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    Epiphanie Bis

     

     

     

    On n'en fini plus de « tirer les rois » : toutes les boulangeries et toutes les pâtisseries offriront « la galette des rois » durant tout le mois de janvier... pour accompagner ces galettes de janvier, je vous offre une magnifique Epiphanie, datant du siècle d'or de la peinture hollandaise.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Adoration des Mages

     

    Matthias Stom

     

     

     

    Matthias Stom (né vers 1580-1590 à Amersfoort et mort après 1650) est un peintre du siècle d'or hollandais, considéré comme l'un des meilleurs représentants de l'Ecole caravagesque d'Ultrecht. Il est aussi connu sous le nom de Matthias Stomer. Ce peintre a passé la plus grande partie de sa carrière artistique en Italie et environ 200 de ses œuvres ont été préservées à ce jour.

     

     


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    Aujourd'hui, l'église fête Le Baptême du Christ

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Ce merveilleux Baptême du Christ du Pérugin, le plus grand peintre de l'Ombrie en Italie se trouve aujourd'hui à Rouen.

     

     

     

    Quelle beauté de la lumière et des couleurs, quelle noblesse des gestes ! En 1495, les bénédictins de l'abbaye San Pietro de Pérouse, capitale de l'Ombrie, au centre de l'Italie, commandèrent pour leur autel majeur un grand polyptyque peint sur bois en quinze panneaux, à Pietro Vanucci dit Péruvien – Il Perugino.

     

    Le Baptême du Christ formait avec l'Adoration des mages et la Résurrection, - également à Rouen – partie inférieure d'un retable. Quinze panneaux de la vie du Christ entouraient l'Ascension, aujourd'hui au musée de Lyon. Nous reproduisons le détail de la partie centrale de ce panneau de forme horizontal, où de nombreux anges assistent au Baptême du Seigneur.

     

    Jean-Baptiste est en train de verser l'eau sur le front de Jésus avec une coquille. La croix processionnelle qu'il tient, sur ce tableau comme sur beaucoup d'autres de la Renaissance italienne, signifie qu'il est précurseur du Messie, qu'il annonce la Rédemption par la mort de Jésus sur la croix « Préparez les chemins du Seigneur, aplanissez ses sentiers. » (Mathieu 3,3.)

     

    Contrairement à d'autres artistes, le peintre ne montre aucune intervention divine : ni colombe du Saint Esprit, ni apparition du Père Eternel dans le ciel. La solennité du moment est sensible par le recueillement intense et palpable. La sérénité porte le spectateur à la prière.

     

    Par la transparence de l'eau limpide, le peintre a voulu montrer que Jésus en se plongeant dans le Jourdain, a purifié la Création tout entière des conséquences du péché originel – l'eau est le repaire des forces malfaisantes des ténèbres dans le judaïsme.

     

    Même la couleur du fleuve est apaisante c'est celle de la pierre précieuse aigue-marine.

     

    On a qualifié la peinture de Pérugin de mélodieuse, comparable à une harmonieuse musique liturgique. La scène baigne dans une lumière cristalline d'aurore sur laquelle tranchent les coloris raffinés : rouge groseille, bleu lavande et pervenche, turquoise, vert émeraude, gris perle, orange... Les duos de couleurs sont parfaitement harmonieux.

     

    Le Jourdain serpente à travers une campagne nappée de brume et s'étend jusqu'à l'horizon lointain et bleuté.

     

    Derrière les cimes, les premières lueurs dorées du soleil levant, symbole du Christ apparaissent. Les arbres grêles, au feuillages peu fourni comme les frênes au printemps, font instantanément reconnaître le Pérugin.

     

    Il fut à Pérouse le maître du tout jeune Raphaël âgé de 12 à 20 ans. Le maître talentueux, et l'élève génie précoce et enfant prodige, s'enrichirent mutuellement. Il est le premier artiste de la Seconde Renaissance ou « manière douce », après « la manière dure » de Botticelli.

     

    L'art de Pérugin, par sa délicatesse sans mièvrerie, veut exprimer les passions nobles et l'élévation de l'âme.

     

    L'attitude déférente de Jean-Baptiste devant Jésus illustre bien saint Mathieu : « C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi, et ti tu viens à moi ! » Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour l'instant ; c'est ainsi qu'il convient d'accomplir toute justice. » Alors il le laissa faire »

     

    Selon Mathieu, c'est seulement après ce dialogue, et après le baptême, une fois Jésus sorti de l'eau, que le Saint Esprit apparaît. Pérugin a donc scrupuleusement respecté le texte, alors que la plupart des artistes condense plusieurs moments sur une peinture.

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

     


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    Lundi 9 décembre l'église fêtait :

     

    L'Immaculée Conception.

     

     

    Regard sur l'art Chrétien...

    L'Annonciation

     

    Guido Reni

     

     

     

    C'est le peintre bolonais Guido Reni qui est l'auteur de cette admirable Annonciation, un grand tableau peint en 1627 et conservé au musée du Louvre. Guido Reni est un des maîtres du classicisme italien au début du XVIIe siècle. Né et mort à Bologne sa carrière de peintre d'église s'y déroula, ainsi qu'à Rome où il travailla pour les papes. Il ne cherche pas ses modèles dans la nature, mais dans la beauté intemporelle, en référence à la Renaissance et à l'antiquité grecque qui cultivaient l'idéal de la beauté. Reni était fasciné par l'œuvre de Raphaël. Ses œuvres se caractérisent par leur élévation spirituelle, l'équilibre et la lisibilité de la composition, la clarté des couleurs.

     

    Dans ce tableau, les cieux s'entrouvrent pour l'Incarnation du Verbe divin. Une douce lumière dorée descend vers la Vierge en prière, donnant passage à la colombe du Saint Esprit, faiblement visible en haut. Trois beaux anges blonds et deux angelots adorent et commentent l'Incarnation du Fils de Dieu, sur des nuages qui semblent descendre en suivant le rayon de lumière surnaturelle.

     

    L'archange Gabriel, dont le visage très jeune est celui d'un adolescent, en aube et étole, s'agenouille devant le prie Dieu de la Vierge, où il se trouve au même niveau qu'elle.

     

    La branche de lys tenue par l'archange, emblème de la pureté de Marie, est traditionnelle depuis le Moyen-Âge dans la représentation de l'Annonciation.

     

    On note que l'étole de l'archange est rose. Cette couleur liturgique ne se porte que deux fois l'an dans l'église catholique latine : au milieu de l'Avent, et au milieu du Carême. Ce sont deux fête de joie au milieu de l'austérité de ces temps de pénitence.

     

    Cette œuvre fut commandée par Marie de Médicis, pour le maître autel du carmel de l'Incarnation aux Faubourg Saint Jacques à Paris, et rapportée d'Italie par le père d'une carmélite, Monsieur de Sancy .

     

    Cette église du premier carmel français réformé selon la règle de sainte Thérèse d'Avila, en 1604, était une des plus belle de Paris. Les meilleurs artistes l'avaient décorée.

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

     


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    Le 21 novembre, on fêtait la Présentation de Marie au Temple, cette Présentation est un épisode glorieux dont plusieurs grands peintres se sont inspirés pour honorer la Mère de Dieu.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Présentation de la Vierge au Temple

     

    Le Tintoret

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Présentation de la Vierge

     

    Vittore Carpaccio

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    La Présentation de Marie

     

    Giovani Andrea Sirani

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Présentation de Marie au Temple

    Domenico Ghirlandaio

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Je vous avais parlé, l'année dernière au moment de Noël, du livre d'art écrit par Madame Marie- Gabrielle Leblanc : L'enfance du Christ, qui est un livre magnifique.

     

    Aujourd'hui , je vous conseille le nouveau livre d'art « La vie publique du Christ dans l'art » écrit par la même Marie-Gabrielle Leblanc (ceux qui me lisent la connaissent bien maintenant).

     

    C'était en principe un cadeau de Noël pour ma fille, mais elle n'a pas voulu attendre et a préféré l'avoir tout de suite, nous l'avons donc découvert ensembles avec grand plaisir, ce livre est une pure merveille.

     

    Il est vendu partout au prix de 29€, c'est un joli cadeau pour Noël.

     

    Livia

     

     

     

    Reprenant le même principe que L'enfance du Christ dans l'art, ce beau livre propose cent œuvres pour traverser l'histoire de l'art et redécouvrir la vie publique de Jésus jusqu'à la résurrection. Le livre s'articule autour de grandes thématiques : les paraboles, les miracles, les Rameaux, etc., en s'attachant à chaque fois à retracer l'apport artistique du Moyen Âge au XXIe siècle. Son originalité, outre le dialogue entre l'art chrétien d'hier et celui d'aujourd'hui, est de convoquer et de comparer l'art chrétien d'Orient et celui d'Occident. Les photographies de John Pole et les textes de Marie-Gabrielle Leblanc nous ouvrent, à travers chaque détail et chaque explication, au mystère de l'Évangile, en suivant pas à pas le génie de l'artiste.

    Les œuvres redeviennent ainsi pour nous les catéchèses qu'elles furent pour leurs contemporains, l'art constituant certainement l'une des plus belles formes d'évangélisation et de témoignage.

     

     

     


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