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    La canne à sucre...

     

    Un champs de cannes à sucre

     

     

     

    Comme pour la banane et l'ananas, je la voyais dans les champs, j'en mangeais, mais ne la connaissais que superficiellement elle aussi, même si nous allions nous balader dans un champs de cannes, mon frère, ma sœur et moi avec par le fils du gardien.

     

    Mon grand-père, avait permis au gardien, de planter sur une petite parcelle, ce que bon lui semblait et c'est sur la canne à sucre qu'il arrêta son choix, (sans doute plus lucrative pour lui) ce fut pour notre plus grand bonheur, car lors de nos virées dans ce petit champs-là, qui n'était pas loin de la maison, juste de l'autre côté de la route, c'était pour nous la grande aventure qui commençait.

     

    Sans plus de façons, on s'asseyait par terre pour déguster les tronçons de canne, que le fils du gardien coupait avec la machette qui ne le quittait jamais, c'était d'autant plus délicieux que ces escapades étaient formellement interdites par les parents. Alors quand nous rentrions avec les fonds de pantalons tout rouges de la terre argileuse de la Prise-d'Eau, maman savait que nous avions été « driver » * comme elle disait et nous nous faisions sonner lourdement les cloches , mais dès que l'occasion se représentait nous récidivions avec allégresse, car les morceaux de cannes dégustés dans le champs, croyez moi, avaient un goût merveilleux, c'était le goût de l'interdit tout simplement...

     

    Mais un jour, j'ai été punie de ma désobéissance aux injonctions maternelles ; j'étais « demoiselle d'honneur » au mariage d'une de mes cousines, et comme la veille, j'avais été « driver » dans le champs de cannes, dont les feuilles sont coupantes comme des lames de rasoir, j'avais les deux bras balafrés, ce n'était guère esthétique, et toute la soirée il a fallut expliquer à tous ceux qui voulaient savoir le pourquoi de ces bobos si moches, mais cela ne m'a pas servi de leçon... j'ai recommencé !

     

    Nous avons aussi pour le dessert, trempé nos « figues » (les bananes), dans « le sirop batterie », c'est « la mélasse » que vous découvrez ci-dessous, c'est délicieux, on fait aussi avec ce sirop, mais je n'en ai jamais goûtés.

     

     

     

    La canne à sucre...

    La mélasse ou « sirop batterie », dans lequel nous trempions nos « figues » (bananes)

     

     

     

    La canne à sucre...

    Et voilà le merveilleux jus de cannes, on y ajoute en générale un zeste et un jus de citron vert, il se sert très frais, rien que d'en parler, cela me met l'eau à la bouche...

     

    Nous allions le déguster au « Zucky bar » à Pointe-à-Pitre, bar d'un ami de mon père, car le jus y était tout simplement divin.

     

    Et si vous allez un jour en Guadeloupe ou en Martinique (ils en font aussi), goûtez à ce jus de cannes, vous ne le regretterez pas.

     

    Voilà pour mes souvenirs personnels, nous allons maintenant découvrir d'où vient la canne et comment elle s'est égayée sur le globe.

     

     

     

    *Driver : De l'anglais « drive », qui veut dire promenade. Il ne faut pas oublier que les Antilles ont été occupées aussi par les anglais et les espagnols, le créole est un savant mélange de : français – d'anglais – d'espagnol, dans lequel traînent quelques mots africains. C'est du « franglaispagnol » comme j'aime à dire !

     

    Livia

     

     

     

    La canne à sucre...

    Les fleurs de la canne à sucre, sont aériennes un peu rosées, c'est très joli quand on voit les champs de loin, on a l'impression qu'il a neigé sous le soleil...

     

     

     

    La canne à sucre...

    Et çà, c'est la galère au moment de la récolte des cannes, quand on suit ces camions sur la route, pas moyen de les dépasser et le vent détache nombre de petits morceaux de feuilles, qui viennent se coller sur votre pare-brise...

     

     

     

    La canne à sucre est une plante cultivée appartenant au genre Saccharum (famille des Poaceae ou graminées, sous-famille des Panicoideae), cultivée principalement pour la production du sucre extrait des tiges (ou chaumes). Historiquement quatre espèces de cannes ont été domestiquées, principalement Saccharum officinarum, mais les cultivars modernes forment un ensemble d'hybrides complexes issus principalement de croisements...

     

    La canne à sucre était jusqu'au début du XIXe siècle la seule source importante de sucre et représente encore, au XXIe siècle, 70 à 80 % de la production de sucre. Avec un volume annuel de production supérieur à 1,9 milliard de tonnes,c'est une des principales plantes cultivées au niveau mondial.

     

    La canne à sucre a été introduite aux Antilles dès 1640 afin de constituer une culture rentable, permettant de fournir à l'Europe un approvisionnement en sucre. Le rhume, qui en est issu, a reçu son premier label en Martinique, île française. (Les martiniquais se haussent toujours du col, le rhum chez nous est très bon aussi, dixit les amateurs dont je ne fait pas partie) .

     

    La canne à sucre est connue depuis la préhistoire (Néolithique), et serait originaire de Nouvelle-Guinée ou d'Indochine. Sa culture s'est progressivement étendue aux îles avoisinantes, puis a gagné l'Inde et la Chine. L'extraction de sucre de canne est attestée en Chine environ six siècles avant Jésus-Christ. C'est l'expédition d'Alexandre le Grand jusqu'à l'Indus aux alentours de -325 qui la fit connaître la première fois aux Européens, on en retrouve la trace dans les écrits de Néarque.

     

    Quand à la mélasse, c'est le résidu liquide après extraction du sucre du jus de la canne. La mélasse est très sucrée, brunâtre et épaisse. Elle contient du sucre, de la vitamine B6 et des minéraux (calcium, magnésium, potassium et fer). Elle peut faire l'objet d'une fermentation et d'une distillation, pour produire le rhum industriel (autrefois dénommé le tafia aux Antilles), également appelé de nos jours rhum de mélasse ou rhum traditionnel de sucrerie (RTS) dans les départements d'outre-mer (Dom).

     

     


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    La saison des figues...

     

    (image internet)

     

     

     

    Aujourd'hui, on en dénombre pas moins de 700 variétés. Elles sont produites en Turquie, en Italie, en Grèce et en Californie. En France, on les a d'abord cultivé en région parisienne. C'est dans le Sud du pays (Vaucluse, Var, et Languedoc-Roussillon) ainsi qu'en Bretagne que se concentre maintenant l'essentiel de la production. La récolte a lieu entre juin et septembre. 

     

    Histoire et caractéristiques de la figue :

     

    La figue, dont le nom est déjà mentionné dans la Bible, est originaire d'Asie Mineure et s'est très vite répandue dans tout le bassin méditerranéen. Elle était très appréciée, par les Romains et les Phéniciens, notamment. Les Corinthiens, eux, en glissaient dans les raisins qu'ils exportaient vers Venise, car elles étaient moins chères ; c'est de cette ruse que vient l'expression "mi-figue, mi-raisin". 

     

    On distingue deux variétés essentielles :

     

    • la blanche (la Marseillaise) : sa peau est vert pâle et sa pulpe est rouge et bien sucrée. Elle est très goûteuse mais assez rare car sa fragilité ne permet pas de la transporter. 

    • la violette (la Noire de Caromb, la Solliès, qui représente 80 % du marché, ou encore la Goutte d'Or de Nice) : sous sa peau d'un rouge violacée, sa pulpe est d'un rouge plus ou moins grenat.

     

    Certains figuiers fructifient deux fois par an et permettent ainsi de récolter les figues fleurs, assez grosses, au début du mois de juillet, et celles d'automne, en août et septembre. Les figues sèches, quant à elle commencent leur saison en juillet. Elles sont alors brunes et gonflées. Elles deviennent plus sèches et plus claires à l'approche du mois de décembre. Elles arrivent essentiellement de Turquie, où après un séchage au soleil, elles ont été lavées à l'eau de mer puis étuvées.

     

     

     

    La saison des figues...

    Une figue hilare !

     

    (image internet)

     

     

     

     

     

    Et comme c'est la saison des figues en ce moment, je vous offre une recette de « côtes de porc aux figues fraîches ».

     

    C'est une recette délicieuse, nous nous sommes régaler.

     

    Il était conseillé d'accompagner ces côtes avec de la purée de pommes de terre, j'ai préféré les accompagner avec des pommes noisettes, qui en fait sont de la purée, je n'affectionne pas la purée de pommes de terre, maman nous en servait quand nous étions malades, elle représente donc la maladie pour moi.

     

    Livia

     

    La saison des figues...

    Côtes de porc aux figues fraîches

    Ingrédients

    4 côtes de porc épaisses

    2 gousses d'ail - 1 échalote -

    1 noix de beurre - 1 filet d'huile de tournesol - 1 c à s de miel liquide - 1 c à s de vinaigre balsamique - 15 cl de fond de veau

    Sel - Poivre – thym - laurier

    8 figues fraîches



    Faites chauffer une poêle avec un filet d'huile de tournesol et une noix de beurre. Faites cuire les côtes de porc 5 bonnes minutes sur chaque face (plus ou moins en fonction de l'épaisseur). Salez et poivrez.
    Épluchez les gousses d'ail et l'échalote, émincez-les finement. Déposez les côtes de porc dans un plat, couvrez avec un papier aluminium et réservez au chaud (dans un four préchauffé puis éteint).
    Dans la poêle de cuisson de la viande non nettoyée, faites revenir quelques instants l'échalote et l'ail. Ajoutez les figues coupées en deux, la cuillère de miel et le vinaigre balsamique, mélangez. Laissez mijoter 1 ou 2 minutes puis versez le fond de veau. Salez et poivrez. Laissez mijoter 5 minutes.
    Servez la sauce avec les côtes de porc, parsemez le tout de romarin frais.

    Bon appétit !

     

     


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    Dans une revue, j'ai rencontrer ces mantes religieuses qui semblaient danser debout sur une liane en se donnant la main, cela m'a inspirer le petit poème ci-dessous :

     

     

     

    Les danseuses...

     

     

    « Ces mantes religieuses peuvent faire la fête : il paraît que leur espèce est classée dans la catégorie la moins menacée. »

     

     

    Les danseuses...

     

    Les danseuses...

     

     

     

    Sur une liane verte,

     

    En pointes gracieuses

     

    Ivre de joie et d'amour,

     

    Un couple s'adonne aux joies de la danse.

     

    Mais le mâle sait-il,

     

    Qu'après la danse et l'amour,

     

    Sa belle le dévorera ?

     

    Livia

     

     

     


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    Après la banane, j'ai voulu aussi mieux connaître les ananas.

     

    Il y en avait au jardin de mon grand-père, dans celui de mon père et aujourd'hui dans les jardins de mes frères, nous en mangions presque tous les jours durant la saison tout frais cueillis, mais d'où venaient-ils ? Je n'en avais aucune idée.

     

    J'ai donc fais des recherches sur ce délicieux fruit et sais à présent, presque tout sur l'ananas

     

    Livia

     

     

     

    Le roi des fruits...

    Un champs d'ananas au Mexique

     

     

     

     

     

    L'ananas (Ananas comosus) est une plante xérophyte, originaire d'Amérique du Sud plus spécifiquement du Paraguay, du nord-est de l'Argentine et sud du Brésil. Il est connu principalement pour son fruit comestible, qui est en réalité un fruit composé. Le mot ananas vient du tupi-guarani naná naná, qui signifie « parfum des parfums ». Le terme ananas est également un nom vernaculaire ambigu qui peut désigner plusieurs autres espèces de Bromeliaceae, pas à peu comestibles comme l'espèce Glomeropitcairnia penduliflora désignée par les termes « ananas sauvage », « ananas bois » et « zananas mawon », ou encore plusieurs espèces du genre botanique Ananas comme Ananas bracteatus sous les noms d'« ananas sauvage » et « ananas marron ».

     

     

     

    Le roi des fruits...

    La coupe de l'ananas

     

     

     

    Christophe Colomb découvrit ce fruit lorsqu'il arriva en Guadeloupe en 1493. En effet, pour les habitants, la tranche d'ananas était un cadeau de bienvenue pour les navigateurs, afin qu'ils se désaltèrent, après le long voyage sur l'eau salée. Les Guadeloupéens (Les Caribs ou Kalinagos à cette époque) se plaisaient aussi à en accrocher à l'entrée de leurs huttes en signe d'hospitalité.

     

    Selon Christophe Colomb : « Il a la forme d'une pomme de pin, mais il est deux fois plus gros, et son goût est excellent. On peut le couper à l'aide d'un couteau, comme un navet, et il paraît très sain. »

     

    L'ananas voyagea ensuite vers toute l'Amérique tropicale pour arriver en Martinique en 1548. Dans son Histoire générale des Antilles habitées par les Français en l'an 1667, le père Dutertre en vanta les qualités, en parlant de lui comme « du roi des fruits, car Dieu lui a mis une couronne sur la tête ». 

     

    Les Hollandais le firent connaître, sous forme confite, en Europe, et ils furent les premiers à le cultiver en serre, à Leyde. En 1672 ils le firent découvrir à Charles II, roi d'Angleterre. C'est d'ailleurs la ressemblance à la pomme de pin qui incita les Anglais à l'appeler « pine apple.

     

     

     

    Le roi des fruits...

    Le jardinier du roi d'Angleterre Charles II, lui offre le premier ananas, cultivé en son jardin

     



     

    Les Portugais le plantèrent en Inde, à Java, où le fruit a trouvé une terre d'asile, dont le climat était proche de celui de son continent d'origine, et il se propagea dans tout l'Extrême Orient. l

     

    En France, on tenta de le cultiver à partir de 1702 et Louis XIV le fit cultiver à Choisy-le-Roi, pour se rendre agréable à Madame de Maintenon sa maîtresse. Abandonnée pendant un temps à cause de son coût, la culture fut reprise par Lenormand, le responsable du potager du château de Versailles, même si certaines rumeurs prétendaient que sa consommation rendait les femmes stériles.

     

    Contrairement aux apparences, ce n'est qu'en 1790 que l'ananas fut introduit à Hawaï et il a fallu attendre jusqu'au XXe siècle pour que les Etats-Unis deviennent un gros producteur d'ananas, via la société Dole Food Company, qui mit au point des méthodes industrielles de production, et fit produire à Hawaii, ainsi qu'aux Philipines, à très bas prix.

     

    Actuellement, il est également beaucoup exporté par la Côte d'Ivoire, la Thaïlande et le Costa Rica.

     

     

     

    Le roi des fruits...

    La ravissante fleur de l'ananas, elle agrémente aujourd'hui des bouquets tropicaux...

     

     

     

     

     

     

     


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    En feuilletant mon album de photos, j'ai retrouvé des photos de bananiers, prises un jour au jardin de mon père.

     

    Je suis allé me renseigner sur cette « plante herbacée » (c'est ainsi qu'on en parle), car bien que j'ai grandit avec des bananiers au jardin et que j'ai mangé beaucoup de bananes (appelées figues en Guadeloupe) je ne savais pas grand chose sur eux, par exemple d'où venaient-ils, comment ils poussaient, etc...

     

    Je vous offre un petit topo sur cette plante herbacée, ci-dessous :

     

    Livia

     

     

     

    Le bananier...

    Les bananiers du jardin de mon père, il allait tous les matins nous cueillir les bananes pour le dessert de midi.

     

     

     

    Le bananier...

    Les fleurs des bananiers chez mon père

     

     

     

    Le bananier...

    Le régime dans l'arbre,

    (pardon sur le tronc de la plante herbacée)

     

     

    Les bananiers, Musa, sont un genre de plantes monocotylédones vivaces de la famille des Musaceae dont les fruits, en général, sont les bananes.

    Le bananier, contrairement aux apparences, n'est pas un arbre mais une plante herbacée. En effet, il ne possède pas de vrai tronc, mais un stipe, comme les palmiers : un empilement de gaines foliaires qui s'accumulent.

    Ce genre comprend environ soixante espèces, toutes tropicales, dont plusieurs sont largement cultivées pour la production de bananes. Certaines espèces ont un intérêt ornemental et sont cultivées en serres dans les pays tempérés.

    Le mot « banane » est dérivé du portugais, lui-même emprunté au bantou de Guinée, dans l’expression en portugais rapportée en 1602 « Figuera Banana » (« figuier portant bananes) . Elle est appelée « figues » en créole à la Réunion et aux Antilles.

    La région d'origine de la banane se trouve entre l'Inde et les îles mélanésiennes du Pacifique en passant par l'Indonésie et la Nouvelle-Guinée. Aujourd'hui, la banane est cultivée dans toutes les régions tropicales de la planète comme en Colombie, au Honduras mais aussi aux Antilles.

    Le bananier vit dans les pays tropicaux, sous un climat chaud et humide.

    La banane de culture fut introduite dans les Amériques dès le début de la colonisation européenne vers 1500.

     

     

     

    Le bananier...

    Tout un repas servi sur une feuille de bananier en Inde

    (image internet)



    Dans beaucoup de régions, les feuilles de bananier ont des usages domestiques : toiture, emballage, contenant de cuisson, fibres tressées, etc. (je me souviens d'un platque l'on fait cuire sous la cendre, enveloppé dans des feuilles de bananier, c'est simplement délicieux, cependant je ne me rappelle pas le nom dudit plat !)

    Les feuilles de bananier servent aussi à fabriquer des imitations de papyrus, vendues aux touristes en Égypte ou ailleurs. D'autres espèces ont une utilisation ornementale.

     


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