité pour tout dire. Rien de plus naturel.

     

    Lorsque les foules entonnent , dans les stades la Marseillaise, il ne faut pas prêter ces élans comme des symptômes xénophobes ou nationalistes. C'est juste une façon de serrer les rangs et les coudes pour se sentir moins seuls dans l'anonymat du village planétaire. Reste à déterminer les identités fondamentales et les superficielles, celles qui exaltent ou rassurent et celles qui sécrètent des aigreurs. Autre débat, auquel on n'échappera pas. Pour l'aborder sereinement, pour qu'il soit fructueux et non délétère, il faut de prime abord respecter le besoin d'identité. C'est en le déconsidérant qu'on le rend furieux : radicalisation rime avec dépossession.

     

    Denis Tillinac

     

     


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    Parfums d'antan...

     

    Un parfum pour remonter le temps...

    (image internet)

     

     

     

    Les parfums sont des magiciens... Marcel Proust, les évoque avec sa Madeleine :

     

    « Mais quand d'un passé ancien rien ne subsiste, seules plus frêles, mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l'odeur et la saveur restent encore longtemps...

     

     

     

     

     

    C'est connu et même reconnu, que les parfums, les odeurs et les saveurs comme le dit Proust, peuvent nous ramener dans un passé, agréable mais peuvent, parfois aussi évoquer des souvenirs désagréables voire épouvantables ... Ce lien entre les parfums et la mémoire est connu sous l'appellation : « Syndrome de Proust », car notre sens de l'odorat est plus associé au déclenchement d'émotions et de souvenir que n'importe lequel de nos autres sens.

     

    Samedi, j'ai été faire des courses au Super Marché (je déteste cela, mais parfois il le faut), et bien m'en a pris, car il y avait un stand de produits exotiques, les vendeurs portaient des chemises en madras, sur fond de biguine, ce qui mettait déjà dans l'ambiance, mais se sont les parfums émanant de ces étals qui m'ont attirés plus sûrement que ne l'aurait fait un aimant, ils m'ont emporté très loin, le temps s'est arrêté et j'ai presque repris pied dans le passé.

     

    D'habitude, je n'ai qu'une seule idée, fuir le plus vite possible loin de ces supers marchés, mais ce jour-là, je suis resté longtemps à baguenauder dans ce rayon.

     

     

     

    Parfums d'antan...

    Goyaves

     

    (image internet)

     

     

     

    Il y avait là des goyaves, dont le parfum prenants, s'est enroulé autour de mes narines et remontant le temps, je suis parti à la rencontre des souvenirs de mon enfance, à l'époque où nous allions avec ma grand-mère cueillir les goyaves, elle en faisait de merveilleuses gelées et confitures. (je n'en ai jamais mangé d'aussi délicieuses)..

     

     

     

    Parfums d'antan...

    Les « maracujas » ou fruits de la Passion

     

    (image internet)

     

     

     

    Un peu plus loin, se sont les fruits de la Passion qui m'ont fait signe, (nous on dit maracuja), leurs effluves se sont elles aussi glissées dans mon subconscient et m'ont guidé vers la cuisine de la maison de mes jeunes années qui embaumait quand maman faisait cuire la tarte aux maracujas un parfum chaud et sucré sortait du four aiguisant notre gourmandise.

     

     

     

    Parfums d'antan...

    Les citrons verts

     

    (image internet)

     

     

     

    Plus loin l'odeur des citons verts, m'a évoqué les merveilleuses citronnades, que maman nous préparait durant les chaudes journées...

     

    J'ai constaté que malgré le tourbillons des jours qui m'avait emporté loin de chez moi rien n'était changé, les souvenirs restent à jamais gravés dans le cœur et dans la mémoire, et quand les parfums se bousculent comme ici, il vous laissent pleins de la nostalgie du temps passé...

     

    Vous étonnerai-je si je vous dit que, pour consolider mes souvenirs, j'ai acheté des goyaves, des maracujas et des citrons verts, les idées gourmandes se bousculant dans ma tête.

     

    Liviaaugustae

     

     

     

     


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    Adieux Madame !

     

    Madame Françoise Dorin nous a quittée, c'est un départ qui m'afflige, le théâtre perd beaucoup.

     

     

     

    (Elle s'opposait, entre autres, au "théâtre intello", à l'obsession du paraître ou à un certain féminisme : "Je n'aime pas la gauche caviar, disons que je suis de la droite saucisson", s'amusait-elle à dire). 

     

    C'est sans doute pour cette raison que je l'ai appréciée.

     

    J'ai vu deux de ses pièces : « Le Sale égoïste » et « la Facture » avec mon mari dans les années 70 et nous avions énormément rit.

     

    Nous vous souhaitons bon voyage Madame chez les anges à qui vous raconterez pleins de belles histoires.

     

    Liviaaugustae

     


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    Voeux et résolutions...

     

    Nous y sommes !

     

    (image internet)

     

     

     

    2017 s'en est allé, et nous nous demandons peut-être, comment elle a pu passer si vite et comment tout ce que nous avons pu vivre durant l'année passée, a pu tomber  aux oubliettes du temps ?

     

    Nous voilà au début de 2018 et nous avons encore, avec les meilleures intentions du monde, pris moult résolutions pour essayer de faire mieux que l'an passé. Mais ces résolutions vont-elles être activées et surtout respectées cette année plus que durant les autres, ou bien vont-elles...aussi prendre le chemin de l'oubli comme tout les ans ?

     

    Mais nous sommes pleins d'espoir et d'illusions sur nos capacités à « gérer » cette nouvelle année avec détermination...

     

    Et puis, les vœux que nous adresserons aux parents, amis et connaissances, ne vont-ils pas être solubles cette année encore dans les tourbillons du temps ?

     

    Nous ne pouvons qu'espérer que cette année qui commence soit mieux ou moins mal que les précédentes.

     

    Je vous souhaite une excellente année.

     

    Liviaauguste

     


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    Une histoire de poules...

     

    Elles ressemblent fort aux poules de mon grand-père...

     

    (image internet)

     

     

     

    Dans mon enfance, nous passions toutes les « grandes vacances » à la Prise-D'Eau, (Guadeloupe) chez nos grands-parents car la ville était une véritable étuve !

     

    Sans être une ferme, comme celles que j'ai vue en France, mon grand-père élevait quelques bêtes, il y avait donc là, une jument nommée Delphine, que le gardien attelait à une rustique charrette quand il devait trimballer du bois, des sacs de nourriture, etc... et quand nous étions en vacances, il nous permettait de monter dans la charrette pour l'accompagner dans ses déambulations, ce qui nous mettait en joie.

     

     

     

    Une histoire de poules...

    C'est ce genre de charrette que Delphine tractait

     

    (image internet)

     

     

     

    Parfois aussi on attachait Delphine sur le gazon, afin qu'elle tonde la pelouse, après il fallait ramasser bien entendu ce qu'elle avait déposé un peu partout au cours de la journée, mais une de mes tantes qui aimait passionnément le jardinage était fort friande de cet engrais, dont elle nourrissait ses rosiers !

     

    Il y avait aussi, 2 vaches pour le lait du matin, quelques cochons, quelques moutons, un clapier avec des lapins, et des cochons d'Inde, un ou deux canards, quelques dindes et un gros dindon qui faisait la roue devant ces dames, tandis que ses gros fanons rouges bringuebalaient autour de son bec et... plein de poules, c'était justement les poules qui étaient notre véritable cible !

     

    Subrepticement, nous ouvrions leur cage, elles s'échappaient toutes heureuses les malheureuses - car les poules ce n'est pas très intelligent - enfin les nôtre ne l'étaient pas, mais alors pas du tout !

     

    Une fois qu'elles avaient quittées leurs cages, c'est là que tout commençait pour nous, car il y avait le chien, notre Pacha, qui adorait les courser et que nous excitions, en douce bien évidemment, en lui disant à voix basse : « choppe-les Pacha », alors qu'il n'avait pas besoin de cet encouragement ayant inscrit dans ses gènes l'instinct de ses ancêtres loups, et avait déjà des envies d'en découdre avec ces volatils !

     

     

     

    Une histoire de poules...

    C'était le rêve de Pacha, mais...il ne l'a jamais satisfait !

     

    (image internet)

     

     

     

    Et voilà « Pacha le terrible » lancé à leur poursuite, il les coursait pratiquement toutes à la fois, passant de l'une à l'autre, les poules couraient dans tous les sens en se dandinant grotesquement, voletant de ci de là pour échapper au chien, elle gloussaient et caquetaient tant et plus, le chien s'époumonait et aboyait comme un démon, les « grandes personnes » s'égosillaient pour essayer de faire taire le chien et l'empêcher de tordre le cou des poules, tandis que nous étions plier de rire...et cela faisait un raffut du diable !

     

    Parfois, et c'était là le clou du spectacle, des poules un peu moins sottes que les autres voletaient jusqu'au toit pour éviter les mâchoires d'acier de ce prédateur roux au museau noir. Et l'on vit plusieurs fois Pacha réfléchir, il regardait les poules là-haut hors de sa portée, puis l'escalier, qu'il apercevait au fond de la salle-à manger conduisant à l'étage, alors il s'élançait avec vivacité et le grimpait quatre à quatre, arrivé là-haut, il se faufilait entre les barreaux qui ornaient les portes fenêtres donnant sur le toit, et reprenait la poursuite en proie à la fureur, les poules désespérées, se laissaient retomber lourdement du toit en gloussant éperdument, et le chien déçu, faisait mine de sauter lui aussi au risque de se casser une ou deux pattes, voire plus. Pour empêcher le chien de se blesser, papa, mon oncle ou un de mes frères aînés intervenaient en montant à leur tour sur le toit pour ceinturer le chien et l'enfermer, le temps qu'on rentre les poules.

     

    C'était tout un cirque pour les rapatrier dans leur poulailler, la famille au grand complet s'ébattait dans les environs de la maison pour attraper les fugueuses, quand à papa le visage fermé et sévère, il réfléchissait à un moyen sûr afin de sécuriser les fermetures des poulaillers, non qu'il pensait que les poules ouvraient elle-mêmes leurs cages, car les adultes avaient compris et cela depuis longtemps déjà, que c'étaient de petites mains pas innocentes du tout, qui aidaient l'évasion de ces dernières...

     

    Nous avons été chaque fois grondés et punis, mais comme nous passions toujours un bon moment de rigolade, nous étions prêt à recommencer... un jour ou l'autre !

     

    Liviaaugustae

     

     

     


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