•  

     

     

    « Aujourd'hui, Seigneur, Tu as révélé ton Fils unique aux nations grâce à l'étoile qui les guidait. »

     

    (Messe de l'Epiphanie)

     

     

    Regard sur l'Art Chrétien...

     

     

    Regard sur l'Art Chrétien...

    Retable gothique en bois XIVe siècle

     

    (Artiste anonyme)

     

    Le graphisme de ce peintre anonyme, est d'un raffinement typiquement gothique , influencé par la peinture parisienne de l'époque.

     

    On appelle ce style (né au début du XIVe siècle à la cour du roi de France) le « gothique international » et on le retrouve dans toute l'Europe de l'époque.

     

     

     

     

     

    L'église Sainte Mary à Thornam Parva dans le Sufolk (à l'est de l'Angleterre) possède ce retable gothique en bois peint du début du XIV siècle. Rare exemple d'art médiéval catholique en Angleterre, tout ce que contenait les églises ayant été détruit à la Réforme. Il provenait d'un prieuré dominicain dissous sous Henri VIII, et fut découvert dans les écuries d'un château. On s'est aperçu que le musée national du Moyen Âge à Paris (musée de Cluny), possédait depuis 1864 un devant d'autel frontal, du même artiste anonyme.

     

    Les quatre scènes conservées, sont : La Nativité, La mort de la Vierge, l'adoration des mages et l'éducation de Marie par Sainte Anne. Il manque malheureusement un panneau à gauche qui figurait probablement l'Annonciation.

     

    A la Nativité, l'Enfant n'est pas dans la mangeoire, mais dans les bras de Marie allongée sur un lit façon médiévale, avec saint Joseph âgé assis au pied du lit, et l'âne et le bœuf couchés. A la mort de la Vierge, le Christ vient chercher l'âme de sa Mère sous la forme d'un bébé, en présence des Apôtres réunis. A l'Epiphanie, les trois rois mages sont représentés de race blanche mais avec les trois âges de la vie, comme toujours au Moyen âge.

     

     

    Regard sur l'Art Chrétien...

    Jusqu'au XVe siècle, on représente la Nativité avec Marie couchée et non pas agenouillée.

     

     

    Regard sur l'Art Chrétien...

    Même si l'évangéliste dit qu'il s'agit de trois mages venus d'Orient, la tradition chrétienne les représente toujours comme trois rois.

     

     

    Regard sur l'Art Chrétien...

    Sainte Anne apprenant à lire à Marie est plus fréquemment représentée en sculpture qu'en peinture.

     

     

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

     

     

     

     

     

     


    14 commentaires
  •  

     

     

     

     

     

    « Seigneur, que je sente dans mon cœur cet amour sans mesure dont Tu étais embrasé. »

     

    Saint François d'Assise

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    La stigmatisation de Saint François

     

     

     

    Frère d'Ambrogio, autre grand peintre, est un des meilleurs peintre de Sienne au XIVe siècle. Son titre de gloire est d'avoir peint les voûtes du transept de gauche dans la basilique inférieure d'Assise, avec des scènes de la Passion du Christ et de la vie de Saint François. Ici, Saint François recevant les stigmates est inspiré de la fresque de Giotto à la basilique supérieure.

     

     

     

    C'est à la fête de la Sainte croix, le novembre , que François d'Assise reçut les stigmates lors de sa dernière retraite sur le mont Alverne (la Verna en italien), à 1128 mètres d'altitude, dans une forêt de la haute vallée du Tibre. Le massif appartenait à un comte qui en fit don à son ami François en 1213. Celui-ci y établit un ermitage, une chapelle, Sainte-Marie-des-Anges.

     

    A l'écart de la petite église et de l'ermitage isolé plus haut, il « voit descendre du ciel un séraphin aux six ailes resplendissantes comme le feu. Un personnage apparut entre les ailes : un homme crucifié ». Cinq rayons partent des mains, des pieds et du côté du Christ, et frappent François agenouillé. A la fin de l'extase, les plaies du Sauveur apparaissent sur son corps ; il les gardera jusqu'à sa mort.

     

    Lorsque François quitte l'ermitage pour toujours le 30 septembre, il fit des adieux touchants qui montrent comment il avait aimé ce lieu : Adieu montagne des anges, jamais plus nous nous reverrons. Adieu rocher à pic, je ne reviendrai plus te visiter. » Il mourut deux ans plus tard, le 3 octobre 1226.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    François est le premier stigmatisé connu dans l'histoire de l'Eglise d'Occident, portant dans sa chair les plaies du Christ, en union avec la Passion.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Le Christ apparaît à François comme un séraphin (ange à six ailes) crucifié ; C'est pourquoi les Franciscains appellent François « le Père séraphique »

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Le Frère franciscain, au premier plan à droite, qui accompagne François, est en train de lire et ne s'aperçoit de rien.

     

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    12 commentaires
  •  

     

     

     

    « Tu seras une couronne brillante dans la main du Seigneur ».

     

    Cantique d'Isaie

     

     

    Regard sur l'Art chrétien...

    La Vierge Marie avec ses parents sainte Anne et saint Joachim

     

     

     

    Cette toile de grande dimensions se trouve dans une communauté religieuse de France. Elle est datée du XVIIe siècle, d'un peintre anonyme.

     

    A la fin du Moyen Âge, on commença à représenter Marie adolescente en tant qu'Immaculée Conception, environnée des symboles de ses litanies. Au XVIIe siècle, dans la peinture espagnole et italienne, ce thème prit son essor.

     

    Marie vêtue de blanc (la pureté), de bleu (l'humanité du Christ), de rouge (divinité), et porte une branche de lys symbolisant sa virginité. Elle se tient sur un buisson de roses pleines d'épines dont deux branches partent du sein de ses parents pour ne former qu'un rosier, ce qui rattache ce tableau à un troisième thème, l'Arbre de Jessé (Isaie 11, 1)

     

    Rosier et lys font allusion à un emblème de la Vierge, lilium inter spinas, lis parmi les épines (Cantiques des Cantiques 1, 2), ainsi qu'au chapitre du livre de Ben Sirac (ou Ecclésiastique) : « J'ai grandi comme les rosiers de Jéricho. »

     

    Un autre symbole mariale est figuré par la lumière solaire environnant Marie, référence au chapitre 6 du Cantique des Cantiques (« Quelle est celle-ci qui surgit resplendissante comme le soleil ? « ), et au chapitre 12 de l'Apocalypse, la femme qui a le soleil pour manteau.

     

    La colombe su Saint-Esprit survole Marie en annonce de l'Annonciation et de l'Incarnation.

     

     

    Regard sur l'Art chrétien...

    La branche de lys que porte Marie est un symbole classique en peinture de sa virginité. Les trois fleurs épanouies représentent les trois personnes de la Sainte Trinité.

     

     

    Regard sur l'Art chrétien...

    La rose est un symbole d'amour  et figure dans les litanies de la Vierge, où celle-ci est appelée « rosa mystica)

     

     

    Regard sur l'Art chrétien...

    Le serpent et la pomme, sur le buisson de roses, représentent le péché originel. Le serpent de la Genèse (Satan) tient dans sa gueule la pomme de la faute d'Adam.

     

     

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

     

     

     

     


    12 commentaires
  •  

     

    « Voici votre Dieu !

     

    Et voici les nations, comme un grain de sable sur un plateau de balance.

     

    Isaïe 40, 15 »

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Le tympan de la cathédrale d'Autun Iie siècle (partie en demi-cercle au-dessus du portail) représente le Jugement dernier et a été restauré en 2009.C'est l'un des sommets de l'art roman bourguignon.

     

    Avec ceux de Vézelay, Conques et Moissac, il est l'un des quatre plus beaux tympan romans sculptés en France.

     

     

     

    Au centre, le Christ, d'une impressionnante majesté propre à l'art roman, vient à la fin des temps pour juger les vivants et les morts. Sa tête est entourée par le Soleil et la Lune. La ma,dorle (forme en amande signifiant l'apparition divine) est portée par quatre anges. Aux bords du tympan, quatre anges sonnent les trompettes de la résurrection.

     

    A la droite du Christ (à gauche pour nous), saint-Pierre, avec une grande clé, fait entrer les élus au paradis. Au-dessus trône la Mère de Dieu. A gauche (à droite pour nous), c'est la pesée des âmes par les anges. Les démons, hideux, appuient de tout leur poids sur le plateau de la balance pour la faire pencher de leur côté ; mais elle penche du côté de la miséricorde et un ange recueille précieusement les âmes.

     

    Le linteau (la bande horizontale en bas) représente ls résurrection des morts. Ceux de gauche – hommes, femmes, moines, évêques, pèlerins de Jérusalem ou de Compostelle – sont sauvés. Séparés par un ange armé d'un glaive, les damnés, à droite, vont en enfer où ils sont torturés par les démons. Au-dessus de l'ange figure la signature du sculpteur, Gilbert (Gilbertus hoc fecit), fait rarissime au Moyen Âge.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Un ange immense, (saint Michel ?) recueille les âmes sur la balance.

     

    Deux âmes figurées comme des enfants, effrayées par les démons, trouvent refuge dans les plis de sa robe.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Un ange montre le Christ à trois enfants qui s'accrochent à Lui pour qu'il les sauve des diables et de l'enfer, au milieu à gauche du linteau

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    La voussure la plus extérieure du portail figure les signes du Zodiaque et les travaux des douze mois.

     

    Ici, c'est le mois de novembre, un homme porte un fagot, entre le Sagittaire et le Capricorne.

     

     

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

     

     

     

     


    8 commentaires
  •  

     

     

     

     

    Pour faire suite à la fête de la Toussaint, voici le Paradis avec Abraham, Isaac et Jacob qui nous attendent, tandis que saint Pierre, avec son énorme clé, nous ouvre le paradis.

     

    Liviaaugustae

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Fresque L'Entrée au Paradis

     

    Les proportions longilignes, sont la particularité du peintre de Tismana  Grigore Popescu

     

    Dans les fresques orthodoxes du « Jugement dernier » « l'Entrée du Paradis » est située en bas à gauche. C'est ce que montre le détail de la fresque.

     

     

     

     

     

    Dans une région secrète au sud-ouest de la Roumanie, l'Olténie (le nom vient de l'Olt, affluent du Danube), se cachent des monastères dont les petites églises de brique sont ornées de fresques . « L'Entrée du Paradis » est un détail du Jugement dernier, dans le narthex (vestibule) de l'église du monastère orthodoxe de Tismana.

     

    A droite, saint Pierre, tenant son emblème, une grande clé qu'il va introduire dans la serrure de la Porte du Paradis, entraîne par la main Jean, André et Paul. Une foule de saint auréolés les suivent. Près de la porte trône la mère de Dieu, servie par deux anges. A gauche se trouve le buisson ardent (un arbre au long tronc) dans lequel apparaît le Christ.

     

    Tout à gauche, trônent les trois patriarches (malheureusement Isaac n'a pas été pris en compte dans le scannage), au milieu Abraham et Jacob à droite. Cette iconographie du Paradis comme sein d'Abraham, Isaac et Jacob a été créée au Ve siècle dans les monastères d'Egypte.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Saint Pierre chef des Apôtres, entraîne à sa suite la foule des saints à franchir la porte du paradis, ornée d'une croix.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Les élus sont représentés sous la forme d'enfants sur les genoux d'Abraham, en écho à la parabole du pauvre Lazare, où Jésus appelle le paradis « le sein d'Abraham ».

     

     

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

     

     

    Ce monastère de moniales est blotti au pied d'une falaise. Fondée en 1377 près de la ville de Târgu Jiu par l'ermite saint Nicodème le Pieux, il est à une centaine de kilomètres au nord du Danube et est surnommé « L'Etoile de l'orthodoxie ».

     

     

     

     


    18 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique