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    « Avoir l'esprit de l'escalier »

     

    C'est le contraire de l'esprit de répartie.

     

     

     

    Le goût des mots...

    En descendant l'escalier...

     

    (image internet)

     

     

     

    Celui qui a l'esprit d'escalier ne pense à ce qu'il aurait dû dire que lorsqu'il descend l'escalier et qu'il a quitté ses hôtes.

     

     

     

    Voltaire était connu pour sa promptitude à formuler une réponse spirituelle, ce qui lui valût quelques coups de bâton.

     

    Et Rousseau dans ses Confessions, raconte, qu'il avait l'esprit de l'escalier du fait de sa lenteur à penser  et se compare au duc de Savoie qui trouva ce qu'il aurait dû répondre à quelqu'un avec qui il avait eut un différent, une fois arrivé à Lyon en descendant du train...

     

     

     

     

     

     

     


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    « Servir de bouc émissaire »

     

    Porter les fautes d'un autre

     

     

    Le goût des mots...

    Et depuis le pauvre bouc lâché sur une terre aride ploie sous les fautes des autres...

     

    (image internet)

     

     

     

     

     

    La Bible a joué un rôle fondamental dans la constitution de notre civilisation. Et même si le processus de déchristianisation est patent aujourd'hui, de nombreuse expressions qui en proviennent restent très vivantes. L'épisode relatif au « bouc émissaire » se trouve dans le chapitre XVI du Lévitique (20-22) :

     

    • « Aaron appuiera ses deux mains sur la tête du bouc vivant et se confessera sur lui de toutes les fautes des fils d'Israël et de tous leur péchés, il les mettra sur la tête du bouc et le lâchera dans le désert. Et le bouc emportera sur lui toutes leurs fautes vers une terre aride ».

     

    C'est de cette idée qu'est venue l'expression « servir de bouc émissaire » parfois aussi il est dit aussi « être chargé de toutes les fautes d'Israël » par ceux qui espèrent ainsi se disculper.

     

     


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    Je vous ai parlé de la provenance de l'expression « être sous le joug », aujourd'hui il s'agit de l'expression « Etre sous l'égide » ce qui est beaucoup plus confortable, cela connote une protection, parfois affectueuse, mais toujours constructive.

     

    Liviaaugustae

     

     

     

    « Etre sous l'égide »

     

    C'est être sous la protection de quelqu'un.

     

     

    Le goût des mots...

    Athéna portant l'égide

     

    Copie romaine du Ve siècle avant J.C.

     

     

     

    Dans la mythologie grecque, l'égide était un vêtement mystérieux associé à Zeus et à sa fille Athéna. Elle est représentée parfois comme une sorte de cape.

     

    Elle peut aussi prendre la forme d'un bouclier, ou d'une cuirasse bordée. Certaines sources disent qu'elle est faite à partir d'une peau de chèvre (peut-être la peau de chèvre magique Amalthée) quand d'autres assurent qu'elle est en or pur. Dans les mains d'Athéna, l'égide est un manteau tissé de serpents siffleurs.

     

    Quoi qu'il en soit cette égide était réputée pour être un outil d'une formidable puissance. Zeus pouvait provoquer de violents orages et frapper les hommes de terreur rien qu'en l'agitant.

     

    Athéna la portait dans les batailles pour terrifier ses ennemis. Placé sur le devant de l'égide, on trouvait la tête coupée de Méduse, qui était si horrible à regarder que quiconque la voyait était instantanément changé en pierre.

     

    Etre couvert par l'égide des dieux voulait dire avoir des amis hauts placés.

     

    C'est ce sens de protection, associé à celui de haute autorité qui survit aujourd'hui encore.

     

     


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    Je vous invite en balade dans la forêt, pour rêver !

     

    Il n'y a pas de loups, il n'y a que les oiseaux qui chantent et les merveilleuses couleurs de l'automne qui sans se lasser, colore les arbres et les arbustes avec son pinceau magique !

     

    Liviaaugustae

     

    Lappel de la forêt...

     

    « Les arbres n'ont pas attendu le Web pour se mettre e réseau. Ils communiquent par les racines, envoient des nutriments à leurs voisins quand ils sont malades, aident les jeunes pousses à grandir, sont capables de composer un écosystème qui modère les températures et emmagasinent l'eau... »

     

    Comparant les forêts à des communautés humaines, familiales et inter dépendantes, Peter Wohleben va à rebours du maître mot ambiant : autonomie !

     

    A la différence des jardins et des campagnes, la forêt représente la nature brute, non domestiquée par l'homme. Un lieu qui est loin d'être neutre... C'est la forêt des contes où rôde le loup, celle où se perd le Petit Poucet... Elle symbolise le passage initiatique qui permet de grandir en se frottant à un monde qu'on ne maîtrise pas. »

     

    C'est dans le livre de cet auteur, « La vie secrète des arbres » que l'on peut voir ces fantastiques images de forêt. Un très beau livre j'ai pris beaucoup de plaisir à le lire, on est emporté aussi par la beauté des photos, Peter Wolleben nous fait voyager dans ce monde mystérieux et merveilleux de la forêt tout près de chez nous, je regarderai les arbres autrement la prochaine fois que j'irais me balader en forêt...

     

    Lappel de la forêt...

     

    Ce livre merveilleux est en vente partout au prix de 20,90€

     

     

     

     

     

    De l'autre côté de l'Atlantique, dans une autre forêt, balade dans les bayous de Géorgie, pour admirer ce merveilleux coucher de soleil automnal sur les marais d'Okefen !

     

     

    Lappel de la forêt...

    « Les cyprès des marais espèce endémique dans cette région d'Amérique du Nord, qui peuvent atteindre de 15 à 18 mètres de haut poussent dans l'eau, et leurs longues et profondes racines produisent des résurgences, dites respiratoires. Autre caractéristique, leur tronc renflé à la base assure la stabilité de ces arbres posés sur des sols boueux. En automne, leurs feuilles se colorent en orangé  et se reflètent dans l'eau».

     

     

     

     


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    « Etre sous le joug »

     

    Etre soumis à la puissance de quelqu'un ; être forcé à une reddition humiliante.

     

     

     

    L'idée d'être sous le joug, c'est-à-dire être harnaché comme un animal de trait tirant une charrue, était une métaphore très usitée pour jeter un sort dans le monde ancien, et elle se retrouve aussi bien dans la Bible que dans les traditions grecques et romaines.

     

    Cette métaphore a été mise en pratique de manière dramatique et puissante par la tribu des Samnites en Italie en 321 avant J.C.

     

     

     

    « Les romains furent piégés par les Samnites et durent passer sous le joug - sous les fourches caudines.

     

    (image internet)

     

    (En Guadeloupe, j'ai souvent vu ce spectacle au moment de la récolte des cannes à sucre)

     

     

     

    Etre sous le joug de quelqu'un, ou d'un état totalitaire par exemple, c'est loin d'être de la tarte, nous employons parfois cette expression sans trop savoir d'où elle vient et ce qu'elle voulait dire !

     

    Liviaaugustae

     

     


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