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    Hier je vous ai présenté le tableau du Gréco « La rose de Jéricho », aujourd'hui je vous propose de découvrir la vraie rose de Jéricho, telle qu'elle apparaît dans les déserts d'Afrique du Nord, de Syrie et de la Palestine.

     

    Comme vous le constaterez, elle n'a rien à voir avec les fleurs que nous appelons rose et qui poussent dans nos jardins, bien que le peintre les présente comme les roses que nous connaissons, il ne connaissait sans doute pas les « vraies roses de Jéricho ».

     

    Je ne comprends pas pourquoi on qualifie de rose, cet amas d'herbes desséchées ?

     

    Liviaaugustae

     

     

     

    La rose de Jéricho...

    La rose de Jéricho dans les sables du désert

     

     

     

    La rose de Jéricho Selaginella lepidophylla est une plante du désert. Elle s'est adaptée à son environnement. Ainsi, elle passe les jours de la longue saison sans pluie sous la forme d'une plante desséchée. Mais, au contact de l'eau, elle reverdit, bien que cela se fasse lentement.

     

     

     

    Beaucoup de gens parlent de la rose de Jéricho, ou de la jérose, sans bien savoir, en réalité, ce que c'est que cette fleur légendaire. Constatons d'abord qu'elle n'a rien à voir avec la rose de nos jardins; elle s'appelle, de son nom scientifique, Anustatica hierochuntica. « C'est une espèce de crucifère siliculeuse, à tige rameuse, garnie de feuilles oblongues, terminée par de petits épis de fleurs blanchâtres, qui croît dans les sables de Syrie et de Palestine, et qui jouit d'une propriété hygrométrique remarquable. Après la floraison, cette plante se dessèche, ses feuilles tombent ; ses rameaux, qui sont roides et un peu épineux, se resserrent, s'entrelacent; leur extrémité supérieure se replie en dedans, et ils forment une sorte de pelote arrondie, de moyenne grosseur. Les vents la déracinent, la roulent sur les rivages de la Syrie et de la mer Rouge et sur les bords des rivières, où les pèlerins, durant le moyen âge, la recueillaient pour enrichir les cabinets des curieux. »

     

    Cette fleur des lieux saints était en grande renommée jadis, et sa vieille réputation a survécu au moyen âge. Désséchée, elle renaît pour peu qu'elle soit plongée dans l'eau ou simplement exposée à l'humidité. Cette sorte de palingénésie a donné lieu à mille légendes qui ne sont pas encore oubliées. La rose de Jéricho est d'abord un don mystique apporté par l'ange Gabriel à la Vierge Marie. Selon la croyance populaire, cette fleur sacrée n'opérait son gracieux miracle et ne s'épanouissait qu'au moment où la nuit de Noël invitait les populations chrétiennes à l'adoration.

     

    Anastatica hierochuntica plante à fleurs de la famille du chou et de la moutarde (Bassicacées ou Crucifères), originaire de l'Afrique du Nord pré-saharienne, du Sahara et du Moyen-Orient (elle seule peut être trouvée dans les environs de Jéricho).

     

     

     

    La rose de Jéricho...

    La plante refermée sur ses graines

     



     

    L'autre rose de Jéricho Anastatica hierochuntica déshydratée est une plante morte dont les rameaux secs recroquevillés enferment les fruits contenant les graines vivantes. Au contact de l'eau couvrant le sol, après une pluie abondante, les rameaux se déroulent et libèrent les graines. Leur germination donne des plantes vertes qui ont tout juste le temps de croître, fleurir et produire de nouvelles graines pendant la courte durée d'humidité du sol.

     

     

     

     

    La rose de Jéricho...



    Ensuite elles commencent à sécher, les feuilles tombent et les rameaux ligneux s'enroulent préservant les fruits de la consommation par les rongeurs ou les oiseaux granivores jusqu'à la prochaine pluie. La légende veut que le vent les arrache et les roule sur de longues distances. Pourtant elles restent fermement enracinées à l'état sec jusqu'à 10 cm de profondeur et semblent indéracinables, offrant peu de prise au vent au ras du sol. Peut-être le bétail peut-il en arracher et à partir de ce moment elles peuvent rouler au gré du vent.

    (texte et images wikipédia)

     


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    Dans mon « dico des mots oubliés », j'ai évoqué les « icaques », ces petits fruits qui poussent partout aux Antilles et dont je me suis gavé quand j'étais gamine.

     

    Je vous présente aujourd'hui la plante et le fruit, tel qu'on les rencontre là-bas et tel qu'Hérédia les vit.

     

    Liviaaugustae

     



     



     

    « Plus loin, de toutes parts élancés, des halliers (...)

     

    Pillant les monbins* mûrs et les buissons d'icaques,

     

    Les singes de tout poils, ouistitis et macaques (...)

     

    Avec des gestes fous hurlant et gambadant,

     

    Tout le long de la mer les suivaient.

     

    Hérédia, (Trophées)

     

     

    Hérédia parle aussi des « monbins », voilà ce que j'ai glané sur wikipédia ;

     

    Le prunier mombin (Spondias mombin) est un arbre d'origine néotropical appartenant à la famille des Anarcadiaceae, que l'on rencontre depuis les régions semi-arides du Mexique et du Pérou, jusqu'au Brésil, en Guyane et aux Antilles.

     

    Il est parfois cultivé (notamment dans le Nord Brésilien), pour ses fruits comestibles appelés mombins, qui peuvent être utilisés dans la confection de punch. (En Guadeloupe aussi on en fait des punchs.)

     

     

     

    Les fruits tropicaux...

     

     Les monbins dans l'arbre

     

     

     

    Les fruits tropicaux...

    Icaque rouge

     

     

     

    Les fruits tropicaux...

    Icaques blanches

     



     

    Icaque (Chrysobalanus icaco L. )

     

    Natif des régions côtières de l’Amérique tropicale, cet arbuste rustique a conquis les Petites Antilles où il est devenu très commun. On le rencontre aussi bien sur le littoral sec que dans la forêt semi-humide ou sur le bord des rivières. « Icacou », tel est le terme par lequel les femmes Arawak désignaient l’icaquier, petit arbre touffu à port étalé.

     

    Cet arbuste, à valeur ornementale, possède des feuilles ovales et arrondies au sommet. Ses petites fleurs blanches donnent naissance à des fruits de la forme d’une petite prune à la peau blanche, rosée ou pourprée selon les variétés. La pulpe blanche est farineuse et de saveur douce à fade voire astringente. Elle adhère à un gros noyau ovale et ridé. Plus rare, l’icaque bleu ( C. icaco L. subsp. pellocarpus ) se différencie par son fruit plus petit mais plus long. Sa peau bleu foncé a la particularité de colorer la bouche. L’icaque se consomme cru ou confit dans du sucre. Toute la plante contient un tanin astringent d’usage médicinal.

     

     

     

     

     

     

     


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    J'ai appris qu'une amie d'amis, avait été gravement brûlée par le mancenillier, elle est toujours à l'hôpital, c'est ce qui m'a donné l'idée d'écrire cet article.

     

    Depuis notre plus jeune âge on nous met en garde contre cet arbre, une de mes tantes lorsqu'elle était gamine s'est réfugiée sous un mancenillier alors qu'il pleuvait, on la fit sortir de là assez vite, mais bien des années plus tard elle portait encore sur le cou et les bras des traces violacées des brûlures du mancenillier.

     

    Il paraît même qu'il y aurait eu des morts dans le passé, voilà pourquoi aujourd'hui ces arbres sont signalés par des panneaux qui préviennent les touristes de leur danger.

     

    On les trouve surtout en Grande Terre et dans les îles des Saintes, cet arbre est à fuir et si vous allez là-bas ne cueillez pas ces appétissantes petites pommes, souvenez-vous de la pomme mangée à l'aube de ce monde, cela ne nous à pas réussi !

     

    Liviaaugustae

     

     

     

    Mancenillier...

    Un Mancenillier en Guadeloupe

     

     

     

    Hippomane mancinella, le mancenillier, est un arbre très toxique de la famille des Euphorbiaceae des régions équatoriales d'Amérique dans les sols secs et sableux.

     

     

     

    Le terme de « mancenillier » dérive de l'espagnol manzanilla qui signifie « petite pomme », en raison de la forme de son fruit. Les premiers colons qui découvrirent cet arbre et sa toxicité le surnommèrent « arbre de la mort » (árbol de la muerte).

     

     

     

    Ce petit arbre de 5 à 10 m de haut (jusqu'à 25 m en situation abritée), possède le port d'un poirier et une écorce grise assez lisse. Blessé, il produit une sève blanchâtre extrêmement toxique.

     

     

     

    Mancenillier...

    Ses feuilles sont luisantes, ovales à ellipiques, de 3 à 20 cm de long. Leur base est arrondie, tronquée à subcordée. Le pétiole de 5-12 cm porte une grosse glande rouge à l'apex.

     

     

     

    Mancenillier...

    C'est un arbre monoïque, portant sur un épi (de 4-15 cm) à la fois des fleurs mâles vers l'apex en groupe de 3-5 et des fleurs femelles globuleuses dans les aisselles des bractées inférieures.

     

    La floraison a lieu en février-mars puis en août-novembre.

     

     

     

    Mancenillier...

    Le fruit est une drupe de 3 cm de diamètre ressemblant à une petite pomme verte. Ce fruit très toxique exhale pourtant une odeur agréable de citron et pomme reinette.

     

    Le mancenillier pousse sur le littoral sableux. On le trouve donc généralement à proximité des plages. Il est présent dans toutes régions sèches et chaudes d'Amérique tropicale: Mexique, Floride, Amérique centrale, Antilles et Nord de l'Amérique du sud. Dans l'Outre-mer français, on le retrouve communément en Guadeloupe et en Martinique.

     

    Le latex de cette euphorbiacée est très toxique, il déclenche par simple contact avec la peau ou les muqueuses, une réaction inflammatoire intense. Toutes les parties sont empoisonnées mais la quantité de latex peut varier suivant les saisons. Même le bois est toxique et les bûcherons qui abattent l'arbre et les menuisiers qui le travaillent doivent prendre de grandes précautions.

     

     

     

    Mancenillier...

    Comme on peut le constater les brûlures sont terribles et surtout très douloureuses...

     



     

    Le simple contact cutané avec les feuilles, le fruit ou la sève peut provoquer des dermatites bulleuses sévères, parfois purpuriques.

     

    En général, les gens qui mordent dans la "pomme" la recrachent aussitôt en raison de son goût très âcre. Mais s'ils avalent la bouchée, les conséquences peuvent être très graves.

     

    Mordre le fruit entraîne des brûlures intenses, un gonflement des lèvres, la tuméfaction de la langue qui se couvre de cloques. Toute la muqueuse de la cavité buccale se détache ensuite par larges plaques. Les œdèmes pharyngés peuvent nécessiter une trachéotomie. L'intoxication s'accompagne d'une chute de la tension artérielle et d'un choc. Les conséquences peuvent être fatales.

     

    En cas de pluie, il convient de ne pas s'abriter sous l'arbre, car l'eau ruisselant des feuilles se charge d'éléments toxiques. C'est pourquoi il est conseillé de ne pas faire la sieste sous l'arbre.

     

    Enfin si le pollen emporté par le vent se colle sur la peau, il peut aussi causer de douloureuses dermatites.

     

    Des cas de conjonctivite ont été signalés pour des personnes s'étant assises sous l'arbre.

     

    (texte et images wikipédia)

     

     

     

     

     

     


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    Quand j'étais enfant, il y avait un petit bois chez mon grand-père à la Prise-d'Eau en Guadeloupe, et nous aimions y aller pour jouer, il se trouvait tout près de la maison et était sans danger, nous n'avons aucune bête venimeuse là-bas, on risque juste de se faire mordre par des fourmis rouges, c'est douloureux mais pas mortel.

     

    Nous avons dans ce petit bois passé de merveilleux moments entre cousins, à construire des cabanes dans les arbres, chaque année nous en re-construisions une, le temps les érodait très vite, et c'était toujours un grand plaisir pour nous.

     

    Ce petit bois était planté de canneliers, de bois d'inde dont je vous ai parlé hier et de quelques autres dont je n'ai jamais su le nom, je vous présente le « bois d'inde » aujourd'hui.

     

    Liviaaugustae

     

     

     

    Un parfum tropical...

    Pimenta dioica, Pimenta racemosa

     

    (Feuilles, graines et fleurs)

     

     

     

     

     

    Ces feuilles odorantes proviennent du pimentier, arbre des Antilles qui donnent des graines de piment. Appelé aussi « poivre de la Jamaïque » ou « Laurier antillais », l'arbre n'est pourtant ni un pimentier, ni un poivrier, ni un laurier. L'appellation « bois d'inde » vient de Christophe Colomb qui ramène des graines de la Jamaïque, pensant avoir trouvé les Indes.

     

     

     

    Un parfum tropical...

    Les graines de bois d'inde

     

     

     

     

     

    La saveur plutôt douce rappelle un peu la noix de muscade, ou encore la cannelle ou le clou de girofle... L'épice est surnommée par les Anglais « tout-épice » ils en sont très friands.

     

    Les feuilles de bois d'inde s'utilise aux Antilles dans la cuisine comme les feuilles de laurier-sauce, entières ou broyées. On l'utilise, dans les soupes, les sauces et les ragoûts. Aux Antilles le bois d'inde est incontournable et est employé de façon traditionnel en cuisine, le boudin créole ne saurait s'en passer.

     

    On parfume aussi le rhum accompagner d'autres épices ou aromte ce qui donne des rhum « arrangés ». (je n'en avais jamais entendu parler).

     

    En faisant macérer les feuilles, on fabrique aussi du « bay-rum », qui est employé en friction pour soulager les courbatures et les refroidissements (j'ai été frictionnée dans ma petite enfance avec ce bay rum qui sentait très bon et qui je peux en témoigner soulageait les rhumes).

     

     

     

    Un parfum tropical...

    Les fleurs du Pimenta Dioica

     

     

     

    Le bois d'inde pousse partout aux Antilles on les retrouve même dans les jardins, c'est un végétal réellement originaire des Antilles, car les Antilles sont appelées aussi West indies, ou Indes occidentales, ce qui explique le nom de l'épice, c'est dû l'erreur de Christophe Colomb qui se croyait arrivé aux Indes..

     

    (Texte et images wikipédia)

     

     

     

     

     


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    J'ai reçu en cadeau un bocal de confiture de tamarins, c'est une confiture succulente faite à partir d'un fruit de mon île.

     

     

     

    Les tamarins...

    Confiture de tamarin,

     

    (déjà bien entamée comme vous pouvez le constater)

     

     

     

    J'ai donc été enquêter sur cet arbre et ses fruits, fruits qu'il ne vaut mieux pas manger au naturel, j'ai le souvenir, après y avoir goûté, d'un fruit très acide à chair pâteuse.

     

    Liviaaugustae

     

     

     

    Les tamarins...

    Le tamarinus indica

     

     

     

    Tamarinus indica est une espèce d'arbres. Son nom courant est le tamarinier. Elle appartient à la famille des Fabaceae.

     

    Elle est orih=ginaire des régions tropicales sèches de l'Afrique de l'Est et implantée il y a très longtemps en Asie du Sud, puis diffusée dans toutes les régions tropicales. Au XVIe siècle des spécimens ont été introduits en Amérique Centrale ; l'espèce s'est répandue un peu partout.

     

    A Madagascar chez les Sakalava, le tamarinier est considéré comme un arbre sacré, le « Roi des arbres ».

     

    C'est un arbre de dix à vingt mètres de haut à tronc plutôt court, qui a une croissance très lente mais avec une longue durée de vie.

     

     

     

    Les tamarins...

    Fleurs et fruits du tamarinier

     

    (planche de Köhler 1897)

     

     

     

    Ses fleurs jaunâtres en racèmes (grappe) terminaux retombant apparaissent en mai et donnent des fruits en octobre, fruits constitués de grosses gousses brunes contenant plusieurs graines entourées de pulpe fibreuse.

     

     

     

    Les tamarins...

    Les fruits du tamariniers, de grosses gousses brunes

     

     

     

    Le tamarinier est cultivé pour son fruit (parfois appelé dattes de l'Inde). La pulpe comestible entourant les graines est à la fois acide et riche en sucre, cette pulpe additionnée de sucre est utilisée pour confectionner une boisson acidulée appelée « refresco de tamarindo » en Amérique du Sud et tamarinade aux Antilles et à la Réunion. Elle est aussi employée comme épice dans la cuisine indienne, elle est utilisée dans les currys, les lentilles, le chutney doux qui parfume le riz.

     

    La pectine qu'il contient est utilisée dans la confiture industrielle, le jus est riche en acide citrique il est comparable au jus de citron.

     

    Ce jus peut-être utilisé comme laxatif ou pour aider à la digestion, mais aussi dans le traitements des bronchites, il peut aussi soigner les maux de gorges en gargarismes. Différentes parties du tamarinier entrent dans la pharmacopée traditionnelle. Sous le nom de « pulpe

     

    Le tamarin nettoie le cuivre, il suffit de le saupoudrer d'une poignée de sel marin, de le mouiller et de frotter l'objet.

     

    Il paraît que l'on extrait de l'amidon des graines écrasées.

     

    Et enfin « le polysaccharide » est aussi extrait des graines et est utilisé dans certains médicaments.

     

     

     

    J'ignorai toutes les vertus Pharmaceutiques des fruits du tamarinier, en fait je n'en connais que la confiture !

     

     

     

     

     


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