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    Caïn est le premier meurtrier de l'humanité, il a donné le La ! Aujourd'hui, il y a un grand orchestre de tueurs de par le monde...

     

     

     

     

     

    « Adam connut Eve, sa femme ; elle conçut et enfanta Caïn et elle dit : » J'ai formé un homme avec l'aide de l'Eternel. »

     

    Genèse

     

     

     

    Caïn est un personnage du Livre de la Genèse (qui est le premier des cinq qui composent ce que le judaïsme appelle Torah et le christianisme Pentateuque.

     

    Caïn est le fils aîné d'Adam et d'Eve, il tue son frère cadet Abel. Caïn est ainsi, pour le premier livre saint, le premier meurtrier de l'humanité, que Dieu condamne ensuite à l'exil.

     

    Le Mythe de Caïn a donné lieu à de nombreuses interprétations théologiques mais aussi artistiques, psychanalytiques, etc...

     

     

     

    Je vous propose de découvrir ci-dessous, ce mythique meurtrier, brillamment représenté par plusieurs grands peintres :

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Eve et ses deux enfants : Caïn le brun et Abel le blond

     

    (Le tableau serait de Louise de Palatinat)

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Eve et ses enfants :

     

    (Elle tient dans ses bras Abel symbole du spirituel)

     

    (Caïn s'accroche à sa tunique symbole du matériel)

     

    Francesco d'Ubertino dit Le Bacchiacca

     

     

     

    Et Caïn tue Abel :

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Caïn tuant Abel

     

    Pierre Paul Rubens

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Caïn et Abel

     

    Le Titien

     

     

    « L'œil était dans la tombe et regardait Caïn »

     

    (V. Hugo)

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Caïn maudit

     

    Joao Maximiano Mafra

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Le crime de Caïn attire la malédiction de Dieu tenant les Tables de la Loi

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Caïn fuyant avec sa famille

     

    Fernand Cormon

     

     

    Est-ce ainsi que finit puis commence l'histoire ?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Regard sur l'art chrétien...

     

    L'Enfant Jésus Sauveur du monde

     

     

     

     

     

    Il ressemble à un Mignard ou un Rigaud, mais c'est un peintre peu connu de nos jours, il s'agit de Jean Daret, né à Bruxelles en 1615 et mort à Aix-en-Provence en 1688, qui peignit vers 1650, L'Enfant Jésus Sauveur du monde.

     

    L'iconographie du Salvador mundi au XVe siècle avec le Christ adulte, au XVIIe siècle plus souvent avec l'Enfant âgé d'une dizaine d'années, est différente du Christ enseignant et du Pantocrator, en ce qu'il ne tient ni un livre, ni un rouleau de parchemin, mais le globe terrestre.

     

    Ici Jésus, âgé d'environ huit ans, bénit de la main droite et tient de l'autre main le globe en cristal de roche, qui depuis la peinture médiévale représente le monde. Ce gloge surmonté d'une croix (globus cruciger), est le signe que l'Evangile doit aller jusqu'aux extrémités de la terre, et que le Christ est l'unique Sauveur de tous les hommes sans exception. C'est la raison pour laquelle plusiuers monarchie européennes avaient adopté ce globe comme des insignes royaux ou impériaux, rappelant au souverain qu'il tient son pouvoir de Dieu., et que le Christ-Roi est le Souverain du monde, non seulement spirituel mais aussi temporel. A partir de Constantin, la Croix remplace l'antique Victoire dans l'imagerie impériale.

     

    Le globe est cerclé d'or, un cercle horizontal et un demi-cercle vertical. Ce détail apparaît spécialement dans la peinture allemande du Xve siècle. Il symbolise les trois continents alors connus : Europe, Afrique et Asie. Lorsque l'Amérique fut découverte, personne ne pensa à compléter le demi-cercle sur me globe du Christ, et il resta tel quel, même au XVIIe siècle...Le reflet d'une fenêtre sur le cristal vient de la peinture flamande du XVe siècle...

     

    Tout autour du Christ, figurent tous les instruments de sa Passion, selon une iconographie répandue depuis le Moyen-Âge franco-flamand. Dans le ciel apparaît un rayon de lumière surnaturelle entre les nuages et la main de la Providence présentant le calice, allusion à la future agonie du Christ à Grethsémani.

     

    A gauche, le coq qui chanta au troisième reniements de Pierre, comme Jésus le lui avait prédit, est campé sur ses ergots et s'égosille, perché sur le voile de Véronique où est imprimé la Sainte Face du Christ couronnée d'épines.

     

    En bas, se trouve l'aiguière et la bassine de Pilate, la fiasque de vin ou de vinaigre, ainsi que l'échelle.

     

    A droite la croix, les cordes, les fouets […]

     

    Cette œuvre délicate reflète la spiritualité christocentrique de « l'Ecole française » au XVIIe siècle, qui mit en honneur la dévotion au Verbe incarné, à l'Enfant Jésus « Petit Roi » de grâce » et à l'oraison sur l'enfance du Christ...

     

    Daret, bien oublié à notre époque, était fort apprécié en Provence où il s'était établi. Membre de la confrérie de la Sainte Famille de l'Oratoire, il peignit beaucoup pour les églises et les couvents, ainsi que pour les châteaux et hôtels nobles...

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    La main droite de Jésus bénissant le monde

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Tandis qu'il tient dans sa main gauche, le globe de cristal de roche représentant le monde

     

     

     

    Maie-Gabrielle Leblanc

     

     

     


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    Découverte dans une de mes revues, cette Vierge au lapin m'a séduite.

     

    Je vous offre les deux tableaux qui se trouve aujourd'hui au Louvre, ils sont tout deux d'une grande beauté, l'élève n'a pas dépassé le maître mais je trouve qu'il l'a égalé.

     

    Liviaaugustae

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Autoportrait Le Titien

     

     

     

    Tiziano Vecellio, plus communément appelé le Titien en français né vers 1488 à Pieve di Cadore en Vénétie et mort à Venise en août 1576 est un peintre et graveur italien de l'école vénitienne, auteur d'une importante œuvre picturale. Il est considéré comme un des plus grands portraitistes de cette époque, grâce notamment à son habileté à faire ressortir les traits de caractère des personnages.

     

    « Le Titien alliait la grandeur et le côté terrible de Michel-Ange à la grâce et l'élégance de Raphaël, et aux couleurs propres de la nature. »

     

    Ludovico Dolce (écrivain italien de la même époque)

     

    (image et texte wikipédia)

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    La Vierge à l'Enfant avec sainte Catherine et un berger, dite « La Vierge au lapin »

     

    Le Titien

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    La Vierge au lapin de Manet

     

     

     

     

     

    Cette copie de La Vierge au lapin du Titien, que Manet exécuta au Louvre, fut gardée par Manet durant une vingtaine d'années dans son atelier, il ne la céda qu'en 1875 à Jean-Baptiste Faure, chanteur lyrique qui fut longtemps son principal mécène et acquéreur trois ans plus tard du déjeuner sur l'herbe.

     

    Manet prenait très au sérieux la pratique de la copie d'après les maîtres anciens. Armé d'une parfaite maîtrise de la poétique du Titien, Manet pouvait d'autant plus aisément la déconstruire et la refonder sur un mode contemporain […]

     

    (image et texte extraits de ma revue : Le journal du Louvre)

     

     

     

     


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    « Qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif ; elle sera source jaillissante en vie éternelle. »

     

    Jean 4, 14

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Le Christ et la Samaritaine au puits

     

    Cette œuvre, au musée de la cathédrale de Sienne, fut peinte de 1308 à 1311 par le grand Duccio di Buoninsegna.

     

     

     

    La Maestà (majesté en italien) de la cathédrale de Sienne en Ombrie est l'un des plus beaux tableaux au monde avec l'Agneau mystique de Van Eyck à Gand en Belgique.

     

    L'avers représente la Vierge à l'Enfant parmi les saints, et le revers, la vie du Christ et sa Passion.

     

    Le 9 juin 1311, la Mestà, signe de la foi des Siennois, fut consacrée et installée solennellement sur le maître-autel de la cathédrale. L'évêque, le clergé et toute la population, cierges à la main, vinrent la chercher à l'atelier du peintre après trente-deux mois de travail, et la conduisirent en procession par les rues de la ville, en chantant des cantiques, tandis que toutes les cloches des églises sonnaient.

     

    Le Christ et la Samaritaine au puits est l'une des cinquante-cinq scènes du revers. Dans le beau décor d'une ville ombrienne du XIVe siècle, figurant la ville de Samarie où Jésus et les Douze se sont arrêtés, le Christ, « fatigué par la route », dit saint Jean, s'est assis sur la margelle du puits de Jacob. Une femme vient pour puiser. Il lui dit tout le passé de sa vie désordonnée et, par le témoignage de cette femme, annonce la bonne nouvelle aux samaritains, très mal vus des juifs.

     

    Les couleurs raffinées de Duccio (bleu lavande et lapis, saumon, vert amande, orangé, citron, ses ors) sont le propre de la merveilleuse peinture siennoise au XIVe siècle.

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Jésus vêtu d'une toge bleue et de la tunique rouge symbolisant sont humanité et sa divinité, s'adresse à la Samaritaine avec le geste traditionnel de la Parole.

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Jésus vêtu d'une toge bleue et de la tunique rouge symbolisant sont humanité et sa divinité, s'adresse à la Samaritaine avec le geste traditionnel de la Parole.

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Les Apôtres, Jean en tête, sortant par la porte monumentale de Sychar et rapportant les vivres dans un pans de leur manteau, s'arrêtent stupéfaits.

     

     

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

     

     

     

     

     


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    « Ô soleil levant, splendeur de justice et lumière éternelle, illumine ceux qui habitent les ténèbres et l'ombre de la mort, viens Seigneur, viens nous sauver. »

     

    Ancienne du Temps de l'Avent

     

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

     

    L'évangéliaire de Rabula est un des plus célèbres manuscrits des premiers siècles chrétiens. Il contient le texte des quatre évangiles et leurs illustrations enluminées sur parchemin, et porte le nom de son scribe, Rabula, qui le signa en 486 après avoir achevé de copier et illustrer au monastère Saint-Jean de Zagba, en Syrie. Il est rare que l'on possède le nom du copiste et de l'enlumineur.

     

    Cette enluminure en pleine page de la Vierge a les mêmes mesures que le livre. Elle montre la Vierge Marie portant l'Enfant, sur un piédestal et sous un baldaquin honorifique bien orné. C'est que le concile d'Ephèse s'est tenu cinquante-quatre ans plus tôt, en 431. Il a proclamé Marie théotoskos en grec, c'est-à-dire mère de Dieu, pas seulement mère du Christ comme le soutenait le patriarche de Constantinople hérétique Nestorius, déposé lors de ce concile.

     

    L'art chrétien des premiers siècles est extrêmement émouvant pour nous. Il a débuté simultanément au Iie siècle dans les catacombes et chez les chrétiens de Syrie. De là, découlent tous les arts chrétiens ultérieurs.

     

    Ce beau et précieux manuscrit, est visible ouvert à la page de la Crucifixion jusqu'au 14 janvier à l'Institut du monde arabe à Paris, dans l'exposition « Chrétiens d'Orient. 2000 d'histoire »

     

    Il est conserve en temps ordinaire à la prestigieuse bibliothèque Laurentine de Florence, qui fut fondée au XVe siècle par Côme l'Ancien et Laurent le Magnifique de Médicis, et devint en 1571 la première bibliothèque publique au monde (non rattachée à une université). Notre manuscrit y est arrivé vers 1525.

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Marie doit être appelée mère de Dieu et non seulement mère de Jésus, telle est la foi commune aux Eglises catholiques et orthodoxes depuis le concile d'Ephèse.

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Marie doit être appelée mère de Dieu et non seulement mère de Jésus, telle est la foi commune aux Eglises catholiques et orthodoxes depuis le concile d'Ephèse.

     

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Deux paons sont figurés en haut, symboles de la Résurrection, des vertus du chrétien, et de la beauté de nos âmes qui se déploiera dans la vie éternelle.

     

     

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

     

     

     

     


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