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    Je vous invite en ce début d'été, au vallon bleu d'Henri Jammes.

    Livia

     

     

     

    Le vallon bleu...

     

    Le vallon bleu...

     

    (image internet)

     

     

     

    Qu’est-ce que le bonheur ?...

     

    Qu’est-ce que le bonheur ? Peut-être un vallon bleu

     

    Dans lequel j’ai chassé, voici trente ans, le lièvre.

     

    Que m’importent l’échelle d’or, les rouges lèvres ?

     

    Tout est vain qui n’a pas le grand calme de Dieu.

     

     

     

    Dites, parlant de moi, que Jammes devient vieux,

     

    Sans que vous soupçonniez combien jeune est sa fièvre ;

     

    Mais il vous tend le sel, ô chevreaux que l’on sèvre,

     

    Le sel de la sagesse où se mirent les Cieux.

     

     

     

    La coupe la plus douce apporte l’amertume,

     

    Sauf la coupe du vallon bleu qu’emplit la brume

     

    Comme d’un lait que boit l’Aurore à son réveil.

     

     

     

    J’ai su vous oublier, amours adolescentes,

     

    Mais encore je vois un chien qui par la sente

     

    À travers la rosée allait vers le soleil.

     

    Francis Jammes

     


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    Après ces jours de pluie et de vent, le soleil est revenu enfin, pas pour

     

     

    longtemps nous avertit Météo France.

     

     

    Profitons donc de ces quelques jours pour fêter le soleil en compagnie de Francis

    Jammes.

     

     

    Livia

     

     

    Hymne au soleil...

     

    (Image internet)

     

     

     

    La maison serait pleine de roses

     

     

     

    La maison serait pleine de roses et de guêpes.

     

     

    On y entendrait, l’après-midi, sonner les vêpres ;

     

     

    Et les raisins couleurs de pierre transparente

     

     

    Sembleraient dormir au soleil sous l’ombre lente.

     

     

    Comme je t’y aimerais ! Je te donne tout mon cœur

     

     

    Qui a vingt-quatre ans, et mon esprit moqueur,

     

     

    Mon orgueil et ma poésie de roses blanches ;

     

     

    Et pourtant je ne te connais pas, tu n’existes pas.

     

     

    Je sais seulement que, si tu étais vivante,

     

     

    Et si tu étais comme moi au fond de la prairie,

     

     

    Nous nous baiserions en riant sous les abeilles blondes, près du ruisseau frais, sous

     

    les feuilles profondes.

     

     

    On n’entendrait que la chaleur du soleil.

     

     

    Tu aurais l’ombre des noisetiers sur ton oreille,

     

     

    Puis nous mêlerions nos bouches, cessant de rire,

     

     

    Pour dire notre amour que l’on ne peut pas dire ;

     

     

    Et je trouverais, sur le rouge de tes lèvres,

     

     

    Le goût des raisins blonds, des roses rouges et des guêpes.

     

     

    Francis Jammes

     

     


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    Aujourd’hui, commençons la semaine avec un poème d'Eugène Hollande.

     

    Ce poème est inspiré par le tableau ci-dessous :

     

    (Ce tableau a déclenché une polémique ces temps-ci, car certains experts pensent qu'il n'aurait pas été peint par Léonard de Vinci)

     

     

     

    Le Christ de Léonard de Vinci...

     

    Le Christ de Léonard de Vinci ?

     



     



     

    Sur le Christ de Léonard de Vinci

     


    Ses cheveux d'or léger, pathétiques, déroulent
    Leurs volutes, des deux côtés du front si beau,
    Et l'on dirait des pleurs de lumière qui coulent,
    Effusion pieuse et tendre du pinceau.

    Sa tête est comme un lys qu'un vent du soir incline,
    Car il entend déjà le sarcasme et les cris ;
    Il sait les stations de l'infâme colline,
    La couronne, et la croix, et ses genoux meurtris.

    Il sait qu'il va bientôt mourir, Roi dérisoire.
    Il se sent, sous les clous invisibles, sanglant ;
    A sa soif insultée on tend du fiel à boire ;
    Et le trou de la lance est déjà dans son flanc.

    Et pourtant Il est là ! Pourtant là sont les Douze !
    Ils le regardent tous avec des yeux d'amour,
    Sauf un. Ne se peut-il que la honte la couse,
    La bouche qui va feindre en parlant à son tour !

    Jésus tient sur ses yeux ses paupières baissées,
    Et seul ainsi, dans son amère humanité,
    il ne regarde plus qu'en ses tristes pensées,
    Pesant le sacrifice et sa nécessité.

    Mais en vain dans son cœur sa peine est infinie,
    La douleur n'a point fait que l'humaine laideur
    Offense en l'Homme-Dieu l'ineffable harmonie
    De ses traits revêtus d'une auguste pudeur.

    Eugène Hollande (1866-1931)

     



     



     

    Je n'ai trouvé que peu de renseignements sur ce poète, je sais qu'il est français, né en 1866 et mort en 1931.

     

    Mais je ne sais pas s'il est apparenté au triste sire qui occupa l'Elysée durant cinq longues années !

     

    Livia

     

     


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  • v

    Lundi 10 décembre 2018

     

     

     

    Je te salue Marie...

    Hier nous avons allumé la deuxième bougie de l'Avent !

    (image internet)

     

     

     

    Et comme les temps sont très durs aujourd'hui, prions la Vierge d'éloigner les dangers qui menacent notre pays !

     

     

    Je te salue Marie...

    (image internet)

     



     

     Avec Toi, la terre des vivants devient le berceau de Dieu

     

    Je te salue, Marie de chez nous,
    femme, ma sœur humaine,
    par toi Dieu vient s'établir
    dans la demeure terrestre.
    Avec toi, la terre des vivants
    devient le berceau de Dieu.

    Je te salue, Marie de chez nous,
    femme humble, ma sœur humaine,
    par toi Dieu s'éloigne
    du ciel de sa grande puissance.
    Avec toi, la terre des vivants
    devient le trône de Dieu.

    Je te salue, Marie de chez nous,
    femme de chaque jour, ma sœur humaine,
    par toi Dieu vient chercher
    les oubliés de tous les jours
    pour les asseoir à ses côtés
    tout contre sa joue.

    Avec toi la terre quotidienne
    devient l'espace et le temps
    de Dieu Serviteur des vivants.

    Je te salue, Marie de chez nous !

    Charles Singer

     

     

     

     

     

     

     


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    (image internet)

    Pour écouter le Cantique de Jean Racine, clic sur le lien ci-dessous :

    https://www.youtube.com/watch?v=77Z-WdfC6KM



    Le mardi à laudes

    L’oiseau vigilant nous réveille ;
    Et ses chants redoublés semblent chasser la nuit :
    Jésus se fait entendre à l’âme qui sommeille,
    Et l’appelle à la vie, où son jour nous conduit.

    « Quittez, dit-il, la couche oisive
    Où vous ensevelit une molle langueur :
    Sobres, chastes et purs, l’œil et l’âme attentive,
    Veillez : je suis tout proche, et frappe à votre cœur. »

    Ouvrons donc l’œil à sa lumière,
    Levons vers ce Sauveur et nos mains et nos yeux,
    Pleurons et gémissons : une ardente prière
    Écarte le sommeil, et pénètre les cieux.

    Ô Christ, ô soleil de justice !
    De nos cœurs endurcis romps l’assoupissement ;
    Dissipe l’ombre épaisse où les plonge le vice,
    Et que ton divin jour y brille à tout moment !

    Gloire à toi, Trinité profonde,
    Père, Fils, Esprit-Saint : qu’on t’adore toujours,
    Tant que l’astre des temps éclairera le monde,
    Et quand les siècles même auront fini leur cours !

    Jean Racine, 

    (Lettre à Mademoiselle Vitart)


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