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    Aujourd'hui lundi 11 novembre,

     

    C'est aussi la fête de saint Martin de Tours, le soldat romain qui partagea son manteau avec un pauvre.

     

     

     

    Fête de Saint Martin...

    Saint Martin partageant son manteau

     

    Anthony Van Dyck

     

     

     

    Obligé de s’enrôler dans l’armée romaine à l’âge de 15 ans, il offre la moitié de son vêtement à un pauvre au cours d’une patrouille. Il se convertit par la suite, et devient évêque de Tours.

     

    Au IVe siècle, la loi romaine obligeait les fils de soldats à s’enrôler dans l’armée. C’est ainsi que le jeune Martin, né en Pannonie, à cheval entre les actuelles Autriche, Hongrie et Slovaquie, est envoyé en Gaule. De culture païenne, il hésitait à se convertir au christianisme. Lors d’une patrouille de nuit, il fait la rencontre d’un pauvre grelottant à Amiens. Il lui offre la moitié de son manteau. La nuit suivante, ce pauvre lui apparaît en songe, sous les traits du Christ.

     

    Martin se converti et part fonder le premier monastère des Gaules, à Ligugé, en Poitou.

     

    Il devient ensuite évêque de Tours mais continue à parcourir la France jusqu’à sa mort, en 397, pour évangéliser.

     


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    Lundi 11 Novembre 2019

     



     

    Ce poème est d'Albert Pestour, poète complètement oublié aujourd’hui.

     

    Il écrivait en langue limousine et en français.

     

    Très pieux, il rédigeait beaucoup de prières. En voici une consacrée aux morts de 14-18.

     

    Une prière tout à fait appropriée pour les commémorations de ce jour.

     

    Livia

     

     

     

    La fête du souvenir...

    Un cimetière américain fleuri de roses rouges en souvenir...

     

    (image internet)

     



     

    Ayez Pitié

     

    Ayez pitié de ceux qui sont morts à la guerre

     

    Seigneur, s’ils ont pêché, cela ne compte guère !

     

    Ils ont assez souffert de la faim et du froid,

     

    De la boue et des poux, dans le sépulcre étroit

    Que, vivants déjà morts, ils se creusaient sous terre !

     

    Ayez pitié de ceux qui sont morts dans les airs

     

    Fracassés, comme l’aigle au milieu des éclairs,

     

    De ceux qui sont tombés, mélangés à la foule,

     

    Engloutis par la charge et roulés dans sa houle

     

    Ou, seuls guetteurs perdus, au bord des cieux déserts.

    Ayez pitié de ceux qui sont morts en silence

     

    Et de ceux qui hurlaient sur le lit d’ambulance,

     

    Seigneur, ayez pitié de tous ces pauvres morts

     

    Dont l’âme, par vingt trous, s’échappa de leurs corps

    Ô vous dont le côté fut percé par la lance.

     

    Ayez pitié de ceux qui sont morts dans les eaux,

     

    De ceux que les Shrapnells ont taillés en morceaux

    Que vos anges auront bien du mal à recoudre,

     

    De ceux que les obus réduisirent en poudre

     

    Et de ceux que les gaz ont pris dans leurs réseaux !

     

    Ayez pitié des morts bienheureux dont la cendre

     

    Engraissera ce sol qu’ils ont voulu défendre

     

    De leurs corps étendus et de leurs bras en croix,

     

    Et dont les yeux, ouverts pour la dernière fois,

     

    Ont reflété l’azur français sublime et tendre !

     

    Ayez pitié des morts qui dorment tristement

    Sur un roc étranger, sous un ciel inclément,

     

    Et de ceux-là surtout qui, les plus misérables,

     

    Auront laissé leurs os captifs dans les sables

     

    De la Poméranie au Vautour allemand.

     

    Ayez pitié de ceux qui, dans leurs agonies,

     

    Se rafraîchissent l’âme au vent des litanies,

     

    De ceux qui blasphémaient au lieu de vous prier,

     

    Hélas ! depuis longtemps le blasphème est guerrier,

     

    Mais vos compassions, Seigneur, sont infinies !

     

    Tous ces morts de Vingt ans fauchés en plein avril,

     

    Seigneur, prévenez-les de votre amour subtil,

     

    Et les autres, les vieux, ceux dont l’âme est moins belle,

     

    Par la chair obscurcie, hésite et se rebelle,

    Que le sang soit un baptême

     

    Ainsi soit-il...

     

    Albert Pestour 

     



     



     

    Un mot sur le poète.

     

     

     

    La fête du souvenir...

    Albert Pestour

     



     

    Léon Albert Pestour Né le 8 avril 1886 à Magnac-Bourg, Haute-Vienne et mort le 28 décembre 1965 à (Coulounieix-Chamiers, Dordogne) est un journaliste, écrivain et militant royaliste français. Membre du félibrige, il est l'un des fondateurs de "l'Eicola dau Barbichet" en 1923. Il fut l'un des collaborateurs de l'Action française de Charles Maurras. (On comprend très bien pourquoi il a été mis de côté : trop catho et trop à droite! Livia)

     

     



     

     


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    Samedi 2 novembre 2019

     

    Le jour des Morts

     



     



     

    « Memento Mori »

     

    (souviens-toi des morts)

     



     

    Car un jour pour nous aussi :

     

    « vulnerant omnes ultima necat"

     

    (La dernière heure peut arriver à tout moment).

     

     

     

    Le jour des morts...

    Toussaint

     

    Jules Bastien Lepage

     

    (Bien entendu, ce peintre confond les deux fêtes , c'est pourquoi j'ai choisi d'illustrer « le jour des morts » par ce tableau qui montre un père et ses enfants allants se recueillir au cimetière, que l'on voit en arrière plan.)

     



     

    Le jour des morts

     

    Voici le jour des morts, l'âme croit les entendre ;
    Mais au lieu d'un jour sombre et d'un ciel attristé,
    Une heure de printemps se lève sur leur cendre,
    Comme un signe de paix et d'immortalité.

    Vers les champs du repos, autour de la cité,
    La foule des vivants commence à se répandre,
    Et plus d'un a choisi le sentier écarté
    Que peut-être demain il lui faudra reprendre.

    Ah ! vous n'êtes pas là, vous que j'ai tant pleures,
    Le hasard fit, hélas ! à vos mânes sacrés,
    Pour la nuit de la tombe, un chevet solitaire.

    Mais la loi du temps cesse où la vie a cessé,
    Et les larmes du cœur vont partout sous la terre
    Consoler dans la mort le pauvre trépassé.

     

    Antoine de Latour

     

    Recueil Loin du foyer (1835)

     

     

     

    Le jour des morts...

    Demain blog en pause... journée en famille.

     

    Livia

     

     

     


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    Vendredi 1er novembre 2019

     

    Nous voici déjà arrivés à la Toussaint.

     



     

    La Toussaint est une solennité célébrée le 1er novembre par l’Église catholique latine en l’honneur de tous les saints, connus et inconnus. La célébration liturgique commence aux vêpres le soir du 31 octobre et se termine à la fin du 1er novembre. La Toussaint est la veille de la Commémoration des fidèles défunts.

     

    Mais quelles sont les origines de cette fête ?

     

    Dès le 4ème siècle, l’Eglise syrienne consacrait un jour à fêter tous les martyrs dont le nombre était devenu si grand qu’il rendait impossible toute commémoration individuelle. Trois siècles plus tard, dans son effort pour christianiser les traditions païennes, le pape Boniface IV transformait le Panthéon, temple romain dédié à tous leurs dieux, en une église consacrée à tous les saints. Cette coutume se répandit en Occident, mais chaque Eglise locale les fêtait à des dates différentes jusqu’en 835, où elle fut fixée au 1er novembre.

     

    Dans l’Eglise byzantine, c’est le dimanche après la Pentecôte qui est consacré à la fête de tous les saints.

     

    Portail Eglise catholique en France

     

     

     

    La Toussaint...

    La basilique Santa Maria ad Martyres, à Rome

     

    Ex Panthéon dédiés aux dieux romains.

     



     



     

    Aujourd'hui, Georges Bernanos nous parle des saints de tous les jours, des saints plus à notre portée, des saints qui nous ressemblent un peu.

     

     

     

    La Toussaint...

    Le Paradis du Tintoret

     

     

     



     

     Nos amis les saints, (1947).

     

    « Oh ! bien sûr, si le monde était le chef d’œuvre d’un architecte soucieux de symétrie, ou d’un professeur de logique, d’un dieu déiste, en un mot, l’Eglise offrirait le spectacle de la perfection, de l’ordre, la sainteté y serait le premier privilège du commandement, chaque grade dans la hiérarchie correspondrait à un grade supérieur de sainteté, jusqu’au plus saint de tous, Notre Saint-Père le pape, bien entendu. Allons ! Vous voudriez d’une Eglise telle que celle-ci ? Vous vous y sentiriez à l’aise ? Laissez-moi rire, loin de vous y sentir à l’aise, vous resteriez au seuil de cette congrégation de surhommes, tournant votre casquette à la main, comme un pauvre clochard à la porte du Ritz ou du Claridge.
    « L’Eglise est une maison de famille, une maison paternelle, et il y a toujours du désordre dans ces maisons-là, les chaises ont parfois un pied en moins, les tables sont tachées d’encre, et les pots de confitures se vident toutes seules dans les armoires, je connais ça, j’en ai l’expérience…
    « La maison de Dieu est une maison d’hommes et non de surhommes. Les chrétiens ne sont pas des surhommes. Les saints pas davantage, ou moins encore, puisqu’ils sont les plus humains des humains. Les saints ne sont pas sublimes, ils n’ont pas besoin du sublime, c’est le sublime qui aurait plutôt besoin d’eux. Les saints ne sont pas des héros, à la manière des héros de Plutarque. Un héros nous donne l’illusion de dépasser l’humanité, le saint ne la dépasse pas, il l’assume, il s’efforce de la réaliser le mieux possible, comprenez-vous la différence ? Il s’efforce de s’approcher le plus possible de son modèle, Jésus-Christ, c’est-à-dire de Celui qui a été parfaitement homme, avec une simplicité parfaite, au point, précisément, de déconcerter les héros en rassurant les autres, car le Christ n’est pas mort seulement pour les héros, il est mort aussi pour les lâches. »

     

    Georges Bernanos

     

     

     


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    Samedi 31 octobre 2020

     



     

    Fêtez-vous Halloween ?

     

    Si oui, c'est aujourd'hui !

     

    Etymologiquement, « Halloween » vient de l’expression anglaise « All Hallows Eve », qui signifie « veille de la  Toussaint ». 

     

    N’y a-t-il donc pas là, une occasion de redécouvrir la Toussaint ?

     

    Il est bien entendu, difficile pourtant de comparer Halloween à la Toussaint.

     

    Ces deux fêtes sont en effet, si l’on y réfléchit, totalement contradictoires.

     

     

     

    Halloween...

    Les citrouilles d'halloween

     

    (image internet)

     

     

     

    Il y a plus de 2500 ans, les Celtes célébraient, le 31 octobre, leur Nouvel an, la fin des récoltes, le changement de saison et l’arrivée de l’hiver.

     

    Cette cérémonie festive, en l’honneur de la divinité Samain (dieu de la mort), permettait de communiquer avec l’esprit des morts. Ce jour-là, les portes entre le monde des vivants et celui des morts s’ouvraient : selon la légende, cette nuit-là, les fantômes des morts rendaient visite aux vivants. Pour apaiser les esprits, les villageois déposaient des offrandes devant leurs portes.

     

    Cette fête est conservée dans le calendrier irlandais après la christianisation du pays, comme un élément de folklore, de carnaval. Elle s’implante ensuite aux Etats-Unis avec les émigrés irlandais de la fin du XIXe siècle où elle connaît, aujourd’hui encore, un immense succès.

     

    Halloween re-traversera ensuite l’Atlantique et arrivera en France « essentiellement pour des raisons commerciales ».

     



     

    La « vraie lumière »

     

    Halloween est avant tout un prétexte pour « faire la fête » et oublier les longues soirées automnales, souvent pluvieuses et tristes. La Toussaint, elle, est une fête beaucoup plus recueillie, une fête « intérieure ». L’Eglise nous libère de cette peur de la mort en insistant, au jour de la Toussaint, sur l'espérance de la Résurrection et sur la joie de ceux qui ont mis les Béatitudes au centre de leur vie. Elle recentre sur le Christ, vainqueur de la mort.

     

    Quelques passages d’ Évangile peuvent d’ailleurs éclairer ce débat (Jn 1, 9 ; Mt 5, 14 ; Ps 139, verset 12).

     



     

    Fête de la peur ou fête de la communion

     

    Halloween est une fête de la peur. Les enfants « s’amusent » à se faire peur (aux autres et à eux-mêmes). 

     

    La Toussaint, au contraire, est une fête de la communion, communion avec les saints, le 1er novembre, et avec les morts, le 2 novembre. Communion de tous par et avec un Dieu d’Amour. Être en communion de pensée, par la prière, c’est être en lien, en relation, en sympathie avec les autres.

     

    A contrario, cultiver la peur, c’est s’éloigner des autres, s’isoler d’eux, se replier sur ses peurs.

     



     

    « Négatif » et « positif »

     

     

     

    Halloween...

    La sorcière d'Halloween

     

    (image internet)

     



     

    Halloween est une fête du négatif :  la peur, la frayeur, la mort anonyme, l’angoisse.
    La Toussaint, elle, est une fête du positif : les saints, la proximité avec les morts de sa famille, la mémoire des autres.

     

    Les saints sont des individus qui, soucieux de suivre l'Evangile, ont aimé les autres, se sont dévoués corps et âme pour l’humanité souffrante. Ils sont des modèles de vie.

     

    Alors que faire ? Sans doute redonner éclat à la Toussaint, fêter avec plus de joie et de dignité ce grand jour. Et expliquer à nos enfants qu’Halloween, c’est juste pour s’amuser !

     

    Quelques réflexions alors que les citrouilles et les monstres reviennent en cette fête de la Toussaint pourtant si enthousiasmante qui célèbre la Vie : la vraie !

     

    Halloween...

    Bonbons de Halloween

     

    (image internet)

     



     

    On ne peut que sourire gentiment en croisant des bandes d’enfants inoffensifs qui font du porte-à-porte pour réclamer des bonbons. On ne peut en plus que se réjouir des liens de voisinage que tout cela peut créer dans des quartiers où les gens se parlent si rarement. Mais se déguiser en sorcière, en fantôme ou en vampire n’est pas si neutre. Encore moins de réclamer un sort !

     

    Je me souviens de cet homme qui avait souri le jour où je procédais à la bénédiction des voitures sur la paroisse. Ironique, il avait refusé « ce reste de superstition ». Je lui ai aussitôt proposé de faire le contraire, c’est-à-dire de maudire sa voiture et tous ceux qui la conduiraient, ce qu’il avait énergiquement refusé…

     

    Souhaiter du bien, bénir (bene-dicere), ne serait-il plus possible ?

     

    Abbé Amar

     



     

    Le fric menant le monde, ils ont décidé depuis une dizaine d'années, de nous faire adopter de force, cette fête anglo-saxonne de Halloween qui avait été importée aux USA par les immigrés anglais et qui a retraversé l'Atlantique avec ses citrouilles et ses sorcières pour revenir chez nous.

     

    Alors que l’agressivité, le chantage et la peur sont déjà sur tous nos écrans, Halloween est de retour.

     

    Deux mois avant Noël, c’est avant tout une aubaine pour les commerçants qui font feu de tout bois, çà grimace en orange dans toutes les devantures !

     

    Livia

     

     

     


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