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    C'est un des livres que j'ai reçus pour mon anniversaire, j'ai aimé les deux histoires qui s'enchevêtrent : celle d'Ada qui se passe à Venise au XVIIIe siècle et celle de lionella qui se passe en Belgique de nos jours.

     

    On voyage entre Venise et Seraing, et le présent s'entrelace avec le passé.

     

    Liviaaugustae

     

     

    Littérature...

     

    Résumé :

     

    Deux jeunes filles réunies à travers les siècles par une mystérieuse partition.

     

    Deux cœurs passionnés de musique et de liberté.

     

    Une ville. Venise du temps de Vivaldi et Venise aujourd'hui

     

     

     

    Quelques extraits :

     

     

     

    « Nous étions revêtues de robes blanches avec un joli décolleté et coiffée d'une fleur sur l'oreille. L'abbé Vivaldi nous fit entrer en silence dans la galerie, derrière la grille dorée infiniment suggestive où les auditeurs nous devinaient plus qu'ils ne nous voyaient...

     

     Les premières mesures du largo, ce mouvement lent où la sonorité du violoncelle se détache sur l'accompagnement, se devait d'illustrer la perfection de son art. L'ampleur du spectre sonore qui se répandait dans l'église valorisait chaque note et permettait de simplifier à l'extrême la phrase musicale... »

     

     

     

    « Les Saisons sont un livre du temps plein d'émois, une peinture de sentiments....

     

    Le printemps première des Quatre Saisons, est plein de promesses.

     

    C'est l'hymne d'un grand coloriste avec sa grâce folâtre, ses bergers, ses nuages, ses chants d'oiseaux, le murmure du vent ou de l'onde, des herbes qui frissonnent. Ses certitudes de bonheur en attente. »

     

     

     

    « Le son était limpide même dans les graves ; elle pouvait donc jouer et moduler les inflexions à sa guise : du timbre sombre d'une voix d'alto lyrique jusqu'à la soprano colorature...

     

    Chaque note se détachait avec une grande facilité... Une gamme d'une ampleur fabuleuse. Elle était comme un peintre qui aurait réalisé sa vie durant, des tableaux en noir et blanc et qui, tout à coup, trouverait sur sa palette les couleurs les plus éclatantes et les plus subtiles... »

     

     


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    C'est en lisant cette nouvelle aberrante dans une de mes revues que j'ai eu l'idée d'écrire cet article :

     

    « Une grande maison, suivant à la lettre la langue française à parlé « d'auteur et non d'auteure », bien entendu « l'auteure » en question intente un procès à ladite maison pour discrimination, et comme les magistrats aujourd'hui, ne jugent plus en leur âme et conscience, mais d'après leur sensibilité politique qui bien évidemment est de gauche, cette foldingue aura sans doute gain de cause, cette grande « auteure » en profite pour se faire un bas de laine,.

     

    Alors que l'on nous casse les pieds, et bourre le mou, avec le « masculin-féminin », (le masculin étant mal vue aujourd'hui), que la guerre des sexes fait rage et que l'on veut même changer l'orthographe et le sens des mots...n'en déplaisent à ces femelles enragées et à ces « politiquement corrects » qui ne maîtrisent pas bien le français, il existe des mots qui ont déjà franchit le pas et qui se rient du masculin-féminin !

     

    Ces mots sont transsexuels, et vont de ci de là comme bon leur semble, mais personne n'en parle de ses mots-là sauf Monsieur Chifflet, (je me régale en lisant ses bouquins, pleins de légèreté, de bonne humeur, de culture et de savoir) !

     

    Je vous offre ci-dessous quelques petits exemples retenus par lui.

     

    Liviaaugustae

     

     

     

    Le sexe des mots...

    (image internet)

     

     

     

     

     

     

     

    Les mots transsexuels...

     

     

     

    • La cartouche atteignit le cartouche (ornement sculpté)

    • La crêpe tomba sur le crêpe (étoffe) de sa jupe

    • La doris (mollusque) s'accrocha au doris (embarcation)

    • L'enseigne (officier de marine) chercha la vieille enseigne (indication de magasin)

    • La carpe lui mordit le carpe (os du bras)

    • Le berce (petit oiseau) est perche sur le berce (plante)

    • IL ne vit pas le petit ombre (poisson) qui était dans l'ombre

    • Le coche (voiture) a renversé la coche (truie)

    • Le jeune aune (arbre) mesure une aune

    • Le drille ( joyeux luron) prit la drille (outil à forer) en main

    • La foudre tomba sur le foudre (tonneau)

    • Faites un geste imprimez ma geste ( poème épique) demanda le poète

    • Comme le bateau prenait de la gîte il chercha un gîte

    • Ce vieux barbe (cheval) à de la barbe

     

     


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    Le goût des mots...

     

    (image internet)

     



     



     

    Fier comme Artaban

     

    (c'est une locution proverbiale synonyme de « fierté poussée  à l'extrême » et souvent ridicule.)

     



     

    Cette expression est d'origine littéraire.

     

    Artaban est ici un personnage important d'un roman, une épopée historique (12 volumes), intitulé « Cléopâtre » écrit par Gautier de la Calprenède au milieu de XVIIe siècle.

     

    Du succès de ce roman à l'époque n'est resté que la fierté et l'arrogance de son personnage, la sonorité de son nom ayant probablement aidé à la conservation.

     



     



     



     

    Un mot sur l'auteur

     

     

     

    Le goût des mots...

     

    Gautier de Costes, Sieur de la Calprenède, de Toulgou et de Vatimény, né au château de Tougou à Salignac (communément appelé la Calprenède) en 1609 et mort au Grand Andely en octobre 1663, est un romancier et un dramaturge français.

     



     

    Madame de Sévigné écrivait à sa filles : « Cléopâtre va son train, sans empressement toutefois ; c'est aux heures perdues. C'est ordinaire sur cette lecture que je m'endors. Le caractère m'en plaît beaucoup plus que le style. Pour les sentiments, j'avoue qu'ils me plaisent et qu'ils font d'une perfection qui remplit mon idée sur la belle âme. Vous savez aussi que je ne hais pas les grands coups d'épée. »

     

    Et tout en blâmant leur exagération, Boileau rendit, en quelque sorte, justice des sentiments de la Calprenède à propos de ce roman :

     

    « Souvent, sans y penser, un écrivain qui s'aime

     

    Forme tous ses héros semblable a lui-même

     

    Tout a l'humeur gasconne en auteur gascon

     

    Calprenède et Juba parlent du même ton.

     

    (L'Art poétique)

     

    En mars 1663, La Calprenède fut grièvement blessé et défiguré par l'explosion d'un fusil avec lequel il s'amusait dit-on, à donner des preuves de son adresse au tir. Dans sa « Muse historique », du 31 mars 1663, Jean Loret parle de l'accident qui lui est arrivé :

     

    L'illustre de la Calprenède ,

     

    Dont l'excellent esprit possède

     

    Des talents rares et charmants

     

    Pour les vers et pour les romans,

     

    Et qui d'ailleurs est fort brave homme,

     

    Ou plutôt brave gentilhomme ,

     

    Ces jours passés, en un cadeau

     

    Contenant maint objet fort beau,

     

    Voulut par un coup de justesse

     

    Montrer aux Dames son adresse.

     

    Mais, soit que le canon

     

    De son fusil crevât ou non

     

    (L'on ne m'a pas dit bien la chose)

     

    Qui s'enflamma, qui s'emporta,

     

    Droit au visage lui sauta...

     

    La Calprenède survécut six mois à cet accident, mais celui-ci fut suivit d'un plus grave encore et plus fâcheux.

     

    Dans sa gazette du 20 octobre, Loret relate la mort de la Calprenède, revenant de Normandie, où sa femme possédait de belles terres, lorsque son cheval fit un faux pas ; La Calprenède le releva trop vivement et en reçut un coup de tête dont il mourut peu de jours après, chez des amis où on l'avait transporté.

     

     

    (texte et image wikipédia)

     



     

     

     

    Je découvre aujourd'hui, ce Monsieur de La Calprenède, qui nous laissa cette locution que nous employons souvent : « Fier comme Aratban !

     

    Liviaaugstae

     

     


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    « Dès que je ne tiens pas un livre...il me prend un ennui terrible. »

     

    Gustave Flaubert

     

     

     

    J'avais complètement oublié ce livre, que j'ai retrouvé en mettant de l'ordre dans ma bibliothèque qui en avait grand besoin.

     

    J'ai lu ce livre en juin 2017, période où il a fait si chaud, commencé le matin, je l'ai terminé vers trois heures du matin, il faut dire que je ne dormais pas très bien à cause de la chaleur, ce livre m'a permis de parcourir les heures d'insomnies avec moins de mal !

     

    Ceux qui aime les polards seront scotchés comme je l'ai été ! Une enquête menée tambour battant.

     

    Une femme a disparue, son fiancé avec l'aide d'un ami policier en retraite va partir à sa recherche...

     

    On part de Nice, puis on passe par Paris, pour s'envoler vers New-York, après être passé par Nancy...

     

    Une course poursuite haletante, dans laquelle excelle Guillaume Musso.

     

    Liviaaugustae

     

     

    Le temps d'une lecture...

     

     

     

    Extrait :

     

    « Posée sur une étagère rustique, un cadre minimaliste affichait un clichée de Florence Gallo et d'Alan Bridges main dans la main à Battery Park. C'était la seule photo de la pièce...

     

    C'était le genre d'image poignante qui me rappelait combien j'avais détesté les appareils photo, ces machines cruelles à créer de la nostalgie. Leur milliers de déclic trompeurs figeaient dans l'instant une spontanéité déjà évaporée. Pis, tels des fusils à double détente ils atteignaient souvent leur cible que des années plus tard, mais touchaient toujours le cœur. Car, dans nombres d'existences, rien n'est plus fort que le passé, l'innocence perdue et les amours enfouies. Rien ne vous remue plus les tripes que le souvenir des occasions manquées et le parfum du bonheur qu'on a laissé filer .[...]

     

     

    Le temps d'une lecture...

    La machine a souvenirs...

     

    (image internet)

     

     

     


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    J'ai terminé durant mes vacances en mars, « Caractériel », le dernier livre écrit par Denis Tillinac.

     

    Bien que le titre soit un peu bizarre, la lecture du livre est très agréable, c'est un écrivain que j'apprécie énormément.

     

    On remonte le temps dans les années d'enfance d'un petit garçon passionné, mais aussi dans la France des années 50/60, où l'on retrouve, pour notre plus grand plaisir ces années de bonheur durant lesquels il faisait bon vivre dans la « doulce France » .

     

    Je n'ai pu m'arrêter je l'ai dévoré en deux jours.

     

    J'ai eu très envie de faire ma valise et partir pour Térilhac... 

     

    Liviaaugustae

     

     

     

     

    « Toujours imaginer sera plus grand que vivre. »

     

    Gaston Bachelard

     

    (C'est la citation que Denis Tillinac a mis en exergue sur la page de garde)

     

     

     

     

     

    « C'est l'histoire d'un cancre qui n'en finissait pas d'imaginer des paradis multicolores pour fuir l'enfer gris de l'école.

     

    C'est l'histoire d'un sale gosse emprisonné dans la camisole d'une sensiblerie maladive.

     

    C'est l'histoire d'un « caractériel » qui a autant désorienté les psys que ses parents et ses copains de classe.

     

    L'enfer, c'était le Paris de Doisneau. Le paradis : les deux villages de ses ancêtres, le chant nocturne des grillons, le rouge vénéneux d'une floraison de coquelicots. L'histoire d'un enfant qui n'était pas fait pour devenir un adulte. »

     

    On retrouve le talent si particulier du romancier Denis Tillinac dans ce portrait d'un môme indiscipliné, prêt à tout sacrifier pour sa liberté . Un môme qui nous est bien familier.

     

     

     

    Quelques extraits :

     

    • « Dès les dernières maisons régnait l'obscurité d'une vraie nuit de campagne, avec les hululements des hiboux, les coassements des grenouilles, les crissements dans les taillis et surtout le concert des grillons, leur mélopée à une seule note, ce grelot tendre , roucoulant, peut-être douloureux, peut-être résigné, qui montait vers le ciel comme un cantique. Par instants l'orchestre respectait une plage de silence, un grillon le rompait soudain, si près de moi qu'il semblait me dire avec une humilité poignante : « Je t'aime ne m'oublie pas. » « Je t'aimerai toujours », lui répondais-je, le cœur à nu, dans ces nuits aux parfums de foin coupé, où apparaissaient des vers luisants sur les bas-côté et où la lune si elle était pleine éclairait les croix du cimetière adossée à un bois de chênes et de bouleaux. Parfois une étoile filante traversait le ciel et j'émettais un vœu, toujours le même : ne pas repartir à Paris. »

    • « Le soir tombait... j'avais envie d'aller voir le soleil s'enfuir derrière un bois à l'autre bout du village. Passé le cimetière, un chemin atteint le sommet d'une colline... Depuis cet endroit se profilent les toits du bourg autour du clocher, et les crêtes bleutées au-delà. Un bleu embué de mauve. L'angélus sonnait. Le vert pâlissant des près, le vert sombre des forêts, les nuages roses duveteux ou d'un gris cendré, le soleil rougeoyant, cette symphonie me chavirait. J'aurai voulu étreindre les arbres ; chaque sauterelle, chaque fleur, chaque brin d'herbe... »

    • « Quand l'été revient, je vais retrouver mes coquelicots aux Escloses. Rien ne m'importe d'avantage, je les contemple religieusement. Leur naturel, leur désinvolture, le miracle de ces pétales d'un rouge velouté encorbellant un cœur noir semblent vouloir me révéler le code secret qui m'ouvrirait les portes du Paradis selon mes goûts et mes couleurs. »

     

     

     

     

     

     

     


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