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    29 mai 2018

     

    Aujourd'hui à Rouen, on commémore l'anniversaire de la mort de Jeanne d'Arc, là où elle fut brûlée par les Anglais, aidés il faut bien le dire par des français, les bourguignons.

     

    Je vous offre ci dessous, le discours que Jean d'Ormesson y prononça le 29 mai 1988 à l'occasion du 577e anniversaire du supplice de celle qu'on a appelée la « Pucelle d'Orléans ».

     

    Liviaaugustae

     

     

     

     

     

    « Sur l'amour ou la haine que Dieu porte aux Anglais, je n'en sais rien, mais je suis convaincue qu'ils seront boutés hors de France, exceptés ceux qui mourront sur cette terre. »

     

    Jeanne d'Arc à son procès le 15 mars 1431

     

     

     

    Statue de Jeanne d'Arc à Rouen.

     

     

     

    Sur les pas de Jeanne d'Arc avec Jean d'Ormesson.

     

     

     

    Toute collectivité, toute famille, toute nation a besoin de légendes et de mythes. C'est une grande chance quand la légende et l'histoire se recoupent, quand l'histoire est légendaire, quand la légende est historique. Nous avons beaucoup de chance de pouvoir célébrer, une fois de plus, une jeune française de Lorraine venue mourir à Rouen, il y a un peu plus de cinq siècles, à l'âge de 19 ans.

     

    La France est un drôle de pays. Plus qu'aucun autre, elle passe de la grandeur aux périls et des abîmes aux sommets. Elle s'entend à merveille à compromettre en quelques mois, en quelques semaines, le labeur de plusieurs siècles. Et puis, en quelques mois, en quelques années, elle remonte la pente descendue et se situe à nouveau au premier rang des nations. La fin radieuse du printemps et le début de l'été quarante, que chantait dans les larmes la grande voix d'Aragon, ont vu la France écrasée, détruite comme jamais, rayée de la carte du monde. En moins de cinq ans, grâce aux visions de génie, à la foi, à l'action du générale de Gaulle, elle figure à nouveau parmi les nations alliées qui sortent victorieuses de la plus terrible guerre et la plus meurtrière de l'histoire de l'humanité. (…)

     

    La France, et peut-être seule la France, est une personne plutôt qu'un état. Elle est fragile comme une jeune fille, irrésistible comme un chérubin. On l'aime comme une maîtresse, comme un amant, comme un être adoré, dont la santé parfois, laisse à désirer. On la voit décliner, elle à la veille de périr. C'est alors que, sous des formes imprévisibles et improbables, se produit le miracle : un général de génie, un politicien au rancart soudain transfiguré par l'amour de la France, se penchent sur le chevet de la moribonde, et à la stupeur de l'univers qui attend son décès, ils l'a ressuscitent et la remettent sur pied. Aucun des miracles qui, à intervalles réguliers, ont sauvé la patrie n'a autant frappé le monde d'étonnement et d'admiration que le miracle de Jeanne d'Arc.

     

    Il y a de quoi. Les bergères qui épousent des princes sont déjà surprenantes. Les bergères qui deviennent chef de guerre pour mieux sauver l'Etat sont tellement stupéfiantes que leur seule existence n'a jamais cessé d'être des énigmes. Qu'une jeune fille, une enfant, du milieu le plus simple, sans éducation ni culture, sans naissance ni relations, veuille aller sauver le roi et entraîner des troupes après avoir entendu des voix qui lui venaient du Ciel, l'affaire est si étrange que tous les éléments ont pu être contestés. (…)

     

    Ne pouvant mettre en doute sérieusement sa présence dans l'histoire, les adversaires de Jeanne ont successivement supposé qu'elle était folle, qu'elle était alliée à la maison de France, qu'elle était autre chose que ce qu'elle prétendait être : une bergère de Lorraine au secours de son roi. (…)

     

    Ce que fut cette aventure, admirable et sans pareille, aucun de nous ne l'ignore. Le roi était malheureux. La bergère était inspirée. Tout ce que nous savons d'elle, ses démarches, ses attitudes, ses réponses dans l'épreuve donnent le sentiment de l'esprit le plus droit, du caractère le mieux trempé, de l'intelligence la plus vive. A aucun moment ceux qui guettent le moindre faux pas ne parviennent à la prendre en défaut. Elle ne cesse de dominer le débat et tout ce qu'elle dit s'écrit d'avance dans le cours de l'histoire. (…)

     

    Le mot qui court tout au long de l'histoire de Jeanne d'Arc, ce n'est pas le mot de puissance, de guerre, de haine, de refus, de rejet, - c'est le mot d'amour. Elle ne divise pas, elle unit. Elle n'appartient à personne. Elle est la sainte de tous.

     

    Ne laissons Jeanne d'Arc en otage ni aux uns, ni aux autres. Si elle a été brûlée vive à l'âge de 19 ans, c'est pour que les français cessent de se diviser et qu'ils se retrouvent réunis dans l'honneur et dans la grandeur.

     

    Jean d'Ormesson

     


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    27 mai 2018

     

    Fête des Mères

     

     

     

     

     

    J'ai écrit ce petit poème pour le jeu Café/Thé N° 91, de Brigitte alias « écureuilbleu » et aussi pour rendre hommage à maman, qui nous a quitté en mars 1992, et qui me manque tant encore depuis ce jour !

     

    Je vous l'offre en hommage à toutes les mamans, à celles qui sont encore avec nous et à celles qui sont parties.

     

    Liviaaugustae

     

     

     

    Fête des mères...

    J'adore cette émouvante image...

     

    (Image internet)

     

     

     

    Un mentor pour la vie

     

     

     

    Mon mentor, mon guide, ce fut elle, ma mère !

     

    Au-dessus du berceau elle se penche,

     

    Sa main caresse,

     

    Et ses mots si doux

     

    Font sourire l'enfant qui sommeille.

     

    Et tout au long de la vie

     

    Elle nous tient la main, guide nos pas,

     

    Nous apprend le bonheur, à rire et à chanter.

     

    Et quand la vie est méchante.

     

    Elle n'abdique jamais,

     

    Elle sèche nos larmes et console nos cœurs.

     

    Et au creux de ses bras nous pouvons reposer.

     

    Liviaaugustae

     

     


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    Lundi 21 mai 2018

     

    Fête de Marie Mère de l'église

     

     

     

    En ce lundi de Pentecôte, à la demande du pape, nous fêtons la Vierge, je vous propose une jolie histoire.

     

    Marie est entourée de trois colombes, qui ne la quittent pas durant plusieurs jours et qui l'adorent durant une messe solennelle.

     

    Et si Marie, apparaît parfois confidentiellement à quelques personnes, elle vient parfois se mêler à la foule des fidèles comme ici...

     

    Liviaaugustae

     

     

     

    Les colombes de la Vierge...

    Les colombes de la Madone

     

     

     

     

     

    Lorsqu’en 1946 la statue de Notre-Dame de Fatima est portée en procession de Bombarral à Lisbonne, deux amis se trouvent dans la foule qui ovationne la Madone. Ils regardent vers le ciel :

     

    Trois colombes tournent dans l’air puis plongent et se placent l’une près de l’autre sur le socle, au pied de la Madone.

     

    Et quand éclatent les cris de joie, et les salves de mortiers : les oiseaux ne s’effraient pas. Une pluie de fleurs tombe, les colombes ne s’envolent toujours pas. Roucoulant, elles se blottissent plus près de la statue et y demeureront des heures et des jours durant, accroupies, immobiles, se laissant nourrir par la foule, sans quitter leur place.

     

    Le 6 décembre 1946, lors de la messe solennelle, une colombe se place sur la couronne de la Madone, comme un symbole de l’Esprit Saint. Et pendant la distribution de la Sainte Communion à 4000 fidèles, elle se tourne vers l’autel en étendant ses ailes et reste dans cette attitude d’adoration jusqu’à la fin. La foule la regarde saisie d’admiration. 

     

     


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    Dimanche 20 Mai 2018

     

    Fête de la Pentecôte

     

     

     

    La Pentecôte...

    Le feu de l'Esprit...

     

     

     

     

     

    La Pentecôte marque la venue de l'Esprit Saint sur les Apôtres et la naissance de l'Eglise. Cet événement est survenue cinquante jours après Pâques (en grec, pentêkrostê signifie « cinquantième »).

     

    L'événement de la Pentecôte ne peut être compris qu'en lien avec Pâques, alors qu'une foule s'est rassemblée pour « Chavouot » (fête juive commémorant le don de la Loi à Moïse, qui est toujours fêtée le même jour que notre Pentecôte), les Apôtres, Marie et quelques proches entendent un bruit « pareil à celui d'un violent coup de vent » qui remplit la maison ; c'est un premier signe. Le deuxième signe ne se fait pas attendre : « une sorte de feu qui se partageait en langue se posa sur chacun d'entre eux ». Et voici le troisième prodige : « remplis de l'Esprit Saint, signifié par le vent et le feu, « ils se mirent à parler en d'autres langues ». La foule qui festoie est stupéfaite de les comprendre.

     

    C'est ainsi que se réalisa la promesse faite par le Christ aux apôtres au moment de son Ascension, une dizaine de jours plus tôt : « vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'au extrémités de la terre. » (Ac 1, 8)

     

    En effet, après que les apôtres aient reçu la force de l'Esprit Saint ils ont le courage de sortir de la salle du Cénacle où craintivement ils s'étaient enfermés....

     

    Portail de l'Eglise catholique de France

     

     


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    Début avril c'était mon anniversaire, j'ai été très gâtée par mes enfants : livre, CD, parfum et un bouquet de lilas blanc du jardin.

     

    Ce CD est composé de 15 morceaux, mais j'avoue que 4 des morceaux me déplaisent, ce sont des musiciens trop modernes pour mon goût... les onze autres morceaux par contre sont très beaux et magnifiquement interprétés !

     

    Je vous en offre in petit extrait ci-dessous :

     

    https://www.youtube.com/watch?v=IpWoSDsUJu8&list=PL9hkcX62Su0StmWe228GlSnfIWrXT-TNx

     

     

     


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