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    « Mens sana in corpore sano »

     

    « Un esprit sain dans un corps sain. »

     

     

     

    (Extrait des Satires de Juvénal)

     

     

     

     

     

    La beauté physique est très importante dans l'Antiquité greco/romaine. Les dieux et les héros véhiculent cet idéal de beauté à travers l'art et particulièrement dans la sculpture.

     

    Cette beauté passe dans l'art occidentale héritier des grecs et des romains.

     

    Ne dit-on pas beau comme un Apollon ou un Adonis ?

     

    Narcisse lui, à donné son nom au narcissisme : ce qui veut dire, s'admirer soi-même.

     

    Bacchus, Endymion, ainsi qu'Achille, sans oublier Eros dieu de l'amour, font partie des canons de cette beauté.

     

    Cette expression nous est restée : « Beau comme un dieu ! »

     

     

     

     

     

    Magnifiés par l'art greco/romain, je vous offre quelques exemples ci-dessous :

     

     

     

    Beau comme un dieu...

    Eros le dieu de l'amour

     

     

     

     

    Beau comme un dieu...

    Apollon du Belvédère,

     

    copie romaine d'un originale du IVe siècle avant J.C.

     

     

     

    Beau comme un dieu...

    La mort d'Adonis (1840-1850)

     

    Art occidental de Julius Troschel

     

     

     

    Beau comme un dieu...

    Narcisse se mirant dans l'eau claire d'un bassin

     

    Art occidental de Coronini

     

     

     

     

    Beau comme un dieu...

     

    Bacchus

     

    art occidental Erik Gustaf Göthe

     

     

     

    Beau comme un dieu...

    Endymion et Séléné art occidental

     

     

     

    Beau comme un dieu...

    Achille

     

    art occidental Emil Wolff

     

     

     

     

    J'espère que ce petit tour sur l'Olympe en compagnie des dieux et des héros, dans cet Eden, où l'on attachait tant d'importance à la belle apparence (qui fait défaut à notre époque) vous a fait rêver autant que moi...

     

    Liviaaugustae

     

     

     

     

     

     

     

     


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    La volière de Varron...

    Reconstitution de la volière de Varron.

     

    La volière réalisée par Varron à Casinum est complexe.

    Il convient tout d’abord d’observer que tout y est conçu pour le regard des convives qui fréquentent l’édifice, qui se trouvent en fait à l’intérieur d’un double dispositif de contradictions.

    D’un côté, vers le haut, ils voient les oiseaux dans leurs cages bien éclairées, de l’autre, vers le bas ils voient les canards patauger dans une mare (stagnum), un milieu sombre et humide centré sur une petite île servant de support à la colonnette autour de laquelle pivote la table en forme de tambourin.

    Le sens de cet aménagement : les oiseaux baignés de lumière dans un espace circulaire figure les âmes au ciel, le petit point constitué par l’île au centre et dans la partie la plus basse de l’édifice c’est évidemment la terre, que les astronomes antiques considèrent comme située au milieu du monde.

    La table en forme de tambourin figure la terre.


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    Apollon était un dieu très important dans la Rome antique et les cités vésuviennes.  Il était le dieu des Arts, de la beauté des hommes, de la médecine et ses représentations sont très nombreuses dans le monde romain.

    Ces deux  statues d’Apollon et de Diane ont été mises au jour dans un édicule soutenu par quatre colonnes dans le péristyle de la maison de Ménandre accompagnant un autel une sorte de sanctuaire privé. Celles-ci montrent qu’il existait des sculptures dites cultivées, librement inspirées de modèles classique, mais la couronne de laurier d’Apollon trahit en outre l’aspect décoratif de l’œuvre qui se situé dans le courant du renouveau du classicisme à l’âge d’Auguste

     

     

     

    Les jumeaux du Vésuve...

    Tête de statue d’Apollon en bronze. Ses yeux sont en ivoire. Cette statue a subit différentes restaurations dans l’antiquité, et a été réadaptée pour tenir entre ses mains des lampes à huile. 1er siècle avant J.C.

     

     

     

    Les jumeaux du Vésuve...

    Statue en marbre figurant Apollon 1er siècle après J.C.

    Le dieu, aux traits archaïsants, est représenté debout. De son bras gauche replié à la hauteur du flanc il tenait une lyre, aujourd’hui disparue ; son bras droit, abaissé le long du corps, caresse un griffon (animal fantastique dédié à Apollon) qui s’appuie contre sa jambe. Cette statue était accompagnée de sa jumelle Diane, elle aussi archaïsante.

     

     

     

    Les jumeaux du Vésuve...

    Statue de Diane 1er siècle après J.C.

    Statue de Diane en marche, qui s’inspire de la statuaire grecque archaïque comme en témoignent la coiffure et le drapé des vêtements. Mais ces deux statues, restent pourtant parfaitement romaines.

     

     

     

    Les jumeaux du Vésuve...

    Statue d’Apollon nu 1er siècle après J.C.

    Cette statue magnifiquement proportionnée de l’Apollon Cithariste, qui a donné son nom à la villa où il fut trouvé, avait pour fonction de porter des lampes à huile.

     

     

     

    Les jumeaux du Vésuve...

    Tête de l’Apollon nu.

    L’insertion d’yeux en pâte de verre, extrêmement expressifs, animent et adoucie cette œuvre sobre.

     

     

     

    Les jumeaux du Vésuve...

    Tête d’Apollon 1er siècle après J.C.

    Tête de l’Apollon archer de Pompéi, qui se trouvait comme statue cultuelle du temple d’Apollon, avec Diane sa sœur. Des affinités notables rapprochent le visage de l’Apollon à celui de Diane, révélant que les statues sont du même artiste.

     

     

     

    Les jumeaux du Vésuve...

    Tête de Diane 1er siècle après J.C.

    Les yeux enchâssés confèrent au visage de Diane, une curieuse fixité, mais aussi une extraordinaire intensité. Cette statue a été découverte près du temple d’Apollon.

     

     

     

     

     

     

     


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    La villa de Pison, beau-père de Jules César, dites : villa des papyrus, en raison des papyrus en grec et en latin qu’on y a trouvés (comment n’ont-ils pas brûlés ? On ne sait pas !), est l’une des résidences les plus somptueuses d’Herculanum et de toute la Rome antique.

    C’est à Charles de Bourbon, le roi de Naples, que l’on doit la décision de fouiller la cité ensevelie au 1er siècle, par la furie du Vésuve. Le chantier dura de 1750 à 1764 et la villa en fut l’un des plus beaux fleurons.

    Outre la vaste bibliothèque de papyrus, on y a trouvé un ensemble extraordinaire d’œuvres d’art, dont de grandes statues en bronze. Le très beau groupe des filles mythique du roi Danaos : les Danaïdes, porteuses d’eau. On admirera également deux statues de coureurs très expressives, un Satyre ivre, un Hermès au repos qui se trouvaient dans la bibliothèque de la villa.

     

     

     

    La Villa des papyrus...

    Athlète, 1er siècle avant J.C.

    Cette magnifique statue en bronze, représente un athlète en train de s’élancer. Son corps nu, mince et frêle, est tendu dans l’effort. A en juger par la position du buste fortement incliné vers l’avant, et par l’appui des pieds, il s’agit d’un coureur. L’expression du visage, pa rticulièrement intense, est rendue encore plus incisive par les yeux en pâte de verre. Ses cheveux ébouriffés, représentés par de grosses mèches, encadrent des traits d’une grande beauté.

     

     

     

    La Villa des papyrus...

    Danaïde en bronze du 1er siècle avant J.C.

    Représentant une jeune femme debout dont le bras droit est levée au-dessus de la tête,  la main gauche serrant un pan de la tunique. Ses cheveux séparés par une raie au milieu et retenus par un bandeau retombent en mèches délicates sur son front. Ses yeux sont aussi en pâte de verre. Elle fait partie d’un groupe comprenant 4 autres bronzes semblables, dans l’attitude des porteuses d’eau, comme l’étaient les Danaïdes, les cinquante filles du roi Danaos qui, selon le mythe, furent condamnées par les dieux, à porter de l’eau pour l’éternité après avoir assassiné leurs maris sur ordre de leur père.

     

     

     

    La Villa des papyrus...

    Danaïde en bronze 1er Siècle avant J.C.

    Il s’agit d’Hypermnestre, l’aînée des filles du roi Danaos et la seule à avoir épargné la mort à son mari malgré l’ordre du père. (Celle-ci ne fut pas punie par les dieux). Elle est en pied vêtue d’un peplum écartant les bras en position d’orante. Sa tête aux boucles retombantes de chaque côté du front, a des yeux vifs dont le blanc est en os.

     

     

     

    La Villa des papyrus...

    Satyre ivre, 1er siècle avant J.C.

    Un vieux Satyre est littéralement vautré sur un rocher recouvert d’une peau de lion. Sa tête dotée de petites cornes pointant entre ses mèches de cheveux hirsutes, est renversée en arrière.  L’expression de son visage est brouillée par l’ivresse et sa bouche s’ouvre en un sourire vide. Son corps appesanti traduit d’une manière réaliste son état d’ébriété. Le Satyre lève la main pour faire claquer ses doigts, tandis qu’il pianote allègrement sur une outre encore pleine. Cette sculpture ornait le bord de la piscine du péristyle de la  villa. Le jardin de la villa était considéré comme le royaume de Dionysos et les statues qui les décoraient faisaient partie du cortège du dieu du vin.

     

     

     

    La Villa des papyrus...

    Statue d’Hermès au repos 1er siècle avant J.C.

    Cette statue représente le dieu Hermès assis sur un rocher, en train de se reposer et de réfléchir. Le dieu ne porte que ses sandales ailées. L’œuvre  a été découverte à l’intérieure de la villa avec les deux statues de coureur, référence évidente au thème du gymnase dont Hermès en sa qualité d’arbitre, était le protecteur.

     

     

     

     

     


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    Pour le tableau du samedi

     

     

    Merveilles de Pompéi...

     

    Les fresques pompéiennes, sont des réalisations uniques, peintes par de grands artistes pour la maison de Poppée, dont les architectes et peintres impériaux : Severus et Celer, se sont inspirés pour la maison dorée de Néron à Rome…

     

     

     

    Merveilles de Pompéi...

    Un oiseau et rinceaux végétaux tracés sur un fond blanc diaphane. La décoration évanescente de cet espace, appartient au 4e style pompéien.

     

     

     

    Merveilles de Pompéi...

    Coupe de verre remplie de grenades, peinte dans une salle de la villa de Poppée à Oplontis, prouve l’extraordinaire talent artistique des décorateurs…

     

     

     

    Merveilles de Pompéi...

    Le détail d’une fresque de la villa de Poppée à Oplontis, montre de superbes figues, placées dans un élégant panier en osier tressé.

    (Les figues étaient l’un des produits agricoles les plus  renommés de la région du Vésuve)…  

     

     

     

    Merveilles de Pompéi...

    Fontaine enfouie dans la végétation, avec un oiseau se désaltérant…

     

     

     

    Merveilles de Pompéi...

    Fontaine avec sphinx…

    Ces fontaines, ornent les panneaux composant la décoration des petits jardins latéraux, du triclinium sur la natatio (piscine) à Oplontis, dans la villa de Poppée.

     

     

     

    Merveilles de Pompéi...

    Jardin fleuri avec oiseau…

     

     

     

    Merveilles de Pompéi...

    Fontaine avec fleurs et oiseau…

     

    Ces deux tableaux appartiennent à la décoration du triclinium de la maison du Bracelet d’or, exécutés avec une extraordinaire dextérité…

     

     

     

    Merveilles de Pompéi...

    Un Amour tenant une corne d’abondance, dans la maison de Marcus Lucretius Fronto…

     

     

    Ces fresques ont plus de 2000 ans, elles ont connu le feu du volcan et pourtant, elles nous apportent toute la fraîcheur des jardins, les murmures des fontaines, le frou-frou des oiseaux, le velouté des fruits, la beauté des fleurs…

    Liviaaugustae

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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