•  

     

     

     

    Je vous ai parlé de la provenance de l'expression « être sous le joug », aujourd'hui il s'agit de l'expression « Etre sous l'égide » ce qui est beaucoup plus confortable, cela connote une protection, parfois affectueuse, mais toujours constructive.

     

    Liviaaugustae

     

     

     

    « Etre sous l'égide »

     

    C'est être sous la protection de quelqu'un.

     

     

    Le goût des mots...

    Athéna portant l'égide

     

    Copie romaine du Ve siècle avant J.C.

     

     

     

    Dans la mythologie grecque, l'égide était un vêtement mystérieux associé à Zeus et à sa fille Athéna. Elle est représentée parfois comme une sorte de cape.

     

    Elle peut aussi prendre la forme d'un bouclier, ou d'une cuirasse bordée. Certaines sources disent qu'elle est faite à partir d'une peau de chèvre (peut-être la peau de chèvre magique Amalthée) quand d'autres assurent qu'elle est en or pur. Dans les mains d'Athéna, l'égide est un manteau tissé de serpents siffleurs.

     

    Quoi qu'il en soit cette égide était réputée pour être un outil d'une formidable puissance. Zeus pouvait provoquer de violents orages et frapper les hommes de terreur rien qu'en l'agitant.

     

    Athéna la portait dans les batailles pour terrifier ses ennemis. Placé sur le devant de l'égide, on trouvait la tête coupée de Méduse, qui était si horrible à regarder que quiconque la voyait était instantanément changé en pierre.

     

    Etre couvert par l'égide des dieux voulait dire avoir des amis hauts placés.

     

    C'est ce sens de protection, associé à celui de haute autorité qui survit aujourd'hui encore.

     

     


    18 commentaires
  •  

     

     

     

    Je vous invite en balade dans la forêt, pour rêver !

     

    Il n'y a pas de loups, il n'y a que les oiseaux qui chantent et les merveilleuses couleurs de l'automne qui sans se lasser, colore les arbres et les arbustes avec son pinceau magique !

     

    Liviaaugustae

     

    Lappel de la forêt...

     

    « Les arbres n'ont pas attendu le Web pour se mettre e réseau. Ils communiquent par les racines, envoient des nutriments à leurs voisins quand ils sont malades, aident les jeunes pousses à grandir, sont capables de composer un écosystème qui modère les températures et emmagasinent l'eau... »

     

    Comparant les forêts à des communautés humaines, familiales et inter dépendantes, Peter Wohleben va à rebours du maître mot ambiant : autonomie !

     

    A la différence des jardins et des campagnes, la forêt représente la nature brute, non domestiquée par l'homme. Un lieu qui est loin d'être neutre... C'est la forêt des contes où rôde le loup, celle où se perd le Petit Poucet... Elle symbolise le passage initiatique qui permet de grandir en se frottant à un monde qu'on ne maîtrise pas. »

     

    C'est dans le livre de cet auteur, « La vie secrète des arbres » que l'on peut voir ces fantastiques images de forêt. Un très beau livre j'ai pris beaucoup de plaisir à le lire, on est emporté aussi par la beauté des photos, Peter Wolleben nous fait voyager dans ce monde mystérieux et merveilleux de la forêt tout près de chez nous, je regarderai les arbres autrement la prochaine fois que j'irais me balader en forêt...

     

    Lappel de la forêt...

     

    Ce livre merveilleux est en vente partout au prix de 20,90€

     

     

     

     

     

    De l'autre côté de l'Atlantique, dans une autre forêt, balade dans les bayous de Géorgie, pour admirer ce merveilleux coucher de soleil automnal sur les marais d'Okefen !

     

     

    Lappel de la forêt...

    « Les cyprès des marais espèce endémique dans cette région d'Amérique du Nord, qui peuvent atteindre de 15 à 18 mètres de haut poussent dans l'eau, et leurs longues et profondes racines produisent des résurgences, dites respiratoires. Autre caractéristique, leur tronc renflé à la base assure la stabilité de ces arbres posés sur des sols boueux. En automne, leurs feuilles se colorent en orangé  et se reflètent dans l'eau».

     

     

     

     


    14 commentaires
  •  

     

     

    « Etre sous le joug »

     

    Etre soumis à la puissance de quelqu'un ; être forcé à une reddition humiliante.

     

     

     

    L'idée d'être sous le joug, c'est-à-dire être harnaché comme un animal de trait tirant une charrue, était une métaphore très usitée pour jeter un sort dans le monde ancien, et elle se retrouve aussi bien dans la Bible que dans les traditions grecques et romaines.

     

    Cette métaphore a été mise en pratique de manière dramatique et puissante par la tribu des Samnites en Italie en 321 avant J.C.

     

     

     

    « Les romains furent piégés par les Samnites et durent passer sous le joug - sous les fourches caudines.

     

    (image internet)

     

    (En Guadeloupe, j'ai souvent vu ce spectacle au moment de la récolte des cannes à sucre)

     

     

     

    Etre sous le joug de quelqu'un, ou d'un état totalitaire par exemple, c'est loin d'être de la tarte, nous employons parfois cette expression sans trop savoir d'où elle vient et ce qu'elle voulait dire !

     

    Liviaaugustae

     

     


    11 commentaires
  •  

     

     

     

    « La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté. »

     

    François Mauriac

     

     

    Tuseras ma beauté...

    « Tu seras ma beauté, je serai ton esprit »!

     

    C'est ce que Cyrano propose à Christian...

     

     

     

    « Lisa professeur de sport au physique parfait, ne perd pas de temps en grands discours. C'est une femme directe. Et quand elle rencontre, lors d'un salon du livre, Philippe Mermoz, séduisant auteur à succès, elle pressant que sa seule beauté ne suffira pas. Et elle va demander à Irène, une collègue professeur de français, éprise de littérature, d'écrire à sa place quelques lettres pour le charmer. Cette dernière accepte et finalement se prend au jeu et voilà que ses jours monotones, s'en trouvent profondément bouleversés.

     

    La correspondance s'intensifie, devient intime, se prolonge. Mais Lisa en a assez, perdant patience, elle décide d'aller retrouver l'écrivain pour une nuit... »

     

     

     

    Dans ce Cyrano de Bergerac moderne, Gwenaël Robert raconte le destin émouvant d'une femmes dont un échange épistolaire vient bousculer le quotidien.

     

    Une magnifique réflexion sur le pouvoir enchanteur des mots.

     

     

     

    Quelques jolis extraits :

     

    « Sans le savoir, Lisa a réveillé un désir très ancien, tapi en embuscade, à mi-chemin entre le cœur et l'esprit, le rêve d'une correspondance amoureuse, littéraire et désintéressée pour Irène qui a la passion des belles lettres. C'est une passion inavouable, presque honteuse dans un siècle où le langage n'est plus considéré que comme un outil de communication, un canal utilitaire, dépourvu de toute propension à émouvoir. »

     

     

     

    « C'est une délicatesse. La même qu'elle éprouve pour les lettres, la littérature, la langue française, toutes ces choses périssables que le siècle blesse assez pour qu'elle répugne à participer à la curée de son temps.  Une précaution d'antiquaire en somme.»

     

     

     

    « Mais aussi : le plaisir d'une désuétude assumée. Elle se livre sans retenue au bonheur d'user de formules surannées, d'employer des termes oubliés, délogés par les « selfies », « covoiturage », « glamouriser » et autres recycleries », qui se pavanent désormais dans les pages du « Larousse » avec cette assurance un peu vulgaire des parvenus.»

     

     

     

    « La cendre fine du soir tombe sur les feuillages, elle enveloppe dans un parfum d'humus les ramures immobiles et les colonnades des conifères. En contrebas, la Loire s'étire, charriant dans ses méandres sa mélancolie ordinaire. »

     

     

     

    « La langue a le pouvoir de vous redonner la vue. »

     

     

     

     

     

    J'ai dévoré en deux jours cette magnifique et élégante prose, émaillé de citations ; de Cyrano bien sûr, mais de beaucoup d'autres poètes et écrivains.

     

    C'est un régal, on se délecte et on déguste ce roman comme un grand cru et notre belle langue en ressort grandie et embellie s'il le fallait encore, et on vibre avec Irène en déclamant des poèmes !

     

    Quand à Lisa, elle m'a beaucoup énervée c'est le genre cougar et aussi « Sois belle et tais-toi », ne pensant qu'à jouir de l'instant, de l'amour évidemment et de tout le reste... comme c'est la mode aujourd'hui.

     

    On plaint le mari, homme bon, généreux et dévoué, qui ne comprend pas ce qui arrive à sa femme si calme en tant ordinaire. Oui mais voilà, ce n'est pas un temps ordinaire pour elle, et le pauvre homme de mari ne sait que faire pour l'aider !

     

    J'ai eu de la chance en achetant ce livre, car je ne connaissais absolument pas l'auteur, mais le résumé m'a attiré et j'ai été conquise, c'est un premier roman et j'espère que cet auteur en écrira beaucoup d'autres pour notre plus grand plaisir !

     

    Liviaaugustae

     

     


    14 commentaires
  •  

     

    A la fois irréel et humain, cruel et sentimental, L'Homme à l'Hispano est un conte moderne...

     

     

     

    L'homme à l'Hispano...

     

    Entre Côte Basque, Bassin d'Arcachon et Pays de l'Adour, un triangle amoureux aux pointes acérées sert de décor au spectre menaçant du destin.

     

    Georges Dewalter, est emporté dans la spirale du mensonge pour gagner le cœur de la femme qu'il aime. Mais l'Hispano ne fait pas la fortune... Habituée au luxe et à la magie capiteuse des apparences, Stéphane Oswill, mariée par contrainte à un anglais excentrique et inquiétant, se jette aveuglément dans les feux de la passion. D'enivrant, l'engrenage redoutable ne tarde pas à devenir vertigineux, projetant les amants de Biarritz, vers le désastre annoncé.

     

     

     

     

     

    Extraits :

     

    « Devant la terrasse, au bout du jardin, la calme mer de septembre faisait un bruit d'argent avec les cailloux. Le phare proche l'éclairait et sa lumière sur les eaux semblait faire naître des écailles par millions. Dans une villa voisine, un chien, sans raison, aboyait... L'heure avait la beauté éternelle de l'indifférence et, seule dans la splendeur de la nuit, Stéphane chargée de son amour, semblait éphémère et vivante. » […]

     

     

     

    « C'était une bâtisse vigoureuse, jeune encore, car elle n'avait que deux cent ans. Elle n'avait rien perdu de sa solidité et semblait prête à résister aux assauts des jours et des saisons, pendants des siècles encore. Elle était dorée et un peu lépreuse comme si les caresses de tant soleils s'étaient incrustées dans sa pierre et l'avaient marquée. »

     

     

     

    « Stéphane, la veille avait fait prévenir Antoinette de sa visite. Et la vieille femme n'avait pas dormi. Songeant à toutes les choses qu'il fallait préparer pour faire honneur à lady Oswill... Elles avait des truites vivantes du gave voisin, des foies d'oie qu'elle agrémentait d'herbe subtilement parfumées, une variété de légumes du potager et des fruits remplis jusqu'aux noyaux de la richesse de septembre. »

     

     

     

    « Comme le soir s'annonçait, ils firent halte non loin des dunes, sur le sommet desquelles on avait l'impression du désert. Des nuées accourues du large, s'amoncelaient, si proches de la terre qu'elles semblaient risquer des déchirures à la pointe des arbres. De minute en minute, la lumière devenait plus livide et il n'y eut bientôt plus qu'une teinte de plomb sur tout ce que les yeux pouvaient découvrir : l'immédiate forêt, l'océan dont la fureur naissante jetait là-bas ses poudres d'écume, les lèpres sableuses des passes à l'entrée du bassin et le calme insidieux de sa masse liquide, derrière elles. Une sorte de suaire descendait sur la terre, sur les eaux, et, par instant, comme la respiration d'un dieu, une grande haleine tiède et lente circulait entre les pins, qui en devenaient extraordinaires. »

     

    .

     

    A l'amour fou éperdu à chaque page, se joint la poésie de chaque instant : quand on monte à Paris dans l'Hispano, on descend dans le luxe du Ritz, on se promène au bord de la mer ou dans la campagne, on déguste les palombes, les truites et le foie gras sous les lumières des lustres en cristal, dans les salles à manger où la porcelaine et l'argent s'entassent sur les nappes blanches damassées, puis on s'endort sous la pleine lune dans le bruissement de la nuit... ou le murmure de la mer.

     

    On souffre et on aime avec Georges, et Stéphane, et on pleure à la fin de ce beau roman d'amour !

     

    Ce fut une extraordinaire découverte que ce livre, je l'ai absorbé plus que lu...j'ai été désolée d'arriver à la dernière page !

     

    Liviaauguste

     

     


    16 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique