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    « Je suis le Messie, moi qui te parle. »

     

    Jean 4, 26

     

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

     

    Le Christ et la Samaritaine.

     

    Ce chef-d'œuvre est du au pinceau du grand Philippe de Champaigne, né à Bruxelles, peintre de Louis XIII et de Richelieu, ami familier de l'abbaye cistercienne de Port-Royal des Champs, où sa fille était moniale.

     

     

     

     

     

    Au XVIIe siècle, Le Christ et la Samaritaine, une toile ronde de 1,14m de diamètre, se trouvait dans le chœur de l'église du monastère de Port-Royal de Paris au faubourg Saint-Jacques, avec la Cène et la Vierge au palmier d'après Raphaël, toutes les trois du même peintre, Philippe de Champaigne. Elle eut la chance de ne pas être détruite à la Révolution et fut envoyée au musée des Beaux-Arts de Caen.

     

    Champaigne a choisi de représenter la fin du dialogue, et non le début comme beaucoup d'autres artistes, où Jésus demande à boire à la femme.

     

    Ici, le Christ assis sur la margelle du puits, désigne clairement le ciel du doigt, et explique qu'il faut adorer Dieu en vérité, tandis que la Samaritaine, de la main droite posée sur son cœur, exprime sa surprise que Jésus connaisse tout de sa vie passée, et de la min gauche, désigne les réalités terrestres. Le violet pâle de la tunique du Christ symbolise sa double nature, divine et humaine.

     

    Champaigne peint avec le réalisme propre aux peintres flamands ennobli par le classicisme à la française inspiré de la Renaissance et l'Antiquité (la porte de ville monumentale au fond, les vêtements drapés, les visages et les gestes nobles). Il a travaillé pour tous les ordres religieux, des Jésuites au Carmel et aux Oratoriens ; c'est un peintre profondément catholique qui vécut en chrétien, faisant passer sa foi et sa famille avant sa carrière.

     

    Regard sur l'art chrétien...

     

    La main droite du Christ, index pointé vers le ciel, s'inspire clairement de Platon montrant le ciel, sur la fresque de Raphaël « L'Ecole d'Athènes », qui se trouve au Vatican.

     

    Regard sur l'art chrétien...

     

    La main gauche de la Samaritaine s'inspire, dans la même fresque, de la main d'Aristote tournée vers la terre. Ici, elle fait allusion à l'eau du puits.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Au fond dans le paysage, les disciples reviennent avec les provisions et vont être stupéfaits de trouver Jésus en conversation avec une femme inconnue.

     

     

     

     

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

     

     

     


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    « Le Seigneur a donné l'ordre à ses anges de veiller sur chacun de tes pas. »

     

    Psaume 90

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Apparition de l'ange à sainte Ursule

     

    L'apparition de l'ange à sainte Ursule est le neuvième tableau d'une série de dix-neuf, au musée Wallraf-Richard de Cologne.

     

     

     

    Cet ensemble a été peint vers 1496, sur toile et non sur bois, ce qui est très rare au XVe siècle.

     

    Il est l'œuvre du Maître du cycle de sainte Ursule, ou Maître de la légende de sainte Ursule de Cologne, un peintre allemand ou néerlandais de la fin XVe siècle dont le nom est perdu.

     

    Il œuvrait à Cologne, où sont conservées les reliques de la sainte et de ses compagnes. Ces peintures étaient probablement destinées à l'église Sainte-Brigitte de Cologne.

     

    Passant une première fois à Cologne, Ursule a la vision d'un ange dans son sommeil, qui lui annonce qu'au retour de son pèlerinage, elle repassera par Cologne où elles seront toutes martyrisées.

     

    La chambre d'Ursule, dans un château, est complètement plongée dans la pénombre. Réveillée par la lumière qui émane de l'ange, Ursule se redresse dans son lit à baldaquin, et joint les mains. L'ange, en aube et chape liturgique, lui parle avec gravité. L'association des couleurs carmin ; noir et blanc, est superbe et rehausse l'impression de mystère.

     

    Ce maître a peint de nombreux retables et cycles de peintures sur la vie des saints pour les églises de Cologne.

     

    Au XVe siècle, les peintres flamands, allemands et italiens sont inspirés par l'histoire d'Ursule. Ce cycle est le plus complet de tous puisqu'il commence dès avant la naissance d'Ursule.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Très jeune, l'ange a un visage d'une extrême gravité, compte tenu des nouvelles qu'il apporte à Ursule. Ses ailes déployées sont magnifiques : blanc éclatant, noir , carmin et or.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Ursule est représentée avec sa couronne même dans son lit, pour montrer qu'elle est princesse. C'est une toute jeune adolescente.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Tout au fond, on aperçoit partiellement une scène dans une autre pièce : ce sont quelques-unes des onze mille compagnes d'Ursule.

     

     

     

     

     

    Marie-Gabrielle LEBLANC

     

     

     

     

     


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    « Au repas sacré de la Cène, il est bien vrai qu'il fut donné au groupe des douze frères. »

     

    Hymne « Lauda Sion Salvatorem »

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    La Dernière Cène

     

    C'est une œuvre baroque qui se caractérise par une composition unifiée, où le regard est conduit vers le point le plus important : ici, le Christ est plus lumineux que les autres personnages et placé au centre ; c'est Lui que l'œil regarde naturellement en premier. Comme toujours dans l'œuvre baroque depuis le XVIIe siècle, la mise en perspective est impressionnate avec l'architecture illusionniste en trompe-l'oeil - la fausse coupole du Cénacle. Elle s'ouvre sur le Ciel (le Paradis) ; cinq anges et six angelots survolent la scène et l'encensent. Ils font penser aux anges baroques des crèches bavaroises, un art très prisé dans la vallée du Danube. L'un d'eux porte une lunule d'ostensoir, mettant l'accent sur les messes et les adorations du Saint-Sacrement qui découlent de l'institution de l'Eucharistie. Détail typiquement baroque : la fumée de l'encens flotte hors des limites de la coupole peinte et semble descendre vers les fidèles, les invitant à adorer le corps et le sang du Christ.

     

     

     

    Les voûtes de la grandiose et lumineuse église abbatiale Saint-Ulrich de Neresheim en Wurtemberg, dans la vallée du Danube, sont couvertes de fresques colorées de style baroque tardif, contrastant avec la blancheur des murs et piliers. La Dernière Cène orne une des coupoles.

     

    Fondée en 1096, l'abbaye bénédictine de Neresheim a été reconstruite par Balthasar Neumann, de 1747 à 1792, l'un des meilleurs architectes baroques d'Allemagne du Sud. Les fresques sont de Martin Knoller, un Tyrolien qui les réalisa de 1770 à 1775. La vallée du Danube est particulièrement riche en très belles abbayes.

     

    Regard sur l'art chrétien...

     

    Jésus par son geste des deux bras, semble prononcer « Prenez et mangez en tous ». Saint Jean, penché sur le Christ, est très jeune, presque qu'un enfant.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Détail très baroque, des assistants extérieurs aux Douze sont assis sur la corniche. Ils représentent les païens à évangéliser et annoncent les chrétiens des siècles à venir.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    La dimension liturgique est souligné par l'encensoir fumant de l'ange, comme s'il encensait toutes les consécrations et saluts du Saint-Sacrement au fil des siècles.

     

     

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

     

     

     

     


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    Je souhaite une bonne fête à tous les papas en compagnie du plus merveilleux papa !

     

    « Il fait si doux

     

    Quand ton sourire

     

    Eclaire tout

     

    Sous notre toit »

     

    Maurice Carême

     

     

     

     

     

     

     

    « Parle Seigneur, ton serviteur écoute.

     

    Je le suis, je veux l'être, et marcher dans ta route et les jours et les nuits. »

     

    Pierre Corneille

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    L'Apparition de l'ange à saint Joseph

     

    (conservé au Musée des Beaux Arts de Nantes)

     

     

     

    L'Apparition de l'ange à saint Joseph, est contemporaine des nocturnes les plus célèbres de Georges de La Tour. En 1645, le peintre a dépassé la cinquantaine et vient de rentrer dans sa ville de Lunéville, en ruine après l'atroce guerre de Lorraine. La flemme dans la nuit, cachée au regard du spectateur, représente, en 1645 comme aujourd'hui, l'espérance chrétienne au cœur de l'épreuve (les deuils ont jalonnés la vie du peintre)

     

    Avec ce tableau, Georges de La Tour a peint l'un de ses plus parfaits clairs-obscurs. Un contraste oppose et unit l'enfant qui tient le rôle de l'ange – même s'il n'a pas d'aile, chacun comprend qu'il est un ange : l'enfant est brillamment éclairé par la flamme au centre, mais cachée, alors que le vieil homme, en l'occurrence saint Joseph, reste dans la pénombre, accablé de sommeil et de chagrin. L'enfant, très grave, déploie en une gracieuse arabesque sa main qui explique et persuade avec assurance : il sait ce que le patriarche ignore encore, il lui apporte la certitude, la vertu de force et de réconfort. La Tour aime souligner ce paradoxe de l'enfance qui apporte la révélation à la vieillesse.

     

    Lequel des songes de saint Joseph est représenté ici ? Aucune indication n'étant donnée, c'est au spectateur de choisir : Mathieu 1, 19-24 (« Prends chez toi Marie, ton épouse »), ou Mathieu2, 13-15 (« Prends l'Enfant et sa mère et fuis en Egypte »), ou Mathieu 2, 19-21 (« Prends l'Enfant et sa mère et reviens au pays d'Israël »). La disponibilité de Joseph à la volonté de Dieu est marquée par sa main près de l'oreille : bien qu'assoupi, il écoute la Parole.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    La main de l'ange qui explique et rassure, représente la grâce divine qui vient au secours du croyant dans la nuit et le doute.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    La dévotion à saint Joseph se développe au XVIIe siècle. De nombreux tableaux représentent celui qui fut si proche de Jésus.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    La foi et l'obéissance de saint Joseph sont soulignées par la Bible ouverte sur ses genoux, un doigt marquant la page.

     

     

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

     

     

     

     


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    La Pentecôte c'était le 4 juin, mais je n'ai pu éditer ce joli tableau dimanche dernier pour cause de panne d'internet.

     

     

     

     

     

    « Ô Lumière bienheureuse, viens remplir jusqu'à l'intime le cœur de tous tes fidèles. »

     

    Hymne Veni Sancte Spiritus

     

     

    REgard sur l'art chrétien...

    La Pentecôte

     

     

     

    Marie, les Douze et quelques saintes femmes sont ici réunis au Cénacle et reçoivent le Saint-Esprit comme des langues de feu. Les visages, bien que graves, reflètent une joie profonde initiée par Marie. Ils lèvent lles mains pour prier et recevoir l'Esprit, mais visuellement, Marie semble les entraîner dans une farandole joyeuse.

     

    La présence ou l'absence de Marie à la Pentecôte n'est pas mentionnée dans les actes des Apôtres. Dans l'art catholique, elle est figurée environ une fois sur deux à la Pentecôte. Jamais dans l'art orthodoxe. Au contraire, les chrétiens d'Egypte, (icônes coptes), la mettent au centre de la Pentecôte.

     

     

     

    Engagé dans le Renouveau charismatique, François de Boissoudy renouvelle d'une manière convaincante l'iconographie chrétienne. Il innove avec liberté tout en restant entièrement fidèle à l'Evangile.

     

    Après avoir peint en couleurs, il a inauguré depuis quatre ans un style très spécial, le lavis d'encre sur papier, qui renonce à la couleur pour ne travailler qu'avec la lumière, symbole du Christ venu dans notre monde. En noir et blanc, avec des tons sépia et de légers éclats de rose, pourpre, bleu ou vert, à peine perceptibles mais qui font pétiller les œuvres. « La lumière est le signe de la présence divine. Je l'utilise pour exprimer l'effusion de l'Esprit , cette vie nouvelle que Jésus transmet à ses disciples. » dit-il.

     

     

    REgard sur l'art chrétien...

    Marie est toujours extrêmement juvénile chez Boissoudy, même trente trois ans après la naissance de Jésus. C'est elle ici qui semble entraîner tous les autres.

     

     

    REgard sur l'art chrétien...

    La gravité des visages après la disparition à leurs yeux de Jésus lors de l'Ascension, laisse peu de place à la joie procurée par l'Esprit-Saint.

     

     

    REgard sur l'art chrétien...

    Les langues de feu sont le signe dans l'iconographie chrétienne de la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres, et de la présence depuis la Pentecôte dans le monde.

     

     

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

     

     

     

     


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