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    Regard sur l'art chrétien...

     

    Aujourd'hui, nous avons allumé la quatrième et dernière bougie de l'Avent.

     

    (image internet)

     

     

     

     

     

     

     

    Comme Noël n'est plus que dans deux jours, je vous offre aujourd'hui, une Nativité splendide du Moyen-Âge, peinte par Guido da Siena et expliquée magistralement comme toujours par Marie-Gabrielle Leblanc.

     

    Livia

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    La nativité de Guido da Siena.

     

     

     

    Guido da Siena (Guy de Sienne) est le peintre le plus connu à Sienne au XIIIe siècle, ayant probablement vécu de 1230 à 1290 environ et très actif. Son nom en latinGuido de Senis figure sur la grande Vierge en Majesté « la Maestà » de l'église San Domenico de Sienne.

     

    Notre nativité, peinte, comme toujours à cette époque a tempera sur bois, est aujourd'hui au musée du Louvre, fit partie autrefois d'un retable réalisé entre 1275 et 1280 par Guido pour la Badia Ardenga, une abbaye romane du XIe siècle...

     

    Il existe deux grandes manières de représenter la naissance du Christ : l'orientale et l'occidentale.

     

    Guido, au tout début de la peinture italienne, est encore imprégné du schéma byzantin que l'on trouve non seulement en Orient jusque dans les monastères d'Egypte, mais surtout en Europe orthodoxe ainsi qu'en Italie au Moyen Âge.

     

    Si l'Occident, depuis le Moyen Âge, représente la Nativité dans un édifice ou une cabane en ruines qui figure la pauvreté de la naissance du Fils de Dieu, l'Orient, des premiers siècles à nos jours, la situe dans une grotte... En effet, le christianisme oriental considère que Jésus-Christ a successivement habité trois grottes, qui sont : le sein de sa Mère avant sa naissance, la grotte de Béthléem, et le sépulcre. Ici la grotte est en forme du sein maternel pour signifier l'Incarnation.

     

    Tout en haut apparaît un autre grand classique des icônes orientales : un demi-cercle bleu qui est la Lumière divine incréée, d'où se détachent un rayon de lumière et une étoile que nul n'avait encore jamais vue et qui s'arrête au-dessus de la mangeoire où est coché Jésus, enveloppé de bandelettes : Il est « Lumière, né de la Lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu ». Les bandelettes préfigurent le linceul du Christ, et la mangeoire de pierre son tombeau. Il est vrai Dieu et vrai homme. L'âne et le bœuf de la Tradition prophétisée par Isaïe, veillent sur Lui. Au-dessus de la Grotte, six anges adorent l'Enfant ; celui de droite parle aux deux bergers, habillés misérablement. Le troupeau est maigrelet ; deux brebis, une chèvre, gardées par un patit chien blanc famélique ? Ce sont vraiment des très pauvres qui vont adorer l'Enfant-Dieu les premiers.

     

    Zélémie et Salomé, les deux sages-femmes que Joseph est allé chercher à Bethléem, d'après l'évangile apocryphe dit Protévangile de Jacques – qui a tant inspiré l'art médiéval – procèdent au bain de l'Enfant.

     

    Joseph, assis à l'écart à gauche, est dans la position symbolique du sommeil, pour signifier qu'il n'a pas vu l'instant de la naissance virginale et qu'il n'est que la père nourricier...

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

     

     

     


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    Regart sur l'art chrétien...

     

    Le Retable du Rosaire

     

    Ce Retable du XVIIe siècle sculpté sur bois par Jean-Marie Molino se trouve dans l'église paroissiale de Naves, en Tarentaise (Savoie).

     

     

     

    Notre Dame du Rosaire est représentée comme une Vierge à l'Enfant couronnée médiévale. Mais à gauche et à droite, figure les deux grands Saints dominicains, Dominique et Catherine de Sienne. La Vierge Marie leur est apparue pour leur remettre le chapelet, et ils ont diffusée cette prière.

     

    Les mystères joyeux se lisent en partant d'en bas à gauche et en remontant : Annonciation, Visitation, Nativité, Présentation et Recouvrement au Temple.

     

    Les mystères douloureux, à droite, de bas en haut : Agonie, Flagellation,Couronnement d'épines, portement de Croix, Crucifixion.

     

    Les mystères glorieux, horizontalement, de droite à gauche : Résurrection, Ascension, Pentecôte, Assomption.

     

    Tout en haut, le Père et le Fils couronnent Marie au Ciel.

     

    Le retable est entièrement doré et argentée à la feuille, ce qui doit donner un avant-goût de la vie éternelle.

     

     

     

    Regart sur l'art chrétien...

    Les colonnes salomoniques torses sont propres à l'art baroque. Avec les petits anges disposés un peu partout et les couleurs éclatantes, elles donnent de la gaieté à la composition.

     

    C'est un autel collatéral, car il n'a pas de tabernacle.

     

     

     

    Regart sur l'art chrétien...

    La Vierge à l'Enfant, couronnée à la manière médiévale.

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

     


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    Aujourd'hui, c'est le 1er dimanche de l'Avent, c'est un temps de recueillement pour préparer la venue du Christ à Noël.

     

     

     

    L'ange Harpiste de l'Avent...

    La première lumière de l'Avent !

     

    (image internet)

     

     

     

     

     

    « Louez le Seigneur en son sanctuaire, louez-le au firmament de sa puissance. »

     

    Psaume 150

     

     

     

    L'ange Harpiste de l'Avent...

    Le délicieux ange harpiste est l'un des quarante sept anges peints vers 1378 sur les voûtes gothiques de la chapelle axiale, dédié à Marie, en la cathédrale saint Julien au Mans. Découvert en 1842 sous un badigeon du XVIIIe siècle, ils ont retrouvé leurs vraies couleurs en 1995. Le blason en haut est celui de Monseigneur Gonthier de Baigneux, évêque de 1368 à 1385 et commanditaire de l'œuvre. Secrétaire du roi Charles V, amateur d'art, il fit de la chapelle mariale sa chapelle funéraire : dans cette représentation du Paradis, les anges musiciens intercèdent pour son âme.

     

    La cohorte angélique chante la gloire de Notre Dame. Vingt et un anges peints sur la voûte chantent une partition de grégorien des hymnes mariales. Le fond rouge est de la même teinte que la tapisserie de l'Apocalypse d'Angers, et les anges ressemblent à ses personnages : le peintre des fresques, Jean de Bondol dit Hennequin de Bruges, peintre de Charles V et du Duc Louis d'Anjou est aussi l'auteur de la tapisserie. Les vingt six autres anges jouent des instruments du Moyen-Âge.

     

     

     

    L'ange Harpiste de l'Avent...

    Les quarante sept anges du Mans ont tous des visages enfantins reflétant l'innocence.

     

     

     

    L'ange Harpiste de l'Avent...

    La harpe, dans l'art chrétien, est associée au Roi David, considéré comme l'auteur d'une partie des psaumes : « Louez-le par la harpe et la cithare » psaume 150.

     

     

     

    L'ange Harpiste de l'Avent...

    Notre ange, en plein vol, a les ailes largement déployées et d'une rarissime et belle couleur verte. Ses ailes d'aigles font penser à l'emblème de saint Jean.

     

     

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

     

     

     


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    Regard sur l'art chrétien...

     

    L'Immaculée Conception par le Gréco

     

     

     

    Provenant de l'église San Roman de Tolède, cette œuvre admirable, datable entre 1580 et 1595.

     

    Saint Jean, représenté comme un jeune espagnol du XVIIIe siècle, contemple la vision de Marie dans son immaculée Conception.

     

    Ce thème est l'un de ceux qu'ont préféré les peintres espagnols du siècle d'or (Mutillo, Zurbaran), qui ont aimé représenter Marie dans son adolescence, entourée des symboles des litanies de la Vierge (dites de Lorette), ainsi que des autres symboles de la Vierge.

     

    Portée par des chérubins, Marie apparaît dans le ciel, protégée par la colombe du Saint Esprit et environnée d'une myriade d'anges, dont les deux premiers jouent du luth et de la harpe.

     

    Par la beauté de la composition et des couleurs (la gamme des bleus et des gris est extraordinaire, rehaussée par deux tâches de rose vif et le rose très pâle des fleurs en bas à droite), c'est l'un des chefs-d'œuvre du Gréco, bien qu'elle soit moins connue que l'annonciation.

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     


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    Ecce homo est une expression latine signifiant « voici l'homme ».

     

    C'est l'expression prêtée à Ponce Pilate dans la traduction de la Vulgate de l'Evangile selon Jean (19 : 5) lorsqu'il présente à la foule Jésus, battu et couronné d'épines.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Ecce homo

     

    Philippe de Champaigne

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Ecce homo

     

    Antonello da Messina

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Ecce homo

     

    Wenzel Coebergher

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Ecce homo

     

    Luis de Morales

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Ecce homo

     

    Sodoma

     

     

     

     

     

     


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