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    « Salut Porte du Ciel, par toi la Lumière s'est levée sur le monde »

     

    (Hymne Ave Regina Coelorum)

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    La Naissance de la Vierge par le sculpteur baroque Frantz Xaver Schmädl (1747)

     

     

     

    L'église paroissial de Rottembuch en Haute-Bavière est dédiée à la Nativité de la Vierge, fêté le 8 septembre. Elle est célèbre pour son décor baroque en stuc. Le maître-hôtel, dans le style joyeux du baroque bavarois, met en scène Sainte Anne et saint Joachim contemplant leur petite Marie. L'enfant est représentée dans une gloire dorée au-dessus d'une fresque sur laquelle est peint son berceau (dans l'art baroque, une gloire est un motif de nuages et de rayons de lumière entourant un symbole sacré ou un personnage divin).

     

    En haut, deux petits anges dévoilent une coquille contenant des perles emblème de l'Immaculée Conception. A gauche, un autre angelot tient un croissant de lune, attibut de la Vierge Marie dans le livre de l'Apocalypse.

     

    Les Saints parents n'adorent pas leur enfant, mais l'Agneau Divin couché entre eux sur le tabernacle où trônent les trois vertus théologales : de gauche à droite, la charité avec un cœur enflammé, la foi avec une croix, et l'espérance avec une ancre. Anne et Joachim ont pratiqué ces vertus et rendent grâce à Dieu pour la naissance surnaturelle de Marie.

     

    Joachim tient une houlette de berger : il s'était en effet exilé dans la montagne pour faire pénitence, désespéré de ne pas avoir d'enfant et convaincu d'avoir déplu à Dieu. Mais le Seigneur exauça les prières du couple, et un ange vient leur annoncer séparément qu'ils allaient avoir un enfant malgré leur âge avancé. Ils se retrouvèrent à la porte dorée de Jérusalem au de Joachim et ils vécurent à nouveau ensemble.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    La petite Marie est surmontée de son monogramme, les lettres A et M entrelacées pour Ave Maria.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    L'Agneau Divin, symbole du Christ depuis que Jean Baptiste l'a appelé ainsi dans l'évangile, est sur le tabernacle et au pied de la croix, résumé de la Rédemption.

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

     

     


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    Regard sur l'art chrétien...

     

    L'Adoration des bergers

     

     

     

    Cette étonnante Adoration des bergers, à l'architecture d'une virtuosité étourdissante, compte parmi les quelques exemples de la peinture chrétienne de la Renaissance française, parvenue jusqu'à nous.

     

    Ce tableau peint vers 1525 pour la chapelle du château d'Ecouen du connétable Anne de Montmorency, peut-être par Jean de Gourmont, est une des rares peintures d'église qui n'ont pas été détruites à la révolution (à peine un quart en a été épargnées, dont seulement quelques dizaines du Moyen-Âge). Celle-ci a du intéresser les révolutionnaires par son architecture inspirée de l'antiquité. Elle est au Louvre depuis lors.

     

    C'est dans un décor évoquant l'église Saint-Eustache à Paris pour la nef, et les châteaux de Chambord et de Blois pour les deux escaliers.

     

    Tous les tableaux attribués à Jean de Gourmont, offrent ce décor architectural Renaissance et cette même impression d'étrangeté.

     

    Il est probable que le peintre a seulement voulu faire preuve de virtuosité et introduire une architecture Renaissance dont il était admirateur.

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Au milieu de la nef la Sainte Famille est représentée de façon classique et sage.

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Le plus fascinant dans cette œuvre inclassable, outre le décor architectural se sont les anges. Des myriades d'anges adolescents, enfants ou bébés et une guirlande d'angelots musiciens descend de la voûte.

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Le décor imagine l'escalier de Chambord resté inachevé

     

     

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

     

     

     


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    Regard sur l'art chrétien...

     

    Jean Daret Autoportrait (1636)

     

     

     

    Jean Daret est né à Bruxelles en 1614 et mourut à Aix-en-Provence en 1668, c'est un artiste français, originaire des Pays-Bas méridionaux.

     

    IL peint surtout des tableaux à sujets religieux ou mythologiques et grave des eaux-fortes.

     

    • Il y a beaucoup  de ses tableaux dans les églises de Provence, un décor de fresques baroques superbes dans l'escalier d'un hôtel noble du XVIIe siècle à Aix-en-Provence.

    • On trouve aussi ses tableaux à Clermont-Ferrand, au Musée de Marseille

      (Marie-Gabrielle Leblanc)

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Ange Gardien

     

    (Eglise de Simiane-Collongue)

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Le Christ en Croix avec la Vierge saint Pierre et saint Antoine

     

    (Cathédrale Saint-Sauveur à Aix-en-Provence)

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Déploration de Christ à la chandelle

     

    (Beaux-Arts de Marseille)

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Pieta

     

    (Notre-Dame et Saint-Véran de Cavaillon)

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    La Vierge intercédant pour les trépassées

     

    (Eglise du Saint-Esprit à Aix-en-Provence)

     

     

     

     

     

    Un tour dans le Midi s'impose pour aller admirer tous ces chef-d'œuvres !

     

     

     

     

     

     


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    Caïn est le premier meurtrier de l'humanité, il a donné le La ! Aujourd'hui, il y a un grand orchestre de tueurs de par le monde...

     

     

     

     

     

    « Adam connut Eve, sa femme ; elle conçut et enfanta Caïn et elle dit : » J'ai formé un homme avec l'aide de l'Eternel. »

     

    Genèse

     

     

     

    Caïn est un personnage du Livre de la Genèse (qui est le premier des cinq qui composent ce que le judaïsme appelle Torah et le christianisme Pentateuque.

     

    Caïn est le fils aîné d'Adam et d'Eve, il tue son frère cadet Abel. Caïn est ainsi, pour le premier livre saint, le premier meurtrier de l'humanité, que Dieu condamne ensuite à l'exil.

     

    Le Mythe de Caïn a donné lieu à de nombreuses interprétations théologiques mais aussi artistiques, psychanalytiques, etc...

     

     

     

    Je vous propose de découvrir ci-dessous, ce mythique meurtrier, brillamment représenté par plusieurs grands peintres :

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Eve et ses deux enfants : Caïn le brun et Abel le blond

     

    (Le tableau serait de Louise de Palatinat)

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Eve et ses enfants :

     

    (Elle tient dans ses bras Abel symbole du spirituel)

     

    (Caïn s'accroche à sa tunique symbole du matériel)

     

    Francesco d'Ubertino dit Le Bacchiacca

     

     

     

    Et Caïn tue Abel :

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Caïn tuant Abel

     

    Pierre Paul Rubens

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Caïn et Abel

     

    Le Titien

     

     

    « L'œil était dans la tombe et regardait Caïn »

     

    (V. Hugo)

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Caïn maudit

     

    Joao Maximiano Mafra

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Le crime de Caïn attire la malédiction de Dieu tenant les Tables de la Loi

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Caïn fuyant avec sa famille

     

    Fernand Cormon

     

     

    Est-ce ainsi que finit puis commence l'histoire ?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Regard sur l'art chrétien...

     

    L'Enfant Jésus Sauveur du monde

     

     

     

     

     

    Il ressemble à un Mignard ou un Rigaud, mais c'est un peintre peu connu de nos jours, il s'agit de Jean Daret, né à Bruxelles en 1615 et mort à Aix-en-Provence en 1688, qui peignit vers 1650, L'Enfant Jésus Sauveur du monde.

     

    L'iconographie du Salvador mundi au XVe siècle avec le Christ adulte, au XVIIe siècle plus souvent avec l'Enfant âgé d'une dizaine d'années, est différente du Christ enseignant et du Pantocrator, en ce qu'il ne tient ni un livre, ni un rouleau de parchemin, mais le globe terrestre.

     

    Ici Jésus, âgé d'environ huit ans, bénit de la main droite et tient de l'autre main le globe en cristal de roche, qui depuis la peinture médiévale représente le monde. Ce gloge surmonté d'une croix (globus cruciger), est le signe que l'Evangile doit aller jusqu'aux extrémités de la terre, et que le Christ est l'unique Sauveur de tous les hommes sans exception. C'est la raison pour laquelle plusiuers monarchie européennes avaient adopté ce globe comme des insignes royaux ou impériaux, rappelant au souverain qu'il tient son pouvoir de Dieu., et que le Christ-Roi est le Souverain du monde, non seulement spirituel mais aussi temporel. A partir de Constantin, la Croix remplace l'antique Victoire dans l'imagerie impériale.

     

    Le globe est cerclé d'or, un cercle horizontal et un demi-cercle vertical. Ce détail apparaît spécialement dans la peinture allemande du Xve siècle. Il symbolise les trois continents alors connus : Europe, Afrique et Asie. Lorsque l'Amérique fut découverte, personne ne pensa à compléter le demi-cercle sur me globe du Christ, et il resta tel quel, même au XVIIe siècle...Le reflet d'une fenêtre sur le cristal vient de la peinture flamande du XVe siècle...

     

    Tout autour du Christ, figurent tous les instruments de sa Passion, selon une iconographie répandue depuis le Moyen-Âge franco-flamand. Dans le ciel apparaît un rayon de lumière surnaturelle entre les nuages et la main de la Providence présentant le calice, allusion à la future agonie du Christ à Grethsémani.

     

    A gauche, le coq qui chanta au troisième reniements de Pierre, comme Jésus le lui avait prédit, est campé sur ses ergots et s'égosille, perché sur le voile de Véronique où est imprimé la Sainte Face du Christ couronnée d'épines.

     

    En bas, se trouve l'aiguière et la bassine de Pilate, la fiasque de vin ou de vinaigre, ainsi que l'échelle.

     

    A droite la croix, les cordes, les fouets […]

     

    Cette œuvre délicate reflète la spiritualité christocentrique de « l'Ecole française » au XVIIe siècle, qui mit en honneur la dévotion au Verbe incarné, à l'Enfant Jésus « Petit Roi » de grâce » et à l'oraison sur l'enfance du Christ...

     

    Daret, bien oublié à notre époque, était fort apprécié en Provence où il s'était établi. Membre de la confrérie de la Sainte Famille de l'Oratoire, il peignit beaucoup pour les églises et les couvents, ainsi que pour les châteaux et hôtels nobles...

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    La main droite de Jésus bénissant le monde

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Tandis qu'il tient dans sa main gauche, le globe de cristal de roche représentant le monde

     

     

     

    Maie-Gabrielle Leblanc

     

     

     


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