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    Regard sur l'art chrétien...

     

    L'Immaculée Conception par le Gréco

     

     

     

    Provenant de l'église San Roman de Tolède, cette œuvre admirable, datable entre 1580 et 1595.

     

    Saint Jean, représenté comme un jeune espagnol du XVIIIe siècle, contemple la vision de Marie dans son immaculée Conception.

     

    Ce thème est l'un de ceux qu'ont préféré les peintres espagnols du siècle d'or (Mutillo, Zurbaran), qui ont aimé représenter Marie dans son adolescence, entourée des symboles des litanies de la Vierge (dites de Lorette), ainsi que des autres symboles de la Vierge.

     

    Portée par des chérubins, Marie apparaît dans le ciel, protégée par la colombe du Saint Esprit et environnée d'une myriade d'anges, dont les deux premiers jouent du luth et de la harpe.

     

    Par la beauté de la composition et des couleurs (la gamme des bleus et des gris est extraordinaire, rehaussée par deux tâches de rose vif et le rose très pâle des fleurs en bas à droite), c'est l'un des chefs-d'œuvre du Gréco, bien qu'elle soit moins connue que l'annonciation.

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     


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    Ecce homo est une expression latine signifiant « voici l'homme ».

     

    C'est l'expression prêtée à Ponce Pilate dans la traduction de la Vulgate de l'Evangile selon Jean (19 : 5) lorsqu'il présente à la foule Jésus, battu et couronné d'épines.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Ecce homo

     

    Philippe de Champaigne

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Ecce homo

     

    Antonello da Messina

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Ecce homo

     

    Wenzel Coebergher

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Ecce homo

     

    Luis de Morales

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Ecce homo

     

    Sodoma

     

     

     

     

     

     


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    Je vous offre en ce dimanche, dans un somptueux décor bleu et or, cette très belle Assomption de Simon Vouet, le peintre que je vous ai présenté hier

     

    Liviaaugustae

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Assomption de la Vierge

     

    Simon Vouet

     

     

     

     

     

    Louis XIII et Anne d'Autriche ont longtemps attendu un fils, il font un vœu à la Vierge Marie en son Assomption et ce vœu sera exaucé par la naissance de Louis-Dieudonné, le futur roi Louis XIV, Anne d'Autriche commande à Vouet pour son oratoire une Assomption.

     

    Simon Vouet va choisir de représenter Marie dans l'instant de l'Assomption.
    La Vierge est happée au Ciel et son visage traduit la surprise. Elle n'est entourée d'aucun attribut, ni couronne, ni auréole. Seules deux couleurs résument ce qu'elle est : le blanc immaculé, couleur de la virginité et couleur de la résurrection ; le bleu marial, plus tendre que , plus azuré que le bleu du manteau du disciple à gauche, bleu lapis- lazuli presque acide qui est propre à la peinture française de cette époque. Pourtant ces deux bleus dialoguent ; le disciple connaîtra lui aussi le Ciel.

     

    La tête de Marie et son corps plein, juvénile mais cependant féminin – c'est une femme qui a porté un enfant, elle a le ventre et les hanches plus larges que ceux d'une jeune fille - s'engagent dans l'or du ciel, splendide et mystérieux à la fois, car nous, nous n'y distinguons rien : pas de Dieu le Père, pas de grande mise en scène, seulement cet or velouté. Ce que Marie voit, nous ne le savons pas. Elle est la première à connaître le mystère que nous, dans ce monde-ci, ignorons encore.

     

    Aux pieds de Marie, Vouet représente un merveilleux groupe de disciples et des Saintes Femmes autour d'un tombeau de pierre.

     

    Précédé de quelques marches qui font la liaison de l'autel au tableau, le tombeau est une simple cuve de pierre. Au fond, l'on devine un temple païen encore debout, mais dont une corniche est brisée, signe que le paganisme du monde gréco-romain sera vaincu par le christianisme...

     

    Ainsi se dessine, dans un triangle parfait, la gloire de Marie, le désarroi du deuil, l'étonnement du miracle. Le triangle étant équilatéral, aucun point ne domine, le regard passe de l'un à l'autre, comme le chrétien passe de l'angoisse à l'espoir, de l'espoir à la joie. C'est le mouvement baroque allié à la clarté du discours, c'est le grand classicisme français, somptueux, nourri d'intelligence et de foi.

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Le groupe aux pieds de Marie auprès du tombeau vide

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Marie soutenue par des angelots, dans l'or velouté du Ciel.

     

    Frère Yves Combeau

     

     

     

     

     

     


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    Je vous ai présenté dimanche dernière « l'Assomption du Titien » aujourd'hui, admirons ensemble « l'Assomption » de Nicolas Poussin, pour laquelle j'ai une grande attirance, le tableau est plus riant et les petits anges ont l'air de moins peiner pour faire grimper la Vierge et son nuage.

     

    Liviaaugusate

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    L'assomption de la Vierge est un tableau peint par Nicolas Poussin

     

     

     

    Etonnant tableau, d'une perfection toute classique et pourtant chargée d'émotion, une composition à la beauté bouleversante faite pour élever l'âme – les tableaux du XVIIe siècle étaient conçus pour aider à l'oraison. Cet art raffiné et profondément religieux touche ici à son apogée.

     

    Le cadre est d'une pureté géométrique classique : le sarcophage antique, rectangle parallèle au plan du tableau et les deux colonnes ioniques cannelées, le linceul vide d'un blanc pur. Le reste est d'une exubérance baroque, les petits anges escortent Marie qui monte au Ciel, le manteau, d'un bleu admirable peint avec du lapis lazulli, qui tournoie en spirale autour d'elle.

     

    Ce tableau est très loin du Poussin classique de la maturité et de la vieillesse, que l'on est habitué a voir en France. Il est plus dans le style de ses premières années romaines, où il déploie un « romantisme » baroque qui préfigure même le XVIIIe siècle français. Proche par certains détails (les petits anges caractéristiques) de l'Apparition de la Vierge à saint Jacques ou des sujets mythologiques traités avec un grand souffle romanesque et sentimental. L'hyperréalisme et l'envolée baroque annoncent Giambattista Tiepolo au XVIIIe siècle, par exemple dans la teinte d'une incroyable délicatesse, beige rosé nuancé de bleu, du nuage sortant du tombeau, plein d'ombre et de soleil, s'enroulant autour de Marie et l'attirant vers le ciel.

     

    Quel que soit ce que l'on pense théologiquement des derniers moments de Marie : mort et résurrection, ou dormition, il est sûre qu'elle est montée au Ciel coprs et âme.

     

    D'autre part, c'est un fait que l'art oriental représente la dormition de la Mère de Dieu, et l'art occidental la mort et la résurrection de la Vierge suivies de l'Assomption, comme sur la façade de Notre-Dame de Paris.

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Le petit angelot jette des fleurs dans le tombeau de Marie, symbolisant le parfum qui s'est répandu lors de sa résurrection et de son assomption.

     

     

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

     

     


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    Hier je vous ai présenté les œuvres antiques et classiques du Titien, je vous offre aujourd'hui une de ses magnifiques œuvres religieuses : l'Assomption de la Vierge.

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Assomption de la Vierge (1516-1518)

     

    Le Titien

     

     

     

    Immense, la composition s'appuie sur le mouvement des figures ; la Vierge ne s'élève pas simplement vers le ciel : immobile dans le rayonnement doré baignant le ciel derrière elle, elle est littéralement portée par la force du groupe serrée autour de son tombeau vide. Elle n'est pas qu'une femme mortelle, mais la mère de Dieu, humaine par sa confiance aimante.

     

    Les apôtres sont stupéfiés dans l'ombre que projette l'écheveau des anges s'ébattant dans les nuages ; ils accompagnent plus qu'ils ne soutiennent la Vierge qui s'élance vers le Ciel.

     

    Titien prend le geste d'un homme pour faire le lien entre terre et ciel : l'apôtre étonné est le lien terrestre des ténèbres vers la source de lumière.

     

     


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