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    Angel Aile

     

    Les trompettes de Las Vegas

     

     

     

    Jouer de la trompette :

     

    « Le sens propre et ancien de tromper est jouer de la trompette », nous dit Littré.

     

    Et Pierre Larousse, souligne que l'étymologie du mot est controversé, il rappelle que le verbe était d'abord pronominal : « se tromper de quelqu'un » voulait dire en réalité s'en jouer, et la synonymie des deux verbes fera le reste.

     

    Quand à la trompette, « instrument de musique à vent, fort ancien, […] qui sert aux réjouissances, et principalement à la « guerre dans la cavalerie. », selon Richelet, d'aucun verront la variante de l'appeau, soit le sifflet qui imite le chant des oiseaux , les « fait venir et les oblige de donner dans les filets ou dans d'autres pièges qu'on leur tend. » « Bailler la trompe » ou « bailler la flûte » se disait au Moyen Âge pour tromper, prendre au piège.

     

    Le joueur de flûte Hamelin en est la plus célèbre illustration. Et si la musique adoucie les mœurs , elle anesthésie aussi le sens critique.

     

    Alors ne jouons plus de la trompette, pour se jouer des autres !

     


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    Les mots des grands classiques...

     

     

     

    Le goût des mots...

    Racine

     

    François de Troy

     

     

     

    Quand Racine écrit : « Vous ferez l'amour en présence du père... »

     

     

     

    Le goût des mots...

    Jean-Baptiste Poquelin dit Molière

     

    Pierre Mignard

     

    et Molière : « Allons petit garçon qu'on tienne bien ma queue », on est en droit de se poser des questions sur les mœurs de l'époque.

     

    Rassurez-vous, ce n'est pas ce que vous imaginez.

     

    Racine ne pensait pas à mal puisqu'à l'époque « faire l'amour » était une jolie métaphore pour courtiser ?

     

    Quand à Molière, il faisait allusion à la queue de son habit. Ouf !

     

     

    Le goût des mots...

    Le duc de Saint-Simon

     

    Jean-Baptiste Van Loo

     

     

     

    Quand à Saint-Simon, il n'était pas en reste : « Macartney […] enfila le duc d'Hamilton » (Il le transperça de son épée)

     

     

     

    Le goût des mots...

    Marquise de Sévigné

     

    Claude Lefebvre

     

     

     

    Enfin, on a pu aussi lire chez Madame de Sévigné le fameux : « Vous avez baiser toute la Provence ? » (embrassé)

     

    Je crois que j'eusse aimé vivre à cette époque car j'eusse adoré m'exprimer ainsi.

     

    Jean-Loup Chifflet

     

     

     

    Comme Jean-Loup Chifflet, je pense que j'eusse aussi beaucoup aimé m'exprimer ainsi, avec tous ces mots d'autrefois qui n'avaient pas encore été dévoyés !

     

    Livia

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    J'ai rencontré ces quelques mots au cours de lectures, ou en faisant des mots croisés.

     

    Ces mots sortent un peu de notre ordinaire ce ne sont pas des mots que l'on n'emploie souvent, mais j'ai voulu connaître leur signification dont je vous fait part ci-dessous :

     

    Livia

     

     

     

    Des mots oubliés...

    Ce chien est un « agelaste »

     

    (image internet)

     

     

     

    Avez-vous déjà entendu parler de l'agelaste ?

     

    C’est à François Rabelais, auteur du XVIe siècle, que l’on doit ce terme désignant "celui qui ne rit jamais, qui est réfractaire à l’humour". Dans "L’Art du roman", Milan Kundera précise que Rabelais a utilisé ce mot pour désigner les personnes dénuées d’humour qui lui avaient presque donné envie de cesser d’écrire. Ce mot est composé du "a" privatif et du grec "gelos", "rire", racine que l’on retrouve dans l’adjectif "gélastique" (l’épilepsie gélastique se caractérise par des crises de rire immotivé)  et dans gélothérapie, une thérapie par le rire.    

     

     

     

    Des mots oubliés...

    La reine Marguerite de Valois

     

    (portant une perruque blonde à bouclettes )

     

    Clouet

     



     

    Quand au « cache-folie » Que savez-vous de lui ?

     

    Au XIXe siècle, ce mot d’argot désignait, au féminin, de fausses boucles de cheveux que les femmes ajoutaient à leur coiffure, souvent en toupet. Par extension, il désigne les postiches vendus par les coiffeurs. Au masculin, un cache-folie désigne un toupet destiné à cacher une calvitie naissante. (On dit aujourd'hui une « moumoutte » je trouve cela très laid !)

     

     

     

    Des mots oubliés...

    Sisyphe

     

    Franz von Stuck

     

    Le « sisyphisme » par contre j'en avait entendu parler durant mes études.

     

    Ce terme péjoratif désigne une personne vouée à une tâche à la fois vaine et surhumaine. Il a été créé par l’économiste et homme politique Frédéric Bastiat au XIXe siècle en référence au travail éternel et stérile de Sisyphe, héros grec, qui fut condamné à rouler perpétuellement un énorme rocher jusqu’en haut d’une montagne.

     

     

     

    Des mots oubliés...

    Deux araignées...

     

    (image internet)

     

    Qu’est-ce qu’un kakemphaton ? Là je n'en savais strictement rien ! Et pourtant nous kakemphatons bien souvent !

     

    Emprunté au grec, ce mot qui signifie "malsonnant" désigne une mauvaise consonance ou calembour involontaire. En voici deux exemples: "Le placard est ouvert" (tout vert), ou ce vers de Corneille: "Car ce n’est pas régner qu’être deux à régner" (deux araignées). (et deux kakemphaton! Deux !)

     

     

     

    Des mots oubliés...

    Mais il n'y a pas que les bateaux qui font des « houaches » !

     

    (image internet)

     

    Et qu'est-ce donc que la « houaiche » ? La houaiche ou houache, désigne le sillage des navires en marche. Ce terme est d'origine néerlandaise. (« wech » veut dire sillage)

     

    Nous employons ce mot en Guadeloupe très souvent quand nous sommes en bateau, mais je pensais que c'était un mot venant du créole !

     

     

     

    Des mots oubliés...

    Papillon et fleur zinzolin

     

    (image internet)

     

    Et que veut dire avoir un esprit « zinzolin » ?

     

    Au sens figuré, on dit d’une personne qu’elle a l’esprit zinzolin lorsqu’elle cherche à se démarquer par sa pensée et sa répartie piquante. 

     

    Au sens propre, zinzolin désigne une couleur violette ou rougeâtre.

     

     

     

    Des mots oubliés...

    Là-dedans, on trouve toujours le mot juste !

     

    (image internet)

     

    Et qu'est-ce que à l’acribologie ?

     

    C'est un souci de précision extrême dans le choix des mots. Je pense que je suis une acribologue !

     

    Ce mot vient du grec "akribeia" qui signifie "exactitude, soin minutieux".

     

    Nous devrions être tous des « acribologues », le français ne serait pas éreinté comme il l'est aujourd'hui !

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Ce sont des expressions que nous employons machinalement presque tous les jours.

     

    J'ai découvert que même le « moule à gaufres » , injure préférée du Capitaine Haddock a une origine historique !

     

    Livia

     

     

     

    Le goût des mots...

    (image internet)

     

    « Moule à Gaufres

     

    Si le capitaine Haddock emploie cette expression dans Tintin, elle trouve son origine à l’époque où la variole sévissait.

     

    Les personnes qui en réchappaient avaient le corps couvert de cicatrices, notamment le visage, avec des creux qui pouvaient évoquer le moule à gaufre. En 1893, il est inscrit dans "Les archives wallones de jadis, de naguerre et d’à présent" : "et l’on dit volontiers d’un grêlé qu’il a passé par le « moule à gaufre". Un grêlé désignait alors un visage marqué par la variole.

     

     

     

    Le goût des mots...

    (image internet)

     

    Dur d'oreille

     

    La conque est un coquillage mais c’est aussi le nom anatomique du pavillon de l’oreille. En argot, la portugaise, (l’huître) désigne d’ailleurs l’oreille.

     

    Quel rapport avec le Portugal ? En 1950, les huîtres portugaises sont à leur apogée en France. On comprend mieux alors l’analogie entre une "portugaise" qui se remplit de sable et une oreille qui n’entend plus très bien.

     

     

     

    Le goût des mots...

    (image internet)

     

    Gonflé à bloc

     

    Cette expression qui signifie avoir une assurance à toute épreuve remonte au début de la bicyclette. Pour éviter de crever et montrer tout son talent, mieux vaut avoir les pneus gonflés à bloc. En réduisant la zone de contact entre le pneu et le sol, le vélo peut ainsi aller plus vite.

     

     

    Le goût des mots...

     

    (image internet)

     

    La chair de poule

     

    La chair de poule, ou horripilation ou piloérection, est un réflexe pilomoteur. Lorsqu’il fait un froid de canard, les thermorécepteurs répartis sur la peau envoient le message à l’hypothalamus, dans le cerveau, qui transmet l’information au système nerveux via les neurones. C'est lui qui se charge d'activer des muscles redresseurs des poils, les "horripilateurs", situés sous la peau.

     

    La chair de poule, ou bosses d’oie, en anglais (To get goose bumps), n’est pas exclusive aux êtres humains. Les animaux peuvent aussi gonfler leur fourrure pour paraître plus gros (chat, hérisson….). 

     

     

     

     

     

     

     


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    Le sexe des mots...

     

    (image internet)

     

     

     

     

     

     

     

    Epicène : du grec epikoinos (possédé en commun), ce drôle d'adjectif sert à qualifier les mots dont la forme ne varie pas selon le genre (un, une enfant – un, une élève – un, une camarade...), mais aussi, et c'est là où cela se complique, un substantif qui désigne aussi bien le mâle que la femelle d'une espèce, et comme ce substantif peut être masculin ou féminin, les choses ne sont pas simples. Par exemple un couple de papillons n'est pas composé d'un papillon et d'une papillonne, mais de deux papillons... idem pour les fourmis, mot qui est toujours au féminin quel que soit le genre de l'insecte dont on parle.

     

    Ainsi : la baleine, la belette, la carpe, la chouette, la grenouille et tant d'autres... sont des mots féminins.

     

    Bref, les noms de centaines d'espèces animales n'ont qu'un genre, et si, pour le kangourou, on peut toujours aller vérifier dans la poche, dans le cas du rhinocéros, c'est beaucoup plus risqué !

     

    Certains noms qui changent de genre changent de sens...

     

    Exemple : le nom de la galette que vous dégustez en Bretagne et celui du tissus de votre robe viennent tous deux de l'ancien adjectif creps qui signifiait frisé, mais vous devez commander « une crêpe au sucre » et dire que « le crêpe de cette robe est ravissant »...

     

    Quand au mot « auteur » le voilà devenu « auteure » alors qu'acteur est devenu « actrice » et « chanteur » étant « chanteuse » on peut vraiment se demander pourquoi on n'a pas choisi « auteuse » ou « autrice » ?

     

    Ces mots, qui ne signifient plus du tout la même chose lorsqu'il passent du masculin au féminin sont très nombreux.

     

    Ainsi vous ne devez pas confondre la carpe qui nage dans un étang et le carpe, rangée d'os de votre poignet. Ni le cartouche égyptien avec la cartouche que le chasseur met dans le canon de son fusil. Quand à la barbe qui orne le menton de certain, elle n'a rien à voir avec le barbe qui est un cheval de selle, comme une enseigne de commerce n'a rien à voir avec un enseigne de vaisseau qui est un officier de marine... Les mélomanes qui apprécient une aria de Bach doivent être attentifs et ne pas dire un aria, car le masculin un peu vieilli de ce mot signifie embarras, tracas ou ennui... Nous ne parlerons pas de la greffe d'une plante, et le greffe du tribunal, le geste de la main et la geste de Roland..

     

    Alors il s'agit de ne pas se laisser prendre par ces noms qui se féminisent mais n'ont aucun rapport avec le masculin :

     

    • le carabin n'est pas le conjoint de la carabine

    • ni le capucin celui de la capucine

    • pas plus que le pèlerin celui de la pèlerine

    • et encore moins le camelot celui de la camelote

    • Sans oublier le chevalier et la chevalière

    • le jardinier et la jardinière

    • et le colombin et la colombine

    • ni le loup celui de la loupe...

     

    Car

     

    • Le jour ou le carabin épousera sa carabine

    • Le mandarin sa mandarine

    • Le capucin sa capucine

    • Le pèlerin sa pèlerine et le camelot sa camelote

      On sera sérieusement en droit de se poser des questions sur l'évolution des mœurs de notre pauvre pays !

     

    Jean-Loup Chifflet

     

     

     

    Je me pose des questions depuis un certain moment déjà, car voilà des décennies qu'on laisse filer toutes les absurdités que réclament les groupes de ceci ou de cela au détriment de la langue.

     

    Et la fine équipe qui est au pouvoir aujourd'hui, n'a aucunement l'intention de remettre la voiture France sur ses rails, encore moins sa langue, nous avons donc du souci à nous faire pour la sauvegarde de cette dernière !

     

    Livia

     


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