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    Dans les pas du général de Gaulle...

     

    Le général de Gaulle et son épouse en Irlande

     

    « En ce moment grave de ma vie, j’ai trouvé ce que je cherchais : être en face de moi-même »
    C'est ce que Charles de Gaulle a dit le 18 juin 1969 à Dublin

     

     

     

    Cette année on commémorera le cinquantenaire du décès du général de Gaulle, mais aussi les 130 ans de sa naissance et les 80 ans de son appel du 18 juin 1940, (Une date marquante pour la France.)

     

    Pour écouter l'appel du 18 juin, clic sur le lien ci-dessous :

     

    https://www.youtube.com/watch?v=tjPeo1IY05o

     

    Il y a plusieurs bouquins sur le Général qui paraissent cette année, à l'occasion de ces trois anniversaires.

     

    J'ai acheté le dernier livre écrit par Denis Tillinac, « Le dictionnaire amoureux du Général » que j'ai dévoré, Denis Tillinac nous précède et nous guide, nous marchons à sa suite dans les pas du Général, ce livre est un concentré d'Histoire, il se lit pourtant comme un roman, il est passionnant, il est recommandé aux admirateurs du Général de Gaulle.

     

    Livia

     

     

    Dans les pas du général de Gaulle...

    Aventurier shakespearien aux prises avec des ennemis innombrables, de Gaulle a imaginé le roman de sa vie, et l'a imposé sur le théâtre tragique de l'Histoire en amoureux d'une France qui aujourd'hui encore lui doit presque tout.
    Il fut un héros aux frontières de la folie. Un chef de guerre longtemps seul contre tous. Un homme d'État visionnaire dans la lignée de Richelieu. Un écrivain dans le sillage de Chateaubriand. Et un méditatif lourd de mystères. Dans son incroyable saga, il a enrôlé des personnages fascinants,
    baroudeurs et moines-soldats d'un idéal chevaleresque. Le gaullisme est une leçon de morale, celle de l'insoumission et du panache, teinté de romantisme noir.
    Avec le lyrisme qu'on lui connaît, Denis Tillinac a voulu honorer sa dette en érigeant au Général le tombeau qu'il mérite.

     



     

    Quelques extraits :

     

    « Et tout d'abord, le prestige ne peut aller sans mystère, car on révère peu ce qu'on connaît trop bien. Tous les cultes ont leurs tabernacles et il n'y a pas de grand homme pour ses domestiques. Il faut donc que dans les projets, la manière, les mouvements de l'esprit, un élément demeure que les autres ne puissent saisir et qui les intrigue, les émeuve, les tienne en haleine. »

     

     

    Dans les pas du général de Gaulle...

    Village de Colombey-les-deux-églises

     

    (image wikipédia)

     

    « C'est un village sur une colline d'où se déploient en plans inclinés des labours et des forêts sombres. Un simple village de cette France de l'Est où, depuis la nuit des temps, les vents de l'Histoire ont hurlé à la mort. Des tombes rameutées autour d'un clocher roman, des maisons basses, des ciels souvent gris ; une nationale qui relie Troyes à Chaumont. Rien ne disposait cette humble colline à devenir « un lieu où souffle l'esprit », à l'enseigne d'une croix de Lorraine en marbre rose qui s'impose à la vue depuis toutes les routes. « Elle incitera les lapins à la résistance », ironisait le Général.

     

     

    Dans les pas du général de Gaulle...

    La Boisserie.

     

    (image wikipédia)

     

    « C'est ici dans une bâtisse sans charme en retrait du bourg, environné d'un parc sans prétention à l'esthétique, le général a posé son barda d'officier, hébergé son intimité familiale, mûri sa pensée, affronté la page blanche de l'écrivain, ruminé ses mélancolies.

     

    Une tour octogonale couverte de vigne-vierge a été surajoutée ce qui valut à la Boisserie d'être confisquée par les autorités de Vichy, puis saccagée et brûlée par les Allemands. »

     

    Et tandis que les jours passent le général contemple la campagne :

     

    « Le silence emplit ma maison. De la pièce d'angle où je passe la plupart des heures du jour, je découvre les lointains dans la direction du couchant. Au long de quinze kilomètres, aucune construction n'apparaît. Par dessus la plaine et les bois, ma vue suit les longues pentes descendant vers la vallée de l'Aube, puis les hauteurs du versant opposé. D'un point élevé du jardin, j'embrasse les fonds sauvages où la forêt enveloppe le site, comme la mer barre le promontoire. Je vois la nuit couvrir le paysage. Ensuite en regardant les étoiles, je me pénètre de l'insignifiance des choses. »

     

     

     

     

     

     


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    Notre culture et notre langue française sont fortement influencées par nos racines chrétiennes, même si nos dirigeants ont refusé d'inscrire les dites racines dans la constitution européenne.

     

    Cependant beaucoup d'expressions employées de nos jours découlent de ces racines-là !

     

    Livia

     



     

    Par exemple :

     

    « faire son mea culpa »

     

    Mea culpa est passé dans le langage courant avec l’expression faire son mea culpa, c'est admettre ses erreurs.

     

     

    Goût des mots...

    Pardon.

     

    (image internet)

     

     

     



     

    Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa…

     

    (C'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma très grande faute).

     

    À l’époque où la messe était célébrée en latin, jusque dans les années 1960, les fidèles récitaient cette phrase à chaque célébration. Elle est en effet issue du Confiteor, la prière que font les catholiques au début de la messe ou au début du sacrement de pénitence.

     

    Par cette prière, le chrétien se reconnaît devant Dieu, pécheur vis-à-vis de Lui et vis-à-vis des autres et il sollicite Son pardon. La reconnaissance de ses fautes et la demande de pardon est une prière essentielle pour les catholiques. […]

     

    Culpa est aussi à l’origine des mots coupable et culpabilité ainsi que de l’expression battre sa coulpe qui signifie se frapper la poitrine en disant mea culpa.

     

    Remontant au Moyen Âge, elle exprime à la fois la faute (culpa) et le moyen de s’en repentir (se battre ou se frapper la poitrine).

     

     


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    Ils sèment le vent depuis plus de deux ans déjà et voilà les fêtes de fin d'année gâchées par l'ouragan qu'ils ont provoqué !

     

    Livia

     

     

     

    Goût des mots...

     

    Cyclone

     

    (image pixabay)

     

    «Qui sème le vent récolte la tempête»

     

    Les petites choses peuvent avoir de grandes conséquences et il ne faut pas s’étonner des répercussions quand on provoque le désordre.

     

    C’est ainsi que l’on peut résumer le sens de l’expression «Qui sème le vent récolte la tempête».

     

    Un avertissement simple et plein de bon sens mais qu’il n’est pas inutile de rappeler de temps à autre comme l’illustrent depuis longtemps de nombreux dictons plus ou moins imagés issus de la sagesse populaire !

     

    Citons par exemple :

     

    «Qui crache au ciel, il lui retombe sur le visage» (Moyen Âge)

     

    «Comme on fait son lit, on se couche» (XVIIe siècle),

     

    ou encore «Qui mal veut, mal lui vient» (XVIIe siècle).

     

     



     


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    C'était la fête de tous les saints le 1er novembre, mais savons-nous vraiment à quel saint nous vouer aujourd'hui ?

     

     

     

     

     

    « Ne pas savoir à quel saint se vouer »

     

    « C’est au début du XVIe siècle qu’apparaît cette expression

     

    Qui signifie ne pas savoir à qui s’adresser.

     

    Cette expression a également pris le sens : «d’être déboussolé ou de ne plus savoir comment se tirer d’affaire. »

     

     

     

    Ces saints que nous implorons.

     

    (image internet)

     

     

     

     

     

    Peut-être vous est-il déjà arrivé, alors que vous êtes en train de retourner votre sac pour retrouver vos clés perdues, de glisser une petite prière à saint Antoine de Padoue ?

     

    Peut-être avez-vous également l’habitude, avant de prendre la route, de recommander votre voyage à saint Christophe ?

     

    Si le culte des saints remonte aux débuts du christianisme, il prend « officiellement » forme vers le IIIe siècle. Origène écrit : « je tomberai à genoux et n’osant, à la vue de mes crimes, présenter moi-même ma prière à Dieu, j’appellerai tous les saint à mon secours, Ô vous, saints du Ciel, je vous invoque avec une douleur mêlée de larmes et de soupirs, tombez aux pieds du Dieu des miséricordes, et priez pour moi, misérable pécheur. »

     

    Saint Cyprien abonde dans le même sens : « Que la charité de celui à qui Dieu fera la grâce de partir le premier, persévère devant le Seigneur, qu’il ne cesse de prier pour ses frères.»

     

    Au Moyen Âge, le dévotion aux saints fait partie intégrante de la vie quotidienne : vénération des tombeaux et des reliques, processions, pèlerinages, ex-voto … Chaque ville, chaque paroisse, chaque confrérie, chaque situation a son saint ou sa sainte. On se sent proche d’eux, on les sollicite en période de crise comme pour les petits aléas de la vie. Si chaque saint a sa « spécialité », il arrive aussi fréquemment que l’on puisse en invoquer plusieurs pour la même requête.

     

    Mais, lequel ou laquelle choisir alors ? Sainte Anne ou saint Gabriel lorsque l’on désire un enfant ?

     

    Saint Grégoire Le Grand, saint Côme ou saint Damien lorsque l’on a mal à l’estomac ?

     

    Sainte Rita ou saint Jude lorsque la cause est désespérée ?

     

    Et le choix n’est pas toujours évident !

     

     


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    « Mettre sa main au feu »

     

    Le goût des mots...

    (image internet)

     

     

     

    Voilà une expression que l’on emploie lorsque l’on est vraiment sûr de ce que l’on affirme ! Ceci dit, aujourd’hui le risque n’est pas bien grand, et même en cas d’erreur, il y a peu de chance que l’on vous oblige à mettre la main dans la cheminée ou à attraper les grillades à main nue sur le barbecue… Cela n’a pourtant pas toujours été le cas.

     

    L’origine de cette expression remonte en effet au Moyen Âge et à la pratique des ordalies. Dérivé du vieil anglo-saxon ordāl, qui signifie « départager », l’ordalie était une épreuve judiciaire permettant de trancher un litige en établissant l’innocence ou la culpabilité d’une personne. Si le mot ne vous est pas familier, son synonyme, « jugement de Dieu », l’est probablement davantage. Le principe en était le suivant : on soumettait la personne accusée à une épreuve physique très risquée, à l’issue parfois mortelle. Mais on estimait que Dieu ne pouvait laisser mourir un innocent, et que par conséquent, le résultat de l’épreuve serait indiscutablement en faveur du juste. 

     

    Les ordalies les plus courantes étaient celles par l’eau (bouillante ou glacée) ou par le feu.

     

    l’Église était peu favorable aux ordalies. Mais les ordalies sont profondément ancrées dans la coutume. Il faut attendre 1215 pour que le pape Innocent III condamne ces usages lors du concile de Latran et c’est en 1258 que saint Louis prononce leur interdiction officielle.

     

    Pour la petite histoire, savez-vous que les ordalies sont également à l’origine d’une autre expression couramment employée ?

     

    Lors de l’épreuve dite « du pain et du fromage », on gavait l’accusé de nourriture. S’il n’arrivait pas à avaler et s’étouffait, c’est donc qu’il était coupable.

     

    D’où l’expression « rester en travers de la gorge » !

     



     

    Heureusement que ces « ordalies » ont été abandonnées !

     

    Mais les jugements politisés et gauchisants avec « le mur des cons » de notre époque, sont-ils meilleurs  ?

     

    Livia

     


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