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    « Nul n'est plus esclave que celui qui se croit libre sans l'être. »

     

    Goethe

     

     

    Une très relative liberté...

    Alexandre Soljenitsyne (1998)

     

     

     

     

     

    « Il existe peut-être une liberté sans limite pour la presse, mais certainement pas pour le lecteur : les journaux ne font que transmettre avec énergie et emphase toutes les opinions qui ne vont pas trop ouvertement contredire le courant dominant... »

     

     

     

    « Le droit des hommes de ne pas savoir, de ne pas voir leur âme divine étouffée sous les ragots, les stupidités vaines... »

     

     

     

    Soljenitsyne

     

     

     

     

     

    Le 8 juin 1978 Alexandre Soljenitsyne disait aux étudiants de l'université de Harvard:

     


    « Non, je ne peux pas recommander votre société comme idéal pour transformation de la nôtre. (…) Nous avions placé trop d’espoirs dans les transformations politico-sociales, et il se révèle qu’on nous enlève ce que nous avons de plus précieux : notre vie intérieure. À l’Est, c’est la foire du Parti qui la foule aux pieds, à l’Ouest la foire du commerce ! Ce qui est effrayant, ce n’est même pas le fait du monde éclaté, c’est que les principaux morceaux en soient atteints d’une maladie analogue. »

     

    Soljenitsyne

     

     

    Une très relative liberté...

    Le déclin du courage : discours à Harvard en 1978

     

    (Ce livre a été réédité, et coûte seulement 9.90€, je l'ai littéralement dévoré.)

     

     

     

    Expulsé d'URSS, Soljenitsyne, déjà meurtri par le pilonnage des liberté, avait été stupéfié par la soi-disant liberté à l'Ouest, il découvrit : un matérialisme envahissant, une ivresse des droits individuels ignorant des devoirs de l'homme, farouchement hostile à la vie intérieure et à la transcendance et fonctionnant donc comme une sorte de prison.

     

    Ce discours de 1978 n'est-il pas taillé pour 2016 !

     

     

     

    Nous pouvons constater, comme nous l'explique Marie-Joëlle Guillaume (une journaliste que j'apprécie énormément) :

     

    « une insignifiance grandissante dans ces combats de nains politiques aux soucis minuscules :

     

    • une invasion de people 

    • des plateaux télévisés pleins d'invectives 

    • des emballements médiatiques pour X. ou Y.

    • ou tel mouvement contestataire gonflé comme une bulle...

     

    Avec des figures imposées : Antiracisme cuisiné à l'idéologie...oubliant l'âme de la France ! »

     

    Le discours de Harvard s'achevait sur l'exigence d'un « embrasement spirituel » pour prendre de la hauteur ! 

     

     

     

    Et pourtant, rien de nouveau sous le soleil, depuis ce discours !

     

    Nous sommes toujours au plancher, plutôt couché que debout, sous la menace des terroristes dont les médias parlent en boucle, ce qui leur donne une grande notoriété qui en fait des stars !

     

    Et c'est sûrement ce qu'ils recherchent !

     

    Liviaaugustae

     

     

     


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    « Un livre est une fenêtre par laquelle on s'évade »

     

    Julien Green

     

     

     

    Au début de la vie...

    Augusta faisant la lecture à sa fille

     

    Mary Cassatt

     

     

     

     

     

     

     

    « Au début on ne lit pas. Au lever de la vie, à l'aurore des yeux. On avale la vie par la bouche, par les mains, mais on ne tache pas encore ses yeux avec de l'encre. Aux principes de la vie, aux sources premières, aux ruisselets de l'enfance on ne lit pas, on n'a pas l'idée de lire, de claquer derrière soi la page d'un livre, la porte d'une phrase. Non c'est plus simple au début. Plus fou peut-être. On est séparé de rien, par rien. On est dans un continent sans limites et ce continent, c'est vous, soi-même. Au début il y a les terres immenses du jeu, les grandes prairies de l'invention, les fleuves des premiers pas, et partout l'océan de la mère, les vagues battantes de la voix maternelle. Tout cela est en vous, sans rupture, sans déchirure. Un espace infini, mesurable. Pas de livre là-dedans. Pas de place pour une lecture. D'ailleurs les enfants ne supportent pas de voir leur mère en train de lire. Ils lui arrachent le livre des mains, réclament une présence entière, et non pas cette présence incertaine, corrompue par le songe. La lecture entre bien plus tard dans l'enfance. […]

     

     

     

     

     

    […] C'est un mystère la lecture. Comment on y parvient, on ne sait pas. Un jour on reconnaît le mot sur la page, on le dit à voix haute, et c'est un bout de Dieu qui s'en va, une première fracture du paradis. On continue avec le mot suivant, et l'univers qui faisait un tout ne fait plus rien que des phrases, des terres perdue dans le blanc de la page. […]

     

     

     

    Parfois il se passe quelque chose, pour quelques-uns, moins nombreux. Ceux-là sont les lecteurs. Ils commencent leur carrière à l'âge où les autres abandonnent : vers huit neuf ans. Ils se lancent dans la lecture et bientôt n'en finissent plus, découvrent avec joie que c'est sans fin... Ils liront jusqu'au soir de leur vie en s'en tenant toujours là, au bord de la première découverte […]

     

     

     

    Christian Bobin (Extrait de : La petite robe de fête)

     

     

     

     

     

     

     

    Les premiers pas en lecture, guidés par Christian Bobin.

     

    Si vous êtes des lecteurs assidus, ce dont je ne doute pas, car le plaisir d'écrire accompagne toujours le plaisir de lire, vous aimerez ce livre !

     

    Liviaaugustae

     

     


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    Le principe d'Archimède :

     

     

     

    « Tout corps plongé dans un fluide reçoit de la part de celui-ci une poussée verticale, dirigée de bas en haut, égale au poids du volume de fluide déplacé. »

     

     

     

     

     

    Ci-dessous de beau corps plongés dans un non moins beau fluide...

     

     

     

    Une coutume favorite (1909)

     

    Laurence Alma Tadema

     

     

     

     

     

     

     

    Eurêka !

     

    « J'ai trouve ! Est un exclamation marquant le moment d'une découverte ou d'une idée de génie. »

     

     

     

    Le mot « eurêka » a pénétré la langue français à travers une longue histoire qui est raconté à propos du philosophe et mathématicien Archimède.

     

    Et selon cette histoire, Archimède cherchait un moyen de mesurer le volume d'objets irrégulier parce que le roi Hieron de Syracuse suspectait son forgeron de rajouter secrètement, du métal ordinaire à sa nouvelle couronne en or.

     

    L'idée frappa Archimède lorsqu'il remarqua que le niveau de l'eau de son bain montait quand il y pénétrait,et descendait quand il en sortait. Le volume d'eau déplacé correspondait exactement au volume de quiconque, ou de quoi que ce soit, entrait dans le bain.

     

    Quand Archimède eut cette révélation , il s'exclama « heureka ! » (ce qui veut dire en grec ancien : « J'ai trouvé ! », il sauta hors de son bain et courut, nu et trempé, à travers les rues de la ville.

     

    En mettant la couronne suspecte dans un seau d'eau, il pouvait obtenir une mesure exacte de son volume, et ainsi du poids qu'elle devait faire si elle était en or massif.

     

    Depuis lors, les savants et les mathématiciens qui font des découvertes suivant l'exemple d'Archimède s'écrient : « Eurêka !» , mais ils ne courent heureusement pas nus dans les rues des villes !

     


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    Jouer de la lyre pendant que Rome brûle

     

    Se laisser aller et négliger ses responsabilités...

     

     

     

     

     

    Être empereur de Rome n'était pas une tâche facile. Il fallait faire face aux menaces constantes :

     

    • mutineries des légions

    • invasions barbares

    • assassins embusqués

     

     

     

    Il n'est pas surprenant, de ce fait, que certains empereurs aient laissé la pression leur monter à la tête.

     

    - Domitien, fit construire son palais avec des pierres de lune réfléchissantes afin de pouvoir guetter les mouvements des gens dans son dos ;

     

    - Caligula, accorda le rang de sénateur à son cheval favori ;

     

    - Tibère, qui est censé avoir tué un homme en le faisant frotter à mort avec un poison.

     

    Le plus célèbre des mauvais empereurs reste Néron, dont l'habitude d'utiliser les chrétiens enflammés pour éclairer son jardin en fit l'un des premiers prétendants au titre d'antéchrist.

     

     

     

    Le goût des mots...

    Les torches de Néron (1876)

     

    Henryk Siemiradzki

     

     

     

    Comme Hitler, Néron croyait avoir un talent artistique et aimait soumettre ses courtisans à des récitations interminables de mauvaises poésies qu'il avait écrites et qu'il accompagnait à la lyre.

     

    Un jour, on rapporta à l'empereur que l'aristocrate Pétrone avait récité certains de ses vers décrivant un orage pendant qu'il était dans les toilettes publiques. Pétrone reçut aussitôt une lettre de l'empereur l'invitant à se suicider.

     

    Mais la catastrophe la plus sérieuse du règne de Néron fut le grand incendie de Rome en 64 après J.C., pour lequel il fut unanimement, bien qu'injustement, blâmé.

     

     

     

    Le goût des mots...

     

    L'incendie de Rome

     

    (reconstitué dans le film : Quo vadis)

     

     

     

     

     

    Suétone écrivit que : Néron avait déclenché lui-même le feu, pour obéir à une pulsion démente, et qu'il avait assisté à sa progression depuis une tour sur l'Esquilin en chantant et en jouant de la lyre – d'où l'expression moderne : « jouer de la lyre pendant que Rome brûle ».

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Néron, faisait attacher des chrétiens à des piques, les faisait entourer d'étoupe et on y mettait le feu, pour éclairer ses réceptions, on appela ces épisodes les « torches de Néron ».

     

    Mais on on sait aujourd'hui que Néron n 'a pas ordonné d'allumé le feu à Rome, mais que du haut d'une tour de l'Esquilin, il chanta des poèmes écrits par lui en s'accompagnant de sa lyre. Et après l'incendie, il fit reconstruire la ville magnifiquement.

     

    Et le temps passa...mais l'homme ne changea pas !

     

    Car ne voyons-nous pas aujourd'hui nos politiques : « jouer de la lyre pendant que la France brûle » ?

     

     

     

    Liviaaugustae

     

     

     


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    Avoir un nez de Cléopâtre

     

     

     

    « Un petit détail qui a un énorme effet sur les événements à venir »

     

     

     

    Une histoire de nez...

    Buste de Cléopâtre VII , provenant de la Via Appia

     

    40-30 avant J.C.

     

     

     

     

     

     

     

    Cléopâtre était une reine greco/égyptienne, et la dernière personne a régner comme pharaon, avant que l'Egypte ne devienne une province romaine en 30 avant J.C. Quand Cléopâtre accéda au trône, la puissance de l'Egypte était sur le déclin, et les frontières de l'Empire romain s'étendaient, se rapprochant chaque année.

     

    Lorsque Jules César arriva en Egypte en 48 avant J.C., la jeune Cléopâtre ne s'épargna aucun effort pour se rapprocher du puissant général. Le biographe Plutarque raconte comment la reine s'est laissé enrouler dans un tapis qui fut ensuite livré à César comme présent. Rapidement, les deux chefs étaient devenus amants, et Cléopâtre se voyait déjà régner sur le monde romain.

     

    L'assassina de Jules César, quatre ans plus tard, mis fin à ses rêves, mais loin d'être découragée, Cléopâtre séduisit le meilleur ami de Jules César, Marc Antoine.

     

    Cette fois, elle avait choisi le mauvais cheval.

     

    Antoine et Cléopâtre menèrent une flotte commune contre Octave qui deviendra l'empereur Auguste, à la bataille d'Actium, où ils furent battus.Il est dit que la reine défaite s'ôta la vie en s'exposant à la morsure d'un aspic.

     

    En séduisant Antoine et l'encourageant à affronter Octave, Cléopâtre a eu un impact énorme sur l'histoire du monde occidental.

     

    Cela mena le philosophe Blaise Pascal à remarquer que : « Si seulement Cléopâtre avait eu un nez plus court, la face du monde en aurait été changé. »

     

     


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