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    Saviez-vous que c'est sur l'avant cour du château que le premier vol habité de l'histoire s'effectua ?

     

    Qu'on expérimenta le premier vaccin anti variolique sur les deux frères de Louis XVI ?

     

    Que la machine de Marly acheminant l'eau de la Seine, jusqu'aux jardins royaux, était considérée comme la huitième merveille du monde par tout le royaume ?

     

    Que le premier androïde de l'histoire fut inventé pour la rein Marie-Antoinette ?

     

    En fait le Château fut assidûment fréquenté par les savants : anatomistes, botanistes, agronomes, cartographes, astronomes et zoologues.

     

     

    Les sciences à Versailles...

    Le globe terrestre du fils de Louis XV, inventé par l'abbé Nollet.

     

    Vendu par la Révolution se trouve aujourd'hui au Getty Museum à Los Angeles

     

     

     

    Le globe terrestre à la portée de tous : l'Abbé jean-Antoine Nollet réalise entre 1728 et 1730 une paire de globe céleste et terrestre pour l'éducation de son élève le Dauphin fils de Louis XV. Monté sur un piétement tripode en bois sculpté, et doté de Méridien, cercle horaire et boussole, ils font la somme des connaissances cartographiques et astronomiques de l'époque. Le succès qu'il rencontra à la cour donna lieu à l'ouverture d'un marché (déjà). Ainsi Voltaire fut l'un des premiers à passer commande d'instruments e ce type.

     

     

    Les sciences à Versailles...

    L'androïde de Marie-Antoinette se trouve aujourd'hui au Château de Versailles

     

     

     

    Réalisée en 1784, par l'horloger Pierre Kintzing et l'ébéniste de la reine David Roentgen, la joueuse de tympanon, illustre l'intérêt du XVIIIe siècle pour les prouesse mécanique et particulièrement pour l'art de reproduire des anatomies animées ou androïdes. La joueuse a les traits de la reine, la reine offrit ses cheveux pour la perruque, un morceau d'une de ces robes pour son habit. La joueuse interprète huit airs différents. La reine offrit l'androïde à l'académie des sciences afin qu'il put figurer parmi les curiosités de l'institution.

     

     

    Les sciences à Versailles...

    Estampe du premier ballon conçu par les Frères Montgolfier

     

     

     

    Une expérience aérostatique se déroula le 19 septembre 1783 dans l'avant cour du Château en présence de Louis XVI et de sa famille.

     

    Au premier coup de canon, un mouton, un canard et un coq prirent place à bord de la nacelle. Un second coup annonça le décollage. A la stupéfaction générale, le ballon s'éleva à 500 mètre au-dessus de la foule, puis il redescendit huit minutes plus tard sous les acclamations, les animaux se portaient bien, baptisé montauciel, le mouton aéronaute finit paisiblement ses jours dans la bergerie de la reine. Ce fut le premier vol habité de l'histoire !

     

     

    Les sciences à Versailles...

    Peinture d'époque de la machine de Marly en 1715

     

     

     

    Au XVIIe siècle, l'eau était en quantité insuffisante à Versailles pour une population de quarante cinq mille personnes, au point que l'on actionnait les fontaines que rarement. Un liégeois, Rennequin Sualem, proposa au roi d'apporter l'eau en abondance au moyen d'un ingénieux système. Soutenue par une puissante maçonnerie qui plongeait dans la Seine, à hauteur de Bougival, la machine de Marly fut universellement considérée comme une prouesse technique. Les ambassadeurs auprès du Roi Soleil, ne manquaient jamais d'aller voir cet enchevêtrement de charpentes montant à plus de vingt mètres qui déversait l'eau dans un aqueduc au moyen de quatorze roues à eau. Elle fut en service durant 133 ans. La machine fut malheureusement détruite en 1817, que Napoléon III remplaça par une machine à vapeur, qui fut inaugurée le jour de la fête de Louis XIV en 1827.

     

     

     

    (Images wikipédia)

     

    Il ne faut surtout pas croire les livres ou films pseudos historiques orientés à gauche, quand ils racontent que les rois étaient de parfaits imbéciles, qu'ils passaient leur temps au lit avec des femmes (bien sûr ce n'était pas des saints, mais certains présidents de la république n'en font-ils pas autant ?) et ne fichaient rien d'autre que : manger, boire, dormir, etc... il ne faut pas oublier que c'est grâce à eux que la France naquit et perdure jusqu'à ce jour !!!

     

    Liviaaugustae

     

     

     

     

     


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    Les rois guérisseurs...

     

    Saint Louis touchant les écrouelles

     

     

     

    Le Sacre conférait aux Rois de France une dimension quasi sacerdotale. L'oint du Seigneur possède à l'instar du Christ des dons de thaumaturge. Saint Louis en fera l'un des aspect de son inlassable charité. Chaque semaine il procède au « toucher des écrouelles » sur des malades souvent venus de loin et qu'ils ne renvoie jamais sans une aumône.

     

    Les écrits royaux attestent de la régularité de cette pratique de Louis XIV à Charles X, seul Louis XV, sceptique, n'en fera rien (c'était un scientifique doublé d'un libertin) !

     

     

    Les rois guérisseurs...

    Livre d'Heures d'Henri II

     

    Touché des écrouelles.

     

     

     

     

     

    Les écrouelles, ou plus scientifiquement, l'adénopathie cervicale tuberculeuse chronique, est le nom d'une maladie d'origine tuberculeuse qui provoque des fistules sur les ganglions, surtout du cou. Du Moyen-Âge au XIXe siècle, les rois de France avaient le pouvoir de guérir les écrouelles, en traçant une croix sur le front des malheureux, accompagné de la formule : « Le roi te touche, Dieu te guérisse ».

     

     

     

     

     

    Cela peut faire sourire,(les incrédules et les incroyants), en 1825, Charles X sera le dernier roi à procéder à l'antique cérémonial de ses ancêtres, et sur 121 scrofuleux,   5 seront guéris miraculeusement !

     

    Je tire mon chapeau à nos rois, je les admire d'avoir toucher ces adénopathies si peu appétissantes ! (vous pourrez si vous avez l'estomac solide, aller voir ces dernières sur internet) pouah!

     

    Mon beau père qui s'appelait Louis, n'était ni roi, ni oint , cependant il guérissait les « verrues » par simple touché , nous n'avons jamais su ni pourquoi, ni comment, son épouse lui a ramené des amies et leurs enfants porteurs de verrues afin qu'il guérisse gracieusement lesdites verrues, il disait avec humeur, qu'il avait l'impression d'être à la cour des miracles !

     

    Liviaugustae

     

     


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    « Et ta lumière

     

    Qui en moi sera toute entière

     

    Comme toi me fera légère

     

    Tu l'as fait et je t'en mercie

     

    Voilà l'état de la bergère

     

    Qui suivant d'amour la bannière

     

    D'autre chose ne se soucie. »

     

    (Extrait d'une de ses œuvres en vers)

     

     

    Une muse à la cour de Navarre...

    Marguerite de Valois, reine de Navarre vers 1530, immortalisée par Clouet.

     

     

     

    Elle est née le 10 avril 1492, elle est la fille de Charles d'Angoulême, branche cadette des Valois, et de Louise de Savoie, une personnalité les plus brillantes de son temps.

     

    Louise va tout subordonné, sa fille y compris, pour se consacrer à son fils François (futur François 1er).

     

    Frère et sœur reçoivent une éducation parfaite.

     

     

     

    Le poète Clément Marot deviens le valet de chambre de Marguerite et attache son sort à celui de la princesse dont la période mondaine débouche sur une crise spirituelle qui la poursuivra sa vie durant.

     

    Marguerite va diffuser ses idées grâce à ses premières œuvres lyriques comme dialogue en forme de vision nocturne écrit en 1524. La princesse entre en poésie par la mystique, sa fureur poétique se traduit par une sorte d'extase de la connaissance. Mais François 1er ordonne le mariage de Marguerite avec Henri d'Albret roi de Navarre. Elle devient mère l'année suivante d'une petit Jeanne, mais ses bonheurs ne durent pas, car la Sorbonne fait brûler son livre « Miroir de l'âme pécheresse », jugé hérétique.

     

    Consciente des limites de son pouvoir sur François 1er, la reine de Navarre quitte la Cour et se voue à l'écriture et à l'embellissement du château de Pau et à celui de Nérac.

     

     

    Une muse à la cour de Navarre...

    François 1er et Marguerite de Navarre (1826)

     

    Richard Parques Bonington

     

     

     

    Quand à « l'Heptameron » son chef-d'œuvre en prose auquel Marguerite travaille depuis 1542, il sera tronqué puis classé dans la littérature grivoise. Ce recueil, comme l'indique son titre, se découpe en sept journées de dix nouvelles chacune. Sans compter deux nouvelles d'une huitième journée. Seule la mort à interrompu Marguerite dans son désir d'écrire son propre Decameron. En une œuvre parfaitement originale, elle brosse une étude sans fard de la société du XVIe siècle et de ses maux.

     

    Avec Marguerite de Navarre, les lettres françaises héritent d'un humanisme.

     

     

     

     

     

     


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    Une belle histoire comme il y en avait beaucoup autrefois dans notre beau pays de France !

     

    Liviaaugustae

     

     

    Une artiste royale...

    La princesse Marie D'Orléans (1837)

     

    Ary Scheffer

     

     

     

    Un soir de 1839, au château de Versailles, le roi Louis-Philippe et la reine Marie-Amélie viennent admirer la statue de Jeanne d'Arc réalisée par leur fille Marie d'Orléans.

     

    A la lueur des flambeaux, les souverains contemplent l'image de la sainte dont l'artiste a su rendre toute la dualité guerrière armée et vierge investie.

     

    Marie d'Orléans a étudié la sculpture avec David d'Angers. Son inclination la porte vers la Renaissance italienne et l'époque médiévale. Elle se rend souvent à Notre-Dame de Paris et à Saint Denis (à l'époque, on pouvait encore s'y rendre, sans crainte de se faire agresser) pour admirer l'architecture et les œuvres gothiques.

     

    Elles s'entraîne sur des bas-reliefs pour réaliser un modèle en bronze de Jeanne d'Arc à cheval.

     

    Or à la même époque, le roi mécontent de la maquette d'une statue commandée à Pradier, s'adresse sur les conseils du directeur de Versailles, à sa propre fille. Et Marie se plonge dans le travail. Il lui arrive de se lever la nuit pour sculpter dans son atelier. Le résultat est à la hauteur de ses efforts.

     

     

    Une artiste royale...

    Peinture d'Auguste Vinchon, représentant le roi et la reine devant la statue de leur fille Marie.(1839)

     

     

     

    Scheffer écrit : « cette statue est la meilleure statue moderne de Versailles. La noblesse, la simplicité et un admirable caractère féminin la distingue des vulgaires productions qui l'entoure, parce qu'elle porte non seulement le caractère du talent mais surtout l'expression de l'âme élevée de son auteur. »

     

    Moins suspect de partialité, l'auteur orléanais, Léon de Busonnière est tout aussi élogieux : « Quoi de plus imposant que cette jeune fille qui a conservé sous le harnois militaire la candeur des saints, la simplicité des villageoises. A l'aspect de cette femme, on s'arrête, on admire et on prie. Il y a de la foi, il y a de l'âme sous ce marbre. L'artiste a fait jaillir de la matière la méditation et le dévouement. »

     

    Un triomphe pour Marie.

     

     

    Une artiste royale...

    Jeanne d'Arc (1837)

     

     

    Une artiste royale...

    Jeanne d'Arc pleurant à la vue d'un anglais blessé (1834)

     

     

     

    Elle mourut à vingt-six ans hélas des suite d'une phtisie, en mettant au monde son enfant elle aurait prononcé ces paroles magnifiques : « voyez ce qu'est la religion ! J'étais heureuse, j'ai vingt six ans et je sais mourir. Et je meurs contente. »

     

    Une artiste royale...

     

    L'ange de la résignation

     

     

     

     

     

     


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    « Lorsque l'homme ne se préoccupe pas du problème des fins dernières, lorsque seuls l'intéresse le destin d'une nation politique, de l'économie, lorsque les grands problèmes métaphysiques ne font plus souffrir, laissent indifférents, l'humanité est dégradée, elle devient bestiale. »

     

    Ionesco

     

     

    Une histoire d'épée...

    Charles Martel à la bataille de Poitiers (732)

     

    Charles de Steuben

     

    (Musée d'histoire de France à Versailles)

     



     

    L’épée de Charles Martel

     

     

     

    En 732, toute la moitié Sud de la France fait l’objet de fréquentes incursions des Sarrasins venus de l’Espagne alors occupée par le califat Omeyyade. Charles Martel, maire du palais, c’est-à-dire une sorte de premier ministre tout puissant de la dynastie mérovingienne alors finissante, réunit une armée de chevaliers pour affronter les envahisseurs. Cette rencontre décisive a lieu à proximité de Poitiers. Après un âpre combat, la cavalerie franque met en déroute l’armée Arabe dont le chef, l’émir Abdel Rahman, est tué dans la bataille. Cette victoire est décisive à plusieurs titres. D’abord elle met un terme aux conquêtes musulmanes en Europe occidentale. Obligeant les Arabes à ne plus s’aventurer au-delà des Pyrénées, elle assure la pérennité de la Foi chrétienne sur l’ensemble du territoire Français. Par ailleurs, le prestige que cette victoire a conféré à Charles Martel a également joué un rôle déterminant pour légitimer la dynastie Carolingienne fondée par son fils Pépin-le-Bref.

     

    Conscient de l’importance de cette victoire et certain que c’est grâce au secours de saint Michel qu’il a pu la remporter, Charles Martel, dès son retour de Poitiers, fait envoyer son épée au Mont Saint-Michel pour rendre hommage à celui qu’il considère comme le véritable vainqueur de Poitiers. Plus tard, quand saint Michel apparaîtra à Jeanne d’Arc pour tirer à nouveau notre pays d’une situation désespérée, il lui demandera d’envoyer chercher une épée toute rouillée dans la chapelle de Sainte-Catherine-de-Fierbois. Voici les minutes de son procès à ce propos :

     

    « …Tandis que j'étais à Tours, j'envoyai chercher une épée qui se trouvait dans l'église Sainte-Catherine-de-Fierbois derrière l'autel.

     

    Comment saviez-vous que cette épée fût là ?

     

    Cette épée était en terre, toute rouillée et la garde était ornée de cinq croix. Je sus qu'elle se trouvait là par mes voix, et l'homme qui l'alla chercher ne l'avait jamais vue. J'écrivis aux ecclésiastiques dudit lieu qu'ils voulussent bien m'envoyer cette épée, et ils me l’envoyèrent ».

     

    Bien que Jeanne ne le mentionne pas, la ferveur populaire a très vite conclu que cette épée n’était autre que celle de Charles Martel. Ce qui est sûr c’est que ce n’est pas lui qui a pu la déposer dans la chapelle de Sainte-Catherine-de-Fierbois, car celle-ci n’existait pas en 732.

     

    Mais si saint Michel a insisté pour que Jeanne récupère cette épée, l'aurait-il lui-même placé à Fierbois ?

     



     



     

    Histoire de saints, Histoire de France, histoire qui nous sauva d'abord du Maure et plus tard de l'anglois, !

     

    Mais qui aujourd'hui nous sauvera, puisque nous ne croyons plus à rien, et surtout pas aux saints ! 

     

    Liviaauguatae

     

     


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