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    11 novembre, jour du souvenir !

     

    Sous l'immensité du ciel froid et sous la petite pluie glacée de novembre, dans les cimetières militaires, les milliers de croix nous invitent à nous souvenir de ces jeunes hommes qui y dorment depuis les des deux dernières guerres !

     

     

    Hommage à nos soldats !

    Cimetière militaire

     

    (image internet)

     

     

     

     

     

    Aujourd'hui les « officiels » vont aller rendre hommage au soldat inconnu et à travers lui, à tous les autres qui ont donné leur vie pour défendre leur pays !

     

    Il paraît qu'il y avait beaucoup de monde de droite autant que de gauche à Colombey-Les-Deux-Eglises sur la tombe du général !

     

    C'est très bien d'honorer la mémoire de ce grand chef politique et militaire, car c'est à tous les hommes comme lui que nous devons notre relative paix d'aujourd'hui !

     

    Liviaaugustae

     

     


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    2 Novembre 2017

     

    Jour des morts...

     



     

    « Les feux follets sont beaux cependant. Ils ont quelque chose d'aérien, de libéré. Ils sont lumineux comme des âmes qui n'ont rien à cacher. Ils ont l'air d'une flamme, d'une pensée libre qui se souvient... »

     

    Extrait d'un livre que je viens de terminer.

     

     

    Le jour des morts...

    Un ange joue du violon sur une tombe dans le cimetière de Göttingen

     

    (image wikimédia)

     



     

    Ce que c'est que la mort

     

    Ne dites pas : mourir ; dites : naître. Croyez.
    On voit ce que je vois et ce que vous voyez ;
    On est l'homme mauvais que je suis, que vous êtes ;
    On se rue aux plaisirs, aux tourbillons, aux fêtes ;
    On tâche d'oublier le bas, la fin, l'écueil,
    La sombre égalité du mal et du cercueil ;
    Quoique le plus petit vaille le plus prospère ;
    Car tous les hommes sont les fils du même père ;
    Ils sont la même larme et sortent du même œil
    On vit, usant ses jours à se remplir d'orgueil ;
    On marche, on court, on rêve, on souffre, on penche, on tombe,
    On monte. Quelle est donc cette aube ? C'est la tombe.
    Où suis-je ? Dans la mort. Viens ! Un vent inconnu
    Vous jette au seuil des cieux. On tremble ; on se voit nu,
    Impur, hideux, noué des mille nœuds funèbres
    De ses torts, de ses maux honteux, de ses ténèbres ;
    Et soudain on entend quelqu'un dans l'infini
    Qui chante, et par quelqu'un on sent qu'on est béni,
    Sans voir la main d'où tombe à notre âme méchante
    L'amour, et sans savoir quelle est la voix qui chante.
    On arrive homme, deuil, glaçon, neige ; on se sent
    Fondre et vivre ; et, d'extase et d'azur s'emplissant,
    Tout notre être frémit de la défaite étrange
    Du monstre qui devient dans la lumière un ange.

     

    Victor Hugo

     

     


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    Mercredi 1er Novembre

     

    C'est La Toussaint !

     

    « Chantez au Seigneur, bénissez son nom »

     

    Psaume 96

     

     

    Toussaint...

     

     

    Le couvent dominicain San Marco à Florence, couvent du bienheureux Fra Angelico, aujourd'hui transformé en musée, est décoré par ses fresques.

     

    Dans la salle capitulaire sont exposés des livres de chœur illustrés de merveilleuses enluminures aux couleurs chatoyantes, peintes par ses disciples.

     

    La Toussaint est l'une d'entre des illustrations d'un grand missel de chœur. Elle est l'œuvre, en 1450, de Zanobi Strozzi et de Filippo di Matteo Torelli. Zanobi, peintre et enlumineur, fut l'assistant de Fra Angelico. Il n'était pas dominicain, mais laïc et marié, qui fut considéré comme le meilleur enlumineur de Florence pendant vingt ans. Fillippo était un autre miniaturiste élève de Fra Angelico. Tous deux sont très proche de son style.

     

    C'est une très petite partie (seulement six) de la foule des élus que nous donne à voir cette lettrine initiale ornée. Un grand livre devant eux, ils chantent la louange de Dieu pour l'éternité dans le Paradis, comme les dominicains sont en train de le faire avec le missel. Face au livre, saint Grégoire le Grand, porte la tiare des papes. Saint Pierre (toujours vêtu de bleu ciel et jaune clair en peinture) se tient derrière lui, puis à gauche, saint Etienne est en rose avec les pierres de sa lapidation. La Vierge Marie, en bleu et rose, leur fait face et les introduit au paradis.

     

    Le texte chanté que l'on voit ici est le début du Psaume 96, Cantate Domino canticum novum (chantez au Seigneur un chant nouveau), Psaume de la liturgie de la Toussaint.

     

     

    Toussaint...

    Ces rinceaux de feuillages stylisés, aux couleurs raffinées du bleu, vert amande et orange, sont le propre de l'enluminure italienne.

     

     

    Toussaint...

    La Vierge Marie, en robe rose et voile bleu, a toute la douceur des madones de Fra Angelico, maîtres des deux peintres.

     

     

    Toussaint...

    Saint Pierre toujours vêtu par les peintres de jaune et de bleu , est toujours figuré avec barbe et cheveux gris.

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

    Aujourd'hui, la petite souris commandée est arrivée, et c'est avec grand plaisir que je vous retrouve !

    Liviaaugustae

     

     

     

     


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    Aujourd'hui 14 juillet 2017 c'est la Fête Nationale

     

    Pour la première fois le président Macron va descendre les Champs-Elysées, pour aller rejoindre ses invités à la tribune.

     

     

    La Fête Nationale...

    Le Départ des volontaires

     

    Arc de Triomphe des Champs-Elysées

     

    François Rude (1792)

     

     

     

     

     

    Mais savons-nous exactement ce que nous fêtons aujourd'hui ?

     

    Serait-ce :

     

     

     

    La date de la pitoyable prise de la Bastille, vieille forteresse médiévale obsolète que Louis XVI envisageait de raser afin d’y créer une place, elle abritait 7 prisonniers dont les cellules n’étaient même pas fermées, leur permettant d’aller à leur guise dans l’enceinte du bâtiment, et pouvaient même bénéficier de « permissions de sortie ». ?

    Ou :

    La date du massacre des pauvres bougres qui gardaient cette vieille dame, (tête coupée à coup de canif, corps déchiqueté par la foule) de 32 Suisses et 82 invalides qui furent pendus ?

     

     

     

    Ou encore :

    La date sinistre pour la culture puisque les voyous saccagèrent et brûlèrent la riche bibliothèque du chimiste Lavoisier, père de la chimie moderne, qui à l’époque était directeur des poudres et salpêtres. Cette action obscurantiste fut d’ailleurs achevée en 1794 lorsque Lavoisier lui-même fut guillotiné, le président du tribunal lui disant « La République n’a pas besoin de savants ni de chimistes ». ?

     

    Oublions ces tristes souvenirs, admirons cette merveilleuse avenue, que Le Nôtre créa sur des marécages à la demande de Louis XIV, sur laquelle notre armée en grand uniforme et en rang impeccable, défilera.

     

    La venue du président américain convié cette année par le président français, a fait du bruit, cependant c'est bien grâce à l'armée américaine que l'Europe fut libérée lors de la « Grande Guerre » il y a cent ans et qui dura pas moins de quatre ans, la venue de Donald Trump ce 14 juillet, n'a donc rien de répréhensible, quand Hollande invita un prince arabe, personne n'a soufflé mot !

     

    Bonne Fête Nationale !

     

    Liviaaugustae

     

     


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    Le Mont des Oliviers...

     

    Le Christ au jardin des oliviers

     

    Philippe de Champaigne

     

    (Image wikipédia)

     



     



     

    Alors il était nuit et Jésus marchait seul,

     

    Vêtu de blanc ainsi qu'un mort de son linceul ;

     

    Parmi les oliviers qu'un vent sinistre incline

     

    Jésus marche à grands pas en frissonnant comme eux ;

     

    Triste jusqu'à la mort ; l'œil sombre et ténébreux,

     

    Le front baissé, croisant les deux bras sur sa robe

     

    Comme un voleur de nuit cachant ce qu'il dérobe ;

     

    Connaissant les rochers mieux qu'un sentier uni,

     

    Il s'arrête en lieu nommé Gethsémani

     

    Il se courbe, à genoux, le front contre la terre,

     

    Puis regarde le ciel en appelant : Mon Père ! […]

     

    Alfred de Vigny

     


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