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    Je souhaite une bonne fête à tous les papas en compagnie du plus merveilleux papa !

     

    « Il fait si doux

     

    Quand ton sourire

     

    Eclaire tout

     

    Sous notre toit »

     

    Maurice Carême

     

     

     

     

     

     

     

    « Parle Seigneur, ton serviteur écoute.

     

    Je le suis, je veux l'être, et marcher dans ta route et les jours et les nuits. »

     

    Pierre Corneille

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    L'Apparition de l'ange à saint Joseph

     

    (conservé au Musée des Beaux Arts de Nantes)

     

     

     

    L'Apparition de l'ange à saint Joseph, est contemporaine des nocturnes les plus célèbres de Georges de La Tour. En 1645, le peintre a dépassé la cinquantaine et vient de rentrer dans sa ville de Lunéville, en ruine après l'atroce guerre de Lorraine. La flemme dans la nuit, cachée au regard du spectateur, représente, en 1645 comme aujourd'hui, l'espérance chrétienne au cœur de l'épreuve (les deuils ont jalonnés la vie du peintre)

     

    Avec ce tableau, Georges de La Tour a peint l'un de ses plus parfaits clairs-obscurs. Un contraste oppose et unit l'enfant qui tient le rôle de l'ange – même s'il n'a pas d'aile, chacun comprend qu'il est un ange : l'enfant est brillamment éclairé par la flamme au centre, mais cachée, alors que le vieil homme, en l'occurrence saint Joseph, reste dans la pénombre, accablé de sommeil et de chagrin. L'enfant, très grave, déploie en une gracieuse arabesque sa main qui explique et persuade avec assurance : il sait ce que le patriarche ignore encore, il lui apporte la certitude, la vertu de force et de réconfort. La Tour aime souligner ce paradoxe de l'enfance qui apporte la révélation à la vieillesse.

     

    Lequel des songes de saint Joseph est représenté ici ? Aucune indication n'étant donnée, c'est au spectateur de choisir : Mathieu 1, 19-24 (« Prends chez toi Marie, ton épouse »), ou Mathieu2, 13-15 (« Prends l'Enfant et sa mère et fuis en Egypte »), ou Mathieu 2, 19-21 (« Prends l'Enfant et sa mère et reviens au pays d'Israël »). La disponibilité de Joseph à la volonté de Dieu est marquée par sa main près de l'oreille : bien qu'assoupi, il écoute la Parole.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    La main de l'ange qui explique et rassure, représente la grâce divine qui vient au secours du croyant dans la nuit et le doute.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    La dévotion à saint Joseph se développe au XVIIe siècle. De nombreux tableaux représentent celui qui fut si proche de Jésus.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    La foi et l'obéissance de saint Joseph sont soulignées par la Bible ouverte sur ses genoux, un doigt marquant la page.

     

     

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

     

     

     

     


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    La Pentecôte c'était le 4 juin, mais je n'ai pu éditer ce joli tableau dimanche dernier pour cause de panne d'internet.

     

     

     

     

     

    « Ô Lumière bienheureuse, viens remplir jusqu'à l'intime le cœur de tous tes fidèles. »

     

    Hymne Veni Sancte Spiritus

     

     

    REgard sur l'art chrétien...

    La Pentecôte

     

     

     

    Marie, les Douze et quelques saintes femmes sont ici réunis au Cénacle et reçoivent le Saint-Esprit comme des langues de feu. Les visages, bien que graves, reflètent une joie profonde initiée par Marie. Ils lèvent lles mains pour prier et recevoir l'Esprit, mais visuellement, Marie semble les entraîner dans une farandole joyeuse.

     

    La présence ou l'absence de Marie à la Pentecôte n'est pas mentionnée dans les actes des Apôtres. Dans l'art catholique, elle est figurée environ une fois sur deux à la Pentecôte. Jamais dans l'art orthodoxe. Au contraire, les chrétiens d'Egypte, (icônes coptes), la mettent au centre de la Pentecôte.

     

     

     

    Engagé dans le Renouveau charismatique, François de Boissoudy renouvelle d'une manière convaincante l'iconographie chrétienne. Il innove avec liberté tout en restant entièrement fidèle à l'Evangile.

     

    Après avoir peint en couleurs, il a inauguré depuis quatre ans un style très spécial, le lavis d'encre sur papier, qui renonce à la couleur pour ne travailler qu'avec la lumière, symbole du Christ venu dans notre monde. En noir et blanc, avec des tons sépia et de légers éclats de rose, pourpre, bleu ou vert, à peine perceptibles mais qui font pétiller les œuvres. « La lumière est le signe de la présence divine. Je l'utilise pour exprimer l'effusion de l'Esprit , cette vie nouvelle que Jésus transmet à ses disciples. » dit-il.

     

     

    REgard sur l'art chrétien...

    Marie est toujours extrêmement juvénile chez Boissoudy, même trente trois ans après la naissance de Jésus. C'est elle ici qui semble entraîner tous les autres.

     

     

    REgard sur l'art chrétien...

    La gravité des visages après la disparition à leurs yeux de Jésus lors de l'Ascension, laisse peu de place à la joie procurée par l'Esprit-Saint.

     

     

    REgard sur l'art chrétien...

    Les langues de feu sont le signe dans l'iconographie chrétienne de la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres, et de la présence depuis la Pentecôte dans le monde.

     

     

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

     

     

     

     


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    « Tandis qu'Il les bénissait, Il se sépara d'eux et fut emporté au Ciel. »

     

    Luc 24,51

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    L'Ascension macédonienne

     

     

     

    La Macédoine – petit pays où naquit Mère Thérésa – est peu connue des français et pourtant riche d'une prestigieuse culture orthodoxe. Le petites églises de monastères recèlent de somptueuses iconostase sculptées et des fresques byzantines de toutes beauté.

     

     

     

    Ohrid, au bord d'un lac, fut le siège d'un archevêché au Moyen Age dès le Ixe siècle, et posséda un séminaire orthodoxe jusqu'au XVIIIe siècle. Pour ses nombreuses églises , elle est surnommée « la Jérusalem des Balkans ». Une légende veut qu'elle en compte trois cent soixante cinq, en tout cas cinq sont remarquables.

     

    La plus belle est la cathédrale Sainte-Sophie, dont la fresque de l'Ascension du Christ fut peinte vers 1050 par un artiste anonyme, et orne la voûte en berceau plein cintre (arrondie). Cette cathédrale est le siège du patriarcat orthodoxe de Macédoine. Les fresques avaient été badigeonnées par les Turcs, car l'église étaient transformée en mosquée, elles n'ont été découvertes qu'au Xxe siècle, quand elle fut rendue au culte chrétien en 1912, puis restaurée en 1950.

     

    L'Ascension est souvent représentée sur une coupole ou une voûte. Ici, les teintes bleues et vert, avec un peu de rose saumon et d'or, forment un ensemble harmonieux. Le bleu évoque le firmament (le ciel que l'on voit), où le Christ va disparaître pour rejoindre l'empyrée (le Ciel invisible du paradis). Il y est emporté par quatre anges dans un disque de lumière. De chaque côté, un ange montre le Christ élevé aux cieux, à gauche à la Vierge Marie, à saint Pierre, saint Paul et saint Jean et aux trois Apôtres, à droite aux sept autres, dont (Mathias).

     

    Regard sur l'art chrétien...

     

    Le Christ s'élève emporté par les anges et figure en majesté. Il tient un rouleau de papyrus (un volume en forme de livre dans l'Antiquité), car Il est le Verbe de Dieu.

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Marie,en tant que Mère de Dieu, bénéficie d'une petite estrade spéciale ; Pierre et Paul lèvent les mains vers le Christ, en un geste de prière.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    A gauche, les Apôtres qui regardent une dernière fois Jésus, sont au pied de palmiers, qui dans les Psaumes symbolisent les Justes (les saints de la Nouvelle Alliance).

     

     

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    « Crée en moi un cœur pur, Ô mon Dieu »

     

    Psaume 50

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    La conversion de Marie Madeleine

     

     

     

    C'est en 1615, à l'âge de 22 ans, que la grande artiste romaine Artemisia Gentileschi peignit Marie Madeleine pénitente au palais Pitti, Galerie Palatine à Florence. Moins célèbre que Georges de La Tour sur le même sujet quelques années plus tard, cette œuvre est néanmoins d'une grande force.

     

     

     

    Artemisia, fille du peintre Orazio Gentileschi, est l'une des plus talentueuses femmes peintres de son siècle, à Rome puis à Naples. Ce tableau rappelle ses propres traits, comme ceux de ses autres personnages féminins. Sa prédilection pour les femmes fortes moralement est due à son histoire personnelle : adolescente, elle fut violée à plusieurs reprises par un peintre collaborateur de son père.

     

    Nous savons aujourd'hui que Marie, la sœur de Lazare, n'était ni une pécheresse ni Marie de Magdala. Cependant, à l'époque, on croyait qu'il s'agissait de la même personne. Le culte de Marie Madeleine s'est amplifié au XVIIIe siècle. Les artistes représentent moins le repas chez Simon, comme au Moyen-Âge, mais plutôt sa conversion : chacun peut changer de vie et se tourner vers le Dieu. Maie Madeleine, et saint Joseph, furent les deux saints préférés du XVIIIe siècle.

     

    La dame qui possédait ce tableau pouvait s'identifier à la sainte et se convertir en centrant sa vie sur le Christ.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    La main droite de Marie Madeleine est posée sur son cœur, pour montrer que l'amour du Christ transfigure sa vie.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Sa main gauche repousse le luxueux miroir, symbole d'une vie pécheresse ou tout au moins frivole, geste qui témoigne de son choix de suivre le Christ.

     

    Regard sur l'art chrétien...

     

    Sur le bois de la chaise, Artemisia à fièrement signé son tableau. A l'époque, il n'était pas évident pour une femme d'atteindre le succès et la notoriété qu'elle a connus.

     

     

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    « Ô Christ tu es descendu aux enfers pour délivrer les justes. »

     

    Laudes du samedi Saint

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    La descente du Christ aux enfers

     

     

     

    Le bienheureux Fra Angelico, peignit les fresques de chaque cellule de son couvent San Marco à Florence entre 1438 et1450. Chaque fresque forme une triade avec les cellules voisines, qui figure l'Incarnation, la Résurrection, et La Passion, ou encore les mystères joyeux, douloureux et glorieux selon la spiritualité dominicaine du rosaire. On remarque aussi qu'apparaît sur toutes, un espace voûté avec une ouverture arrondie, symbole de la vie spirituelle.

     

     

     

    Le Descente du Christ aux enfers est l'une de ces célèbres fresques. Environné de lumière, le Christ ressuscité, porteur de l'étendard de la croix, arrache la porte des enfers et vient libérer du pouvoir de la mort les Justes de l'Ancienne Loi.

     

    Il prend Adam – extrêmement âgé avec une longue barbe blanche – par la main et l'on reconnaît derrière celui-ci Jean Baptiste (barbe brune), Daniel (jeune et blond) au centre Abraham (âgé, derrière lui).

     

    Tous portent des auréoles dorées comme les saints du Nouveau Testament. Ils s'engouffrent avec empressement vers la lumière et la sortie à la rencontre du Christ, dans la joie d'être libérés de l'emprise de la mort. Cet empire va s'écrouler : la caverne et le sol se fissurent.

     

    Cette représentation s'appelle en iconographie l'Anastasis, qui veut dire Résurrection en grec. Elle fut pendant des siècles (jusqu'à la fin du XIVe siècle) la seule représentation que l'on s'autorisait de la Résurrection, même en Occident. L'art orthodoxe l'a conservée et montre rarement le Christ sortant du tombeau.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Barbe et chevelure brunes, Jean Baptiste, le précurseur du Messie, s'avance mains jointes à la rencontre de son cousin Jésus, avec les Patriarches et les Prophètes.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Des démons effrayés (à gauche) par l'irruption du Christ dans leur antre, se réfugient dans « l'arrière boutique ». Ils sont hideux, mai pas trop effrayants, car le Christ est vainqueur du mal.

     

     

    Regard sur l'art chrétien...

    Avec humour, le peintre montre un diable aplati sous la porte en fer qu'il était chargé de garder, et dont le Christ, en entrant, a arraché les gonds – symbole de sa victoire sur la mort.

     

     

     

    Marie-Gabrielle Leblanc

     

     

     

     

     


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