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    Je vous ai présenté samedi dernier le peintre Konstantin Flavitski : (Son tableau le plus célèbre reste « La princesse Tarakanova, emprisonnée dans la Forteresse Pierre-et-Paul au moment de l'inondation », toile basée sur la légende concernant la mort de Yelizaveta Alekseyevna Tarakanova, dans sa cellule durant l'inondation qui eut lieu à Saint-Pétersbourg en 1777, qui avait affirmé être la fille d'Elisabeth 1er de Russie et de son amant Alexis Razoumovski.)

     

    Cette soi-disant princesse Tarakanova du XVIIIe siècle – apparemment une aventurière – aurait-elle fait une émule ?

     

    Puisque au début du XXe siècle, une femme prétend être Anastasia, la fille du tsar Nicolas II, qui fut assassiné sauvagement par les communistes avec toute sa famille.

     

    Livia

     

     

     

    La légende de la Princesse Tarakanova...

    La légende de la mort de la princesse Tarakanova dans une inondation en 1777.

     

    Elle meurt en réalité deux ans plus tôt, en 1775 .

     

    Konstantin Flavitski

     

     

     

    La légende de la Princesse Tarakanova...

    Yelizaveta Alekseyevna Tarakanova

     

     

     

    La princesse Tarakanova, est une femme d'origine inconnue, née entre 1745 et 1753 et morte le 4 décembre 1775 à Saint-Pétersbourg dans l'Empire russe.

     

    Se prétendant la fille de l'impératrice Elisabeth 1er et de son amant Alexis Razoumovski, elle déclare ses prétentions au trône russe en 1774 et reçoit pendant quelque temps le soutien de partisans de la confédération de Bar. Elle est enlevée à Livourne sur l'ordre de l'impératrice Catherine II, par Aleï Orlov, aidé des représentants britanniques, et amenée à Saint-Pétersbourg. Emprisonnée à la forteresse Pierre-et-Paul, elle y meurt sans avoir reconnu son imposture ni dévoilé sa véritable origine.

     

    Elle a usé d'autres identités, se faisant appeler selon les circonstances Fräulein Frank, Lady Shelley, Madame Scholl, Madame de la Trémoille, princesse de Volodomir ou encore princesse d'Azov.

     

     

     

     

     

     

     


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    Le dauphin, cétacé royal...

     

    Armes des Dauphins de France

     

     

     

    Le dauphin, cétacé royal...

    Couronne des Dauphins de France

     

     

     

     

     

    Voilà un animal qui compte dans l'histoire de France.

     

    Il a d'abord donné son nom à une province de France, pourtant dénuée de façades maritimes.

     

    Mais c'est une histoire de succession qui a pour origine une île : l'Angleterre. L'histoire commence au Moyen-Âge par un prénom, Dolfin, en usage dans le nord de l'Angleterre. Au XIIe siècle, la comtesse Mahaut, de souche anglaise donne comme second prénom à son fils : Dauphin. Ces successeurs porteront aussi ce prénom connu mais peu courant. Qui se transforme en titre pour les nobles de cette région, dont les territoire deviennent : Le Dauphiné.

     

    Umbert II, décide de vendre le Dauphiné au roi de France Philippe VI.Le roi de France achète le territoire pour la somme de 120, 000 florins d'or. Mais le comte ajoute une condition. A partir du moment où ses anciennes contées rejoindront le domaine royal français, l'héritier présomptif de la couronne, devra porter le titre de Dauphin et joindre à ses armes celles du Dauphiné : trois dauphins.

     

    Sept ans plus tard, le roi Philippe VI de Valois meurt à 57 ans, son fils Jean II lui succède sans avoir eut le temps de prendre ce titre de Dauphin. Ce n'est donc que le futur roi CHarles V qui portera pour la première fois le titre de Dauphin. A partir du XIVe siècle, ce titre est attribué à l'héritier de la couronne de France.

     

     


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    Le fantôme de l'abbaye de Mortemer...

     

    Mathile l'Emperesse

     

    (Miniature de la deuxième moitié du XVe siècle, dans le Liber Benefactorum de l'abbaye de St Albans)

     

     

     

     

     

    Auprès de leur étang, cernés par la majestueuse forêt de Lyons, les ruines de l'abbaye de Mortemer, dans le Vexin normand, semblent battre la mesure d'un éternel présent. C'est en 1134bque ce monastère cistercien fut fondé sous le patronage d'Henri 1er Beauclerc, duc de Normandie et roi d'Angleterre, fils du Conquérant. Vendus comme bien nationaux après 1789, ces bâtiments ont été presque entièrement démolis. Mais la rumeur populaire en fait l'un des lieux les plus hantés de France...

     

    Ainsi on raconte que, la nuit du 1er janvier 1884, le braconnier Saboureau aurait abattu une « garache » - une femme louve aux yeux enflammés – sa propre compagne, métamorphosée par un maléfice. On assure également qu'un chat « goublin », sorte de lutin facétieux, veillerait sur un fabuleux trésor.

     

    Durant la Première Guerre mondiale, des soldats britaniques auraient aperçu, dans l'ancien cellier, les fantômes de quatre religieux massacrés sous la Révolution buvant un vin au goût de sang. En 1921 Les propriétaires de Mortemer, effrayés par de telles manifestations surnaturelles, feront procéder à un exorcisme.

     

    La plus insistante de ces légendes veut que les vestiges de l'abbaye soient visités, chaque année après le 15 août, durant la pleine lune, par le spectre de Mathile l'Emperesse, fille d'Henri Beauclerc, née en 1102, elle épousera tour à tour l'empereur germanique Henri V, puis Geoffroy Plantagenêt, comte d'Anjou. Elle transmet la couronne anglaise à son fils Henri II.

     

    On dit qu'elle fut recluse à Mortemer. On dit aussi que quiconque aperçoit cette « Dame Blanche » gantée de noir mourra à coup sûr dans l'année. Les sceptiques répliquent que le cliché de l'apparition, pris en 1994, n'était que le halo d'un projecteur sur le mur de l'église abbatiale.

     

    Quoi qu'il en soit, revenants et autres ectoplasmes sont au rendez-vous, chaque été, pour un spectacle à l'humour sépulcrale !

     

    Philippe Delorme

     


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    La princesse Mathilde...

     

    Portrait de Mathilde (1861)

     

    par Eugène Giraud

     

     

     

     

     

    Nièce de Napoléon Ier, elle est la fille de Jérôme Bonaparte roi de Westphalie et de Catherine de Wurtemberg, Mathilde Bonaparte a été l'une des personnalités à part dans la famille impériale et marquantes du second Empire. Amie des peintres et des écrivains, elle a joué un rôle de premier plan dans la vie artistique de son temps.

     

    Elle était amoureuse de son cousin, le futur Napoléon III et rêvait de l'épouser, mais il lui a préféré Eugénie.

     

     

     

    La princesse Mathilde...

    Le Salon littéraire de Mathilde

     

     

     

     

     

    Archétype de la maîtresse de salon du second Empire, elle a forgé un style tout en petits abat-jour, canapés confortables et des tableaux dans des grands cadres dorés. Elle a créé l'appartement cosy pour la conversation et pour la culture.

     

    Son salon est fréquenté par le jeune Marcel Proust, ainsi que Flaubert. Elle va aider le poète Théophile Gautier qui q de gros soucis financiers, mais aussi Sainte-Beuve, elle le fera sénateur. Son dernier éclat sera de faire élire Edmond Rostand à l'Académie française.

     

    Peintre elle-même, elle est l'amie des peintres, toutefois elle n'aime pas les impressionnistes et tourne le dos à Courbet et Manet. Elle sera surnommée à partir des années 1860 « Notre-Dame des Arts ».

     

     

     

    La princesse Mathilde...

    Salambö

     

    Peint par Mathilde

     

     

     

    La princesse Mathilde...

    Mathilde à la fin du XIXe siècle

     

    peinte par Lucien Doucet

     

     

     

    Féministe, elle rêve d'un monde où chacun y compris les femmes pourrait avoir son utilité autre que celle de poupée ou de cocottes. Elles souhaite que les femmes existent par elle-mêmes. […]

     

     

     

    Nous sommes toutes d'accord avec cette princesse qui voulut que les femmes de son époque soient considérées pour elles-mêmes et non comme une ménagère, mais nous n'allons pas jusqu'à haïr les hommes et vouloir les mettre en isolement comme le fond les féministes d'aujourd'hui.

     

     

     

     


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    A Fontainebleau, Napoléon III et Eugénie organisent des réceptions grandioses appelées « Séries », où se multiplient les divertissements mondains. Les femmes de la haute société y portent des toilettes luxueuses et des bijoux somptueux. La maison de joaillerie Mellerio, crée en 1613 a approvisionné les grandes familles royales et impériales de toute l'Europe : Marie-Antoinette avait déjà passé des commandes et Eugénie et sa mère en firent autant en 1834.

     

    C'est lors de l'hiver 1866, un grand bal costumé est donné par l'empereur aux Tuileries : l'impératrice apparue déguisée en Marie-Antoinette : elle porte une perruque poudrée, une robe en velours rehaussée de satin blanc et brodée de fils d'or, insufflant ainsi le goût du XVIIIe siècle à l'assemblée.

     

    Les invités remarquent une ressemblance d'élégance et de taille avec la souveraine déchue.

     

     

     

    Le souvenir de Marie-Antoinette...

    Portrait de l'impératrice Eugénie en Marie-Antoinette

     

    Huile sur toile de Franz Xaver Winterhalter

     

     

     

     

     

    Quand l'impératrice posait déguisée en Marie-Antoinette, elle ne savait pas encore que son mari et elle allait être chassés et qu'ils devraient vivre en exil.

     

    Et si ils n'étaient pas parti en Angleterre, que serait-il advenu du couple ?

     

     

     

    Le souvenir de Marie-Antoinette...

    Marie-Antoinette dit « à la Rose »

     

    Elisabeth Vigée-Lebrun

     

     

     

    Le souvenir de Marie-Antoinette...

    C'est dans l'Abbaye Saint Michel à Farnborough que sont enterrés Napoléon III sa femme et leur fils mort sous l'uniforme anglais dans une bataille en Afrique du Sud tué par les Zoulous

     

     

     


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