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    Le mois de Janvier est dédié à Sainte Geneviève, patronne de Paris.

     

     

    Fête de Sainte Geneviève...

    Vitrail représentant Sainte Geneviève avec : dans la main droite la clé de Paris et des pains dans son tablier

     

     

     

    Elle est née à Nanterre aux alentours du 15 ou du 16 janvier vers 420.

     

    Alors qu’elle a sept ans, l’évêque saint Germain d’Auxerre, de passage, la remarque et la consacre à Dieu. C’est dans le monde qu’elle mènera sa vie consacrée.

     

    En 451, les Huns menacent Paris. Geneviève persuade les Parisiens affolés que les Barbares n’attaqueront pas la ville et qu’il est inutile de fuir.

     

    « Que les hommes fuient, s’ils veulent, s’ils ne sont plus capables de se battre. Nous les femmes, nous prierons Dieu tant et tant qu’Il entendra nos supplications. »

     

    En effet Paris est épargné.

     

    Puis ce sont les Francs qui viennent l’assiéger. Geneviève s’échappe par la Seine et va quérir du ravitaillement jusqu’à Troyes. Plus tard, elle jouit de la confiance des rois francs et obtient d’eux la grâce des condamnés. Elle se lia d’amitié avec sainte Clotilde. Sa réputation est telle qu’elle se répand jusqu’en Syrie où saint Syméon le Stylite, du haut de sa colonne, se recommande à ses prières. Elle passera sa vie à secourir les pauvres et guérir les malades.

     

    À l’occasion du 1.600e anniversaire de la naissance de sainte Geneviève, l’Église catholique de Paris distribuera 50.000 petits pains au cours de la « Mission sainte Geneviève » qui se tiendra les 25 et 26 janvier prochain.

     

    On souligne souvent à bon droit la modernité de cette femme du Ve siècle, parfois qualifiée de premier maire de Paris, capable d’entrer en relation avec les grands de son époque, d’organiser le ravitaillement de toute une population et de réveiller son courage, de contribuer notablement au chemin de conversion du roi Clovis lui-même. Si le pape Jean XXIII l’a proclamée sainte patronne des gendarmes en 1962, c’est parce qu’il a perçu que cette femme d’autorité et de paix incarnait de façon particulièrement suggestive les qualités dont les forces de l’ordre doivent faire preuve : l’actualité trop souvent tendue ne cesse de nous le rappeler.

     

     

     

    À l’occasion de la « Mission sainte Geneviève », les 25 et 26 janvier 2020 — qui s’inscrit dans l'année dédiée à la sainte, les églises parisiennes distribueront 50.000 « petits pains de la Sainte-Geneviève ».

     

    Autrefois, dans les campagnes, on distribuait du pain béni à la fin de la messe et tout le monde pouvait en prendre.

     

    Celui qui s’est donné comme pain de vie est né dans la « maison du pain », car Bethléem, en hébreu, signifie “la maison du pain”.

     

     

     


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    7 janvier 2020

     

    Fête de saint Polyeucte de Mélitène

     

     

    Saint Polyeucte...

    Saint Polyeucte

     

     

     

    Martyr à Mélitène (✝ 250)

     

    Légionnaire romain, décapité en Arménie pour sa foi chrétienne alors qu'il n'était encore que catéchumène. Il reçut ainsi le "baptême de sang".
    Polyeucte et Néarque: officiers de la douzième légion romaine en Arménie. Néarque était chrétien et son ami Polyeucte encore païen. La persécution devait les séparer. Mais alors la foi les unit. Ils furent arrêtés, parce qu'il était demandé aux soldats de sacrifier l'encens à l'empereur. Pauline, l'épouse de Polyeucte, le poussait à renier Jésus-Christ.

     

    Néarque et lui furent décapités.
    À Mélitène en Arménie, vers 250, saint Polyeucte, martyr. Soldat obligé de sacrifier aux dieux par l'édit de l'empereur Dèce, il brisa les idoles, subit pour cela de multiples supplices et enfin, décapité, fut baptisé dans son sang.

     

    Corneille reprit les "Actes" de son martyre pour en faire une tragédie qui est conforme à la vérité historique. La tragédie de Corneille perpétue ce combat de la foi.

     



     

    Bonne fête à tous les Polyeucte

     

     


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    Lundi 6 janvier 2020

     

    La galette des rois.

     

     

    La galette des Rois...

    Le gâteau des rois

     

    Greuze

     

    Je vous offre ci-dessous un texte de Guy de Maupassant, extrait de «Mademoiselle Perle», qui narre la dégustation d'une galette...

     

    « Donc, cette année, comme les autres années, j'ai été dîner chez les Chantal pour fêter l'Epiphanie. (...)

     

    Au dessert, on apporta le gâteau des Rois. Or, chaque année, M. Chantal était roi. Etait-ce l'effet d'un hasard continu ou d'une convention familiale, je n'en sais rien, mais il trouvait infailliblement la fève dans sa part de pâtisserie, et il proclamait reine Mme Chantal. Aussi, fus-je stupéfait en sentant dans une bouchée de brioche quelque chose de très dur qui faillit me casser une dent. J'ôtai doucement cet objet de ma bouche et j'aperçus une petite poupée de porcelaine, pas plus grosse qu'un haricot. La surprise me fit dire:
    - Ah!
    On me regarda, et Chantal s'écria en battant des mains:
    - C'est Gaston. C'est Gaston. Vive le roi! vive le roi! Tout le monde reprit en chœur : "Vive le roi!" Et je rougis jusqu'aux oreilles, comme on rougit souvent, sans raison, dans les situations un peu sottes. Je demeurais les yeux baissés, tenant entre deux doigts ce grain de faïence, m'efforçant de rire et ne sachant que faire ni que dire, lorsque Chantal reprit:
    - Maintenant, il faut choisir une reine.
    Alors je fus atterré. En une seconde, mille pensées, mille suppositions me traversèrent l'esprit. Voulait-on me faire désigner une des demoiselles Chantal ? Etait-ce là un moyen de me faire dire celle que je préférais ? Etait-ce une douce, légère, insensible poussée des parents vers un mariage possible ? L'idée de mariage rôde sans cesse dans toutes les maisons à grandes filles et prend toutes les formes, tous les déguisements, tous les moyens. Une peur atroce de me compromettre m'envahit, et aussi une extrême timidité, devant l'attitude si obstinément correcte et fermée de Mlles Louise et Pauline. Elire l'une d'elles au détriment de l'autre me sembla aussi difficile que de choisir entre deux gouttes d'eau ; et puis, la crainte de m'aventurer dans une histoire où je serais conduit au mariage malgré moi, tout doucement, par des procédés aussi discrets, aussi inaperçus et aussi calmes que cette royauté insignifiante, me troublait horriblement.
    Mais tout à coup, j'eus une inspiration, et je tendis à Mlle Perle la poupée symbolique. Tout le monde fut d'abord surpris, puis on apprécia sans doute ma délicatesse et ma discrétion, car on applaudit avec furie. On criait.
    - Vive la reine! vive la reine
    Quant à elle, la pauvre vieille fille, elle avait perdu toute contenance; elle tremblait, effarée, et balbutiait:
    - Mais non... mais non... mais non... pas moi... Je vous en prie... pas moi... Je vous en prie...
    Alors, pour la première fois de ma vie, je regardai Mlle Perle... »

     

    Guy de Maupassant

     



     

    Et puis je vous propose aussi de déguster « des yeux » cette magnifique galette des rois :

     

     C’est une magnifique galette des rois que la chef pâtissier français, Nina Métayer a publié sur sa page Facebook en hommage à Notre-Dame de Paris. Une rosace de pâte feuilletée qui, en plus d’être belle, a l’air bien alléchante.

     

     

    La galette des Rois...

    « Je l'ai voulue, ronde, gourmande, traditionnelle, touche de cannelle, de vrais morceaux d'amandes, le tout au bon goût de beurre de Charentes-Poitou de ma région dont je suis tellement fière d'être ambassadrice » Nous dit-elle.

     

    Le partage de cette jolie photo reste un plaisir des yeux collectif, mais elle est si belle, que je n'oserai pas la couper !

     

     

     


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    Dimanche 5 janvier 2020

     

     

     

    C'est aujourd'hui que l'Eglise fête l'Adoration des Mages.

     

     

    Epiphanie...

    L'Adoration des Mages

     

    Gentile da Fabriano

     

    Conformément à l'usage gothique les trois Rois Mages représentent les trois âges de l'homme.

     

    La vieillesse est représentée par le Roi qui s'incline devant l'Enfant, qui Lui pause la main sur la tête

     

    L'âge mûr va ôter sa couronne, tandis que la jeunesse debout, regarde les deux autres âges.

     

    Ils offrirent de l'or : Symbole de la royauté de Jésus

     

    De l'encens : Symbole de sa divinité

     

    Et la Myrrhe : Symbolise sa Passion

     

     

     

    Du grec épiphanéia : « apparition » ; de épiphainéin : « paraître ou briller sur ».

     

    La Solennité de l'Epiphanie célèbre la manifestation de Jésus comme Messie

     

    La fête est venue d’Orient où elle a été fixée au 6 janvier : fête des lumières, fête de l’eau, elle est beaucoup plus la célébration de l’inauguration du ministère public du Christ, lors de son baptême au Jourdain, qu’une festivité des événements de l’enfance de Jésus.

     

    Dans la liturgie latine,  la célébration de cette fête est fixée au dimanche le plus proche du 6 janvier, si ce jour n'est pas férié, afin que le plus grand nombre des fidèles puissent la commémorer.
    En Occident, elle est surtout la fête des Mages ou des « Rois ». Les manifestations inaugurales de la vie publique ne sont pas oubliées, puisque l’office de la fête parle des trois mystères de ce jour comme n’en faisant qu’un : l’adoration des Mages, le baptême de Jésus et les noces de Cana ; il faut dire cependant que les Mages retiennent

    presque toute l’attention.

     

     

    Epiphanie...

    Après un long voyage, les Mages et leurs chameaux sont arrivés jusqu'à ma crèche...

     

     

    Epiphanie...

    Galette et couronne

     

    (image pixabay)

     

    Et, pour bien fêter les Mages, nous réaliserons, ou nous achèterons la fameuse galette des rois avec sa fève.

     

    Pour cette fête-là encore les commerçants ne sont pas en reste, boulangeries et pâtisseries regorgent de toutes sortes de galettes et de gâteaux en tous genres, avec fèves bien entendu.

     

    Mais nous pardonnons cette «galette commerciale», car elle a le pouvoir de réunir la famille en une joyeuse tablée pour applaudir à la fin du repas : le roi et la reine du jour !

     

    Livia

     

     

     

     


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    Aujourd'hui, jeudi 2 janvier.

     

    l’Eglise fête saint Basile Le Grand

     

     

    Fête de Saint Basile Le Grand...

     

     

    Basile de Césarée est né vers 330 en Cappadoce (Turquie actuellement) dans une famille de 10 enfants, remarquable tant par sa richesse et sa distinction que par sa sainteté -ses grands parents, ses parents et la plupart de ses frères et sœurs ayant été canonisés !-

     

    Lors d’une famine qui eut lieu avant sa consécration comme évêque de Césarée en 370, il organisa des soupes populaires et s’occupa personnellement de nourrir les affamés, tout comme il fit don aux pauvres de la fortune dont il avait hérité.

     

    La forte personnalité de Basile en fait un évêque de premier plan qui défend la foi trinitaire. Il rédigea également des règles monastiques qui sont toujours suivies par la plupart des religieuses et moines grecs orthodoxes. Saint Benoît a reconnu que Saint Basile avait inspiré sa propre règle. Saint Basile mourut le 1er janvier 379.

     

     

     

    « La soupe que l'on a demandée est bonne, mais celle qui nous est donnée sans qu'on l'ait demandée est encore meilleure. »

     

    Proverbe

     



     

    Recette de la sainte soupe de saint Basile

     

    Proportions pour 4 à 6 personnes

     

    1 gros oignon tranché - 230 g de champignons de Paris tranchés - 2 branches de céleri tranchées - 2 belles carottes tranchées - sel et poivre, au goût - bouquet de persil ciselé - 6 belles cuil. à soupe d’huile, au choix - 2 litres d’eau - 2 cubes de bouillon, au choix -

     

    Laver les légumes et les trancher finement. Verser l’huile dans une marmite. Ajouter les légumes et les faire revenir légèrement pendant 2 à 3 minutes, en remuant constamment.

     

    Ajouter l’eau et les cubes de bouillon. Couvrir et laisser cuire lentement à feu doux pendant 30 minutes. Ajouter le sel, le poivre et le persil. Laisser mijoter la soupe pendant 10 minutes et la servir bien chaude.

     

    Cette soupe est la version monastique occidentale d’une recette d’un monastère orthodoxe du Moyen-Orient qui porte le nom du père de cette religion : Saint Basile le Grand.

     

    J'ai essayé cette soupe, elle est simple et délicieuse !

     

    Livia

     

     


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