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    « Mettre sa main au feu »

     

    Le goût des mots...

    (image internet)

     

     

     

    Voilà une expression que l’on emploie lorsque l’on est vraiment sûr de ce que l’on affirme ! Ceci dit, aujourd’hui le risque n’est pas bien grand, et même en cas d’erreur, il y a peu de chance que l’on vous oblige à mettre la main dans la cheminée ou à attraper les grillades à main nue sur le barbecue… Cela n’a pourtant pas toujours été le cas.

     

    L’origine de cette expression remonte en effet au Moyen Âge et à la pratique des ordalies. Dérivé du vieil anglo-saxon ordāl, qui signifie « départager », l’ordalie était une épreuve judiciaire permettant de trancher un litige en établissant l’innocence ou la culpabilité d’une personne. Si le mot ne vous est pas familier, son synonyme, « jugement de Dieu », l’est probablement davantage. Le principe en était le suivant : on soumettait la personne accusée à une épreuve physique très risquée, à l’issue parfois mortelle. Mais on estimait que Dieu ne pouvait laisser mourir un innocent, et que par conséquent, le résultat de l’épreuve serait indiscutablement en faveur du juste. 

     

    Les ordalies les plus courantes étaient celles par l’eau (bouillante ou glacée) ou par le feu.

     

    l’Église était peu favorable aux ordalies. Mais les ordalies sont profondément ancrées dans la coutume. Il faut attendre 1215 pour que le pape Innocent III condamne ces usages lors du concile de Latran et c’est en 1258 que saint Louis prononce leur interdiction officielle.

     

    Pour la petite histoire, savez-vous que les ordalies sont également à l’origine d’une autre expression couramment employée ?

     

    Lors de l’épreuve dite « du pain et du fromage », on gavait l’accusé de nourriture. S’il n’arrivait pas à avaler et s’étouffait, c’est donc qu’il était coupable.

     

    D’où l’expression « rester en travers de la gorge » !

     



     

    Heureusement que ces « ordalies » ont été abandonnées !

     

    Mais les jugements politisés et gauchisants avec « le mur des cons » de notre époque, sont-ils meilleurs  ?

     

    Livia

     


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    Comme je vous l'ai déjà dit, le début du mois d'août fut très mouillé, le mauvais temps nous a tenu un peu reclus, nous avons donc dévoré des livres pour nous occuper, mais j'ai continué à lire tout au long de l'été, et vous propose ma bibliothèque des vacances, j'espère que vous y trouverez de quoi lire.

     

    Livia

     

     

     

    Les livres de l'été...

    Écrit dans le feu de l'Histoire, Suite française dépeint presque en direct l'exode de juin 1940, qui brassa dans un désordre tragique des familles françaises de toute sorte, des plus huppées aux plus modestes. Avec bonheur, Irène Némirovsky traque les innombrables petites lâchetés et les fragiles élans de solidarité d'une population en déroute. Cocottes larguées par leur amant, grands bourgeois dégoûtés par la populace, blessés abandonnés dans des fermes engorgent les routes de France bombardées au hasard… Peu à peu l'ennemi prend possession d'un pays inerte et apeuré. Comme tant d'autres, le village de Bussy est alors contraint d'accueillir des troupes allemandes. Exacerbées par la présence de l'occupant, les tensions sociales et les frustrations des habitants se réveillent… Roman bouleversant, intimiste, implacable, dévoilant avec une extraordinaire lucidité l'âme de chaque Français pendant l'Occupation, enrichi de notes et de la correspondance d'Irène Némirovsky, Suite française ressuscite d'une plume brillante et intuitive un pan à vif de notre mémoire.

     

    (C'est un livre passionnant, contant l'exode des débuts de 39/40 mais malgré la guerre, j'ai relevé des passages étonnant de grâces de paix et de beauté :

     

    • « Tous dormaient. Le bruit du canon s'était tu maintenant. Des chats pleuraient sur les toits... » 

    • ou encore « C'était le soir, un crépuscule délicieux, un air transparent, une ombre bleue, une dernière lueur de couchant caressant les roses et la cloche de l'église appelant les fidèles à la prière... »

    • et puis : « Depuis quelques jours la chaleur était très forte, on respirait seulement quand venait le soir. A cette heure-ci le jardin était délicieux ; le soleil avait grillé les marguerites et les œillets blancs qui bordent le potager, mais les rosiers plantés près du puits étaient couverts de fleurs épanouies ; un parfum de sucre, de musc et de miel montait d'un petit massif de petites roses rouges à ôté des ruches. La lune pleine avait la couleur de l'ambre et elle rayonnait si vivement que le ciel semblait illuminé... »

    • Mais aussi : « La poudrière sauta et l'horrible écho de l'explosion venait à peine de cesser (tout l'air du pays avait été déplacé ; toutes les portes et les fenêtres tremblaient, et le petit mur du cimetière s'écroula) lorsqu'une longue flamme jaillit, en sifflant, du clocher... »  - Livia)

     

     

    Les livres de l'été...

    Février 1927. Le Tout-Paris assiste aux obsèques de Marcel Péricourt. Sa fille, Madeleine, doit prendre la tête de l'empire financier dont elle est l'héritière, mais le destin en décide autrement. Son fils, Paul, d'un geste inattendu et tragique, va placer Madeleine sur le chemin de la ruine et du déclassement. Face à l'adversité des hommes, à la cupidité de son époque, à la corruption de son milieu et à l'ambition de son entourage, Madeleine devra déployer des trésors d'intelligence, d'énergie mais aussi de machiavélisme pour survivre et reconstruire sa vie. Tâche d'autant plus difficile dans une France qui observe, impuissante, les premières couleurs de l'incendie qui va ravager l'Europe.

     

    (Ce livre fait suite à l'excellent livre du même Pierre Lemaître : « Au Revoir là-haut ». C'est l'histoire de la terrible vengeance de Madeleine, femme douce et tranquille que la méchanceté et la passion pour l'argent de son entourage va rendre enragée et machiavélique et bien que je n'aurai pu agir comme elle le fait, je l'ai quand même comprise – Livia.)

     

     

     

    Les livres de l'été...

    Trois mètres de toile manquent à la fameuse tapisserie de Bayeux, qui décrit la conquête de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant. Que représentaient-ils ? Les historiens se perdent en conjectures. Une jeune conservatrice du patrimoine, Pénélope Breuil, s’ennuie au musée de Bayeux, jusqu’au jour où la directrice du musée, dont elle est l’adjointe, est victime d’une tentative de meurtre ! Entre-temps, des fragments de tapisserie ont été mis aux enchères à Drouot. Pénélope, chargée par le directeur du Louvre de mener discrètement une enquête, va jouer les détectives et reconstituer l’histoire millénaire de la tapisserie, de 1066 à la mort tragique de Lady Diana sous le pont de l’Alma…

     

    (Adrien Goetz intègre allègrement dans la grande Histoire, la petite histoire de ses personnages, c'est toujours passionnant – Livia)

     

     

     

    Les livres de l'été...

    Imaginez que vous puissiez parcourir l'Empire romain au début du IIe siècle de notre ère, à l'époque de son expansion maximale, de la Germanie à l'Egypte et de la future Angleterre à la Mésopotamie ; que vous sympathisiez en chemin avec les personnages les plus divers, un serviteur ou l'empereur Trajan, un légionnaire ou un marchand, une patricienne ou une prostituée, et qu'ainsi vous exploriez la civilisation romaine dans toute la lumière de son génie comme dans ses zones d'ombre. En vous invitant à suivre l'itinéraire d'une pièce de monnaie, Alberto Angela rend possible cette extraordinaire aventure. Frappé à Rome, le sesterce passera de main en main, de province en province - et qui sait s'il ne vous entraînera pas au-delà des frontières de l'Empire ?

     

    (Celui-là je vous en ai déjà parlé, c'est un livre passionnant pour tous ceux qui s'intéressent à l'Antiquité - Livia)

     

     

     

    Les livres de l'été...

    Quand elle arrive à Grenade pour y prendre des cours de danse, Sonia, jeune Londonienne, ne sait rien du passé de la ville. Une conversation avec le patron du café El Barril va la plonger dans la tragique destinée de la famille Ramírez : soixante-dix ans plus tôt vivaient dans ces lieux trois frères aux idéaux opposés, veillant jalousement sur leur sœur, Mercedes, passionnée de flamenco. Tandis que celle-ci tombe amoureuse du guitariste gitan qui l'accompagne, l'Espagne sombre dans la guerre civile. Quel camp chacun va-t-il choisir ? Quels secrets et trahisons vont déchirer la fratrie à jamais ? Happée par ce récit de feu et de sang, Sonia est loin d'imaginer que sa propre existence en sera bouleversée...

     

    (Victoria Hislop comme Adrien Goetz et Alberto Angela, mêle souvent l'Histoire et l'histoire, nous passons avec cette dernière danse des moments affreux durant la guerre civile d'Espagne – Livia )

     

     

     

    Les livres de l'été...

    Dans sa boîte aux lettres, Ellie trouve, semaine après semaine, des cartes postales signées d'une simple initiale : A. Pourquoi lui parviennent-elles ? Qui est l'expéditeur ? Portant l'éclat du ciel grec et l'eau cristalline de la mer, ces cartes sortent la jeune femme de sa morosité quotidienne. Un jour, les envois cessent cependant. Ellie se sent délaissée, privée de cette bouffée d'oxygène qui la faisait voyager. Elle prend alors une décision : découvrir la Grèce par elle-même. Le matin de son départ, elle reçoit un carnet par la poste. Le parcours du fameux A. y est raconté. Celui-ci observe avec tendresse et générosité les Grecs, ce qui fait le sel de leur quotidien. Derrière ses observations et ses anecdotes se dessine le portrait d'un homme blessé.
    (Ici, c'est beaucoup plus léger, nous visitons la Grèce en compagnie d'un anglais, qui y était venu pour rencontrer et épouser une fille, qui le laisse tomber comme une vieille chaussette. Il va cependant se consoler, car il se rend compte que cette femme était peu intéressante, il y a aussi des femmes qui se conduisent très mal, n'en déplaisent aux féministes – Livia)

     

     

     

    Les livres de l'été...

    1917, Thessalonique. Le jour de la naissance de Dimitris, un terrible incendie détruit la ville. Sa famille doit déménager dans les quartiers populaires. C’est là aussi que viennent s’installer des réfugiés turcs quelques années après. Parmi eux, Katherina. Le destin réunit les deux enfants, l’un héritier d’un empire textile, l’autre couturière prodige. Ensemble, ils seront les témoins d’une Grèce tourmentée, de l’occupation allemande aux révolutions civiles et à la dictature, qui défigureront leur cité autrefois multiethnique et fraternelle. Presque un siècle plus tard, de quels secrets sont-ils les gardiens ? Comment les transmettre avant qu’il ne soit trop tard ? Le temps est venu de dérouler le fil de leurs souvenirs…

     

    (Et ici, nous vivons les moments déchirants de l'occupation de la Grèce par les nazies, certains personnages vont s'en sortir mais oh combien cassés ! -Livia )

     

     

     

    Les livres de l'été...

    Quand le commandant Corso est chargé d'enquêter sur une série de meurtres de strip-teaseuses, il pense avoir affaire à une traque criminelle classique.
    Il a tort : c'est d'un duel qu'il s'agit. Un combat à mort avec son principal suspect, Philippe Sobieski, peintre, débauché, assassin.
    Mais ce duel est bien plus encore : une plongée dans les méandres du porno, du bondage et de la perversité sous toutes ses formes. Un vertige noir dans lequel Corso se perdra lui-même, apprenant à ses dépens qu'un assassin peut en cacher un autre, et que la réalité d'un flic peut totalement basculer, surtout quand il s'agit de la jouissance par le Mal.

     

    (Âmes sensibles, s'abstenir, entre les pages de ce bouquin, on plonge dans le mal absolu – Livia)

     

     

     

     

    Partez en croisière avec le maître du polar anglais.
    1931 : Guy et Max, deux vétérans de la Première Guerre mondiale, quittent New York à bord du transatlantique Empress of Britain. Dans les luxueuses cabines de première classe, ils font la connaissance de la très anglaise Miss Charnwood, et de sa nièce, Diana. Celle-ci est non seulement ravissante, mais également l'unique héritière du richissime financier international Fabian Charnwood. Les deux hommes entreprennent de la séduire afin de mettre la main sur une partie de sa fortune. Alors que leur opération semble sur le point de réussir, un meurtre vient soudain mettre un terme à tous leurs espoirs et les plonger dans une spirale infernale.

     

    Robert Goddard nous offre, une fois encore, un roman captivant où histoire et mélodrame se conjuguent à merveille au fil d'une intrigue passionnante. De Londres à Venise, cette incursion dans le monde de la haute finance de l'entre-deux-guerres, et son implication dans les affaires de l'époque, est un véritable voyage en première classe pour les amateurs de polars anglais.

     

    (Robert Goddard est aussi un écrivains que j'aime beaucoup, car lui aussi insert ses personnages au travers de la grande Histoire et c'est avec plaisir que nous suivons les péripéties des ces deux coureurs de dot dans l'Europe de l'entre-deux guerres, un excellent thriller historique – Livia)

     

     

     

    Les livres de l'été...

    J'ai relu aussi les lettres de Pline le Jeune

     

     

    Les livres de l'été...

    et les Métamorphoses d'Ovide.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Notre-Dame en poésie...

     

    La descente du Saint Esprit

     

    Jean Fouquet

     

     

     

     

     

    En 1436, le poète François Villon pose la première pierre de Notre-Dame :

     

     

     

     

    Notre-Dame en poésie...

     

    « Item, je veux qu'on sonne à branle

     

    Le gros beffroi qui est de verre. »

     

    (Il fait ici allusion à la cloche nommée Jacqueline, connue pour sa fragilité, ce qui lui donnait une résonance si particulière.

     

     

     

     

     

    En 1802, Chateaubriand lui rend aussi un grand hommage :

     

    Notre-Dame en poésie...

     

    « On aura beau bâtir des temples grecs bien élégants, bien éclairés... le bon peuple regrettera toujours ces Notre-Dame de Reims et de Paris, ces basiliques toutes moussues, toutes remplies de générations des décédés et des âmes de nos pères. »

     

     

     

     

     

    Mais le plus grand et le plus bel hommage à Notre-Dame de Paris, on le doit à Victor Hugo, qui la hisse au rang de personnage principal dans son roman Notre-Dame, il parvient à lui insuffler une vie grandiose.

     

    « Esméralda, Phœbus, Quasimodo, Maître Frollo, tous ces personnages pittoresques, ne sont que des jouets :

     

    Notre-Dame en poésie...

     

    « Il y avait des guivres qui avaient l'air de rire, des gargouilles qu'on croyait entendre japper, des salamandres qui soufflaient dans le feu, des tarasques qui éternuaient dans la fumée... »

     

    « Cependant la tour vacillait ; lui, criait, grinçait des dents, ses cheveux roux se hérissaient, sa poitrine faisait le bruit d'un soufflet de forge, son œil jetait des flammes, la cloche monstrueuse hennissait toute haletante sous lui ; et alors ce n'était plus ni le bourdon de Notre-Dame ni Quasimodo : c'était un rêve, un tourbillon, une tempête ; le vertige à cheval sur le bruit ; un esprit cramponné à une croupe volante ; un étrange centaure moitié homme, moitié cloche. »

     

     

     

     

     

    Ainsi que l'historien Jules Michelet en 1833, parlant de Notre-Dame de Paris et de Victor Hugo.

    Notre-Dame en poésie...

     

    « Il a bâtit à côté de la vieille cathédrale, une cathédrale de poésie, aussi ferme que les fondements de l'autre, aussi hautes que ses tours. »

     

     

     

     

    Et Théophile Gautier, qui était très admiratif de Victor Hugo, rajoute  en parlant de Quasimodo :

     

    « La présence de cet être extraordinaire faisait circuler dans toute la cathédrale je ne sais quel souffle de vie. Il semblait qu'il s'échappa de lui, une émanation mystérieuse qui animait toutes les pierres de Notre-Dame et faisait palpiter les profondes entrailles de la vieilles église...On eut dit qu'il faisait respirer l'immense édifice. »

     

    Notre-Dame en poésie...

     

     

    « Tours au front orné de dentelles de pierre

     

    ses pignons tailladés que surmontent les anges

     

    Aux corps roides et longs, aux figures étranges. »

     

     

     

    Gérard de Nerval en parle aussi en vers mélancoliques :

     

     

    Notre-Dame en poésie...

    « Bien des hommes de tous les pays de la terre

     

    Viendront contempler cette ruine austère

     

    Rêveurs, et relisant le livre de Victor... »

     

     

     

     

     

    Et puis vers 1886, voilà ce qu'écrivait Paul Claudel après avoir été touché par la grâce une nuit de Noël :

     

     

    Notre-Dame en poésie...

     

    La Vierge dite du pilier

     

     

    « J'étais moi-même debout dans la foule, près du second pilier à l'entrée du chœur à droite du côté de la sacristie. Et c'est alors que se produisit l'événement qui domine toute ma vie. En un instant mon cœur fut touché et je crus. J'avais tout à coup le sentiment déchirant de l'innocence, de l'éternelle enfance de Dieu, une révélation ineffable. »

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Avez-vous remarqué comment aujourd'hui, tout le monde tacle... dès qu'il y a divergences de point de vue, sur le comment et le pourquoi des choses, dès que l'on ne rentre pas dans le rang, on se fait « tacler » sévèrement, ce tic de langage nous arrive de l'anglais, il est resté longtemps dans les stades où l'on jouait au football, et puis « les politiquement-corrects » s'en sont emparés, pour disqualifier ceux qui ne leur plaisent pas tout simplement parce qu'ils ne pensent pas comme eux.

     

    Livia

     

     

     

    Goût des mots...

    Ballon de foot...

     

    (image internet)

     

     

     

     

     

    Tacle : nom masculin, vient de l'anglais « to tackle » qui veut dire empoigner

     

    Au football, action de bloquer, avec le pied, l'action de l'adversaire et, plus spécialement, glissade (tacle glissé), un ou deux pieds en avant, destinée à le déposséder du ballon.

     

    Aujourd'hui, au figuré : Prise de contrôle subite aux dépens de quelqu'un

     

    Dictionnaire Larousse

     

    Si demain quelqu'un vous tacle, vous saurez que c'est comme si on vous flanquait un coup de pied quelque part !

     

     


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    â – ê – î – ô – û

     

     

    Les mots circonflexes...

     

    De jolis toits en accent circonflexe...

     

    (image internet)

     

     

     

     

     

    Au XVIe siècle, quand on souhaitait que le C se prononce S on plaçait au-dessus du C un petit S. Plus tard on le mit en dessous. C'est l'origine de la cédille.

     

    Il en est de même pour l'accent circonflexe.

     

    D'où vient cette habitude de mettre un chapeau en forme de toit sur une voyelle ?

     

    Passe encore qu'existent l'accent aigu et l'accent grave qui en changent la sonorité, mais l'accent circonflexe semble bien inutile : du se prononce de la même façon que . En fait ce petit chapeau remplace une lettre supprimée : ainsi, roole est devenu rôle, avant nous montions des costes et maintenant des côtes.

     

    Ce sont des typographes qui en 1680 ont imaginé cet accent pour économiser une lettre, son rôle étant d'indiquer, entre autres, la présence d'une voyelle longue.

     

    Jean-Loup Chifflet

     

     

     


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