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    L'été en demi teinte...

     

    Mon ciel le matin au-dessus de la ville, tandis qu'une hirondelle passe...

     

     

    L'été en demi teinte...

    .L'après midi sous la pluie l'orage et la grêle...

     

     

     

    Après avoir au début de juin, bien avant la date prévue pour lui au calendrier, flamboyé inondant de soleil et de chaleur la France mais aussi toute l'Europe, l'été retient son souffle, s'enroule de nuages gris et verse de grosses larmes, tandis que Jupiter nous décoche ses flèches et fait gronder ses orages.

     

    Puis le soleil revient, une chape de chaleur pèse sur les arbres du boulevard, pas une feuille ne bouge, les oiseaux pépient doucement dans le jardin sous le soleil ou la pluie...

     

    Les mouches quand à elle entrent par les fenêtres ouvertes, elles dansent un ballet vrombissant et si maladroit qu'elle se mettent sur le grill le soir au-dessus de l' halogène, tandis qu'une petite fumée puante se dégage de ce barbecue improvisé, empestant l'air.

     

    C'est pourtant l'été !

     

    Liviaaugustae

     

     


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    Les jours ont passé très vite me semble-t-il et nous voilà déjà au 1er juillet...

     

    Les routes sont encombrées, les campings regorgent de caravanes, les gîtes sont pleins et les plages sont prises d'assaut !

     

    Et nous rêvons de voyages, d'horizons lointains...en oubliant que :

     

    « C'est de ciel, non d'âme que changent ceux qui vont au-delà de la mer. »

     

    Horace

     

     

    Calendrier...

    Iulius, mosaïque romaine IIIe siècle après J.C.

     

    (Musée du Bardot Tunisie)

     

     

     

    Un jeune homme, ouvrier ou paysan, est vêtu d’une tunique angusticlave blanche. Il porte sur l’épaule gauche une charge volumineuse enveloppé dans un filet à larges mailles. Il court vers la droite, un bras tendu. Du haut du cabas de longues tiges dépassent, peut-être d’orge ou de fèves, récoltées à cette époque.

     

     


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    Mercredi 21 juin l'été commence aujourd'hui sur le calendrier !

     

    Cependant il a déployé sa chaleur et son soleil depuis le début de juin.

     

    L'herbe des pelouse cuit lentement, les oiseaux se cachent sous les feuilles et les humains calfeutrés derrière les volets clos, essayent dans la pénombre de trouver un peu de fraîcheur.

     

    Liviaaugustae

     

     

    C'est l'été...

    Abeille gourmande dans les lavandes...

     

     

     

     

     

     

     

    L'adieu aux jardins

     

     

     

    Aurais-je donc passé sans vous laisser de traces,

     

    Après-midi profonds et calmes du printemps,

     

    Où, la paume à la joue, accoudée aux terrasses,

     

    J'ai si souvent fermé mes yeux las de beau temps ?

     

     

     

    Dans ma pensée abstruse* et mes songes de marbre,

     

    J'ai tressailli parfois atteinte jusqu'aux os,

     

    Les jours qu'interrompant le silence des arbres

     

    Se gonflait tout à coup la voix de vos oiseaux,

     

     

     

    Je mêlais ma jeunesse à la douceur des choses,

     

    Quand le vent frissonnait dans les lilas voisins

     

    Et qu'au soleil, ainsi que d'étranges raisins,

     

    Vos marronniers fleuris portaient des grappes roses.

     

     

     

    Leurs feuilles aux longs doigts qui s'étalent à plat

     

    Flottaient sur l'air mouvant au rythme des berceuses ;

     

    Un bourdon lourd au corps de pierre précieuse

     

    mettait dans l'ombre verte une goutte d'éclat...

     

     

     

    Ah ! terrasses ! jardins d'avril et de paresse,

     

    Ne restera-t-il rien de moi parmi le vent ?

     

    Que deviendront mes pas et mon rêve émouvant

     

    Et ma tendresse, et ma tendresse, et ma tendresse ?...

     

    Lucie Delarue Mardrus

     



     

    *Abstruse : Difficile à comprendre – obscur – abscons.

     

    (Dictionnaire Larousse)

     

     

     

     


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    Jeudi 1er Juin

     



     

    Nous arrivons tout doucement vers l'été, le ciel est calme, la mer s'est retiré au large à la rencontre de la nuit, les oiseaux se taisent. Goûtons le premier soir de juin avec Charles Guérin !

     

     

    Le premier soir de juin...

    Le soir descend sur les bords du Golfe du Morbihan...

     

    (Photo prise en 2016)

     



     

    Goûte, me dit le Soir de juin avec douceur

     

    Goûte, me dit le Soir de juin avec douceur,
    Goûte ma reposante et secrète harmonie,
    Et forme tendrement ton âme et ton génie
    Sur le ciel d'où je viens avec la Nuit ma sœur.

    Regarde-nous marcher au bord de la colline,
    Comme un couple inégal de beaux adolescents
    Sur mon épaule, avec des gestes languissants,
    La Nuit lente à me suivre en soupirant s'incline.

    Respire les parfums frais et délicieux
    De toute l'herbe en fleur que nos pas ont foulée ;
    Fonds-toi dans l'ombre bleue où ma sœur étoilée
    Disperse les lueurs tremblantes de ses yeux.

    Ô poète ! voici la grâce et le mystère :
    Accueille-nous, demeure avec nous jusqu'au jour,
    Car c'est pour féconder ton rêve de l'amour
    Que le Soir et la Nuit descendent sur la terre.

     

    Charles Guérin

     

     


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    « Il y avait une excitation palpable dans l'air, portées par le vent, gorgées de soleil, les senteurs bourgeonnantes, éblouissantes du printemps. Des lilas exubérants qui commençaient tout juste à défleurir et dans le petit fossé au bord de la route des lys tigrés encore en bouton, d'un vert éclatant... »

     

    Joyce Carol Oates

     

     

    La campagne au printemps...

     

    (Image internet)

     

     

     

    Après l'hiver

     


    La nuit meurt, l'hiver fuit ; maintenant la lumière,
    Dans les champs, dans les bois, est partout la première.
    Je suis par le printemps vaguement attendri.
    Avril est un enfant, frêle, charmant, fleuri ;
    Je sens devant l'enfance et devant le zéphyr
    Je ne sais quel besoin de pleurer et de rire ;
    Mai complète ma joie et s'ajoute à mes pleurs.
    Jeanne, Georges, accourez, puisque voilà des fleurs.
    Accourez, la forêt chante, l'azur se dore,
    Vous n'avez pas le droit d'être absents de l'aurore.
    Je suis un vieux songeur et j'ai besoin de vous,
    Venez, je veux aimer, être juste, être doux,
    Croire, remercier confusément les choses,
    Vivre sans reprocher les épines aux roses,
    Être enfin un bonhomme acceptant le bon Dieu.

    Ô printemps ! bois sacrés ! ciel profondément bleu !
    On sent un souffle d'air vivant qui vous pénètre,
    Et l'ouverture au loin d'une blanche fenêtre ;
    On mêle sa pensée au clair-obscur des eaux ;
    On a le doux bonheur d'être avec les oiseaux
    Et de voir, sous l'abri des branches printanières,
    Ces messieurs faire avec ces dames des manières.

     

    Victor Hugo

     

     


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