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    Les pommes en partage...

     

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    « Si tu as une pomme, que j'ai une pomme, et que l'on échange nos pommes, nous aurons toujours chacun une pomme. Mais si tu as une idée, que j'ai une idée et que l'on échange nos idées, nous aurons chacun deux idées ! »

     

    Georges Bernard Shaw

     

     

     

    C'est sans doute à cela que servent les blogs, échanger des idées, tout en gardant chacun sa pomme !

     

    Liviaaugustae

     


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    « Tolérance et apathie sont les dernières vertus d'une société mourante »

     

    Aristote

     

     

     

    « L'espérance a deux filles superbes : la colère, pour que ce qui ne doit pas être ne soit pas, et le courage, pour que ce qui doit être, soit. »

     

    Saint Augustin

     

     

     

     

     

    Notre « moi identitaire» s'est-il perdu dans le village planétaire que l'on nous somme d'accepter, non de gré mais de force ?

     

    Nous remarquons tous plus ou moins, les tensions qui naissent çà et là aujourd'hui chez nous avec les arrivants, nous remarquons aussi : que d'une part ces derniers veulent garder leur « identité » et même nous l'imposer, souvent par la force, tandis que d'autre part on efface doucement mais sûrement « notre identité » !

     

    Je vous offre ci-dessous le très beau texte de Monsieur Tillinac .

     

    Liviaaugustae

     

     

     

    Village dans le Lot

     

    (image internet)

     

     

     

     

     

    Le mot « identité » a mauvaise presse. Pour les intellos, les médias et l'ensemble de la classe politique, la moindre évocation d'un souci identitaire trahit au mieux une crispation nationaliste malsaine, au pire une pulsion xénophobe, voire raciste. Ne soyons pas dupes. Cette tricherie sémantique obéit à des considérations tactiques.

     

    Oublions ces politicailleries de piètre acabit et tâchons de restituer au mot « identité »... son identité. Il désigne en premier lieu la conscience de soi. Chacun taille sa route avec son « moi », à nul autre pareil mais à la confluence de déterminations : le capital génétique, le genre, le milieu familial, social, historique, culturel, et pour certains confessionnel. L'identité, c'est l'enchâssement de l'acquis dans l'inné, de l'individuel dans le collectif, du circonstanciel sur un socle qui tant bien que mal assure l'équilibre de l'échafaudage psychologique (…)

     

    Un  moi  sans enracinement, un moi vide de tout sentiment d'appartenance est un orphelin jeté dans le désert sans oasis. Le besoin identitaire participe de la quête de l'épanouissement de soi, au même titre que le besoin de communiquer avec autrui. Ce besoin est devenu lancinant, parce que l'homme « moderne », sous toutes les latitudes, redoute la dilution de ses repères affectifs dans un maelström qui efface les frontières du moi et de l'autre. Son moi titube en funambule aveugle sur le fil tremblotant du présent de l'indicatif. Qui suis-je , se demande-t-il avec angoisse ? (...)

     

    Qui suis-je ? La réponse aujourd'hui ne va pas de soi, tant les hommes ont le sentiment - douloureux - d'être charriés comme des branches mortes sur un fleuve déchaîné vers un devenir aux contours indiscernables. Reclus dans leur solitude, ils éprouvent le besoin de retrouver des ancrages. D'habiter un espace enrichi de mémoire. D'y situer leurs joies et leurs peines, leurs goûts et leurs couleurs, leur sociabilité pour tout dire. Rien de plus naturel.

     

    Lorsque les foules entonnent , dans les stades la Marseillaise, il ne faut pas prêter ces élans comme des symptômes xénophobes ou nationalistes. C'est juste une façon de serrer les rangs et les coudes pour se sentir moins seuls dans l'anonymat du village planétaire. Reste à déterminer les identités fondamentales et les superficielles, celles qui exaltent ou rassurent et celles qui sécrètent des aigreurs. Autre débat, auquel on n'échappera pas. Pour l'aborder sereinement, pour qu'il soit fructueux et non délétère, il faut de prime abord respecter le besoin d'identité. C'est en le déconsidérant qu'on le rend furieux : radicalisation rime avec dépossession.

     

    Denis Tillinac

     

     


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    Parfums d'antan...

     

    Un parfum pour remonter le temps...

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    Les parfums sont des magiciens... Marcel Proust, les évoque avec sa Madeleine :

     

    « Mais quand d'un passé ancien rien ne subsiste, seules plus frêles, mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l'odeur et la saveur restent encore longtemps...

     

     

     

     

     

    C'est connu et même reconnu, que les parfums, les odeurs et les saveurs comme le dit Proust, peuvent nous ramener dans un passé, agréable mais peuvent, parfois aussi évoquer des souvenirs désagréables voire épouvantables ... Ce lien entre les parfums et la mémoire est connu sous l'appellation : « Syndrome de Proust », car notre sens de l'odorat est plus associé au déclenchement d'émotions et de souvenir que n'importe lequel de nos autres sens.

     

    Samedi, j'ai été faire des courses au Super Marché (je déteste cela, mais parfois il le faut), et bien m'en a pris, car il y avait un stand de produits exotiques, les vendeurs portaient des chemises en madras, sur fond de biguine, ce qui mettait déjà dans l'ambiance, mais se sont les parfums émanant de ces étals qui m'ont attirés plus sûrement que ne l'aurait fait un aimant, ils m'ont emporté très loin, le temps s'est arrêté et j'ai presque repris pied dans le passé.

     

    D'habitude, je n'ai qu'une seule idée, fuir le plus vite possible loin de ces supers marchés, mais ce jour-là, je suis resté longtemps à baguenauder dans ce rayon.

     

     

     

    Parfums d'antan...

    Goyaves

     

    (image internet)

     

     

     

    Il y avait là des goyaves, dont le parfum prenants, s'est enroulé autour de mes narines et remontant le temps, je suis parti à la rencontre des souvenirs de mon enfance, à l'époque où nous allions avec ma grand-mère cueillir les goyaves, elle en faisait de merveilleuses gelées et confitures. (je n'en ai jamais mangé d'aussi délicieuses)..

     

     

     

    Parfums d'antan...

    Les « maracujas » ou fruits de la Passion

     

    (image internet)

     

     

     

    Un peu plus loin, se sont les fruits de la Passion qui m'ont fait signe, (nous on dit maracuja), leurs effluves se sont elles aussi glissées dans mon subconscient et m'ont guidé vers la cuisine de la maison de mes jeunes années qui embaumait quand maman faisait cuire la tarte aux maracujas un parfum chaud et sucré sortait du four aiguisant notre gourmandise.

     

     

     

    Parfums d'antan...

    Les citrons verts

     

    (image internet)

     

     

     

    Plus loin l'odeur des citons verts, m'a évoqué les merveilleuses citronnades, que maman nous préparait durant les chaudes journées...

     

    J'ai constaté que malgré le tourbillons des jours qui m'avait emporté loin de chez moi rien n'était changé, les souvenirs restent à jamais gravés dans le cœur et dans la mémoire, et quand les parfums se bousculent comme ici, il vous laissent pleins de la nostalgie du temps passé...

     

    Vous étonnerai-je si je vous dit que, pour consolider mes souvenirs, j'ai acheté des goyaves, des maracujas et des citrons verts, les idées gourmandes se bousculant dans ma tête.

     

    Liviaaugustae

     

     

     

     


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    « Il faut qu'il règne jusqu'à ce qu'il ait placé tous ses sous ses pieds. »

     

    1 co 15, 25

     

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

     

    Comme l'affirme le Symboles des Apôtres, Jésus, avant sa résurrection, est descendu aux enfers libérer les justes de l'Ancienne Loi. Nimbé d'or , Il arrive dans un gouffre noir habité par un diable hideux. « Anastasis » veut dire résurrection en grec. Les orthodoxes représentent peu le Christ sortant du tombeau.

     

    Environné d'une mandorle de lumière symbolisant sa divinité, le Christ marche sur les portes des enfers qui sont arrachées, cassées, dégondées et déverrouillées, les cadenas sont éparpillés : la mort est vaincue, Il est vraiment ressuscité des morts. Il est le roi des rois sur la terre, au ciel et dans les enfers. Il est selon saint Paul (lettre aux romains), le nouvel Adam, qui rachète par sa mort et sa résurrection le péché originel. Il attrape par le poignet et non par la main les deux vieillards Adam et Eve ; ce détail montre qu'il n'y a pas d'initiative de leur part, qu'ils sont rachetés par la miséricorde divine.

     

    A droite, quatre roi, dont David et Salomon. A gauche, Jean-Baptiste, Moïse, Zacharie et d'autres prophètes sont délivrés eux aussi. Tous portent des auréoles drées. Jean-Baptiste leur montre le Messie : « Voici l'Agneau de Dieu ».

     

    Cette icône est l'œuvre de Youssef Musawwir, un prêtre melkite syrien iconographe, qui est le fondateur de la brillante Ecole d'Alep au XVIIe siècle. Il a écrit en 1645 l'icône : La Descente du Christ aux enfers ou Anastasis. Les icônes syriennes sont les plus remarquables des icônes arabes.

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Le Christ est le seul personnage de l'iconographie qui ait le droit d'avoir une croix dessinée sur son auréole, ainsi que des lettres grecques Ο ῼN (« le étant » en grec).

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    C'est toujours Adam que le Christ tire des enfers en premier. En effet, le Christ est le nouvel Adam, qui a racheté par sa mort et sa résurrection le péché originel.

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Deux anges en haut portent les instruments de la Passion. Celui de droite vêtu d'une tunique orange, tient la croix du Christ avec les mains voilées dans sa toge en signe de respect.

     

     

     

    Cette icône est elle aussi visible jusqu'au 14 janvier 2018 à l'Institut du monde arabe à Paris, dans l'exposition « Chrétiens d'Orient 2000 ans d'histoire »

     

     

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

     

     

     

     


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    Je vous offre aujourd'hui les sculptures d'un grand artiste français, que j'ai découvert récemment, j'aime ses statues pleines de vie, l'allégorie de la danse est époustouflante de vie, on croirait presque entendre les grelots du tambourin et on a envies de danser aussi...

     

    Liviaaugustae

     

     

     

    Regard sur l'art...

    Autoportrait (1874)

     

     

     

    Jean-Baptiste Carpeau

     

    Jean-Baptiste Carpeau né en mai 1827 à Valenciennes et mort en 1875 à Courbevoie est un sculpteur, peintre et dessinateur français, d'un milieu très modeste. Il aime dessiner et souhaite faire des études de sculpture. Son père ne voit pas ce métier d'un bon œil , mais Jean-Baptiste n'en a cure. Il suit à l'Académie de la ville les cours de sculpture de René Fache. Arrivé à Paris avec sa famille, il reçoit une première formation de dessin et de modelage à la Petite Ecole.

     

    En 1844, il entre à l'école des Beaux-Arts de Paris dans l'atelier de François Rude. IL travaille depuis huit mois auprès de Rude lorsque ce dernier lui dit ; « Mon petit, j' t'aime bien, mais si tu veux le pris de Rome, il faut me quitter.

     

    Dix ans plus tard Carpeau remporte le Prix de Rome avec son « Hector implorant les dieux en faveur de son fils » (Je n'ai malheureusement pas trouver cette sculpture)

     

     

     

    Regard sur l'art...

    Le triomphe de flore (1873)

     

     

     

    Regard sur l'art...

    Flora (1873)

     

     

     

    Regard sur l'art...

    Pécheur à la coquille (1861)

     

     

     

    Regard sur l'art...

    L'amour à la folie (1872)

     

     

     

    Regard sur l'art...

    Allégorie de la danse (1865-69)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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