•  

     

     

     

    Les champs de braises...

     

    J'ai lu aussi, (j'ai lu énormément) durant ce mois de novembre, ce non moins excellent ouvrage : «  Les champs de braises. » d'Hélie de Saint Marc

     

     

     

    je vous en offre ci-dessous, quelques extraits glanés au long des pages...

     

     

     

     

     

    « Affligé, mais pas écrasé.

     

    Démuni, mais pas désespéré.

     

    Battu, mais non perdu. »

     

    Saint Paul

     

     

     

    « « Un homme nu, battu et humilié, reste un homme s'il garde sa propre dignité. Personne ne peut voler l'âme d'autrui si la victime n'y consent pas. »

     

     

     

    « Vivre, ce n'est pas exister à n'importe quel prix.  »

     

     

     

    « Ce n'est pas le premier amour qui compte à la fin d'une vie. C'est celui qui réunit jour après jour deux solitudes, le meilleur de soi et le meilleur d'un autre. C'est l'amour qui se diffuse, celui qui endure, celui qui sait combien le mystère lui est nécessaire. »

     

     

     

    « Nos routes font parfois des boucles inattendues. Elles sont parsemées de cailloux et de signes pour qui veut bien les lire. »

     

     

     

    « La nuit, j'allais sur le balcon écouter le murmure de la baie pour calmer mon inquiétude. Chaque jour, il fallait trier entre tant d'émotions contradictoires ! Nous pressentions tous qu'un orage était dans l'air, sans savoir ni où, ni quand, ni comment, il allait éclater. »

     

     

     

     

     

    « Les honneurs », on le sait, sont la fausse monnaie de l'honneur.

     

    Ils s'acquièrent parfois avec des silences complices, des échanges d'intérêts, des lâchetés. » 

     

     

     

     

     

    « Nous escaladions les rochers jusqu'à une cassine*, sous le soleil bourdonnant. Vers l'intérieur, nous regardions, émerveillés les vignes et les oliviers. Vers la mer, nous écoutions le silence du bonheur, loin des clameurs... »

     

    *cassine :

     

    - Petite maison isolée dans les champs, utilisée autrefois comme poste d'embuscade.

     


    18 commentaires
  •  

     

     

     

     

    Durant mon enfermement lors de mes travaux de peinture en novembre, j'ai dévoré plusieurs livres, dont la merveilleuse balade touristique d'Edith Warthon : « La France en automobile », balade qu'elle fit en 1906/1907.

     

    Il fallait beaucoup de courage pour s'élancer sur les routes dans ce genre de véhicule, (on les voit son mari, elle et des amis dans leur « Panhar et Levassor » en couverture) elle raconte comment ils étaient trempés jusqu'aux os lorsqu'il pleuvait, complètement frigorifiés lorsqu'il faisait froid et déshydratés quand le soleil tapait!

     

    C'est un livre passionnant, sous une houle de mots aussi poétiques que charmants envers la France et les français, elle nous conte  « La France »,  et j'ai découvert au travers de ses yeux et sous sa poétique plume, des coins de France que je n'ai pas eu l'occasion d'aller visiter...ce fut une jolie balade, que je vous recommande !

     

    Mme Warthon m'a éblouie par sa maîtrise du français et son riche vocabulaire que plus d'un français lui envierait !

     

    Liviaaugustae

     

     

     

     

     

    Quelques extraits ci-dessous :

     

     

    Ce merveilleux livre est en vente partout au prix de 16€80

     

     

     

     

     

    « Plus vivement que partout ailleurs on sent sur ces bords de Seine l'aménité des manières françaises, ce long processus d'adaptation sociale qui a produit une intelligence si profonde et si générale » […]

     

    Comment ne pas apprécier ce beau livre après une telle déclaration d'amour  envers les français?

     

     

     

    « Les physionomies française, sont vivement intelligentes ; et la longue pratique des manières a posé un voile de raffinement sur leur acuité, constituant ainsi un mélange de vivacité et de bonne humeur qu'on ne trouve nulle part ailleurs. »

     

    Si elle revenait aujourd'hui se balader chez nous, trouverait-elle encore ces manières de raffinements ?

     

     

     

    «Iici à Bourges, on sent un aspect, moins exprimable, de la grande influence directrice du Moyen Âge : cette capacité de désirer de puissants édifices et de les bâtir, mais aussi, de créer d'autres demeures, non construites par les mains, que pouvaient habiter les esprits...»

     

    En passant à Bourges après la visite de sa cathédrale  !

     

     

     

    « Un court trajet d'après-midi nous a fait traverser la morne campagne de Chartres à Blois, que nous avons atteint à l'heure bénie où le soleil couchant bruni les grands méandres de la Loire et badigeonne de pourpre les toits d'ardoise qui s'échelonnent sur la colline, au-dessous du château ; peu de toiture offre un spectacle aussi beau que celui qu'on contemple de la muraille de Blois : tourbillons de bleus de faîtages et de pignons s'élevant çà et là en une tour d'église avec son clocheton maillé d'ardoise, et se brisant ailleurs pour laisser entrevoir une façade sculptée, ou les profondeurs verdoyantes d'un jardin suspendu...

     

    Cela ne donne-t-il pas envie d'aller se promener du côté de Blois, pour admirer au coucher du soleil, pareille merveille ?

     

    Heureusement qu'il y a des étrangers pour aimer et admirer la France, si décriée et si épuisée par ses propres enfants !

     

     

     

     

     

    « Après des semaines chargées de sensations historiques et archéologiques, on est tenté, devant les sortilèges d'un tel paysage , de s'abandonner à une infinie oisiveté. C'est la saison où le printemps éclate à travers la verdure persistante de la Riviera en un millier de couleurs tendres, vert pâle des cultures, blanc neigeux des arbres en fleurs, et rouge flamboyant des tulipes sous la brume argentée des oliveraies. Dans les hauteurs, parmi les chênes-lièges, les villas blotties autour de leur donjon féodale clignotent des yeux, au-delà des pinèdes, en direction des éblouissantes échancrures bleues et pourpres du rivage. Et entre les collines s'étendent de douces vallées, avec champs de roses, des arpents de vignes bourgeonnantes, des praires semées de narcisses, et de frais ruisseaux dévalant de forêts de châtaigniers, au bas des sommets gris et nus. Là-haut se trouvent des ermitages isolés, vestiges en ruine d'ancien monastères, chartreux et bénédictins ; mais aucun grand nom ne s'attache à ces anciens sanctuaires éboulés, et les petites villes alentours n'ont aucun lien avec les principaux courants de l'histoire. Il s'agit d'eaux tranquilles, imprégnées de traditions locales, où flottent de petits fragments de souvenirs et de légendes »  [...]

     

    En lisant ces lignes si poétiques, n'a-t-on pas qu'une seule idée, celle de partir et d'aller admirer la « Riviera » avec les même yeux que Mme Warthon ?

     

     


    24 commentaires
  •  

     

     

     

     

    « La démagogie (du grec demos « le peuple » et ago : « conduire ») est une notion politique et rhétorique désignant l'état politique dans lequel les dirigeants mènent le peuple en le manipulant pour s'attirer ses faveurs, notamment en utilisant un discours flatteur ou appelant aux passions ».

     

     

    Le peuple en attente de la tonte ?

     

    (image internet)

     

     

     

     

     

    « La notion de *démagogie nous vient de la Grèce antique, où être démagogue consistait a raconter au peuple que la farine serait chère (pour plaire au paysans) et le pain bon marché (pour plaire aux autres). En termes simples, le démagogue tient des propos dont il sait qu'ils sont idiots et contradictoires les uns avec les autres en pensant que cela va l'amener à être élu, et donc à vivre aux dépens des autres sans travailler vraiment. Entre un démagogue et un escroc, la seule différence réside dans la taille de la tentative d'enfumage et certainement pas dans les principes de fonctionnements.

     

    Le principe est le même, le démagogue et l'escroc pensent que le peuple ou le gogo sont des idiots, et dans le fond cela les amuse de les tromper. » [...]

     

     

     

    *« Action de flatter les aspirations à la facilité et les passions des masses populaires pour obtenir ou conserver le pouvoir ou pour accroître sa popularité. »

     

    Dictionnaire Larousse

     

     

     

    La démagogie, nous connaissons, les politiques en usent et en abusent depuis des décennies, pour essayer de gagner ou de garder une place au soleil !

     

    En ce moment de campagne électorale elle dégouline tellement des médias, que c'en est écœurant, une véritable overdose !

     

    Liviaaugustae

     

     

     


    10 commentaires
  •  

     

    L'Âme française...

     

    L'Âme française est un livre passionnant, émaillé de citations d'auteurs français, l'auteur nous présente : l'histoire, les qualités, les défauts et le cœur  de la France !

     

    Je l'ai littéralement dévoré, l'auteur met aussi les points sur les « i », ces points qui se baladent de ci de là, au gré des modes du politiquement correct, et au gré des idéologies des gouvernants du moment...

     

    Liviaaugustae

     

     

     

     

     

    « Quand je considère cette nation en elle-même, je la trouve plus extraordinaire qu'aucun des événements de son histoire. En a-t-il jamais sur la terre une seule qui fût si remplie de contrastes et si extrême dans chacun de ses actes, plus conduite par des sensations, moins par des principes ; faisant ainsi toujours plus mal ou mieux qu'on ne s'y attendait, tantôt au-dessous du niveau commun de l'humanité, tantôt fort au-dessus ; un peuple tellement inaltérable dans ses principaux instincts, qu'on le reconnaît encore dans des portraits qui ont été faits de lui il y a deux ou trois mille ans, et, en même temps, tellement mobile dans ses pensées journalières et dans ses goûts, qu'il finit par se devenir un spectacle inattendu à lui-même, et demeure souvent aussi surpris que les étrangers à la vue de ce qu'il vient de faire.

     

    Alexis de Tocqueville

     

     

    L'Âme française...

    Eglise  à Saint Avé (Morbihan)

     

     

     

     

     

    Denis Tillinac nous affirme que :

     

    « L'Europe c'est l'espace du catholicisme et du protestantisme sécularisé....

     

    « on exige leur cantonnement dans la « sphère privée », chose impossible sur notre sol, où des milliers de calvaires, d'innombrables villes ou patelins qui portent le nom d'un saint peuplent l'espace public. Sans compter les fêtes religieuses qui distribuent le temps sur nos calendriers...grégoriens... »

     

     

     

     

     

    Et que le bonheur existe même si parfois il n'est pas facile à dénicher... :

     

    « Le bonheur, se prend ou se glane sur le fil de l'instant. On le désire, on le respire, on croit le capturer, on déplore ces sautes d'humeur, on l'égrène en souvenirs ; il ne se théorise ni ne se planifie... Le tracé d'une existence, ses joies et ses peines, ses coups de cœur ou de blues, ses chutes et ses rebonds, ne sont pas du ressort de l'autorité publique. Ils sont à voir avec Dieu si l'on y croit, avec ceux que l'on aime, et si on se plante on ne peut s'en prendre qu'à soi-même »

     

     

     

     

     

    Qu'il faut écouter, mais ne pas tomber dans le panneau :

     

    « Méfiance vis-à-vis des idées mobilisatrices. Comme les feuilles, on les trouve belles au printemps. Puis vient l'automne, elles tombent de l'arbre, se dessèchent et autant en emporte le vent. L'arbre est toujours là... »

     

     

     

     

     

    Comme nous le conseille Saint-Exupéry réparons notre vieux château car au fond nous y sommes très attachés :

     

    « IL faut s'être ruiné durant des générations à réparer le vieux château qui croule, pour apprendre à l'aimer. »

     

     

     

    Citations et réflexions extraites du livre de Denis Tillinac.

     

     


    18 commentaires
  •  

     

    Ponce Pilate se lavant les mains (XIIIe siècle)

     

    Duccio di Buoninsegna

     

    (Image du net)

     

     

     

    S'en laver les mains...

     

     

     

    « Les situations, les personnages, les paraboles et les métaphores bibliques sont à la source de nombreuses élocutions. »

     

    (Pierre Guiraud)

     

     

     

    C'est le cas de « s'en laver les mains » dont le sens est « dégager sa responsabilité , ne pas se sentir concerné par une affaire».

     

    L'épisode qui fait référence se trouve dans le Nouveau Testament (Mathieu, XVIII).

     

    Après avoir trahi, Judas se donne la mort par pendaison. Jésus, qu'il a livré, est condamné et envoyé devant le gouverneur romain Ponce Pilate. Pilate trouve Jésus ne mérite pas le châtiment de la croix, pense toutefois le relâcher, mais ne souhaite pas se compromettre. La foule déchaînée refuse, et réclame Barabas.

     

    Cependant, Pilate est ébranlé par un songe que sa femme à fait et lui conseille de ne pas se mêler de l'affaire, mais en même temps désireux de satisfaire la vindicte populaire, imagine un stratagème : Il prit de l'eau en présence de la foule, en disant : « Je ne suis pas responsable du sang de cet homme ; à vous de voir ! ». Le peuple répondit : « Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants ! » Alors il relâcha Barabas, fit flageller Jésus et le livra pour qu'il soit crucifié.

     

     

     

    Heureusement les situations dans lesquels nous employons cette formule ne sont pas toujours aussi graves. Mais la métaphore des mains qu'on se lave correspond à un refus d'assumer les conséquences d'une décision. Ce qui, le plus souvent, sera perçu comme une dérobade, pour ne pas dire une lâcheté.

     


    18 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique