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    En prolongement du 11 novembre, je vous offre ce beau poème de Paul Claudel, dans lequel il remercie la Vierge pour avoir sauvé la France en 14-18.

     

    Mots émouvants de ce poète, converti à 18 ans à Notre-Dame aux vêpres de Noël en 1886, alors qu'il se tenait à côté la statue de la Vierge du Pilier, (on voit combien l'histoire est déformée, j'ai toujours entendu dire, qu'il se trouvait « derrière le pilier ») il raconta plus tard :

     

    «J'avais eu tout à coup le sentiment déchirant de l'innocence, l'éternelle souffrance de Dieu, une révélation ineffable ».

     



     

    « Car depuis que les hommes spéculent ils n'ont jamais cessé de produire des preuves de l'existence de Dieu, ou de son inexistence, ou de l'impossibilité de conclure à l'une ou à l'autre. Les preuves toutefois ne sont pas inutiles, elles incitent à réfléchir et réfléchir peut induire à prier »

     

    Aimé Michel.

     

     

     

    La Vierge du pilier...

    (image internet)

     

     

     

    La Vierge à midi

     

    Il est midi. Je vois l'église ouverte. Il faut entrer.
    Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.
    Je n'ai rien à offrir et rien à demander.
    Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.
    Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela
    Que je suis votre fils et que vous êtes là.
    Rien que pour un moment pendant que tout s'arrête.
    Midi !
    Être avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.
    Ne rien dire, regarder votre visage,
    Laisser le cœur chanter dans son propre langage.
    Ne rien dire, mais seulement chanter parce qu'on a le cœur trop plein,
    Comme le merle qui suit son idée en ces espèces de couplets soudains.
    Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée,
    La femme dans la Grâce enfin restituée,
    La créature dans son honneur premier et dans son épanouissement final,
    Telle qu'elle est sortie de Dieu au matin de sa splendeur originale.
    Intacte ineffablement parce que vous êtes la Mère de Jésus-Christ,
    Qui est la vérité entre vos bras, et la seule espérance et le seul fruit.
    Parce que vous êtes la femme, l'Eden de l'ancienne tendresse oubliée,
    Dont le regard trouve le cœur tout à coup et fait jaillir les larmes accumulées,
    Parce que vous m'avez sauvé, parce que vous avez sauvé la France,
    Parce qu'elle aussi, comme moi, pour vous fut cette chose à laquelle on pense,
    Parce qu'à l'heure où tout craquait, c'est alors que vous êtes intervenue,
    Parce que vous avez sauvé la France une fois de plus,
    Parce qu'il est midi, parce que nous sommes en ce jour d'aujourd'hui,
    parce que vous êtes là pour toujours, simplement parce que vous êtes Marie, simplement parce que vous existez,
    Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée !

    Paul Claudel
    (extrait de "La Vierge à midi", Poèmes de Guerre, N.R.F., 1914-1915)

     



     

     


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    Dimanche 11 novembre 2018

     


     

     

    La fête du souvenir

     

     

     

     

    Fête du Souvenir...

     

    Tombes en Normandie

     

    (image internet)

     

     

     

    Cent mille hommes, criblés d'obus et de mitraille

     

    Cent mille hommes, criblés d'obus et de mitraille,
    Cent mille hommes, couchés sur un champ de bataille,
    Tombés pour leur pays par leur mort agrandi,
    Comme on tombe à Fleurus, comme on tombe à Lodi,
    Cent mille ardents soldats, héros et non victimes,
    Morts dans un tourbillon d'événements sublimes,
    D'où prend son vol la fière et blanche Liberté […]

     

    Victor Hugo

     



     

    Hugo a sublimé la mort de ces soldats.

     

    Mais sur les champs de bataille, en 14/18, les pauvres soldats ont beaucoup souffert, le sacrifice de leur vie a-t-il servit la Paix ?

     

    Une décennie plus tard les mêmes pays se tapaient à nouveau dessus !

     

    La guerre a-t-elle vraiment cessée de par le monde, depuis que les armes furent déposées en 1945 ?

     

    Ces commémorations auront fait couler beaucoup d'encre, Donald Trump s'est fait hacher menu par tous les gazetiers, cependant la présence de Donald me dérange beaucoup moins que la présence du président turc, on se demande ce qu'il fait là ?

     

    Livia

     


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    Vendredi 2 novembre 2018

     

    C'est le jour des morts

     

     

     

    « Ni le soleil ni la mort ne se peuvent regarder en face dans leur nudité »

     

    Platon

     

     

     

     

     

    « […] Demain les morts : demain la fête de la tombe...
    Oh! ce glas lugubre qui tombe
    A coups sourds dans mon cœur  solitaire et béant!
    Oh! m'en aller! Oh le néant!... »
    Lucie Delarue-Mardrus




     

    Le jours des morts...

    Tombes fleuries...

     

    (image internet)

     

     

     

     

     

    « Voici des fleurs, des feuilles et des branches.

     

    Et puis voici mon cœur qui ne bat que pour vous»

     

     

     

    Paul Verlaine écrivit ces vers pour un de ses amours, nous pourrions, les redire aujourd'hui à nos morts dont nous allons fleurir les tombes dans nos cimetières en changeant la dernière phrase et dire plutôt : « qui bat encore pour vous » !

     

     

     

    Plutôt déserts le reste de l'année, les cimetières se transforment en grands jardins à cette époque.

     

    « Cette relation intime, à mi-chemin entre le réel et l'imaginaire, a besoin du support spirituel du rituel religieux pour s'élaborer et s'approfondir... »

     

     

     

    « La Toussaint est un temps suspendu : un temps symbolique de présence à l'invisible... » et comme le dit Saint Augustin : « Les morts ne sont pas des absents, mais des invisibles, engagés dans une autre vie, plus subtile, mais non moins réelle. »

     

     


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    1er novembre 2018

     

    Joyeuse fête de la Toussaint

     

     

     

     

     

     

     

    A la Toussaint, l'auréole est en airain ! Enfin celle des saints canonisés.

     

    La nôtre a encore des reflets verdâtres pas très engageants... Baptisés, nous sommes appelés à la sainteté mais nous savons que celle-ci ne sera parfaite qu'au Cieux. Quand le vert-de-gris qui ternit notre auréole aura été définitivement décapé au purgatoire, nous serons resplendissants ! En attendant, commençons l'astiquage et essayons de grandir en sainteté, notre pèlerinage terrestre n'a d'ailleurs d'autre but que celui-là. Chaque parole, chaque pensée nous rapproche de Dieu ou nous en éloigne : le combat de la sainteté est un combat de rue, qui se gagne mètre par mètre […]

     

    J. Levivier

     

     

     

    La Toussaint...

    Tous les Saints

     

    Fra Angelico

     

     

     

     

     

    Et voici qu'à la Porte du Paradis,

     

    Se presse la foule innombrable des saints...

     

    Dont nous célébrons la fête aujourd'hui.

     

    Espérons qu'un jour nous les accompagnerons ?

     

    Liviaaugustae

     

     

     

     

     

    L'origine de cette fête :

     

    Dès le 4ème siècle, l’Eglise syrienne consacrait un jour à fêter tous les martyrs dont le nombre était devenu si grand qu’il rendait impossible toute commémoration individuelle.

     

    Trois siècles plus tard, dans son effort pour christianiser les traditions païennes, le pape Boniface IV transformait un temple romain dédié à tous les dieux, le Panthéon, en une église consacrée à tous les saints. Cette coutume se répandit en Occident, mais chaque Eglise locale les fêtait à des dates différentes jusqu’en 835, où elle fut fixée au 1er novembre.

     

    Dans l’Eglise byzantine, c’est le dimanche après la Pentecôte qui est consacré à la fête de tous les saints.

     


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    Mercredi 31 octobre

     

    Aujourd'hui c'est la fête de saint Quentin !

     

     

     



     

    Saint Quentin un martyr dans le Vermandois (3e siècle)

     

    Il était romain, cinquième enfant d'un sénateur romain, si l'on en croit son nom, ce qui était rare dans le Bas-Empire.

     

    Il partit pour la Gaule avec sainte Lucie de Beauvais et plusieurs compagnons pour évangéliser cette région du Beauvaisis et de la Picardie.

     

    Selon les Actes de sa vies son succès provoqua la colère du préfet romain Rictiovare qui l'arrêta à Soissons, lui fit subir interrogatoires et supplices, le fit enfin décapiter le 31 octobre. Sur le lieu de son martyr , s'éleva une ville qui prendra son nom : Saint-Quentin.

     

    Martyrologue romain

     

     


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