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    Les arcs de triomphes de Louis XIV...

     

    L'Arc du boulevard Saint Denis

     

    Jean Béraud

     

     

     

     

     

    Au XVIIe siècle, les portes de Paris furent traitées avec honneur.

     

    Après la paix d'Aix-la-Chapelle en 1670, François Blondel dessina et éleva la Porte Saint Denis (1672-73) ; avec ses 24m de haut et ses 25 m de large, elle marquait l'entrée d'une artère particulièrement active dans la capitale. Son décor de relief célèbre le passage du Rhin et glorifie le prince que la fronde avait cru pouvoir humilier 20 ans plus tôt.

     

     

    Les arcs de triomphes de Louis XIV...

    La Porte Saint Martin (aujourd'hui)

     

     

     

    En 1674, la Porte Saint Martin de Pierre Bullet ennoblit l'accès de l'autre axe parisien nord-sud avec une structure plus conforme à la définition de l'arc de triomphe traditionnel romain. Ces deux arcs de triomphe inspireront plus tard Napoléon pour sa propre gloire.

     

     

     

    Par miracle, ces deux arcs de triomphes n'ont pas été abîmés par la Révolution qui pourtant fit tant de dégâts en France, notamment sur les Places royales de Paris.

     

     

     

     

     


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    Des français à Rome...

     

    Sur le Pincio, dominant la Place d'Espagne l'église de la Trinité des monts, l'une des églises nationales françaises de Rome.

     

    Cet ensemble est fondée en 1495 par le roi Charles VIII.

     

     

     

     

     

    Au sommet du Pincio, l'église et le couvent de la Trinité des monts et la villa Médicis constituent une enclave française au cœur de la ville éternelle et cela depuis Charles VIII qui a acquit en 1494 le haut du Pincio, et depuis de nombreux français célèbres se sont succédé à Rome, en voici quelques un parmi ces grands noms :

     

    1555, le Cardinal Jean du Bellay est en conclave qui devra élire un nouveau pape. Son cousin Joachim réside à Rome depuis deux ans avec un ami Louis de Bailleul, ils n'ont de cesse de tout voir, les palais, les basiliques, les couvents, les fresques et les ruines. Ce sont les ruines qui ont retenus l'attention de Joachim car elles lui évoquent la vanité des hommes et leur funeste orgueil. Le cardinal trouve que Rabelais s'intéressait à tout et était passionné d'antiquités, combien de chefs-d'œuvres avec le cardinal ils ont acquit pour la France. Rabelais ne les regardait pas comme des objets inanimés, témoins de siècles engloutis, mais comme la preuve vivante du génie auquel les hommes peuvent atteindre lorsque la beauté est leur horizon.

     

     

    Des français à Rome...

    Plaque commémorative de Nicolas Poussin à San Lorenzo in Lucina

     

     

     

    1642, on le salut, on lui sourit. Monsu Possino, (le peintre français Nicolas Poussin) comme on l'appelle à Rome, soupire d'aise, comme il aime Rome avec sa grandeur et sa simplicité. Mais il est invité par Louis XIII le roi de France qui le nomme premier peintre du roi. Il est comblé d'honneurs. Poussin va finalement revenir à Rome en laissant derrière lui les fastes de la cour, car pour lui Rome c'est la perfection de l'art, (le Lacoon et la Chapelle Sixtine). Il laissera à la ville éternelle une empreinte à côté de celle de Raphaël et de Michel Ange.

     

     

    Des français à Rome...

    Le Carré des Niobides de Balthus à la villa Médicis

     

    Balthus à l'aide de moulages qu'il fit des Niobides du Musée des Offices de Florence, installa dans les jardins de la villa Médicis le célèbre groupe reconstitué.

     

     

     

    1961, Balthus vient d'être nommé à l'Académie de France à Rome, par le général De Gaulle et André Malraux. L'académie fut fondée par Louis XIV et Colbert, mais depuis le roi soleil, la villa Médicis à bien mal vieillie et se retrouve dans un état lamentable. Les jardins sont à l'abandon. Le général souhaite que l'Ecole française redevienne un phare de la vie culturelle française à Rome. Il n'est pas question d'abandonner la mission Colbert, on offrira toujours des séjours aux artistes français (aujourd'hui encore) ; mais on étendra son aura en organisant à la villa Médicis, des expositions, des conférences et des rencontres. Bientôt tout Rome se presse aux fêtes de la villa Médicis, Balthus en sera le dernier prince, avant que ne vienne après le général le temps des grands transparents... (sait-on qui est aujourd'hui le directeur de la villa Médicis?)

     

     

    Des français à Rome...

    Façade côté jardin de la villa Médicis, de nombreux reliefs antiques , décorent cette façade.

     

     

     


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    Louis-Antoine de Bougainville

     

    Portrait de Jean-Pierre Franque

     

     

     

    Le comte Louis-Antoine de Bougainville, né le 12 novembre 1729 à Paris et mort dans la même ville le 31 août 1811, est un officier de marine, navigateur et explorateur français. Il a mené en tant que capitaine, de 1766 à 1769, le premier tour du monde officiel français.

     

    Les bougainvilliers et leurs fleurs les bougainvillées (arbustes du genre Bougainvillea, devenus de nos jours très communs en France et en Europe) ont été nommés en son honneur à la suite de spécimens collectés au Brésil par le botaniste Philibert Commerson lors de cette circumnaviagtion sur le voilier « La Boudeuse » autour du monde.

     

     

    La Boudeuse

     

     

     

    Pour la petite histoire, Philibert Commerson a embarqué avec sa femme Jeanne Barret, qui se fit passer pour son valet sur un des deux bateaux de l'expédition : l'Etoile. (à l'époque les femmes n'étaient pas admises sur les bateaux, leur présence pour les marins portait malheur. L'expédition durant 3 ans Monsieur Commerson, ne voulut pas se passer de son épouse.

     

     

    Philibert Commerson

     

     

    Jeanne Barret en costume de marin

     

     

     

    Cette expédition autour du monde, permit de décrire une multitude de plantes et d'animaux. Plusieurs centaines de plantes, un cétacé, un oiseau et m^me un cratère de volcan, portent aujourd'hui le nom de : Commerson.

     

     

    Les tahitiens apportant à Bougainville les fruits du pays (1768)

     

     

    Et grâce au tour du monde de Bougainville et de Commerson, nous avons le plaisir de voir fleurir ces sublimes bougainvilliers chez nous...

     

     

     

     

     

     


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    « Venise n'est-elle pas la plus belle et émouvante ville du monde ? »

     

    Jean d'Ormesson

     

     

    Des français à Venise...

    Santa Maria della Salute et la palais des Doges

     

    Jean Madura

     

     

     

    12 septembre 1833 – Chateaubriand se sent en parfaite harmonie avec la cité lacustre. Il est descendu à l'hôtel de l'Europe face à la Salute et San Giogio Maggiore. Il s'émerveille des bronzes, des marbres, des granits et porphyre du palais des Doges, de la basilique San Marco et rêve au passé de la Sérénissime quand elle : « Donnait des empereurs à Constantinople, des rois à Chypre, des princes à la Dalmatie, au Péloponnèse, à la Crète. »

     

    Venise n'est plus l'épouse de la mer et elle n'a plus de Doges voguant à bord du bus centaure pour lancer un anneau dans l'Adriatique, mais elle incarne, ce que nul ne peut lui contester, la civilisation. Et François René voudrait rester dans cette cité à l'abri d'un palais ocre pour y terminer ses mémoires et sa propre vie. Pour y mourir comme meurt cette civilisation.

     

     

    Des français à Venise...

    Hôtel Danieli

     

     

     

    13 février 1834 – La fièvre tient Musset dans sa chambre au Danieli. Georges Sand veille son « gamin » comme elle le nomme, alors qu'elle n'a que six ans de plus que lui. Ils sont en Italie depuis deux ans. A Gênes première étape de leur voyage, puis à Venise c'est Georges qui a été très malade. Mais Musset n'avait pas un tempérament de Saint Bernard ; il courait la ville de jour comme de nuit, impatient de découvrir les plaisirs et débauches de la Sérénissime et il rentrait ivre, et Georges pu toucher du doigt son côté sombre.

     

     

    Des français à Venise...

    Venise vue depuis la douane

     

    Jean-Baptiste Corot

     

     

     

    8 octobre 1970 – Depuis plus de soixante ans Morand goûte Venise, elle est la seule dont il ne soit pas « décharmé ». Pour lui Venise est « ce décor de final d'opéra », ses canaux sont des encriers. Il plonge une dernière fois sa plume pour dire que tout comme la Sérénissime, lui-même ne s'accommode guère de la laideur qui vient. Il aime à remonter le temps à Rome mais surtout à Venise parce que dans cette ville : « le passé reste en suspens ».

     

     

     


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    La Madona delle bombe...

     

    La Madona delle bombe

     

     

     

    Située place du Saint-Office, cette fresque représentant la Vierge à l'Enfant est sortie intacte d'un intense bombardement pendant la seconde guerre mondiale. Elle est désormais l'objet d'une grande vénération.

     

    La fresque « La Madone des bombes » doit son appellation à un événement tout à fait particulier.

     

    Le 1er mars 1944, lors du bombardement qui a frappé les édifices de la place du Saint-Office à Rome, la fresque de la Vierge à l'Enfant est resté miraculeusement indemme.

     

    L'écrivain italien J.S. Grioni raconte que ce soir là, vers 20 heurs ; « Un avion a lâché six bombes qui ont causé de puissantes explosions en secouant tous les édifices de la place. Les éclats ont atteint le palis en traversant les appartements et en brisant quasiment toutes les vitres, à l'exception de celle qui protégeait la Madone. Elle est restée curieusement intacte, bien que les éclats aient frappé le mur tout autour de l'effigie. »

     

    La fresque qui date du XVIIe-XVIIIe siècle, est désormais vénérée comme « la Madone des Grâces » ou « Madone des bombes ». Elle se situe entre le palais du Saint-Office et l'entrée de l'oratoire pontifical de Saint-Pierre, sur un mur adjacent à un petit jardin.

     

    L'oratoire de Saint-Pierre a demandé que l'œuvre soit installée dans un nouveau cadre en marbre, entre deux grands anges tenant dans leurs mains un bouclier clouté.

     

     

     

    Je viens de lire l'histoire miraculeuse de cette Vierge de la Place du Saint-Offices à Rome. Et il a d'autres cas, des statues en bois de vierges qui ne brûlent pas sous la Révolution, tandis que d'autres pleurent au Brésil...

     

    Alors pourquoi les hommes sont si peu croyants, elle en a pourtant fait beaucoup la Vierge !

     

    Liviaaugustae

     


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