•  

     

     

    2 octobre 2016

     

     

     

    Aujourd'hui, nous fêtons les anges gardiens...

     

     

    Sainte Fleur...

    L'ange de l'annonciation par Raphaël

     

     

     

     

     

    Etrangement on associe les anges gardiens à l'enfance. Il y a les prières sucrées que l'on apprend comme des comptines et l'iconographie sulpicienne, avec ses Mary Poppins ailées en robe couleur pastel montant la garde devant un bébé dormant. Comme si l'ange gardien procédait à la fois du doudou et du baby-sitte : vient un moment où on le remise au placard, où on cesse de le convoquer le soir. Passé 10 ans, cela ne fait pas très sérieux. Nous autres sommes grands, n'est-ce pas, pour nous garder tout seuls.

     

     

    Sainte Fleur...

    Les chérubins de Raphaël

     

     

     

    La phrase populaire « il a un bon ange gardien !», volontiers prononcée lorsqu'un proche réchappe de justesse à un danger, plongeait une grand mère de mes connaissances dans un abîme de perplexité théologique ; cela signifiait donc, a contrario, qu'il y en avait des « mauvais « , des branquignols, des bras cassés, des têtes en l'air, des flemmards, des tire au flanc ? Que le Bon Dieu aurait affecté froidement à l'un ou à l'autre ? Non bien sûr. Un bon ange gardien est comme un tri sélectif ou une marche à pied : un pléonasme.

     

    Et cette aïeul, qui ne savait plus qu'offrir à ses petits enfants devenus grands, n'ayant compétence ni en téléphonie ni en nouvelle technologies, prenait soin d'eux en priant leur ange gardien. Qui les suit partout aussi fidèlement que leur Iphone, avec cet avantage de ne jamais être déchargé. Elle les aidait aussi pour leur « bachot », comme elle disait, et pour trouver du boulot : les profs et les recruteurs ont aussi des anges gardiens qu'ont à le droit de solliciter l'air de rien.

     

    Gabrielle Cluzel

     

     

     

    Dans une de mes revues, j'ai trouvé ce texte plein d'humour sur les anges gardiens, écrit par un écrivain que j'apprécie énormément je vous en fait part, puisque aujourd'hui, c'est la fête des anges gardiens !

     

    Vous pouvez retrouver le blog de cette dame, en cliquant sur le lien ci-dessous :

     

    http://gabrielle-cluzel.fr/?p=1199

     

     

     

    Liviaaugustae

     

     

     


    21 commentaires
  •  

     

     

     

    La fresque de Chypre

     

     

     

    « Message du Seigneur, bénissez le Seigneur, vous les invincibles porteurs de ses ordres prompts à exécuter sa parole. »

     

    Psaume 102

     

     

    REgart sur l'art chrétien...

    La Vierge Marie entre deux archanges

     

    Fresque byzantine du XIIe siècle

     

     

     

    C'est dans l'église Panaghia tès Asinou (la Toute-Sainte d'Asinou) à Nikitari, dans le massif du Troodos de Chypre qui culmine au mont Olympe, a été surnommée « la perle du Troodos ».

     

    Les orthodoxes ont conservé les sept archanges nommés dans la Bible, alors que l'église catholique, au XVIe siècle, en a abandonné quatre pour ne garder que Michel, Gabriel et Raphaël.

     

    L'art occidental les représente généralement tous les trois ensemble. Dans l'art orthodoxe, les deux principaux, Michel et Gabriel, figurent souvent soit de part et d'autre du Christ ou de la Vierge, comme ici, soit de chaque côté de la porte d'une église ou d'une iconostase.

     

    La Mère de Dieu se tient au milieu, portant l'Enfant Jésus qui bénit. Elle est à la fois empreinte de douceur et de majesté. Les deux archanges ont la main posée sur le dossier du trône, tels des gardes du corps.

     

    Nikitari se trouve à cinquante kilomètres de Nicosie, dans les monts Troodos célèbres pour leurs petites églises, modestes à l'extérieur (ressemblant à des maison de pierres) mais ornées à l'intérieur de sublimes fresques byzantines. Panaghia tès Asinou est l'une des plus belles des dix églises du Troodos inscrites au patrimoine mondial de l'humanité. Ses fresques illustrent la vie de la Vierge, la Passion et la résurrection du Christ, et le Jugement dernier.

     

    Chypre fut christianisée très tôt au 1er siècle par les apôtres Marc et Barnabé.

     

     

    REgart sur l'art chrétien...

    L'Enfant Jésus est vrai Dieu et vrai homme, vêtu d'une toge écarlate comme un adulte : Il est Dieu éternel.

     

    Il bénit et tient un livre en forme de rouleau de papyrus : l'Evangile.

     

     

    REgart sur l'art chrétien...

    La Vierge Marie porte des étoiles sur la tête et sur les épaules, signifiant sa virginité perpétuelle, avant comme après la naissance du Christ.

     

     

    REgart sur l'art chrétien...

    La deux archanges ont leur nom écrit en grec au-dessus de leur tête : Michel siège à gauche pour nous (mais à la droite de la Mère de Dieu), et Gabriel à droite.

     

     

     

     

     

    Marie-Gabrielle LEBLANC

     

     

     

     

     

     

     


    12 commentaires
  •  

     

    « Celui que les immensités ne peuvent contenir, tu le reçus dans ton sein, plus vaste que les cieux. »

     

    Hymne orthodoxe théotokion

     

     

    La Vierge du Signe...

    La Vierge du Signe

     

     

     

    La Vierge du Signe est une des figurations les plus connues de la Vierge à l'Enfant dans l'iconographie byzantine, et une des plus aimées.

     

    Ce thème a été fixé au XIe siècle. La Mère de Dieu est figurée en orante, les mains levées dans l'attitude de la prière dans l'Antiquité et chez les chrétiens d'Orient.

     

    Elle porte sur la poitrine un médaillon du Christ enfant qui, bien qu'il soit déjà grand, Le représente non encore né dans le sein de sa Mère : c'est la Vierge enceinte.

     

    Cette représentation vient de la prophétie d'Isaïe au chapitre 7 : « Je vous donnerai un signe, maison d'Israël : la Vierge est enceinte et va enfanter un fils, on l'appellera Emmanuel (Dieu avec nous).

     

    C'est l'image prophétique de l'Incarnation. On l'appelle en grec la Vierge de Platytéra (celle qui est plus vaste que les cieux).

     

    Ils sont entourés par une couronne de huit anges qui portent l'étoile qui les contient, puis sept par les archanges.

     

     

     

    Cette fresque, réalisée entre 2001 et 2010, orne la coupole de l'église du monastère orthodoxe de la Moldavie roumaine. Elle est l'œuvre de deux frères, grands iconographes roumains, Mihaï et Gabriel Morosan. Ils ont été chargés de recréer les fresques de ce monastère de 1466, - ravagé par plusieurs incendies au cours des siècles – selon l'iconographie du XVe siècle mais dans le style du XXIe siècle.

     

    Le monastère a été fondé par saint Etienne le Grand, prince moldave, qui y est enterré.

     

     

    La Vierge du Signe...

    La Mère de Dieu, sur les icônes, est obligatoirement encadrée par les lettres grecques MP OY, initiales des mots Méter Théou, la Mère de Dieu.

     

     

    La Vierge du Signe...

    Les lettres grecques IC XC, de part et d'autre de la tête de Jésus, sont les initiales en grec de Iesous Christos.

     

     

    La Vierge du Signe...

    L'archange tient un globe terrestre car, comme les anges, les archanges protègent directement le monde et les hommes.

     

     

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

     

     

     

     


    14 commentaires
  •  

     

     

     

    Un charmant petit conte pour sourire, de ce sourire d'enfant qui ne devrait jamais nous quitter !

     

    Liviaaugustae

     

     

    Un conte de l'au-delà...

    Le Paradis selon Jean Fouquet

     

     

     

     

     

     

    Saint Pierre, gardien du Paradis, reçoit un jour dans son bureau la visite du Père :

     

     

     

    - « Alors Saint Pierre, tout se passe bien?

     

    • Oui mon Dieu ! Je fais très attention et tous ceux qui entrent ici le méritent !

    • Bien...voyons le registre !

     

     

     

    Le Père ouvre le registre de Saint Pierre, l'examine, fronce les sourcils et se retourne vers Saint Pierre :

     

    • Mais ça ne va pas... Tu as laissé entrer des gens qui ne méritaient pas d'enter au Paradis !

     

     

     

    Le pauvre Saint Pierre ne reconnaît même pas les noms que le Père pointe sur le registre, il n'y comprend rien ! La semaine suivante, il redouble de vigilance...peine perdue : beaucoup d'âmes sont entrées qu'il n'a pas vu passer... pierre, affligé, sent alors une main se poser sur son épaule, c'est Jésus, qui lui murmure :

     

    • Tu n'as pas encore compris ? Viens avec moi Pierre...

      Après quelques minutes de marche, ils atteignent le mur de l'enceinte du Paradis...

      La vierge est là, assise sur le haut du mur, elle tend son chapelet de l'autre côté et remonte une à une les âmes qui s'y accrochent...

      C'est de cette manière que tant d'âmes ont trouvé le chemin du Paradis !

     

     


    14 commentaires
  •  

     

     



     

    « Ève par sa désobéissance, fit le nœud du malheur pour l'humanité; alors que par son obéissance, Marie le dénoua »

     

    (Saint Irénée).

     

     

     

    La Vierge aux rubans...

    La vierge aux Rubans

     

    Johan Melchior Schmitter

     

    Inspiré par la méditation de Saint Irénée, ce peintre marial bavarois inconnu a peint ce tableau où l'on voit la Sainte Vierge défaisant les nœuds dans nos vies. 

     

     

     



     

    Vénérée depuis 1700 dans l’église bavaroise Saint Peter am Perlach, cette peinture à l’huile a été baptisée « Marie qui défait les nœuds » par la dévotion populaire.

     

    La Vierge est figurée sous les traits de la Femme de l’Apocalypse, revêtue de soleil, la lune sous ses pieds et couronnée de douze étoiles. Enveloppée de toutes parts de la lumière éternelle, feu émanant de la colombe de l’Esprit, elle est le « signe grandiose » suspendue entre  Ciel et terre, médiatrice entre le Christ et l’Eglise.

     

    Son manteau bleu, agité par le « souffle » de Dieu, est le vêtement de gloire de la Reine des Cieux, Mère  des Douze et de l’Eglise. La multitude des anges s’émerveille de sa beauté délicate et de sa puissance redoutable. Car Marie, « terrible comme une armée rangée en bataille » (Ct6, 3), foule au aux pieds l’antique serpent, versatile comme la lune.

     

    A cette vision traditionnelle de Saint Jean, s’ajoute un élément original : la Vierge s’attelle avec amour et patience, à dénouer les nœuds serrés et complexes d’un ruban de vie qu’un ange lui présente à sa gauche et qu’un autre à sa droite, reçoit libéré de toutes entraves. Sans ses mains maternelles, véritables « globes d’or » (Ct5, 14), pas un seul nœud ne peut être défait. Le visage de l’ange agenouillé aux pieds de la Madone révèle ce pouvoir marial de faire toutes choses nouvelles.

     

    Plongée dans l’obscurité de la terre, la partie inférieure du tableau met en scène les fruits d’une grande confiance en la divine providence. Elle représente Tobie, personnage de l’Ancien Testament, guidé par l’archange Raphaël jusqu’à une église blottie au sommet d’une montagne. Là, Sara, enfin libérée du démon qui tuait ses fiancés, l’attend pour le recevoir comme époux. Marie murmure sans cesse les paroles de l’archange : «Aie confiance, Dieu ne tardera pas à te guérir. Aie confiance (Tb5, 11).

     



     



     

    Un peu de douceur aujourd'hui, avec ce splendide tableau, après le carnage de Nice, nous en avons besoin, en espérant que la Vierge dénouera les nœuds qui attachent tous ces malades !

     



     

    Liviaaugustae

     

     

     


    12 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique